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analyse

En tout les cas, lorsque que vous avez affaire à un niveau non verbal, l'ambiguïté est inévitable. Mais c'est l'ambiguïté de tout art, d'une belle musique ou d'une peinture - vous n'avez pas besoin d'instructions écrites du compositeur ou du peintre accompagnant ces œuvres pour les "expliquer". Les "expliquer" n'est rien d'autre que de contribuer à une qualité "culturelle" superficielle, qualité qui n'a de valeur que pour les critiques et les enseignants qui doivent gagner leur vie.

Auteur: Stanley Kubrick

Info:

[ éducation ] [ beaux-arts ] [ journaliste ] [ examinateur ]

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analyse

Dans Shakespeare, les oiseaux chantent, les buissons verdissent, les coeurs aiment, les âmes souffrent, le nuage erre, il fait chaud, il fait froid, la nuit tombe, le temps passe, les forêts et les foules parlent, le vaste songe éternel flotte. La sève et le sang, toutes les formes du fait multiple, les actions et les idées, l'homme et l'humanité, les vivants et la vie, les solitudes, les villes, les religions, les diamants, les perles, les fumiers, les charniers, le flux et le reflux des êtres, le pas des allants et venants, tout cela est sur Shakespeare et dans Shakespeare, et, ce génie étant la terre, les morts en sortent.

Auteur: Hugo Victor

Info: William Shakespeare

[ théâtre ]

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analyse

La plupart des critiques d'art ont du mal à exprimer l'intérêt d'une peinture, ils ont besoin de bavarder, de théoriser. Ils sentent, mais comme ils ne savent pas, ils comblent, ils font des moulinets avec leur culture pour s'élever à la hauteur de ce qu'ils ressentent. Tout ça parce qu'ils n'osent pas parler d'eux, parce qu'ils ne vont pas chercher dans leurs profondeurs la minuscule attache qui les lie à ce qu'ils voient. Ils ne croient pas à cette bonne vieille méthode de l'authenticité, ils la raillent, soit qu'ils en aient peur, soit qu'il aient une idée de ce qui est décent, utile, prestigieux, totalement fausse. Une idée journalistique et sociale.

Auteur: Donner Christophe

Info: l'Empire de la morale, Grasset 2001, p. 259

[ superficiel ]

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analyse

LES CRITIQUES. C'est une plaie que je n'ai jamais pu comprendre. Si j'étais grand chirurgien et qu'un monsieur qui n'a jamais manié un bistouri, qui n'est pas médecin, qui n'a pas mis une gouttière à la patte d'un chat, vienne m'expliquer les défauts de ma façon d'opérer, qu'est-ce qu'on en penserait ? Il en va de même pour la peinture. Ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est que les gens ne se rendent pas compte que c'est la même chose et, alors qu'on se moque des prétentions du critique en chirurgie, on écoute ces charlatans avec un incroyable respect. On pourrait écouter avec un certain respect les jugements d'un critique à qui il serait arrivé de peindre, quand ce ne serait que des croûtes. Mais, même en ce cas, ce serait absurde, car comment peut-on trouver raisonnable qu'un peintre médiocre donne des conseils à un bon peintre ?

Auteur: Sabato Ernesto

Info: Le tunnel, p.20, Éd. du Seuil, 1978

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analyse

Le style célinien correspond à l'avènement cannibale de la société de masse. C'est l'âge des "fourmis" perdues dans la limaille. Céline est une fourmi, lui aussi, mais lucide, supérieure: il recueille le désastre qui vient dans "la cicatrice musiquée de sa langue".
Muray pense que cette société de masse n'a depuis fait qu'empirer: "hyperfestive", infantile, ultramoralisante, étrangère à la vie de l'individu et à toute littérature. Elle accomplit ainsi le cauchemar stylisé par Céline. Muray le râle, le tempête, le répète: nostalgique du temps des pamphlets, il force le muscle de l'invective. On n'est pas obligé de le suivre au bout de cette course en tunnel: dans son exagération il s'enivre de mots et ratiocine parfois, notamment contre rollers et trottinettes, dont il fait clairement les emblèmes de notre "univers distractionnaire"; mais son style dégage assez de plaisir dans la destruction pour que le lire réveille un mort.

Auteur: Lançon Philippe

Info: 2.5.2001

[ littérature ] [ France ]

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