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chiffre choc

En France, avec une dette publique qui affleure 100% du PIB, chaque citoyen, bébés et SDF compris, est redevable d’environ 38 000 euros à des créanciers qu’il ne connaît pas : c’est la dette que l’Etat a contractée pour son compte.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: Dans "L'éternelle truanderie capitaliste", pages 161

[ dette virtuelle ] [ pouvoir démagogique ] [ causes-effets ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

consumérisme

Fourrer le client signifie lui placer des produits dont il n’a nul besoin, qui ne correspondent pas à ses intérêts mais qui, en revanche, favorisent outrageusement les profits de celui qui les vend, c’est-à-dire le trader lui-même et la firme qui l’emploie. En français républicain, stuffing the client, c’est entuber : une forme de spéculation à son propre profit en escroquant ceux à qui l’on prétend rendre service.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: L'éternelle truanderie capitaliste

[ vente forcée ] [ gaspillage ] [ tromperie ]

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Ajouté à la BD par miguel

compromission

A la différence des soldes, qui n’ont lieu que deux fois par an, la vente des élites du pouvoir européen aux majors du grand capitalisme est un exercice permanent. L’ONG Transparency International a établi en 2017 que 30% des députés européens qui ont quitté la politique et plus de 50% des commissaires européens se sont recasés comme lobbyistes à la solde des majors du capitalisme, ou se sont mis au service des entreprises qu’ils étaient supposés superviser lorsqu’ils étaient en fonction.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: L'éternelle truanderie capitaliste

[ corruption ] [ cénacles ] [ politique ] [ revolving doors ] [ copinage ]

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Ajouté à la BD par miguel

néolibéralisme

Pour Kondratieff, la capacité du capitalisme à se renouveler était l’élément essentiel de sa pérennité.
Certes. Dans une large mesure, c’est vrai. Mais d’autres facteurs apparaissent au moins aussi déterminants dans la victoire du capitalisme financier moderne : la libre spéculation, la capacité à s’endetter presque sans fin, les marchés ultra-dominateurs, l’insensibilité aux bêtises à répétition des économistes, la justice très accommodante, les élites autoreproductibles, le mépris des frontières ; le tout assaisonné d’une bonne dose de cynisme et d’une absence fondamentale de scrupules.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: L'éternelle truanderie capitaliste

[ pouvoir ] [ verticalité ]

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Ajouté à la BD par miguel

inégalités

Dans un monde sans croissance, la répartition de la richesse est nécessairement un jeu à somme nulle : s’il y a des gagnants, il faut qu’il y ait des perdants. Avec la crise, les gagnants sont les super-riches et les super-pauvres. Le problème est que dans le paradigme actuel, comme disent les savants économistes, les perdants se situent majoritairement dans des pays où la classe moyenne et la classe populaire prédominent, c’est-à-dire dans les pays développés. La paupérisation des classes moyennes devient une sorte de fatalité, encore aggravée par la pression fiscale croissante que lui imposent certains pays aux finances publiques mal administrées, comme la France.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: Dans "L'éternelle truanderie capitaliste", page 193

[ redistribution de la richesse ] [ vingt et unième siécle ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

argent

[…] le marché des changes où l’on achète et vend les devises de tous les pays enregistre, sur le plan mondial, un montant quotidien d’environ 5 000 milliards de dollars. Or, le montant quotidien des échanges mondiaux de biens et de services s’élève en moyenne à 72 milliards de dollars sur les dernières années. Cela signifie qu’une dérisoire proportion de 1.46% des transactions sur le marché des changes couvre la totalité des besoins en devises des exportateurs et importateurs mondiaux de biens et de services.
A quoi servent les 98.54% restants de l’activité sur ce marché des changes ? A autre chose : des opérations de couverture, des opérations à terme, et surtout, surtout, surtout… à la spéculation.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: L'éternelle truanderie capitaliste

[ virtualisation ]

