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surprise

Quel étrange réveil ?! Certes, je connais cette chambre, mais il me semble bien qu'il y a des mois, peut-être des années que je ne l'ai vue?!
Ces parois de planches jaunes, cirées, m'ont été jadis assez familières? Mais pourquoi les avoir capitonnées depuis le parquet jusqu'à hauteur d'homme avec d'épais, d'énormes matelas recouverts de drap gris, - de "drap de wagon"??

Auteur: Nau John-Antoine

Info: Force ennemie

[ résurrection ]

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geek

La puce d'interface à la base de ma nuque me chatouille un peu, puis, d'un seul coup, les murs et les draps disparaissent, mon corps rabougri devient léger comme une plume...
(...)
Mais personne, à part mon père, ne veut comprendre que lorsque je suis online, je ne sens plus mon corps, ni la douleur. Mon cerveau "croit" réellement que je suis un jeune dragon plein de vitalité qui apprend à voler.

Auteur: Debats Jeanne A

Info: L'envol du dragon

[ science-fiction ]

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évolution

Quel prophète du commerce aurait prédit, disons en l'an 1700, que les roturiers consommeraient du thé et du sucre par sacs entiers ? Quel sujet de William ou de Mary aurait anticipé que les masses éprouveraient le "besoin" d'avoir des draps en coton, le "besoin" de consommer du café et du chocolat ? Les besoins de l'Homme sont sujets aux modes ; et à l'instar de ces nouvelles nécessités qui chassent les précédentes, le monde lui aussi change de visage.

Auteur: Mitchell David

Info: Les mille automnes de Jacob de Zoet

[ consommation ]

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anecdote

M. de Mornay, gouverneur de Saint-Cloud, retiré au Palais-Royal à l'âge de quatre-vingt-neuf ans, eut, un jour de mardi gras, une crise qui lui fit croire qu'il ne passerait pas la journée. M. F..., son neveu, l'étant allé voir ce jour-là, entra dans sa chambre sans se faire annoncer, et ne fut pas peu surpris de trouver M. de Mornay seul, ses draps et sa couverture rabattus jusqu'au pied du lit, considérant avec un grand sang-froid son corps décharné, " Que faites-vous donc là, mon oncle? - Je m'examinais, et, au moment où vous m'avez surpris, je disais à la Mort : " Tu vas faire là un pauvre mardi-gras.

Auteur: De Mornay Henry

Info: in Suard, Mélanges de littérature

[ dernières paroles ]

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érotisme

Rêve. Dans un dortoir. Moi, dans un lit, elle, dans le lit voisin. Je lui dis : "Venez donc !" Elle vient. Je la serre d'abord contre moi et je la sens sous sa chemise. Puis, j'ose descendre la main, la remonter partout, sur la peau douce, sur les seins durs, et je couvre de baisers son visage. Comme, un instant, je détache ma bouche, je vois, au pied du lit, un pion qui nous regarde, sévère, désolé. Elle se sauve dans son lit. Je me cache sous mes draps. C'est fini.
Ce matin, je me réveille dans une gratitude légère, frissonnant comme un arbre qui a passé la nuit tout inondé de lune.

Auteur: Renard Jules

Info: journal 15 février 1902

[ songe ] [ littérature ]

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musique

... le film "The Girl Can't Help It" en 1956 m'a complètement mis dedans, en particulier de voir Gene Vincent et les Blue caps... ils avaient vraiment l'air dangereux. J'ai commencé a vouloir avoir ma propre guitare... un autre facteur de motivation fut l'effondrement du rock en 1959. Elvis sous les drapeaux, Budy Holly mort, il n'y avait plus aucun vrai danger. Durant la nuit tout le monde s'appelait Johnny Ceci ou Johnny cela et ils chantaient tous cette terrible musique avec des chandails au cou en V. Ainsi c'était comme "mais qu'est-ce que vous foutez avec ma musique, bâtards ? Je ne vais pas me faire voler ça!" C'est ainsi je pense que nous avons décidé de la ramener...

Auteur: Beck Jeff

Info: Yardbirds

[ rock ] [ réaction ] [ guitare ]

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gouvernement

- Je me demandais, en France... Est-ce que les gens pensent qu'on est des terroristes ? Est-ce qu'ils croient qu'on brûle des drapeaux américains dans les rues en criant "Allah Akbar" ?
- Ha ! Ha ! Non ! Sinon on ne serait pas venu... Après, il y a quelques a priori, hein. Mais bon, c'est la France. On a toujours un peu tendance à confondre les régimes et les peuples. Et puis notre ministère des Affaires étrangères "déconseille fortement les voyages en Iran" sur son site web. Ça n'aide pas.
- Alors il faut que vous soyez nos ambassadeurs quand vous serez rentrés. Parce que j'ai ouvert cet hôtel avec mes économies, suite à notre récente ouverture au tourisme, et y'a pas foule.

