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homme-animal

Sur mes genoux, l’animal ne connaît ni la peur ni le plaisir de la poursuite. C’est collé tout contre moi qu’il se sent le mieux. Il tient à la famille qui l’a élevé. Ce n’est certes pas une fidélité d’un genre extraordinaire mais le véritable instinct d’un animal qui a, sur terre, un nombre incalculable de parents par alliance mais peut-être pas un seul parent par le sang et pour qui, de ce fait, la protection qu’il a trouvée chez nous est sacrée.

Auteur: Kafka Franz

Info: Cahiers In-Octavo

[ réconfort ] [ fraternité ] [ chaleur ]

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Ajouté à la BD par miguel

existence

La vie est une perpétuelle distraction qui ne vous laisse même pas prendre conscience de ce dont elle distrait.

Auteur: Kafka Franz

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[ définie ] [ mystère ]

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Ajouté à la BD par miguel

philosémite

Je connais, de Léon Bloy, un livre contre l'antisémitisme: Le Salut par les Juifs. Un chrétien y défend les Juifs comme on défend des parents pauvres. C'est très intéressant. Et puis, Bloy sait manier l'invective. Ce n'est pas banal. Il possède une flamme qui rappelle l'ardeur des prophètes. Que dis-je, il invective beaucoup mieux. Cela s'explique facilement, car sa flamme est alimentée par tout le fumier de l'époque moderne.

Auteur: Kafka Franz

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[ critique ] [ admiration ] [ réhabilitation ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

pneumatologie

La psychologie est la description du reflet du monde terrestre sur la surface céleste ou plus exactement la description d’un reflet tel que nous nous le représentons, nous qui sommes saturés de terrestre, car il n’y a en fait aucun reflet, nous ne voyons que la terre où que nous nous tournions.

Auteur: Kafka Franz

Info: Cahiers In-Octavo

[ miroir ]

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Ajouté à la BD par miguel

rationalisme

Ah, la cohérence. Ces vieilles lunes ! Tous les livres en sont pleins ; dans toutes les écoles, les maîtres l’inscrivent au tableau, la mère en rêve pendant qu’elle allaite son enfant –et toi, mon gars, tu es assis ici et tu me parles de cohérence. Tu dois avoir eu une jeunesse bien dépravée.

Auteur: Kafka Franz

Info: Cahiers In-Octavo

[ réconfort ] [ perdu ]

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Ajouté à la BD par miguel

introspection

Nausée après trop de psychologie. Quand quelqu’un a de bonnes jambes et est tiré vers la psychologie, il peut, en un temps très bref et en zigzaguant autant qu’il veut, parcourir des distances impossibles à parcourir dans d’autres domaines. On en reste bouche bée.

Auteur: Kafka Franz

Info: Cahiers In-Octavo

[ chair-esprit ] [ déséquilibre ] [ périple mental ]

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Ajouté à la BD par miguel
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père-fils

