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enfance

Finalement, depuis quelque temps, j’avais un lit : du tiroir j’étais passé à un vrai lit. Pendant la nuit je dormais avec une vieille dame car à cette époque, il n’y avait pas de maison de retraite pour les personnes âgées. Il fallait donc s’occuper d’elles de jour comme de nuit. Cette situation dura jusqu’à quand je commençai à travailler.
Le soir venu on se couchait tôt car il n’y avait pas beaucoup d’électricité. Avant d’aller au lit, il faisait bon d’écouter les fables que ma tante me racontait par épisodes, soir après soir, au coin du feu et à la lueur d’une chandelle. Durant les pauses (publicité ?!) on mettait en place les bûches pour qu’elles brûlent complètement et on contrôlait la cuisson des pommes de terre enfouies sous la braise.

Auteur: Pasetta

Info: Dans "Pasetta racconta", page 19

[ occupation ] [ souvenir ] [ foyer ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

cadeau

C'était l'histoire d'un couple de jeunes mariés qui vivaient dans la pauvreté, en Russie, au tournant du siècle dernier.
Pour offrir une chaîne en or qui allait remplacer la lanière en cuir usée à laquelle était attachée la montre de son mari, la jeune épouse avait coupé et vendu ce à quoi elle tenait le plus : la magnifique chevelure rousse qui tombait en une lourde masse le long de son dos. Pour offrir à son épouse les peignes d'écaille qu'elle convoitait pour orner sa chevelure, son mari avait vendu ce à quoi il tenait le plus : la montre de poche de son grand-père, dont il avait hérité. En échangeant leurs étrennes, les jeunes gens s'étaient rendu compte du ratage et de l'ampleur de leur amour : le don était pur.

Auteur: Delvaux Martine

Info: C'est quand le bonheur ?

[ conte ] [ privation ]

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assoupissement

Pour schématiser ces modifications différentes de nature, psychiques, hallucinatoires, sensorielles, circulatoires, vasomotrices, respiratoires, etc., et les localiser dans l’espace et le temps, on pourrait dire que le sommeil commence, dans une première phase, par un état de distraction qui provoquerait des états d’absence, s’accompagnant toujours davantage d’hallucinations hypnagogiques nombreuses et disparates, intimement liées à la longueur des absences ; qu’immédiatement après, dans une seconde phase, ces états de distraction se traduisent par un trouble moteur très délicat, constitué par l’absence de parallélisme dans le regard, ou par la déviation des mouvements conjugués des yeux ; enfin qu’en dernier lieu, ou dans une troisième phase, indice d’un sommeil probable, ou en tout cas très proche, les vaso-moteurs semblent se conformer à des lois différentes de celles qui règlent leur mécanisme pendant la veille.

Auteur: Vaschide Nicolas

Info: Recherches expérimentales sur la psycho-physiologie du sommeil, Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, 136, p. 779-782. (en coll. avec Claude Vurpas)

[ narcose ] [ endormissement ]

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samouraï

En dehors du Japon, les gens pensent que le Bushidô est synonyme d'hara-kiri. En fait, le sens du Bushidô est d'accomplir quelque chose en ce monde et d'être ensuite capable d'abandonner son corps et d'accepter la mort. Mais ce concept est très facilement incompris. C'est très différent du simple fait de simplement s'en aller et mourir. Si vous échouez à accomplir quelque chose et vous dites: "Oh, je dois me suicider", ce n'est pas une façon de penser très productive. Le Bushidô rejette cette façon de penser irresponsable. Il y a aussi dans le Bushidô le concept de continuer à vivre bien que vous ayez à vivre dans la honte. S'il y a un moyen de rectifier le mal que vous avez fait, alors vous devriez le faire. C'est le véritable Bushidô.

Auteur: Risuke Otake

Info:

[ attitude ] [ code de conduite ]

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erreur

L'enjeu [dans l'analyse] est ailleurs : non pas la complétude de l'image narcissique, mais la reconnaissance du désir par la nomination en tant que le désir du sujet est le désir de l'Autre (de Alio : au sens objectif et subjectif). Or, que suppose donc la réalisation d'un tel enjeu, sinon une intégration du sujet dans son système symbolique et non dans celui de l'analyste ? C'est là qu'il y a à choisir : l'analysant dans la recherche de cette réalisation symbolique demande celle-ci du côté de l'analyste. Si celui-ci y satisfait par des appréciations personnelles et la suggestion de son propre système de valeurs, en vertu d'un désir-d'être-analyste peu averti, alors en effet il donne pour but à l'analyse la complétion de l'image narcissique par l'identification à l'idéal du moi de l'analyste.

