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citoyens

La masse des hommes sert ainsi l’État, non point en humains, mais en machines avec leur corps. C’est eux l’armée permanente, et la milice, les geôliers, les gendarmes, la force publique, etc. La plupart du temps sans exercer du tout leur libre jugement ou leur sens moral ; au contraire, ils se ravalent au niveau du bois, de la terre et des pierres et on doit pouvoir fabriquer de ces automates qui rendront le même service. Ceux-là ne commandent pas plus le respect qu’un bonhomme de paille ou une motte de terre. Ils ont la même valeur marchande que des chevaux et des chiens. Et pourtant on les tient généralement pour de bons citoyens. D’autres, comme la plupart des législateurs, des politiciens, des juristes, des ministres et des fonctionnaires, servent surtout l’État avec leur intellect et, comme ils font rarement de distinctions morales, il arrive que sans le vouloir, ils servent le Démon aussi bien que Dieu. Une élite, les héros, les patriotes, les martyrs, les réformateurs au sens noble du terme, et des hommes, mettent aussi leur conscience au service de l’État et en viennent forcément, pour la plupart à lui résister. Ils sont couramment traités par lui en ennemis.

Auteur: Thoreau Henry David

Info: La Désobéissance civile (1849)

[ fonctionnaires ] [ innovateurs ] [ hérétiques ]

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rationalisme

Comme nous l’avons fait remarquer en diverses occasions des phénomènes semblables peuvent procéder de causes entièrement différentes; c’est pourquoi les phénomènes en eux-mêmes, qui ne sont que de simples apparences extérieures, ne peuvent jamais être considérés comme constituant réellement la preuve de la vérité d’une doctrine ou d’une théorie quelconque, contrairement aux illusions que se fait à cet égard l’"expérimentalisme" moderne. Il en est de même en ce qui concerne les actions humaines, qui d’ailleurs sont aussi des phénomènes d’un certain genre: les mêmes actions, ou, pour parler plus exactement, des actions indiscernables extérieurement les unes des autres, peuvent répondre à des intentions très diverses chez ceux qui les accomplissent; et même, plus généralement, deux individus peuvent agir d’une façon similaire dans presque toutes les circonstances de leur vie, tout en se plaçant, pour régler leur conduite, à des points de vue qui en réalité n’ont à peu près rien de commun.

Auteur: Guénon René

Info: Initiation et réalisation spirituelle

[ illusion analogique ]

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perdu

Qui désespère veut, dans son désespoir, être lui-même. Mais alors, c’est qu’il ne veut pas se débarrasser de son moi ? En apparence, non ; mais à y regarder de près, on retrouve bien toujours la même contradiction. Ce moi, que ce désespéré veut être, est un moi qu’il n’est point (car vouloir être le moi qu’il est véritablement, c’est le contraire même du désespoir), ce qu’il veut, en effet, c’est détacher son moi de son auteur.

Auteur: Kierkegaard Søren Aabye

Info: Traité du désespoir

[ insatisfaction de soi ] [ frustration ]

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papes

Léon XIII qui fut une grande intelligence, dans toute la force du terme, mais un terrible Italien ne croyant qu’aux combinaisons plus ou moins souterraines, exclusivement préoccupé de stratégies diplomatiques, casse le dernier ressort de la France conservatrice, en obligeant les catholiques à se rallier. Peu inspiré par l’Esprit saint, il ne se rend pas compte que sous le nom de République, c’est le vieil ennemi de l’Eglise, l’irréductible secte satanique qui l’assaille. Il fait, lui, le Vicaire de Dieu, pacte avec le Démon. Les résultats, nous les connaissons.
Il meurt. Pie X lui succède. Et c’est juste le contraire qui se produit. Ce sont les gaffes en sens inverse qui pleuvent.

