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mégalomanie

Un mois auparavant, des voisins ayant porté plainte, il avait signé ses explications à la milice : "Serge Ivanovitch Kalmykov, génie nº1 de la Terre et de la Galaxie, décorateur des ballets Abaï." En ces temps où un seul être passait pour être le génie de l'humanité, pareille audace pouvait coûter cher, marquant soit une dérision, soit une intention de concurrence. Des hypothèses de cet ordre avaient, semble-t-il, été émises en haut lieu. Les choses en restèrent là. Un personnage important, ayant croisé Kalmykov dans la rue, s’était dit sans doute que cette tête-là ne lui rapporterait pas lourd. Il avait tort. Que le peintre fit son apparition dans la rue, et il se produisait aussitôt un brouhaha. La circulation ralentissait. Les gens s'arrêtaient. Un être insolite s'offrait à leurs regards : rouge, jaune, vert, bleu, couvert de passepoils, de franges, de rubans. "Imaginez, disait-il, qu'on nous regarde du fin fond de l'Univers. Que verrait-on ? Une masse rampante, morne et grise. Mais, soudain, comme un coup de feu, éclaterait une tache de lumière. Et ce serait moi !"

Auteur: Dombrovskij Ûrij Osipovic

Info: La faculté de l'inutile

[ égoïsme ] [ humour ] [ exagération ]

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Usa

C'était un monde de vastes parkings reliés entre eux par des routes qui, pour cause d'engorgement de la circulation, ressemblaient souvent à de vastes parkings. Chaque motel, chaque restaurant, chaque salon de coiffure pour chiens, chaque cinéma, était le maillon d'une chaîne nationale, apportant à l'ensemble des lieux une atmosphère surréaliste, si bien qu'on avait l'impression d'être partout en général et nulle part en particulier.

Auteur: McCauley Stephen

Info: Et qui va promener le chien?

[ autoroutes ] [ mégapole ]

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lecture

Le codex est l'ancêtre du livre actuel, formé de plusieurs cahiers. Il a progressivement remplacé le rouleau, fragile et difficilement transportable. Les premiers codex datent du IIe siècle. Leur petit format permettait une circulation plus aisée des textes sacrés, notamment pendant les croisades.

Auteur: Pereira Marjolaine

Info: Lettres enluminées du Moyen Âge

[ historique ]

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Mis dans la chaine

capitalisme

Mais, madame, personne ne vit plus de la terre... L'ancienne fortune domaniale est une forme caduque de la richesse, qui a cessé d'avoir sa raison d'être. Elle était la stagnation même de l'argent, dont nous avons décuplé la valeur, en le jetant dans la circulation, et par le papier-monnaie, et par les titres de toutes sortes, commerciaux et financiers. C'est ainsi que le monde va être renouvelé, car rien n'était possible sans l'argent, l'argent liquide qui coule, qui pénètre partout, ni les applications de la science, ni la paix finale, universelle... Oh ! la fortune domaniale ! elle est allée rejoindre les pataches. On meurt avec un million de terres, on vit avec le quart de ce capital placé dans de bonnes affaires, à quinze, vingt et même trente pour cent.

Auteur: Zola Emile

Info: Les Rougon-Macquart, tome 18 : L'Argent

[ fric ]

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ville

Les zones de transit ont ceci de fascinant qu'elles appartiennent à tout le monde, à force de n'être à personne.

Auteur: Fazi Mélanie

Info: Serpentine

[ espace public ] [ foule ] [ circulation ]

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villages

Pour l'historien des campagnes comme pour celui des sociétés, l'étude du cadre seigneurial, cellule primaire de la vie médiévale, permet seule d'atteindre les hommes dans quelques unes de leurs activités essentielles : le travail de la terre, la consommation ou la vente, la circulation du numéraire, les charges que le maître impose.

Auteur: Fossier Robert

Info: Hommes et villages d'Occident au Moyen Age

[ historique ] [ médiéviste ] [ sources ]

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soigner

Si le cerveau s'attend à ce que le traitement fonctionne, il envoie des produits chimiques de soins dans la circulation sanguine, ce qui facilitera la guérison. L'inverse est également vrai et tout aussi puissant: Quand le cerveau s'attend à ce qu'une thérapie ne fonctionne pas, il ne le fait pas. C'est l'effet "nocebo".