Très cher père,
Tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre, en partie justement à cause de la peur que tu m'inspires, en partie parce que la motivation de cette peur comporte trop de détails pour pouvoir être exposée oralement avec une certaine cohérence. Et si j'essaie maintenant de te répondre par écrit, ce ne sera encore que de façon très incomplète, parce que, même en écrivant, la peur et ses conséquences gênent mes rapports avec toi et parce que la grandeur du sujet outrepasse de beaucoup ma mémoire et ma compréhension.
En ce qui te concerne, le choses se sont toujours présentées très simplement, du moins pour ce que tu en as dit devant moi, et sans discrimination, devant beaucoup d'autres personnes. Tu voyais cela à peu près de la façon suivante: tu as travaillé durement toute ta vie, tu as tout sacrifié pour tes enfants, pour moi surtout; en conséquence, j 'ai "mené la grande vie", j'ai eu liberté entière d'apprendre ce que je voulais, j'ai été préservé des soucis matériels, donc je n'ai pas eu de soucis du tout; tu n'as exigé aucune reconnaissance en échange, tu connais la "gratitude des enfants", mais tu attendais au moins un peu de prévenance, un signe de sympathie; au lieu de quoi, je t'ai fui depuis toujours pour chercher refuge dans ma chambre, auprès de mes livres, auprès d'amis fous ou d'idées extravagantes; je ne t'ai jamais parlé à coeur ouvert, je ne suis jamais allé te trouver au temple, je n'ai jamais été te voir à Franzensbad, d'une manière générale je n'ai eu l'esprit de famille, je ne me suis jamais soucié ni de ton commerce, ni de tes autres affaires, j'ai soutenu Ottla dans son entêtement et , tandis que je ne remue pas le petit doigt pour toi (je ne t'apporte même pas un billet de théâtre), je fais tout pour mes amis. Si tu résumes ton jugement sur moi, il s'ensuit que ce que tu me reproches n'est pas quelque chose de positivement inconvenant ou méchant (à l'exception peut-être de mon dernier projet de mariage), mais de la froideur, de la bizarrerie, de l'ingratitude. Et ceci, tu me le reproches comme si j'en portais la responsabilité, comme s'il m'avait été possible d'arranger les choses autrement - disons en donnant un coup barre -, alors que tu n'as pas le moindre de tort, à moins que ne soit celui d'avoir été trop bon pour moi.
Cette description dont tu uses communément, je ne la tiens pour exacte que dans la mesure où je te crois, moi aussi, absolument innocent de l'éloignement survenu entre nous. Mais absolument innocent, je le suis aussi. Si je pouvais t'amener à le reconnaître, il nous serait possible d'avoir, je ne dis pas une nouvelle vie, nous sommes tous deux beaucoup trop vieux pour cela, mais une espèce de paix, - d'arriver non pas à une suspension, mais à un adoucissement de tes éternels reproches.
Chose singulière, tu as une sorte de pressentiment de ce que je veux dire. Ainsi, par exemple, tu m'as dit récemment : "Je t'ai toujours aimé et quand même je ne me serais pas comporté extérieurement avec toi comme d'autres pères ont coutume de le faire, justement parce que je ne peux pas feindre comme d'autres." Or père, je n'ai jamais, dans l'ensemble, douté de ta bonté à mon égard, mais je considère cette remarque comme inexacte.
Tu ne peux pas feindre, c'est juste; mais affirmer pour cette unique raison que les autres pères le font, ou bien relève de la pure chicane, ce qui interdit de continuer la discussion, ou bien - et selon moi, c'est le cas - exprime de façon voilée le fait qu'il y a chose d'anormal entre nous, quelque chose que tu as contribué à provoquer, mais sans qu'il y ait de ta faute. Si c'est vraiment cela que tu penses, nous sommes d'accord.
Je ne dis pas, naturellement, que ton action sur moi soit la seule cause de ce que je suis devenu. Ce serait exagéré (et je tombe même dans cette exagération). Quand j'aurais été absolument à l'écart de ton influence, il est fort possible que je n'eusse pu devenir un homme selon ton coeur. Sans doute aurais-je tout de même été un être faible, anxieux, hésitant inquiet, ni un Robert Kafka, ni un Karl Hermann, mais j'aurais cependant été tout autre et nous aurions parfaitement pu nous entendre. J'aurais été heureux de t'avoir comme ami, comme chef, comme oncle, comme grand-père, même (encore qu'avec plus d'hésitation) comme beau-père. Mais comme père, tu étais trop fort pour moi, d'autant que mes frères sont morts en bas âge, que mes soeurs ne sont nées que bien plus tard et que, en conséquence, j'ai dû soutenir seul un premier choc pour lequel j'étais beaucoup trop faible. [...]

Auteur: Kafka Franz

Info: 1919

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écriture

Luxuriance de Dickens qui se laisse aller sans hésiter à une prodigalité extrême, d'où l'extrême faiblesse de certains passages de son oeuvre, lorsque fatigué, il ne fait plus qu'embrouiller son récit.

Auteur: Kafka Franz

Info: Journal

[ analyse ]

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dernières paroles

Il demanda à son médecin une surdose de morphine: - Tue-moi, sinon tu es un assassin!... Le médecin répliqua: - Ne craignez rien, je ne m'en vais pas.... ...Moi je m'en vais.

Auteur: Kafka Franz

Info: variantes probablement plus proches de la réalité, notamment, s'adressant à un ami qui lui soutient la tête et qu'il prend pour sa soeur: Allons, Elly, pas si près... oui, c'est bien.

[ . ]

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beaux-arts

La musique est une amplification de la vie sensible. La poésie, par contre, est une façon de maîtriser, de sublimer.

Auteur: Kafka Franz

Info:

[ comparaison ]

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