Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Dictionnaire analogique intriqué pour citations et extraits. Recherche mots ou phrases tous azimuts.  Aussi outil de réflexion communautaire. EXEMPLESPunchlinesChainesHumourRéparties, etc. ATTENTION, faire un RESET après  une recherche complexe... Lire la suite >>
Résultat(s): 8
Temps de recherche: 0.0391s

écriture

Je n'écris que pour mon ombre projetée par la lampe sur le mur ; il faut que je me fasse comprendre d'elle.

Auteur: Hedayat Sadegh

Info: La Chouette aveugle

[ tentative ]

Commenter

Commentaires: 0

isolement

Il est des plaies qui, pareilles à la lèpre, rongent l'âme, lentement, dans la solitude. Ce sont des maux dont on ne peut s'ouvrir à personne.

Auteur: Hedayat Sadegh

Info: La Chouette aveugle, p.23

[ psychose ]

Commenter

Commentaires: 0

question

Pénétrera-t-on un jour le mystère de ces accidents métaphysiques, de ces reflets de l'ombre de l'âme, perceptibles seulement dans l'hébétude qui sépare le sommeil de l'état de veille ?

Auteur: Hedayat Sadegh

Info: La Chouette aveugle, p.23-24

[ hypnagogique ]

Commenter

Commentaires: 0

obsession

Elle venait de me livrer, dans ma chambre, son corps et son ombre. Son âme fragile et passagère, sans lien avec le monde terrestre, s'était glissée hors de ses vêtements noirs et fripés, hors de cette chair qui l'avait fait souffrir; elle s'était réfugiée dans l'univers des ombres errantes, entraînant, me semblait-il, ma propre ombre à sa suite.

Auteur: Hedayat Sadegh

Info: La Chouette aveugle, p.49

[ mort ]

Commenter

Commentaires: 0

solitude

Et maintenant je ne vis ni ne dors; je n'aime rien, je ne hais rien. J'ai fait la connaissance de la mort et je me suis familiarisé avec elle; elle est mon unique amie, la seule chose qui me console. Je me rappelle le cimetière Montparnasse: je n'envie plus les morts; je fais partie de leur monde; je suis avec eux, je suis un enterré vivant...

Auteur: Hedayat Sadegh

Info: Enterré vivant, p.75

[ isolement ]

Commenter

Commentaires: 0

perdu

En de telles conjonctures, chacun cherche refuge dans une habitude solidement enracinée, une manie: le buveur boit, l'écrivain écrit, le sculpteur sculpte, bref, chacun a recours, pour mettre fin à son tourment, au mobile le plus puissant de sa vie, et c'est alors qu'un véritable artiste peut tirer de lui-même des chefs-d'oeuvre. Mais moi, moi qui n'avais aucun talent, moi, misérable décorateur de cuirs d'écritoires, que pouvais-je faire ?

Auteur: Hedayat Sadegh

Info: La Chouette aveugle, p.50-51

[ cul-de-sac ] [ impasse ]

Commenter

Commentaires: 0

croquis

Je voulais dessiner tranquillement, d'après nature, ce visage condamné à se décomposer très doucement et à se résorber dans le néant, ce visage qui semblait immobile et immuable, en fixer sur le papier les lignes essentielles, choisir ceux de ses traits qui m'avaient frappé. Un croquis, si sobre soit-il, doit éveiller une impression, avoir une âme. Moi qui m'étais accoutumé à exécuter des dessins de série sur des cuirs d'écritoire, je me voyais contraint de mettre mon intelligence en oeuvre pour exprimer mon idéal, c'est-à-dire pour rendre ce que mon imagination prêtait d'obsédant à sa physionomie.

Auteur: Hedayat Sadegh

Info: La Chouette aveugle, p.52

[ restituer ] [ caricature ]

Commenter

Commentaires: 0

mort

Elle était tombée là, insensible, immobile. Ses muscles détendus, ses nerfs, ses os, s'apprêtaient à pourrir et à offrir une pâture succulente aux vers et aux rats des entrailles de la terre. Et moi, il me faudrait passer une nuit longue, obscure, froide, sans fin en compagnie d'un cadavre, de son cadavre, dans cette chambre de pauvre, emplie de misère, dans cette chambre pareille à un tombeau, parmi les ténèbres éternelles qui m'entouraient et qui s'étaient infiltrées jusque dans les murs. Alors il me sembla que, dès le principe du monde, depuis que j'existais moi-même, j'avais eu pour compagnon, dans la chambre ténébreuse, un cadavre - un cadavre inerte et glacé.

Auteur: Hedayat Sadegh

Info: La Chouette aveugle, p.49

[ solitude ]

Commenter

Commentaires: 0