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enfance

C’est lorsque l’enfant a atteint l’âge scolaire que son Moi se constitue, en même temps que commence le processus d’adaptation au monde extérieur. Et cette phase de son évolution est généralement marquée d’un certain nombre de chocs pénibles. Certains enfants ont le sentiment d’être très différents des autres, et ce sentiment de singularité leur inspire une tristesse caractéristique de la solitude enfantine. Les imperfections du monde, le mal qu’on découvre en soi-même, aussi bien qu’au-dehors, deviennent des problèmes conscients.
Si l’épanouissement normal de la conscience se trouve perturbé au cours de ce développement, les enfants, fréquemment, pour échapper à leurs difficultés extérieures ou intérieures, se retirent dans une "forteresse" intérieure. Lorsque ceci se produit, on découvre dans leurs rêves, ou dans les dessins qui donnent au matériel inconscient une expression symbolique, la récurrence à un degré inhabituel d’un motif circulaire, quadrangulaire ou "nucléaire" (que j’expliquerai un peu plus loin). C’est une référence au noyau psychique, au centre vital de la personnalité d’où émane tout le développement structurel de la conscience. Il est normal que l’image de ce centre se manifeste d’une façon particulièrement frappante quand la vie psychique de l’individu est menacée. C’est ce noyau central (pour autant que nous le sachions) qui détermine la façon dont se constitue le Moi conscient, qui n’est apparemment que le double, ou la contrepartie structurelle, de ce centre originel.
Dans cette première phase, beaucoup d’enfants cherchent ardemment un sens à la vie, qui puisse les aider à dominer le chaos qu’ils découvrent en eux et autour d’eux. D’autres, néanmoins, continuent à être gouvernés inconsciemment par le dynamisme d’archétypes instinctuels hérités. Ceux-là ne s’inquiètent pas de la signification profonde de la vie, car l’amour, la nature, le sport, le travail, leur offrent un sens immédiat et suffisant. Ils ne sont pas nécessairement superficiels. Ils sont d’ordinaire entraînés dans le cours de la vie avec moins de frictions, moins de conflits, que ceux qui ont davantage tendance à l’introspection. Si je voyage en voiture ou en train sans regarder par la fenêtre, ce ne seront guère que les arrêts, les redémarrages, les tournants qui me feront prendre conscience du mouvement qui m’emporte.
Le processus d’individuation proprement dit, c’est-à-dire l’accord du conscient avec son propre centre intérieur (noyau psychique) ou Soi, naît en général d’une blessure ou d’un état de souffrance qui est une sorte "d’appel", bien qu’il ne soit pas souvent reconnu comme tel. Au contraire, le moi se sent frustré dans sa volonté ou son désir et projette la cause de cette frustration sur quelque objet extérieur. Il accusera Dieu, la situation économique, le patron ou le conjoint, d’être responsables de cette frustration. Il peut arriver aussi qu’en dépit d’une vie apparemment agréable, une personne souffre d’un ennui mortel, qui fait que tout lui paraît dénué de sens et vide.
Beaucoup de mythes et de contes de fées décrivent cette situation initiale du processus d’individuation en racontant l’histoire d’un roi qui est tombé malade ou devenu vieux. Un autre thème caractéristique est celle du couple royal stérile ; ou du monstre qui dévore les femmes, les enfants, les chevaux et la richesse du royaume, ou du démon qui empêche l’armée ou les vaisseaux du roi de poursuivre leur chemin ; ou encore les ténèbres qui envahissent le pays, la sécheresse, les inondations, ou le froid. On dirait que la première rencontre avec le Soi jette une ombre sur l’avenir, ou que cet "ami intérieur" agit comme le chasseur qui prend à son piège un Moi incapable de se défendre.

