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organisation humaine

Si les faits observés, dont l'exactitude est incontestable, ne correspondent à aucune des alternatives qu'il laisse ouvertes, le système lui-même a besoin d'être reconstruit.

Auteur: Parsons Talcott

Info: “The structure of social action: a study in social theory with special reference to a group of recent European writers” 1968

[ logique formelle ]

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Ajouté à la BD par miguel

méthode

Le but du jeu de la mise en scène est d'atteindre le centre de la pièce, d'atteindre son noeud. Je me souviens d'un cours de philosophie sur Kant. Tous les professeurs, traditionnellement, donnaient une bibliographie sur Kant, excepté un. A une élève surprise par sa méthode, ce professeur répondit : "Lisez Kant !" Pourquoi ne pas aller plus souvent au centre de l'objet plutôt que de tourner autour ? Plutôt que le commenter ? Plutôt que d'en parler ? L'air du temps veut qu'au lieu d'aller vers le centre de l'objet, on aille à la périphérie. C'est la mode. On fait des films sur le tournage d'un film, des spectacles sur la façon de faire des spectacles, au lieu de faire des films et des spectacles.
Je suis de ceux qui pensent que tout a déjà été dit. Il n'y a pas de thèmes nouveaux. Les médias, la presse pensent qu'il en existe. Mais le poète se désintéresse des thèmes, il se préoccupe de la forme. Il va au centre. Et le centre, c'est la langue. Le poète se demande comment une pièce est construite. Plus la pièce a de force, plus il est difficile d'en atteindre le centre. Et lorsqu'on croit l'avoir atteint, alors on peut reconstruire, redéplier, redéployer une idée, des images, du sens.

Auteur: Lagarce Jean-Luc

Info: Extrait d'un entretien avec Jean-Michel Potiron, dans la revue Europe janvier-février 2010.

[ analyse ] [ scénographie ]

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Ajouté à la BD par Bandini

rationalité

Le croyant est en effet placé entre deux impossibilités : impossibilité de croire au Dieu de la Révélation traditionnelle, impossibilité de croire au "Dieu des philosophes et des savants". Car, et c'est là la première et la plus définitive victoire du rationalisme physiciste, le croyant lui-même adhère suffisamment à la philosophie nouvelle pour se convaincre que le Dieu anthropomorphe ou cosmique de la lettre des Écritures n'est plus recevable en sa créance. Pour l'admettre, il lui faudrait précisément une autre philosophie, une métaphysique des degrés de réalité, à laquelle il a justement renoncé. Désormais la philosophie, c'est-à-dire la connaissance intelligible et synthétique, a définitivement déserté l'ordre du sacré et du religieux, et il doit être suffisamment évident que ce divorce ne peut être que mortel, mortel sans doute pour le religieux, mortel aussi pour le philosophe, nous le montrerons. Mais le croyant peut-il pour autant adhérer au "Dieu des philosophes et des savants" ? Certainement pas. Non pas, comme on le dit trop souvent, parce que sa foi exclurait la science : la foi abrahamique, juive, chrétienne, islamique, s'est parfaitement accommodée du Dieu de Platon et d'Aristote, pendant de nombreux siècles. Mais le "Dieu des philosophes et des savants", c'est le Dieu construit par une certaine philosophie et une certaine science, contre le Dieu des Écritures, dont la raison scientifique a montré l'impossibilité. La philosophie naturelle de Galilée ayant ruiné le fondement ontologique du symbolisme traditionnel, il ne lui reste plus qu'à élaborer, en lieu et place, un autre Dieu du cosmos : Dieu-Horloger, Mécanicien céleste que l'on réduit à la condition de cause première. Ce théisme abstrait n'est pas contraire à la raison. Il se présente même à elle comme la seule solution possible. Mais sa négation ou sa réfutation s'accorde également, quoique d'une autre manière, avec les exigences de la logique. La foi ne peut donc y trouver l'absolu dont elle a besoin. C'est pourquoi elle se sent profondément étrangère à ce Dieu rationnel et se réclame d'un autre Dieu, celui d'Abraham, d'Isaac, et de Jacob. Ce faisant, elle renonce à l'intellectualité sacrée, elle entérine le partage du champ théologique que la nouvelle philosophie religieuse a établi, et paraît même revendiquer pour elle l'obscurité de son engagement. Car le Dieu d'Abraham, c'est celui qui s'adresse à notre personne, Dieu de notre existence et de notre vie, qui parle, non pour enseigner la nature des choses, mais pour susciter notre liberté. Le Dieu du cosmos est rejeté, soit dans l'imaginaire d'une mythologie à jamais disparue, soit dans l'aliénation théoricienne d'une mensongère conceptualisation du divin. Penser Dieu, c'est le soumettre aux catégories de l'entendement, c'est nier son irréductible présence existentielle.