Auteur: Lenaïc Vilain

Info: Bons Baisers d'Iran

[ arbitraire ] [ Islam ]

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nationalisme

Aujourd'hui, la presse est libre, mais à la condition qu'elle restera dans son strict rôle d'abrutissement public. On lui pardonne des écarts de langage, pourvu, comme dans la chanson de café-concert, que le petit couplet patriotique et final vienne pallier et moraliser les antérieures obscénités. On tolère qu'elle nous montre des derrières épanouis, des sexes en fureur ou en joie, encore faut-il que ce soit dans un rayonnement du drapeau tricolore. Soyons vulgaires, abjects ; remuons les sales passions et les ordures bêtes, mais restons patriotes. On peut voler, assassiner, calomnier, trahir, être une brute forcenée, un lâche brigand, cela n'est rien si l'on organise du "boucan" dans les théâtres, si l'on insulte les femmes qui viennent d'Allemagne, si l'on vomit sur le génie des belles oeuvres, si l'on va, en hurlant de stupides refrains, porter de revendicatrices couronnes au tombeau du peintre médiocre que fut Henri Regnault. Car Henri Regnault est devenu un des nombreux symboles de la Patrie, son culte est obligatoire et national, comme l'impôt et comme le service militaire.

Auteur: Mirbeau Octave

Info: dans Le Figaro, lundi 18 mai 1891

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guerre

Combien de morts dans le bombardement de Hambourg lors de la nuit du 24 au 25 juillet 1943 ? Il y avait au-dessus de la ville 791 bombardiers. Les raids se sont succédé jusqu'aux 2 et 3 août. Les avions ont déversé 8 300 tonnes de bombes, 900 000 personnes se sont retrouvées sans abri et il y a eu 40 000 morts et 125 000 blessés.
L'incendie de la ville propage une chaleur de 800 degrés et crée une aspiration d'air qui a la force d'un vent de cyclone. Au moins 20 000 immeubles sont en feu.
Une adolescente de quinze ans raconte que sa mère l'enveloppe dans des draps mouillés, la pousse hors de l'abri en lui criant : "Cours !" Une chaleur intense la saisit. Elle se trouve plusieurs fois face à un mur de flammes. "J'avais l'impression d'être emportée par la tempête", dit-elle.
L'asphalte a fondu.
"Il y a des gens sur la route, certains déjà morts, d'autres encore vivants mais pris dans l'asphalte... Leurs pieds s'y sont collés, puis ils ont pris appui sur leurs mains pour essayer de se dégager. Ils sont là, sur les mains et les genoux, à hurler..."
Si les mots ont un sens, c'est l'ENFER. ENFER.

Auteur: Gallo Max

Info: 1943, le souffle de la victoire

[ atroce ]

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lecture

Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuilles; mais, depuis le dîner (quand il n'y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d'hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu'on ne pouvait songer à aucune excursion.
J'en étais contente. Je n'ai jamais aimé les longues promenades, surtout par le froid, et c'était une chose douloureuse pour moi que de revenir à la nuit, les pieds et les mains gelés, le coeur attristé par les réprimandes de Bessie, la bonne d'enfants, et l'esprit humilié par la conscience de mon infériorité physique vis-à-vis d'Eliza, de John et de Georgiana Reed.
Eliza, John et Georgiana étaient groupés dans le salon auprès de leur mère ; celle-ci, étendue sur un sofa au coin du feu, et entourée de ses préférés, qui pour le moment ne se disputaient ni ne pleuraient, semblait parfaitement heureuse. Elle m'avait défendu de me joindre à leur groupe, en me disant qu'elle regrettait la nécessité où elle se trouvait de me tenir ainsi éloignée, mais que, jusqu'au moment où Bessie témoignerait de mes efforts pour me donner un caractère plus sociable et plus enfantin, des manières plus attrayantes, quelque chose de plus radieux, de plus ouvert et de plus naturel, elle ne pourrait pas m'accorder les mêmes privilèges qu'aux petits enfants joyeux et satisfaits.
"Qu'est-ce que Bessie a encore rapporté sur moi ? Demandai-je.
- Jane, je n'aime pas qu'on me questionne ! D'ailleurs, il est mal à une enfant de traiter ainsi ses supérieurs. Asseyez-vous quelque part et restez en repos jusqu'au moment où vous pourrez parler raisonnablement."
Une petite salle à manger ouvrait sur le salon; je m'y glissai. Il s'y trouvait une bibliothèque ; j'eus bientôt pris possession d'un livre, faisant attention à le choisir orné de gravures. Je me plaçai dans l'embrasure de là fenêtre, ramenant mes pieds sous moi à la manière des Turcs, et, ayant tiré le rideau de damas rouge, je me trouvai enfermée dans une double retraite. Les larges plis de la draperie écarlate me cachaient tout ce qui se trouvait à ma droite ; à ma gauche, un panneau en vitres me protégeait, mais ne me séparait pas d'un triste jour de novembre. De temps à autre, en retournant les feuillets de mon livre, j'étudiais l'aspect de cette soirée d'hiver. Au loin, on voyait une pâle ligne de brouillards et de nuages, plus près un feuillage mouillé, des bosquets battus par l'orage, et enfin une pluie incessante que repoussaient en mugissant de longues et lamentables bouffées de vent.

Auteur: Brontë Charlotte

Info: Jane Eyre

[ pluie ] [ eau ] [ littérature ]

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