Auteur: Franz Marie-Louise von

Info: Chapitre « Le processus d’individuation » de l’ouvrage collectif L’homme et ses Symboles (Editions Robert Laffont)

[ psychologie analytique ] [ croissance psychique ] [ troubles ]

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roman des origines

La majorité de nos hommes du 19e siècle ont une affaire de baptême plus ou moins raté dans leurs souvenirs d’enfance. Pas de baptême ; ou baptême truqué ; ou encore baptême compliqué, clandestin. Libre à quiconque, bien entendu, de penser qu’il s’agit là d’un détail insignifiant qui n’aurait à être pris en compte que si on se rangeait sur les positions d’un culte archaïque dépassé. Que si on imaginait qu’il y a eu un crime à la naissance des temps, une affaire de ratage devenu tout de suite sanglant. Une tache sur l’Harmonie. […] Pourtant, si le baptême est bien cette tentative de diviser tout de suite, de démanteler dès la naissance le réseau du moi cohérent et cuirassé par le rappel du péché originel arbitraire, contracté sans faute personnelle, ne serait-il pas normal que, ayant été écartés de cette espèce d’essai de transfert d’une façon ou d’une autre, chacun à sa manière et dans des conditions biographiques diverses […], ils se soient racontés de manière sublimatoire qu’ils étaient nés le plus naturellement du monde dans l’immersion de l’Harmonie qu’ils avaient désormais à retrouver, reconstituer, réchauffer ? Quelle raison auraient-il eu d’imaginer qu’ils écrivaient à partir d’une exclusion dont ils n’étaient pas conscients, alors que tout leur travail consistait à démontrer que l’exclusion originelle (la première Faute biblique, la première exclusion que le baptême entend "absorber" et résorber) n’était qu’une invention, un mythe forgé par un complot de curés fanatiques ? Exclus de l’opération qui tente l’impossible effacement de l’exclusion, comment auraient-ils pu se réveiller ?

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Le 19e siècle à travers les âges", pages 135-136

[ sacrement chrétien ] [ rafistolage ] [ onction ]

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introversion psychique

Cet effet considérable des contenus inconscients permet de conclure à l’énergie qu’ils renferment et à l’importance de leur action. Bien qu’ils possèdent tous, lorsqu’ils sont activés (c’est-à-dire lorsqu’ils se rendent observables), une énergie pour ainsi dire spécifique qui leur permet également de se manifester de façon universelle […], cette énergie, dans des circonstances normales, n’est pas suffisante pour faire émerger à la conscience le contenu inconscient. Cela nécessite une certaine condition du côté du conscient. Celui-ci doit présenter un manque, sous forme d’une perte d’énergie. L’énergie perdue ici va augmenter dans l’inconscient la valeur psychique de certains contenus compensateurs.

Auteur: Jung Carl Gustav

Info: Dans "Psychologie du transfert" page 33

[ abaissement du niveau mental ] [ porosité mentale ]

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parapsychologie

Au GERP il était donc évident que le psi n’est pas plus reproductible à volonté que par exemple l’état amoureux, l’anxiété, ou les rêves. Non concernés par la fièvre toute scientifique de la reproductibilité, ses membres les plus actifs se sont centrés sur la question du sens du psi. Ils rejoignaient ainsi les réflexions et propositions de Jung autour des synchronicités, ces coïncidences qui font sens entre dispositions psychiques inconscientes et événements matériels extérieurs ; c’est-à-dire que le sens d’un événement psi, c’est l’horizon qu’il nous ouvre, son but, son message, le commentaire ou l’avertissement qu’il nous apporte et dont nous ne sommes pas suffisamment conscients. En somme, le psi est un porte-parole, hors espace et hors temps, des lieux non explicites de la psyché de la ou des personnes concernées.

Dans cette perspective j’ai eu l’idée de proposer une machine matérielle se déplaçant au hasard, laissant sur un papier la trace écrite de son parcours aléatoire: le tychoscope. L’idée était que cet appareil était susceptible à mes yeux non pas de déclencher le psi par lui-même, mais de mobiliser les affects pouvant ouvrir au psi. Il allait pouvoir dans ce cas produire des tracés – des tychogrammes - portant la marque du psychisme de la personne présente à l’expérience, un peu comme notre écriture reflète notre personnalité voire nos humeurs du moment.

Auteur: Janin Pierre

Info:

[ expérimentale ]

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incarnation

Il semble donc que cette partie de nous qui vit une vie sur Terre n'est qu'un petit morceau ou une écharde d'un nous beaucoup plus grand. Que nous sommes nombreux plutôt qu'un, ou plutôt des morceaux d'un tout plus complexe. Nous ne pouvons nous concentrer que sur l'éclat que nous percevons comme notre totalité. C'est une bonne chose, car si nous étions conscients de sa complexité, nous ne pourrions pas fonctionner dans ce monde ou dans la réalité. Nous ne pouvons voir que la façade qui masque une image beaucoup plus grande. Ce n'est que maintenant que nous sommes autorisés à regarder derrière le voile.