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Ajouté à la BD par miguel

mondialisation

Pourquoi un Etat ne peut-il plus vivre hors du système capitaliste ? Parce qu’en réalité, sur la planète capitaliste, il n’y a plus d’Etat ; ou en tout cas, la notion d’Etat a changé de sens. Il n’y a plus que des acteurs économiques qui interagissent entre eux ; les Etats font partie du grand marché mondial au même titre que les grandes entreprises ou les grandes institutions financières.
Si bien qu’un Etat hors système est comme un homme hors système : c’est un clochard, un clopinard, un SDF, avec le niveau de vie qui l’accompagne. Aux yeux des marchés et de ceux qui les animent, les traders, il n’est plus qu’une manifestation d’un néant dont leur mémoire a tout simplement oublié l’existence, si tant est qu’elle l’ait enregistrée un jour.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: L'éternelle truanderie capitaliste

[ financiarisation ]

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Ajouté à la BD par miguel

finances

Les grands prêteurs internationaux sont persuadés depuis longtemps que les Etats ne remboursent jamais leurs dettes ; ils n’ont pas cette touchante naïveté. Pour eux, le problème n’est absolument pas là. Ils raisonnent différemment : un Etat n’est pas un ménage qui contracte un emprunt sur vingt ans pour financer son logement. Un Etat est une entité éternelle ; si cette entité éternelle peut vivre confortablement, à un moment donné de son histoire, avec un taux d’endettement de 100% du PIB, alors il peut vivre pour l’éternité avec cette dette de 100% du PIB. Il lui suffit de maintenir le taux de chômage, le niveau de croissance, le montant de recettes fiscales et les équilibres budgétaires qui lui ont permis de contracter ou de renouveler cette dette, et qui permettront de payer les intérêts.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: Dans "L'éternelle truanderie capitaliste", pages 170-171

[ légende ] [ fonctionnement économique ] [ dette publique ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Gaule

En France, l’interpénétration entre finance et pouvoir s’exprime d’une manière un peu différente [des Etats-Unis]. Compte tenu de leur médiocrité générale, les politiciens français n’intéressent pas l’oligarchie économique et financière qui ne montre guère d’envie de les accueillir en son sein. Les politiciens français sont en effet les archétypes représentants de l’effet Dunning-Kruger aux termes duquel, selon ces deux chercheurs de la Cornell University, "dans une population donnée, les sujets les plus compétents tendent à sous-estimer leurs capacités, tandis que les sujets les moins compétents, pour ce qui les concerne, tendent à surestimer grossièrement les leurs".
[...]
Une banque s’est fait la spécialité de fournir des "conseillers" au siège du pouvoir suprême, la présidence de la République. […] Il s’agit de la banque Rothschild, qui dépêcha en qualité de conseillers François Pérol auprès de Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron aux côtés du président François Hollande. Celui-ci fut tellement séduit qu’il en fit son ministre de l’Economie avant d’être trahi par celui-ci lorsqu’il se déclara candidat à la présidence de la République.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: Dans "L'éternelle truanderie du capitalisme", pages 22-23

[ vacherie ] [ influence ] [ corruption ] [ coulisse du pouvoir ] [ pompeux incompétents ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

système économique

Le Doï Moï, c’est l’expérience d’un pays communiste qui adopte un capitalisme social orienté vers le bien-être de la population. Ainsi l’exprime joliment, et presque ingénument la devise du Viêt Nam : Indépendance, Liberté, Bonheur. Le Doï Moï est un mélange de promotion de l’entreprise privée et de contrôle de l’Etat, accompagné d’une politique accueillante pour les investissements étrangers par la création de divers dispositifs comme des zones franches, et d’une responsabilisation des entreprises publiques qui restent nombreuses, mais doivent avoir une rentabilité soutenable. En bref, une économie de marché dans laquelle l’Etat conserve un rôle de pilote qui lui permet de surveiller la répartition de la richesse, dans la création de laquelle il conserve sa juste part.
Depuis le lancement du Doï Moï, le taux de pauvreté dans la population est tombé de 60% en 1993 à 13.7% en 2014, et il continue à décliner, même si la tendance est désormais plus lente ; à l’horizon 2025, probablement ce taux de pauvreté aura-t-il baissé suffisamment pour rejoindre celui des très capitalistes Royaume-Uni et Allemagne où la pauvreté suit une tendance rigoureusement inverse et augmente chaque année.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: Dans "L'éternelle truanderie capitaliste", pages 209-210

[ rééquilibrage international ] [ nord-sud ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson