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défenestration

C’était bien la peine d’avoir fait des études scientifiques longues : la hauteur h parcourue par un corps en chute libre en un temps t était en réalité précisément donnée par la formule h=1/2gt², g étant la constante gravitationnelle, ce qui donnait un temps de chute, pour une hauteur h, de √(2h/g). Compte tenu de la hauteur (cent mètres presque exactement) de mon immeuble, et du fait que la résistance de l’air pouvait pour ces hauteurs de chute être négligée, cela représentait un temps de chute de quatre secondes et demie, cinq secondes au maximum si l’on tenait absolument à introduire la résistance de l’air ; pas de quoi, comme on le voit, en faire un drame ; avec quelques verres de calvados dans le nez, il n’était même pas certain qu’on ait clairement le temps de penser. Il y aurait certainement bien davantage de suicides si les gens connaissaient ce simple chiffre : quatre secondes et demie. J’atteindrais le vol à une vitesse de 159 kilomètres/heure, ce qui était un peu moins agréable à envisager, mais bon, ce n’était pas de l’impact avant tout dont j’avais peur, mais du vol, et, la physique l’établissait avec certitude, mon vol serait bref.

Auteur: Houellebecq Michel

Info: Dans "Sérotonine", page 343

[ calculs ] [ humour noir ] [ suicide ] [ estimation ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

perdus

Si nous ne sommes pas persuadés au fond de nous-mêmes que nos efforts seront récompensés, nous n’avons vraiment aucune raison de nous montrer entreprenants et dynamiques. Les nécessités de l’existence ne sont pas un stimulant efficace. Mes patients déprimés sont tributaires de ces nécessités comme n’importe qui d’autre, et pourtant cela ne parvient pas à les faire bouger. Ils ont abandonné la lutte. En fait, ils ont perdu leur foi et se sont résignés à mourir.

Auteur: Lowen Alexander

Info: Dans "La dépression nerveuse et le corps", page 190

[ suicide psychique ] [ sens-de-la-vie ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

deuil

Lucinda était morte, et ce rappel le giflait constamment, vagues gelées de l'océan contre ses cuisses. Il ne pouvait que patauger plus loin. Plus profondément, jusqu'à ce que la vérité bouillonne dans sa bouche, salée, misérable. Plus profondément, jusqu'à ce qu'il soit inutile de chercher les rives parce qu'il savait que Lucinda ne s'y tiendrait pas.

Auteur: Kukafka Danya

Info: Dans la neige

[ suicide amoureux ] [ désespoir ]

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Ajouté à la BD par miguel

libération

Pour la sainte anorectique, la possession par Dieu et de Dieu est essentielle afin de résoudre ce dilemme terrestre : la conquête de sa complète autonomie. La jeune fille devient l’arbitre d’une relation directe et personnelle avec Dieu qui, non seulement lui offre le salut dans l’autre monde, mais l’en libère, la libère de sa famille, de sa fratrie et même de ses confesseurs – de ce et ceux qui entendent lui signifier contre sa volonté ce qu’elle doit faire, comment le faire, ou ce qui a de la valeur.

Auteur: Bell Rudolph

Info: L'anorexie sainte : Jeûne et mysticisme du Moyen Âge à nos jours

[ suicide ] [ conclure ]

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Ajouté à la BD par miguel

question

Est-ce une pathologie de juger la vie dégueulasse? Oui, certainement, quand on a une femme qu'on aime et qui vous aime, des enfants merveilleux qu'on aime et qui vous aiment, un boulot chouette et une belle maison, m'a un jour assuré un ami bien attentionné. Malade ou lucide? Je ne peux pas m'empêcher de le trouver clairvoyant. La société dans laquelle on vit mérite-t-elle tellement qu'on s'y attache?

