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admiration

L’on dit "un port de reine" et les femmes l’envient. J’envie, moi, la servante dans la cuisine, le visage baissé, pétrissant la pâte.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: Brisants

[ simplicité ] [ femmes-par-hommes ]

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pessimisme

La vie à deux suppose une telle dose de renoncements quotidiens qu’elle laisse loin derrière elle les macérations des ascètes et les prouesses des anachorètes.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: Brisants

[ union ]

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femmes-hommes

Il y a parfois, à un certain moment, dans le regard de la femme un air de supplication, que l’homme prend pour un surcroît de désir charnel.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: Brisants

[ malentendu ] [ détresse ]

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rivage

La mer, en se retirant, a découvert goémons, coquillages, méduses, et la face du soir partout étalée, scintillant d'espérances pleurantes. J'ai posé mon pied sur le reflet d'une étoile.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: Brisants

[ marée basse ] [ nuit ]

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pessimisme

"Vous êtes un écrivain", m’a dit Michaux. D’accord ! Très bien ! Et après ? Si, chaque fois que je prends mon couteau, je me coupe le doigt, au lieu de couper une pomme... le couteau devient outil d’enfer et de damnation. Tout dépend de la manière dont je m’en sers.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: Lettre 225, 14 août 1972, C’est à la nuit de briser la nuit. Lettres à Didier I, éd. du Cerf, 2010, p. 509

[ défaitisme ] [ écriture ]

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existence

On me croit immobile dans le fleuve. C’est que je nage à contre-courant et que ma force est égale à celle du courant. Pourtant, arrêté, je nage, je m’épuise, bientôt je serai vaincu. Alors on me verra descendre le courant, couché de toute ma longueur telle une Ophélie sans robe et sans fleurs.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: Brisants

[ combat ]

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âme

Je possède trois noms : celui que mes parents m’ont donné. Celui –secret- que les dieux m’ont donné. Nul ne doit le connaître. Enfin, mon nom encore inconnu et imprononçable, pareil à une note de musique parcourant l’univers, que seul me confère le Mystère et qui ne me sera révélé qu’après ma mort. Mais ce nom-là est le fondement des deux autres.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: Brisants

[ singularité ] [ personnalité ] [ triade ]

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physionomies

Une voix intérieure me disait que chaque visage était une étoile à part, portait un monde à soi seul, peuplé de mers et de montagnes, de rivières et de fleurs, d’êtres vivants prêts à parler, et que ce monde particulier en perpétuelle métamorphose échangeait mystérieusement avec chaque autre, sans confusion ni violence, son absolue singularité encore frémissante et curieuse comme l’aurore de l’univers.
[…]
Ma vision n’avait donc duré qu’une seconde –elle qui était grosse de découvertes infinies, inépuisables.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: Brisants

[ singularités ] [ autrui ] [ miroir ] [ éblouissement ]

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hypersensibilité

À côté d’ici, presque sous mes fenêtres, on brûle des herbes, des feuilles, déjà. Je fais un détour, quand je sors, pour ne pas croiser ces fumées trop douces à mon coeur, où je perds pied : se superposent, dans l’odeur de cette fumée, des couches de passé, des souvenirs, des sentiments, émotions, des souvenirs d’émotions, tout un train chargé d’enfance et d’adolescence, de scolarité détestée et de septembres déchirants ; et tout cela en une grande cargaison de foin humide, de regain languide et triste.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: Lettre 317, 11 septembre 1974. Lettres à Didier I, p. 648

[ mémoire ] [ nostalgie ]

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peur

Il peut être angoissant, à de certaines heures, d'avoir à supporter le poids de sa propre existence, le fardeau de sa vision personnelle. Alors, on sait que l'on est seul, seul devant sa liberté : espace effrayant, image de cauchemar. "Être seul pour être soi". Et l'on cherche fébrilement à se décharger de son effroi... dans une croyance, quelle qu'elle soit. L'on reprend pied comme l'on peut, avec un estomac qui digère bien, un voyage pittoresque, une fille à baiser, un livre à écrire ou un dieu à adorer. C'est qu'il n'est de liberté humaine qu'incarnée, et qu'il faut bien qu'une figure, n'importe quelle figure, réponde à notre attente angoissée.

Auteur: La Soudière Vincent

Info: C'est à la nuit de briser la nuit : Tome 1, Lettres à Didier, 1964-1974, p 217

[ thérapie ] [ compagnie ] [ solitude ]

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