Auteur: Lipton Bruce

Info:

[ placebo ] [ curatif ] [ impact de la croyance ]

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désordre

Les trains arrivent en retard, les avions aussi, les ferries, il fallait une intervention divine pour qu'ils larguent les amarres ; le courrier, n'en parlons pas ; les autobus se perdaient carrément dans la circulation ; les chantiers publics manquaient la date de livraison de cinq ou six ans ; n'importe quelle loi mettait des années avant d'être approuvées ; les procès traînaient ; même les émissions de télé commençaient toujours avec une demi-heure de retard sur l'horaire...

Auteur: Camilleri Andrea

Info: La Danse de la mouette

[ littérature ] [ Sicile ]

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femmes-par-hommes

Le lendemain, une ordonnance était rendue qui interdisait à toute femme ou dame de conduire elle-même son cabriolet, à moins qu'elle ne présentât quelques garanties de prudence et de maturité, et qu'elle n'eût, par exemple, l'âge de raison, - trente ans.
Deux jours après aucun cabriolet ne passait dans la rue conduit par une femme. Il n'y avait pas dans tout Paris une Parisienne assez courageuse pour fouetter publiquement ses chevaux et pour avouer qu'elle avait trente ans.

Auteur: Claretie Jules

Info: Illustration

[ circulation ] [ ironie ]

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émoi

Plus tard, je suis resté un moment à contempler attentivement l'agitation de la foule. C'était une des ces journées où tout le monde est pressé, transpirait, se bousculait. Les changeurs se mêlaient au vendeuses de nourriture qui ravivaient avec une certaine impatience le feu de leur braseros avec un éventail de paille. Par moment la circulation bouchonnait ; à d'autres les autos passaient comme des bolides. C'est alors qu'à quelques mètres, j'ai été témoin d'une émotion extraordinaire. Très peu de personnes ont remarqué l'incident.
Une femme âgée, assise dans un fauteuil roulant, avançait sur le trottoir. Un garçon d'environ dix ans, son fils, poussait le fauteuil. Et tout à coup, en passant sur un nid-de-poule, une des roues s'est déboîtée et est allée en roulant heurter les pieds d'un homme. Inquiet parce que sa mère semblait sur le point de tomber par terre, l'enfant a demandé de l'aide. Il n'a pas du tout fait attention à qui il s'adressait. C'était à un fou crasseux qui, à ce moment-là, très contrarié, cherchait quelque chose d'imaginaire qui bougeait en l'air. L'interruption de l'enfant l'a déconcerté et pendant quelques secondes il s'est gratté la nuque. Quand la mère s'est rendu compte de la situation il était trop tard : le fou avait ramassé la roue et s'efforçait de la remettre en place. Ce qu'il a fait avec une habilité et une rapidité surprenantes, s'assurant que les vis étaient bien serrées. L'enfant a attendu en silence qu'il ait terminé son travail et puis, le regardant en face, lui a dit :
- Merci beaucoup, monsieur.
La mère en a fait autant, bien que son remerciement ait été un peu évasif, et mère et fils sont vite repartis. Le fou est resté perplexe un instant. Quand il s'est retourné, j'ai vu qu'il avait les joue ravagées de larmes. Son visage, sale et inexpressif, offrait un spectacle désolant. Qu'est-ce qui l'avait ému à ce point ? Le fait de se sentir utile ? Ou peut-être de s'être senti encore traité comme une personne ? Depuis combien de temps ne l'avait-on pas appeler monsieur ou ne lui avait-on pas dit merci ?
Je deviens peut-être sentimental. Je ne sais pas. Mais ces choses-là arrivent avec le travail. Ça fait partie de la rue, et il n'y a pas moyen de les éviter. On pense que cela nous apprend quelque chose, nous donne l'occasion d'être plus ouverts au monde. De la merde, oui ! Ceux qui savent de quoi je parle n'ignorent pas que le premier coin de rue donne aussi d'autres leçons plus frappantes.

Auteur: Ampuero Fernando

Info: Caramel vert

[ réalisme ] [ littérature ]

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