Auteur: Olivia de Lamberterie

Info: Avec toutes mes sympathies

[ suicide ]

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Ajouté à la BD par miguel

dernières paroles

C'est impossible et pourtant on aimerait tellement aider les gens à se préparer, de parler du suicide à qui que ce soit. Il ou elle se retrouverait immédiatement avec une bien trop lourde et inutile responsabilité. En fait, les jours où le moment approche on est même obligé d'éviter toute annicroche ou indice, avec qui que ce soit, pour qu'il ou elle ne puisse jamais se dire "c'est ma faute" ou "j'aurai du deviner". Ce n'est pas votre faute et vous ne pouviez pas deviner parce que je m'en suis assuré. Je suis désolé mais pour moi c'est mieux. Prenez soin de ma femme, la meilleure du monde pour moi, et de mes enfants qui sont tous les deux, vraiment, ceux que j'aurai aimé avoir, et même mieux. Je vous aime. Je vous aime tous. Merci de m'avoir aimé, ça m'a fait vivre. Alex

Auteur: Alexandre de Lamberterie

Info: In : Avec toutes mes sympathies d'Olivia de Lamberterie, texte trouvé dans l'ordinateur de son mari par sa femme

[ note de suicide ]

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Ajouté à la BD par miguel

question

On parle sans arrêt des parents qui tuent leurs enfants, les secouent trop fort ou les jettent contre les murs, mais combien y a-t-il par an de mères qui se jettent sous les roues d'un camion à la place de leur enfant qu'elles s'interdisent de secouer et de jeter contre les murs au point que leur envie de meurtre se retourne contre elle-même ?

Auteur: Mareike Krügel

Info: Pose tes yeux sur moi

[ suicide ] [ famille ]

