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Gaule

Jacques Chirac, c'était "magouilles et savoir-vivre. (...)
Il représentait les Français dans ce qu'ils ont de plus noble et de plus discutable."

Auteur: Anonyme

Info: Pierre-Alexis, interrogé le jour de la mort de Chirac le 26 sept 2019

[ personnage synthèse ]

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Gaule

De jeunes Européens issus de l'immigration post-coloniale ou fraîchement convertis à l'islamisme radical grâce aux réseaux sociaux peuvent y concrétiser le fantasme d'un "islam intégral" en le portant à son paroxysme. Égorgeant les "mécréants" et autres "apostats" comme ils abattent des avatars sur leur PlayStation vidéo, confondant les univers virtuel et réel dans une Oumma sans frontières terrestres ni sidérales, postant les images sur le Web afin de terroriser l'ennemi et de galvaniser les sympathisants, ils articulent les terrains du djihad moyen-oriental et des banlieues populaires de l'Europe. Et certains d'entre eux y reviennent pour prolonger leur mission meurtrière, donnant ainsi corps à la vision formulée dans l'Appel dès janvier 2005.

Auteur: Kepel Gilles

Info: Terreur dans l'Hexagone : Genèse du Djihad français

[ fracture sociale ] [ propagation ]

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Gaule

En France, dès qu’il y a cinq messieurs dans un salon, il y a cinq gouvernements en présence. Ça n’empêche personne de servir le gouvernement reconnu.

Auteur: Zola Emile

Info: Les Rougon-Macquart, tome 6 : Son Excellence Eugène Rougon

[ débat ] [ parlotte ]

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Gaule

La révolution française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie. Cette classe s’est abâtardie jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays.

Auteur: Gaulle Charles de

Info: C'était de Gaulle, Quarto, Gallimard 2002, p. 387 d'Alain Peyrefitte

[ politiciens ] [ dévoyés ]

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Gaule

En France, l’interpénétration entre finance et pouvoir s’exprime d’une manière un peu différente [des Etats-Unis]. Compte tenu de leur médiocrité générale, les politiciens français n’intéressent pas l’oligarchie économique et financière qui ne montre guère d’envie de les accueillir en son sein. Les politiciens français sont en effet les archétypes représentants de l’effet Dunning-Kruger aux termes duquel, selon ces deux chercheurs de la Cornell University, "dans une population donnée, les sujets les plus compétents tendent à sous-estimer leurs capacités, tandis que les sujets les moins compétents, pour ce qui les concerne, tendent à surestimer grossièrement les leurs".
[...]
Une banque s’est fait la spécialité de fournir des "conseillers" au siège du pouvoir suprême, la présidence de la République. […] Il s’agit de la banque Rothschild, qui dépêcha en qualité de conseillers François Pérol auprès de Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron aux côtés du président François Hollande. Celui-ci fut tellement séduit qu’il en fit son ministre de l’Economie avant d’être trahi par celui-ci lorsqu’il se déclara candidat à la présidence de la République.

Auteur: Bouchard Jean-François

Info: Dans "L'éternelle truanderie du capitalisme", pages 22-23

[ vacherie ] [ influence ] [ corruption ] [ coulisse du pouvoir ] [ pompeux incompétents ]

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Gaule

Le français s'amuse à écrire et à peindre aussi naturellement que nous jouons du jazz - c'est juste un sport national.

Auteur: Toklas Alice B.

Info:

[ lettres ]

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Gaule

Malgré la faiblesse des rois, malgré l'équivoque du terme France nous pouvons cependant admettre qu'il y a un royaume de France, non pas seulement dans les formules de chancellerie, mais dans l'opinion et le langage des habitants. Il y a un royaume de France par opposition à l'empire et aux principautés chrétiennes et musulmanes d'Espagne. Les capétiens sont rois de France, parce qu'ils sont soutenus par la forte tradition populaire que les carolingiens ont créés : l'étude des clauses finales des chartes montre qu'ils sont reconnus comme tels jusqu'aux lointaines frontières méridionales.

Auteur: Petit-Dutaillis Charles

Info: La Monarchie féodale en France et en Angleterre (Xe - XIIIe), Début du Xe siècle

[ historique ]

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Gaule

Le Français se permet toujours d’avoir quelques "crises", qu’il va justifier par tout un arsenal rhétorique. C’est à ce moment que commencent de longues séries de mots prodigieux, agencés dans un style parfait, après quoi il se sent très bien.

Auteur: Jung Carl Gustav

Info: Introduction à la psychologie jungienne, page 280

[ logorrhée ] [ moquerie ] [ bienveillance ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Gaule

Ville de province. Dans son discours inaugural d’un festival littéraire, une élue municipale dit à un groupe d’enfants : "Quelle chance vous avez, d’apprendre notre si belle langue !" et mon sang ne fait qu’un tour. Comme je dois prendre la parole ensuite, j’en profite pour dire aux enfants que certes, le français est une belle langue mais qu’on peut en dire autant de toutes les langues ; que disposer d’une belle langue ne suffit pas, encore faut-il s’en servir pour dire des choses intelligentes ; qu’il est tout à fait possible de se servir d’une belle langue pour dire des choses débiles ; et que, plus on connaît de langues, plus on est susceptible de dire des choses intelligentes.