Auteur: Borella Jean

Info: La crise du symbolisme religieux, 1re partie, ch. II, art. 3, sect. 4, pp. 114-115, éd. L'Âge d'Homme, 1990

[ modernité ] [ intuition intellectuelle ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

période mythique

Tombouctou, bien que située au Mali, à l’embouchure du Niger, était autrefois considérée comme l’extrémité occidentale du Soudan, frontière symbolique qui pourrait s’expliquer par la fonction de carrefour culturel de ce lieu, point de jonction entre les deux zones qui nous intéressent : le Niger et le Soudan. Tombouctou, la "boucle du Niger", semble en effet avoir recueilli à différents niveaux l’héritage des cités-états antédiluviennes du royaume d’Ophir. C’est Léon l’Africain qui, le premier, fit une description de la "Cité Interdite" du Nord Mali, évoquant ses mosquées où l’on raconte qu’étaient conservés de précieux manuscrits arabes, et "des palais aux toits revêtus d’or". Idéalement située entre l’Afrique saharienne, arabo-berbère, et l’Afrique soudanaise, la ville s’est développé considérablement sous Kanga Moussa qui régna sur l’empire du Mali au XIVe siècle. Ce roi légendaire, qui tirait ses immenses revenus du commerce du sel et de l’or fut à l’origine de la construction de la plus grande mosquée de Tombouctou, celle de Djinguereber. Après avoir été dominée par les Touareg au XIVe siècle, la cité marchande se plaça ensuite sous la protection de l’empire Songhaï et multiplia les échanges avec les grands centres commerciaux, au point de regorger au XVe siècle d’articles de luxe venus de Venise ou d’Orient. Mais c’est surtout en profitant du développement qui a lieu au Soudan au XVe siècle, concomitant à notre Renaissance, que Tombouctou fut communément nommée "la Perle noire du désert". Ainsi, Léopold Ségar Senghor, écrivain sénégalais, affirmait que "ce n’est pas un hasard si le Songhaï, avec Tombouctou, sa principale ville, réalisa à la veille de la Renaissance européenne, la civilisation africaine la plus riche, sinon la plus brillante…". Aux XIVème et XVe siècles, la ville comptait jusqu’à 100 000 habitants, dont 25 000 étudiants. L’une de ses trois mosquées, la mosquée Sankoré, avec sa Madrasa célèbre (école coranique), aurait rayonné sur toute l’Afrique de l’Ouest avant d’être littéralement ensevelie sous les sables (c’est nous qui le soulignons). Jusqu’au XIXe siècle, Tombouctou n’était considérée par les occidentaux que comme une cité légendaire et imprenable, située dans un lieu "insaisissable", perdue au milieu du désert, description qui n’est pas sans nous évoquer les attributs propres à l’Agarttha ou à la Cité légendaire de Shambhala, qui sont toutes les deux des désignations particulières du Centre suprême occulté. Une légende tenace s’est par ailleurs développée à travers les siècles, affirmant que la "Cité interdite" ensevelie sous les sables du désert saharien abritait d’énormes quantités d’or. Si Tombouctou avait acquis ce caractère mythique, c’était principalement du à l’inaccessibilité de la ville ainsi qu’à l’abnégation et au courage que les pèlerins du passé étaient tenus de posséder s’ils désiraient être dignes de l’atteindre. Et parce qu’elle était réputée inaccessible, Tombouctou aurait pu tenir le rôle symbolique d’une Shambhala sub-saharienne dans l’esprit des voyageurs et des caravaniers. Comment aussi ne pas penser à l’Atlantide saharienne et tritonienne de Pierre Benoit ? Au XIXe siècle, Tombouctou n’était donc plus, aux yeux des explorateurs européens, qu’une cité perdue dans les sables jusqu’à ce que René Caillié réussisse à l’atteindre lors de l’une de ses explorations en 1829, où il décrivit un "amas de maisons en terre, mal construites" dans "des plaines immenses de sable mouvant…".

