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colonialisme

Des formes noires, parmi les arbres, étaient accroupies, gisantes ou assises, appuyées contre les troncs, collées à la terre, moins indiquées qu’effacées par la lumière trouble, dans toutes les postures de la douleur, de l’accablement et du désespoir. Un nouveau coup de mine éclata sur la falaise suivi par un léger frémissement du sol sous mes pieds. L’œuvre se poursuivait. L’œuvre !… Et ceci était l’endroit où certains de ses serviteurs s’étaient retirés pour mourir.
Ils mouraient lentement ; aucun doute là-dessus. Ce n’était pas des ennemis, ce n’était pas des criminels ; ils n’étaient plus quoi que ce fût dans ce monde désormais, rien que les ombres noires de la maladie et de l’épuisement, répandues confusément dans la pénombre verdâtre. Amenés de tous les points de la côte, en vertu de ce qu’il y a de plus régulier dans les contrats d’engagement à terme, dépaysés dans un milieu contraire soumis à un régime inaccoutumé, ils ne tardaient pas à dépérir, cessaient d’être utiles et dès lors étaient autorisés à se traîner jusqu’ici et à reposer. Ces formes moribondes étaient libres comme l’air et presque aussi diaphanes. Je commençai à distinguer la lueur de leurs yeux sous les arbres. Ensuite en regardant à mes pieds, j’aperçus un visage tout près de ma main. La noire ossature était étendue de toute sa longueur, l’épaule contre un arbre ; avec lenteur, les paupières se soulevèrent ; les yeux creux me considérèrent, énormes et vides : il y eut une sorte de clignotement aveuglé dans la profondeur des orbites, elle s’éteignit peu à peu.

Auteur: Conrad Joseph Teodor Korzeniowski

Info: Au coeur des ténèbres

[ afrique ] [ oppression ] [ agonie ]

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politique

Par ailleurs, l’école primaire, réconciliée avec la pratique agricole et les impératifs de production, même dans le désordre et la pauvreté, avait renoué avec des tentatives antérieures qu’on n’aurait jamais dû abandonner. Elle avait permis en maints endroits de retarder sensiblement l’effondrement des cantines scolaires à la fin de programmes soutenus par l’extérieur pendant quatre ans seulement. Comment oublier, dans tant d’écoles du pays, souvent les plus modestes, entre 1978 et 1984, la joie rayonnante des élèves entraînant les visiteurs à la découverte de leur verger ou de leur basse-cour, ou déversant à leurs pieds en dansant mangues, oranges et pamplemousses ? Si les carences, les failles étaient déjà perceptibles, les échecs n’en paraissaient pas pour autant inéluctables.

Auteur: David Philippe

Info: Le Bénin

[ nostalgie ] [ formation ] [ autosuffisance alimentaire ] [ enseignement ] [ apprenants ] [ Afrique ]

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politique

Si l’Etat béninois doit simplement continuer à se comporter comme un Etat rentier qui se nourrit des miettes du commerce international et des transferts financiers de l’aide au développement, il est clair Mgr de Souza l’a déjà dit que rien ne changera fondamentalement.

Auteur: David Philippe

Info: Le Bénin

[ statu quo ] [ créativité ] [ progrès ] [ Afrique ]

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Ajouté à la BD par Eric

idéogrammes

Les Chinois, dit M. Klaproth, ont aussi une manière phonétique d'écrire les noms propres, qu'ils entourent souvent d'une cartouche comme les égyptiens. La seule différence entre leur système phonétique et celui des bords du Nil, est que chez eux les caractères idéographiques employés phonétiquement ne deviennent pas des lettres alphabétiques, mais qu'elle représentent la syllabe entière qu'ils expriment dans leur usage ordinaire.

Auteur: Affre Denis-Auguste

Info: Nouvel essai sur les hiéroglyphes égyptiens, d'après la critique de M. Klaproth sur les travaux de M. Denis-Auguste Affre

[ asie ] [ graphèmes ] [ afrique ]

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procréation

De toutes les tribus africaines encore vivantes aujourd'hui, la tribu Himba est l'une des rares qui compte la date de naissance des enfants non pas à partir du jour où ils sont nés ni conçus, mais à partir du jour où la mère décide d'avoir l'enfant.
Quand une Himba décide d'avoir un enfant, elle s'assoit toute seule sous un arbre et écoute jusqu'à ce qu'elle entende le chant de l'enfant qui veut venir. Et après avoir entendu le chant de cet enfant, elle revient à l'homme qui sera le père de l'enfant, et lui apprend le chant. Quand ils font l'amour pour le concevoir physiquement ils chantent le chant de l'enfant pour l'inviter.
Lorsqu'elle devient enceinte, la mère enseigne le chant de l'enfant aux sages-femmes et aux femmes âgées du village, de sorte qu'à sa naissance les femmes âgées et les gens se rassemblent autour de lui et chantent le chant de l'enfant pour l'accueillir. Au fur et à mesure que l'enfant grandit, les autres villageois apprennent sa chanson. Si l'enfant tombe ou se blesse, quelqu'un vient le chercher et lui chante sa chanson. Ou aussi si l'enfant fait quelque chose de merveilleux, ou passe par les rites de la puberté, ou même, comme une façon d'honorer sa personne, les gens du village chantent sa chanson.
Dans la tribu Himba, il y a une autre occasion où le "chant d'enfant" est chanté. Si un membre d'une tribu Himba commet un crime ou quelque chose qui va à l'encontre des normes sociales Himba, les villageois l'appellent au centre du village et la communauté forme un cercle autour de lui. Puis ils lui chantent sa chanson de naissance.
La tradition Himba considère la correction non pas comme une punition, mais comme amour et souvenir de l'identité. Car quand vous reconnaissez votre propre chanson, vous n'avez ni désir ni besoin de faire quoi que ce soit qui pourrait blesser quelqu'un d'autre.
Dans le mariage, les chansons sont chantées ensemble. Et enfin, lorsqu'un membre de la tribu Himba est dans son lit prêt à mourir, tous les villageois qui connaissent sa chanson viennent la chanter - pour la dernière fois.