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Ajouté à la BD par miguel

mort volontaire

Mourir encore belle, l’an prochain
Jacqueline Jencquel a pris la décision de quitter ce monde en janvier 2020. L’élégante et vive septuagénaire basée à Gstaad ne souffre d’aucune maladie grave, mais juge qu’il sera temps de s’en aller
Un jour du mois de juillet, Jacqueline Jencquel se promenait sur les hauteurs de Saanen, dans l’Oberland bernois, non loin de Gstaad où elle séjourne dans un hôtel. Elle a croisé des lamas, des ânes, des chiens (huit en tout) puis a vu un chalet et cette femme tétraplégique, humant l’air sur la terrasse. Elles ont sympathisé.
Etrange rencontre. La dame, lourdement handicapée après une chute de cheval et qui ne peut même pas se moucher seule, est accrochée à la vie, s’imagine centenaire, se délecte des plaisirs les plus simples comme regarder le ciel, une herbe qui frémit, un rapace qui louvoie. Jacqueline Jencquel, 75 ans, qui saute régulièrement en parapente biplace, a de son côté pris la décision de mettre fin à ses jours dans une année.
C’est mûrement réfléchi, irrévocable. Echanges forcément passionnants entre ces deux femmes. Sourire de Jacqueline: «C’est un peu fou en effet, mon amie si limitée mais enthousiaste, moi en relative bonne santé et qui veut cesser de vivre.»
Ni larmes ni discours
Le jour de son départ, en janvier 2020, elle souhaite réunir son mari et ses trois enfants à Saanen, les convier autour d’une bonne table, manger, boire, parler. Puis elle partira avec Erika Preisig, médecin et présidente de Lifecircle, association bâloise engagée pour «l’autodétermination en fin de vie». Erika lui posera une perfusion de pentobarbital de sodium, un somnifère qui, à forte dose, provoque une mort sans douleur.
"Je dois être parfaitement consciente et le montrer, je devrai donner ma date de naissance et exprimer mon choix, le fait que j’estime être atteinte par la limite d’âge et puis j’ouvrirai le robinet de la perfusion", explique Jacqueline.
L’un de ses fils, qui vit à Berlin et réalise des documentaires, filmera tout cela. "Il a décidé de m’accompagner ainsi, avec sa caméra, il va me suivre durant toute l’année." Elle n’a plus de contact avec l’aîné de ses fils, qui réside à Paris, mais elle le conviera tout de même à cette ultime réunion. Le troisième, le plus jeune, est architecte d’intérieur à Bali. Lui est affligé par le départ programmé de sa mère. Jacqueline ne veut pas de larmes, ni de discours funéraires ou hommages. "Dire au revoir avant de partir", résume-t-elle.
La vieillesse est une maladie incurable dont le pronostic est toujours fatal, dit-elle. A 76 ans, on peut être encore en forme mais certainement pas en bonne santé
(...)
Jacqueline a brûlé aussi sa vie, aujourd’hui elle dit qu’elle la flambe. A Paris où elle habite, elle a trouvé un petit ami qui a l'âge de ses fils. Mais le temps la rattrape. «Le sexe, dit-elle, est en berne, l’alcool donne mal à la tête, je ne veux pas sentir le vieux, puer, être ennuyeuse, avoir une bouche de grenouille, inspirer la compassion au lieu du désir.»
A Bali chez son fils, tout le monde l’appelle Oma, ce qui signifie mamie et elle a horreur de cela. Sombre constat qui suscite moult commentaires et pas des plus plaisants sur le blog qu’elle tient depuis peu sur le site du Temps. Elle s’en contrefiche. Cite Guitry: "Plaire à tout le monde, c’est plaire à n’importe qui."
Pourquoi Jacqueline Jencquel veut-elle mourir? La réponse ne tient pas en quelques mots mais en une vie. Elle biaise tout d’abord, évoque un modèle: Pamela Harriman, première femme ambassadrice des Etats-Unis en France (de 1993 à 1997), qui eut beaucoup de célèbres amants et qui est morte dans la piscine du Ritz à Paris à l’âge de… 76 ans. "Quelle belle fin!" soupire Jacqueline. Puis elle lâche: "J’ai dévoré la vie, je ne veux pas être nourrie à la petite cuillère."
(...)
"La Suisse est plus pragmatique et humaniste, dit-elle. Le patient éclairé peut décider quand il a assez vécu si la demande est réfléchie, réitérée et correspond à une situation dont le pronostic est fatal ou s’il y a une invalidité importante ou des souffrances intolérables", indique-t-elle. Mais Jacqueline souhaite que son second pays aille au-delà de ces derniers critères. "La vieillesse est une maladie incurable dont le pronostic est toujours fatal, dit-elle. A 76 ans, on peut être encore en forme mais certainement pas en bonne santé. Quand la somme des souffrances a dépassé celle des plaisirs, l’adulte doit avoir le choix de décider de s’en aller et de bénéficier d’une aide médicale." Pour éviter notamment les suicides violents comme la noyade ou la défenestration.
(...)
Coût moyen d’un suicide assisté chez Lifecircle: dans les 10 000 francs. "Certains disent que c’est cher, mais c’est nettement moins qu’un séjour en EMS ou une chimiothérapie", rétorque-t-elle. Jacqueline Jencquel croit en la science et s’intéresse au religieux. Les propos du philosophe Stève Bobillier dans Le Temps du 14 août l’ont interpellée. Ce collaborateur scientifique de la Commission de bioéthique des évêques suisses s’est interrogé sur le dilemme de l’accompagnement pastoral face au suicide assisté. "Comment le prêtre peut-il à la fois marquer son désaccord et accompagner le mourant?" s’est-il demandé.
L’Eglise va peut-être ouvrir le débat, ce que Jacqueline trouve très bien. Nous sommes allés manger dans un très bon restaurant. Puis elle a tenu à rentrer à pied jusqu’à son hôtel. Elle aime marcher seule comme elle aimait voyager seule. Elle nous a dit aimer le feu de cheminée en hiver et un jardin parfumé en été. Et puis ceci: "J’ai toujours su que j’étais une louve et que mes ancêtres venaient de Sibérie. Je ne fais plus partie de la meute et le temps est venu pour moi de mourir." Internet

Auteur: Internet

Info: Le Temps.ch, Christian Lecomte, vendredi 17 août 2018

[ suicide éthique ]

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gamberge

Duane Hall : "Puis-je vous confier quelque chose ? Je vous le dis en tant qu’artiste, je pense que vous comprendrez. Parfois, lorsque je conduis… de nuit, sur la route… je vois deux phares qui se rapprochent de moi. Rapidement. Et j’ai cette soudaine envie de tourner brusquement les roues, droit sur cette voiture qui arrive. Je peux imaginer l’explosion. Le bruit des vitres qui se brisent. Les… flammes qui s’élèvent de l’essence qui se répand.
Alvy Singer : D’accord. Bien, je… je dois partir maintenant, Duane, parce que je… je dois retourner sur la planète Terre."

Auteur: Allen Woody

Info: Annie Hall 1977

[ imagination ] [ suicide ]

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pessimisme

Il n'est pas nécessaire d'être particulièrement malheureux pour se tirer une balle, voilà ce qu'elle m'a dit. Une vie ordinaire, c'est largement assez.

Auteur: Whitmer Benjamin

Info: Cry Father

[ suicide ] [ noirceur ]

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