Auteur: Julien Philippe

Info: Dans "Pour lire Jacques Lacan", pages 72-73

[ rôle ] [ responsabilité ] [ éthique ] [ psychanalyse ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

zen

Rien n'a été enseigné, mais vous avez regardé. Regarder vous a fait voir. L'action de regarder est votre gourou, si cela vous plaît de vous exprimer ainsi. Mais il ne tient qu'à vous de regarder ou de ne pas regarder. Personne ne vous y oblige. Si vous regardez parce que vous voulez être récompensé ou par crainte d'un châtiment, cette raison vous empêche de voir. Pour voir, il faut être libre de toute autorité, des traditions, de la peur, ainsi que de la pensée et de l'artifice de ses mots. La vérité n'est pas en quelque lieu lointain, elle est dans l'acte de regarder ce qui est. Se voir soi-même tel que l'on est - en cette lucidité où n'entre aucune option - est le commencement et la fin de toute recherche.

Auteur: Krishnamurti Jiddu

Info: La Révolution du silence

[ vision ]

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nomades

Laissant les hommes se reposer en fumant une cigarette, Vera, ses filles et ses soeurs avaient préparé l'ofisa. Elles avaient planté des clous dans les murs, accroché des fils de fer aux clous et suspendu des tentures d'un rouge grenat aux fils tendus. Ainsi en peu de temps l'appartement fut divisé en salles de séjour et salons de thé où les femmes pouvaient faire leur duikkerin, dire la bonne aventure. Trois panneaux, faits d'un tissu grossièrement peint à l'huile, furent suspendus. L'un montrait une main avec le tracé d'une carte, un autre un bouddha et une croix, et le troisième une carte de phrénologie. Le long des murs furent punaisés des horoscopes tirés de magazines, et des coupures de presse sur Django Reinhardt et Yul Brynner. En une heure l'ofisa fut prête.

Auteur: Cruz Smith Martin

Info: Blues pour un tsigane

[ romanichels ]

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lecture

Dans la salle de lecture, il y a les sempiternelles petites vieilles penchées sur des encyclopédies médicales. Je passe derrière le comptoir et je me retrouve dans une forêt de livres. D’étroits passages entre les étagères, personne, le silence, une odeur de papier qui fait tourner la tête. Je suis pris de tremblements. Je sais déjà comment ça s’appelle : je suis sous l’empire de la convoitise. Je choisis vingt à trente livres, je les empile sur le rebord de la fenêtre, je les trie, j’en mets de côté, j’en prends huit avec moi.... Chaque semaine, je prenais à la bibliothèque tellement de livres que c’était à peine si j’arrivais à les rapporter à la maison. J’avais envie de tout lire, tout, même les Essais sur l’univers de Vorontsov-Veliaminov, nom de nom.

Auteur: Bujda Ûrij

Info: Voleur, espion et assassin

[ appétence ] [ avidité ]

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langage

Tout ce qu'on écrit, c'est du n'importe quoi. Les gens qui essaient de se libérer de ce qui est vague pour dire exactement ce qui se passe dans leur esprit produisent de la merde. Tout le cénacle littéraire surtout, surtout aujourd'hui. Tous ceux qui ont des repères dans leur esprit, je veux dire dans une certaine partie de leur tête, dans des lieux bien définis dans leur crâne, tous ceux qui sont maîtres de la langue, pour qui les mots ont un sens, tous ceux pour qui l'âme a des hauteurs et des courants... les esprits de l'époque, qui ont nommé ces courants de pensée - je pense à leurs tâches spécifiques, et à ces craquements mécaniques que leurs esprits produisent à chaque rafale de vent - ne sont que mesquines ordures.

Auteur: Artaud Antonin

Info:

[ dénigrement ] [ colère ]

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sciences

Les grands maîtres de l'analyse moderne sont Lagrange, Laplace et Gauss, qui étaient contemporains. Il est intéressant de noter le contraste marqué de leurs styles. Lagrange est parfait tant dans la forme que dans la matière, il prend soin d'expliquer sa procédure, et bien que ses arguments soient généraux, ils sont faciles à suivre. Laplace lui n'explique rien, est indifférent au style, et, s'il est convaincu que ses résultats sont corrects, se contente de les laisser soit sans preuve, soit avec une preuve défectueuse. Gauss est aussi exact et élégant que Lagrange, mais encore plus difficile à suivre que Laplace, car il enlève toute trace de l'analyse par laquelle il a atteint ses résultats, et ses cheminements pour apporter une preuve, tout en étant rigoureux, sont aussi concis et synthétiques que possible.

Auteur: Rouse Ball W.W.

Info: Mathematical Recreations and Essays

[ historique ] [ comparaisons ] [ méthodologies ]

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