Auteur: Cannon Dolores

Info: The Convoluted Universe - Book One

[ limitation ] [ parapsychologie ] [ ésotérisme ] [ holon ]

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pensée

Ces deux sortes d'objets, ceux dont nous sommes immédiatement conscients et ceux dont nous sommes conscients de manière médiane, se trouvent dans toute conscience. Certains éléments (les sensations) sont complètement présents à chaque instant tant qu'ils durent, tandis que d'autres (comme une idée) sont des actions avec un début, un milieu et une fin, et consistent en une sorte d'harmonie dans la succession des sensations qui circulent dans le mental. Ils ne peuvent nous être présentés immédiatement, mais doivent couvrir une partie du passé ou de l'avenir. Il s'agit d'un fil mélodique qui traverse la succession de nos sensations.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: How to Make Our Ideas Clear. Popular Science Monthly, 12, 286-302. (1878).

[ définie ] [ réflexion courte ]

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déroulement

Avant tout la conscience couvre un intervalle de temps, car si elle ne le faisait pas, nous ne pourrions avoir aucune connaissance de celui-ci, pas simplement une véritable méconnaissance mais aucune conception du tout à son sujet. Nous sommes donc obligés de dire que nous en sommes immédiatement conscients au travers d'un intervalle de temps infinitésimall.
En fait, cette conscience infimement déployée est le sentiment direct de son contenu comme étalé. Dans un intervalle infinitésimal, nous percevons directement la séquence temporelle de son début, son milieu et sa fin.... Or cet intervale est suivit par un autre, dont le début est le milieu du premier, et dont le milieu est la fin du premier. Nous avons ici une perception immédiate de la séquence temporelle de son début, de son milieu et de sa fin, ou disons, des deuxième, troisième et quatrième instants.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: The Law of Mind (1892) First published in The Monist Vol. II, No. 4 (July 1892

[ chronologie ] [ horizontalité ]

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subjectivité

La connaissance du bon et du mauvais n’est rien d’autre qu’un sentiment de joie ou de tristesse, en tant que nous en sommes conscients.

Auteur: Spinoza Baruch

Info: L'éthique

[ relativité ]

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faux-semblants

Si... la tromperie est fondamentale à la communication animale, il doit alors exister une forte sélection pour la repérer et celle-ci doit, à son tour, choisir un certain degré d'auto-illusion, rendant certains faits et motifs inconscients afin de ne pas trahir - par de subtils signes de la connaissance personnelle - la tromperie en cours. Conséquemment la vision conventionnelle selon laquelle la sélection naturelle favorise les systèmes nerveux qui produisent des images toujours plus précises du monde ne peut qu'être une vision bien naïve de l'évolution mentale.

Auteur: Trivers Robert

Info:

[ leurres ] [ simulacres ] [ feintes ] [ psychologie ]

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inconscient

[...] l’image de Dieu est l’expression d’une expérience sous-jacente de quelque chose que je ne peux pas atteindre avec des moyens intellectuels, c’est-à-dire par la connaissance scientifique, à moins de me livrer à une transgression irresponsable [...] Lorsque je dis que je n’ai pas besoin de croire en Dieu parce que je "sais", je veux dire par là que je sais ce qu’il en est des images de Dieu en général et en particulier. Je sais qu’il y va d’une expérience universelle et, dans la mesure où je ne suis pas moi-même une exception, je sais que j’ai moi aussi une telle expérience que je peux appeler Dieu… Cette étrange force qui se manifeste pour ou contre mes mouvements conscients m’est bien connue. C’est pourquoi je dis : "Je Le connais" Mais pourquoi devriez-vous appeler ce quelque chose "Dieu" ? Je répondrais : "Pourquoi pas ?" On l’a toujours appelé "Dieu".

Auteur: Jung Carl Gustav

Info: Dans sa "Correspondance", tome V, page 138

[ religion ] [ archétype ] [ mot-valise ]

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