Auteur: Anonyme

Info: Dans "Les magiciens du nouveau siècle"

[ apogée ] [ islam ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

examiner

L'observation se scinde en deux parties qui, bien qu'elles aient théoriquement beaucoup en commun, sont quasiment de nature contraire. La première est une sorte d'induction subconsciente, par laquelle, en se focalisant à plusieurs reprises sur un objet, quelque élément de celui-ci acquiert une grande puissance associative, c'est-à-dire, qu'il a une tendance amplifiée à évoquer d'autres idées. L'autre part de l'observation consiste à avoir dans la conscience supérieure une idée plus ou moins construite jusqu'à ce que l'on perçoive qu'elle répond à l'objet de l'observation.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: Training in Reasoning. MS [R] 444. 1898

[ corroborer ] [ inspiration ] [ conforter ] [ idée préconçue ]

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Ajouté à la BD par miguel

existence

La vie est un phénomène sui generis, un fait primordial en soi, comme l'énergie. Coupez la chair ou le bois comme vous voulez, hachez-les dans tous les sens - vous ne pourrez trouver la vie elle-même, vous ne pouvez voir que ce qu'elle a construit de la poussière sans vie.

Auteur: Peattie Donald Culrose

Info:

[ définie ]

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différenciation

Voyez-vous, l'inconscient a son histoire, il n'est pas toujours le même. Au début, il est dans une situation absolument naturelle, comme celle de l'animal; il est un élan qui se nie lui-même, il est à la fois oui et non, bon et mauvais, lumineux et obscur, il est le jeu éternel de la nature qui construit et qui défait. Chaque automne, la nature détruit tout ce qu'elle a créé au cours de l'année, et au printemps suivant elle recommence tout. Cependant, il existe un petit facteur particulièrement dérangeant, même dans l'inconscient naturel, c'est le germe de l'individuel, la petite graine du Soi, comme une étincelle de lumière qui permet que la conscience advienne.

Auteur: Jung Carl Gustav

Info: Dans "L'analyse des visions"

[ pléromatique ] [ incarnation ] [ Shiva ] [ subconscient ]

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Mis dans la chaine

punition/récompense

C’est pourquoi il est important de maîtriser ses pensées, son comportement, ses intentions, d’être authentique et d’avoir un état d’esprit positif et ouvert sur le long terme, car c’est à partir de cette ouverture que votre télécommande construit progressivement votre futur, là où il n’est pas encore configuré. Si par contre votre connexion entre l’esprit et le mental est coupée, alors il faut vous attendre à traverser des périodes avec des souffrances à la clé.

Auteur: Guillemant Philippe

Info: Dans "La route du temps" page 306

[ développement personnel ] [ volontarisme ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

temps

L’homme ne crée rien, il ne fait que choisir ce qui est créé, et encore : seulement dans le sens du futur. Dans le sens du passé, l’univers se crée tout seul, sans avoir besoin d’observateurs. Sinon, comment expliquerais-tu la création du soleil, à une époque où personne ne pouvait y assister ? Ecoute bien : il y a quelques années tu t’es fait mal au genou en tombant, mais tu ne t’en souviens plus. Comme personne ne t’a vu tomber, ou te plaindre, et que ton genou a guéri toutes ses séquelles, le passé reconstruit par ta Loi de Convergence des Parties est "passé" à côté du fait que tu sois tombé ! Dans ce nouveau passé, tu n’es donc pas tombé du tout, et ce rappel que je t’en fais maintenant n’est pas une trace à prendre en compte, car je ne suis pas un acteur de ton monde.

Auteur: Guillemant Philippe

Info: Dans "La route du temps" page 284

[ mouvant ] [ tiré par les cheveux ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

bon conseil

[…]" Ne vous en approchez pas. Un enfant en ferait autant."
Qu’est-ce que ça peut lui faire, que ce soient des escrocs, s’ils lui procurent du plaisir ? Qu’est-ce que ça peut lui faire, qu’ils ne sachent pas dessiner ? Cimabue savait-il dessiner ? Qu’est-ce que ça veut dire : savoir dessiner ? Qu’est-ce que ça peut lui faire, que les enfants puissent en faire autant ? Qu’ils en fassent autant. Ce sera merveilleux. Qu’est-ce qui les en empêche ? Leurs parents peut-être. Ou n’en auraient-ils pas le temps ?

Auteur: Beckett Samuel

Info: Le monde et le pantalon: Suivi de Peintres de l'empêchement

[ déconstruit ] [ mise en garde démantelée ] [ spontanéité ]

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Ajouté à la BD par miguel