Auteur: Internet

Info: La chanson de l'enfant dans la tradition Himba, qui font partie du groupe ethnique des bantous vivant en Namibie

[ musique ] [ Afrique ]

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comunauté

Au village, il a ses parents, quatre soeurs, trois frères et leurs épouses, on compte sur lui quand les récoltes sont minces. Touré est un pilier, c'est son honneur, un pilier, il en faut un pour que la famille tienne. La famille, c'est ce qui construit un homme. Ce que Touré gagne, après il donne et Dieu lui offre la paix du coeur.

Auteur: Malmassari Florence

Info: Makoro

[ afrique ]

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mariage

Voici ton dernier jour de liberté, désormais tu seras notre femme. Fais tes adieux à ta jeunesse, ajoutait une autre. Tu n'iras plus danser sur la place et te faire admirer par les garçons ; finie la liberté, ma belle, ajouta une troisième.

Auteur: Djibril Tamsir Niane

Info: Soundjata

[ règles ] [ principes ] [ Afrique ] [ femmes-entre-elles ]

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désillusion

Mandela a fait opérer sa magie de génie. Pendant un moment, on a connu l'euphorie, et les gens qui se tapaient dans les mains, les gens qui se mélangeaient et dansaient. Et l'argent n'était plus dans la poche des Blancs seulement. Et il n'y avait plus de limites imposées à l'ascension de qui que ce soit. Plus de lois pour vous entraver si vous étiez Noir ou "coloured"*. Mais, en dépit de sa magie, les fantômes du passé n'ont pas disparu comme par enchantement. Et, pour beaucoup de gens des bidonvilles, liberté n'est qu'un mot, aussi flou que le mot ironie. Pour ces gens, rien n'a changé. A part la couleur de leur chef. Elle perce là, l'ironie. (*expression issue de l'apartheid pour désigner les étrangers ou les métis).

Auteur: Blacklaws Troy

Info: Un monde beau fou et cruel

[ libération ] [ ségrégation ] [ Afrique du sud ]

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frime

C'est ainsi que nous eûmes l'heur de croiser le chemin d'un homme dont l'allure majestueuse et la corpulence imposante témoignaient de l'importance de son rang social. Tout de blanc vêtu (un ample et long boubou, un bonnet, une écharpe et des babouches de la même couleur), il avait en effet l'apparence d'un puissant notable et c'en était un, le plus important notable de ce village, comme nous le confirma un jeune homme : "C'est le kabila-tigui, c'est-à-dire le chef du clan suzerain des Kéita, c'est aussi le chef de tout le monde ici. Il s'appelle El Hadj Dionta-Mady Kéita." Quelle prestance ! "Ah, c'est vous les étrangers venus faire le reportage sur le Sosso-bala ? Namane m'a déjà dit. Oh, soyez les bienvenus ici dans Niagassola." Il a lâché son parler exubérant pour nous apprendre que, pendant la guerre mondiale, il avait été tirailleur sénégalais pour chasser les Allemands et sauver la France. Après une petite séance de photos, à laquelle il s'est prêté de bon coeur, il a repris son chemin, majestueux, en nous laissant l'étonnante impression d'un homme qui a su se faire oublier par son âge.

Auteur: Sami Tchak

Info: Al Capone le Malien

[ apparence ] [ Afrique ]

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colonialisme

La colonisation a introduit dans la société dahoméenne un antagonisme qui se développe de plus en plus aux dépens de la tradition. La route goudronnée qui vient de Bohicon représente ici une véritable épine dorsale le long de laquelle se dispose l'essentiel de l'apport nouveau: les écoles, l'hôpital, le bureau de poste, le château d'eau, le commissariat de police, enfin le cimetière où une centaine de tombes flamboient au soleil. Autrefois, on enterrait les morts dans les maisons, parce qu'ils appartenaient corps et âme à la famille. La fidélité à leur souvenir était devenue un culte. L'actuel isolement est l'indice d'une lente mais douloureuse rupture.

Auteur: Pliya Jean

Info: L'arbre fétiche

[ infrastructures ] [ changement ] [ moeurs ] [ Afrique ]

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Ajouté à la BD par Eric