Maurice Druon, feu le secrétaire perpétuel de l’Académie française : "Prenez un traité rédigé en français : à condition que le français en soit correct, ce traité est clair, et finalement il est bref, il est compréhensible de tous, et son interprétation ne donne pas lieu à des contestations. Il n’en va pas de même de l’anglais." M. Druon parlait-il ­l’anglais ? Cela m’étonnerait.

Il n’y a bien sûr pas une mais d’innombrables langues françaises : vocabulaire, syntaxe, prononciation et débit varient selon le pays (180 millions de locuteurs à l’étranger, contre seulement 60 dans l’Hexagone), le quartier, la région, l’origine, le milieu social des locuteurs. Ici je ne parlerai que de celle qui se diffuse bruyamment dans l’air de la France métropolitaine, le français politico-médiatico-culturel, car il me semble que s’y préservent et s’y perpétuent, de façon subtile mais tenace, les violences et injustices de l’Histoire française.

Cette langue-là est une reine : belle, puissante et intarissable. Pas moyen d’en placer une. Elle est fière d’elle-même, de ses prouesses, ses tournures et ses atours, et valorise la brillance au détriment du sens et de l’émotion vraie. Cette tendance, surprenante pour qui n’a jamais vécu en monarchie, est très présente dans les médias français encore aujourd’hui. Cela va avec les ors de la République, les sabres de la Garde républicaine, le luxe des dîners à l’Élysée. "Parfait", soupire versaillamment, dans une pub télé récente, un père à propos d’un camembert quelconque. "Parfaitement parfait", approuve son gamin, avec le même air d’aristo snobinard. Ils sont blancs, blonds, riches, c’est un gag mais ce n’est pas un gag, it makes me gag, ça me reste en travers de la gorge, je n’achèterai pas ce camembert-là. Mme de Staël trouvait nulles les soirées mondaines à Berlin, car en allemand il faut attendre la fin de la phrase pour en connaître le verbe : pas moyen de couper la parole à son interlocuteur, vous imaginez, cher, comme on s’ennuie !

Les Français "parlent comme un livre" et, des années durant, j’ai été portée, transportée par leur passion du verbe. Aujourd’hui leur prolixité m’épuise. Tant d’arrogance, tant d’agressivité ! Comment font-ils pour ne pas entendre leur propre morgue ? Regardez ceux qui, derrière les guichets des mairies, postes et administrations, accueillent les citoyens : c’était bien la peine de faire la Révolution pour se voir encore traité ainsi de haut ! Véritablement elle est guindée, cette langue française, et induit des attitudes guindées.

À vingt ans, venue à Paris pour un an, j’écoute le professeur expliquer à la classe l’usage du subjonctif. Ouh, que c’est subtil ! Dès lors que plane sur un verbe le moindre doute, on le frappe d’un subjonctif. Bang ! Faut que tu fasses. Aurait fallu que tu viennes. Mais ensuite on s’empêtre dans des temps du verbe théoriques, indicibles, ridicules, n’existant que pour le plaisir de recaler les gosses aux examens : aurait fallu qu’il visse, n’eût pas fallu qu’il vinsse, Alphonse Allais s’en est moqué dans sa Complainte amoureuse : "Fallait-il que je vous aimasse […] Pour que vous m’assassinassiez ?" Jamais pu supporter la fausseté de ces temps morts, faits pour aider les prétendus Immortels à passer le temps. Jamais même pu supporter, moi, pour ma propre écriture, le passé simple. Je n’y crois pas, c’est tout. Il entra. Elle ferma. La marquise sortit à cinq heures. Non, je n’y arrive pas, ne veux pas y arriver. Quand je traduis vers le français mes propres textes ou ceux des autres, le prétérit anglais (identique dans la langue quotidienne et la littérature la plus splendide) me manque. Pour la plupart des verbes anglais, il suffit d’un mini-claquement de langue contre le palais, petit d par lequel on ­signifie que l’incident est clos. "He entered. She closed". Parfois c’est un peu plus compliqué, The marquess non pas "leaved" mais "left the house at five".

À mon goût, il y a trop de marquises dans le passé simple, et dans Proust. J’intègre la langue française post-Seconde Guerre, post-Nouveau Roman, sautant à pieds joints dans Sarraute, Duras, Beckett, Camus (quatre auteurs ayant grandi loin de l’Hexagone, entourés d’une langue autre que la française). "Je vais le leur arranger, leur charabia", promet Beckett dans L’Innommable... et il tient largement sa promesse.

Le mieux qui puisse arriver à la langue française aujourd’hui, c’est qu’elle se laisse irriguer, assouplir, "arranger" par des rythmes et syntaxes venus d’ailleurs, qu’elle cesse de se comporter en reine agacée et se mette à l’écoute de ses peuples.

Auteur: Huston Nancy

Info: La morgue de la reine, https://le1hebdo.fr, février 2018

[ idiome ] [ seconde langue ]

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Gaule

Si on demandait aux Français si l’islam est une question importante, ils répondraient différemment. C’est le piège de ce débat.
Lorsqu’on parle de laïcité, on est censé parler des religions en général, mais, depuis vingt ans, il ne s’agit que d’une seule religion et d’une communauté. Ce qui clive, c’est l’islam et la place des Arabes dans la société française.

Auteur: Sudhir Hazareesingh

Info:

[ musulmans ] [ tensions ]

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