Auteur: Huysmans Joris-Karl

Info: Dans "Les rêveries d'un croyant grincheux", pages 19-20

[ Eglise-Etat ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

imago dei

Certes, on est convaincu que nous sommes à un tournant important des âges, mais on pense que ce tournant est suscité par la fission ou la fusion de l’atome, ou par les fusées interplanétaires. On demeure aveugle, comme d’habitude, à ce qui, en même temps, se déroule dans l’âme humaine.
Dans la mesure où l’image de Dieu est, psychologiquement parlant, une illustration et une manifestation des tréfonds de l’âme, et dans la mesure où celle-ci commence à devenir consciente sous forme d’une profonde dissociation qui s’étend jusque dans la politique mondiale, une compensation psychique se signale petit à petit à l’attention. Elle se manifeste par des images unitaires, petits disques apparaissant spontanément, qui représentent une synthèse des contrastes situés à l’intérieur de l’âme. C’est de cela qu’il faut rapprocher la rumeur mondiale des Unidentified Flying Objets (U.F.O.), appelés couramment "soucoupes volantes", qui apparurent pour la première fois en 1945. Cette rumeur repose soit sur des visions, soit sur certaines réalités. Ces "objets non identifiés" sont interprétés comme étant des machines volantes, dont on suppose qu’elles émanent d’autres planètes, ou même de la "quatrième dimension".
Voici plus de quarante ans (1918), j’ai découvert l’existence d’un symbole apparemment central au cours de mes recherches sur l’inconscient collectif ; le symbole du mandala. Pour être sûr de mon fait, j’ai accumulé pendant plus d’une décennie d’autres observations avant de publier, en 1929, ma découverte. Le mandala est une image archétypique dont l’existence est vérifiable à travers siècles et millénaires. Il désigne la totalité du Soi, ou illustre la totalité des assises de l’âme – mythiquement parlant, la manifestation de la divinité incarnée en l’homme. En opposition au mandala de Boehme, le mandala moderne vise l’unité, c’est-à-dire qu’il représente une compensation de la faille, voir son dépassement anticipé. Comme ce processus a lieu dans l’inconscient collectif, il se manifeste partout.
Dans la mesure où le traitement analytique rend l’ombre consciente, il crée une faille et une tension entre les contraires qui, à leur tour, cherchent à s’équilibrer en une unité. Ce sont des symboles qui opèrent la liaison. La confrontation des contraires touche à la limite du supportable lorsqu’on prend cette confrontation au sérieux ou lorsqu’on est pris au sérieux par les contraires eux-mêmes. Le tertium non datur – il n’est pas donné de troisième terme – de la logique se confirme : on est incapable d’entrevoir une troisième solution.
Cependant, quand tout se passe bien, cette troisième solution se présente spontanément, de par la nature même. Elle est alors – et alors seulement – convaincante. Elle est ressentie comme étant ce qu’on appelle la "grâce". La solution naissant de la confrontation et de la lutte des contraires est le plus souvent constituée d’un mélange inextricable de données conscientes et inconscientes, et c’est pourquoi on peut la dire un "symbole" (une pièce de monnaie coupée en deux dont les moitiés s’encastrent exactement). Cette solution représente le résultat de la coopération du conscient et de l’inconscient ; elle atteint à l’analogie avec l’image de Dieu, sous forme de mandala, qui est sans doute l’esquisse la plus simple d’une représentation de la totalité, et elle s’offre spontanément à l’imagination pour figurer les contraires, leur lutte et leur conciliation en nous. La confrontation, qui est d’abord purement de nature personnelle, s’accompagne de la tension subjective en soi-même entre les opposés n’est, en toute généralité, qu’un cas d’espèce dans les tensions conflictuelles du monde.
Car notre psyché est structurée à l’image de la structure du monde, et ce qui se passe en grand se produit aussi dans la dimension la plus infime et la plus subjective de l’âme. C’est pourquoi l’image de Dieu est toujours une projection de l’expérience intérieure vécue lors de la confrontation avec un vis-à-vis très puissant. Celui-ci est figuré par des objets dont l’expérience intérieure est issue et qui, à partir de là, ont gardé une signification numineuse ; ou il est caractérisé par sa numinosité et la force subjuguante de celle-ci. Dans ce dernier cas, l’imagination se libère du simple plan de l’objet et tente d’esquisser l’image d’une entité invisible existant derrière les apparences. Je pense ici à la plus simple des formes fondamentales du mandala, la circonférence, et au partage du cercle le plus simple (mentalement) : le carré ou la croix.

Auteur: Jung Carl Gustav

Info: Dans "Ma vie"

[ psychologie analytique ]

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confrontation

Pour de nombreuses personnes, s’éveiller à sa vraie nature revient à traverser les épreuves de la vie sans blessures. Rien n’est plus faux. L’Éveil n’a jamais consisté à protéger l’homme de son karma, mais au contraire à faire de ce karma l’occasion de l’Éveil. Dit autrement, l’Éveil est un processus dynamique qui se développe face aux épreuves de le vie. C’est le sens de la formule – attribuée à Bodhidharma – "tomber sept fois et se relever huit".

Auteur: Dumè Antoni

Info: Publication facebook du 3.03.20

[ préjugés ] [ explication ] [ initiatique ]

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femmes-par-homme

Aussi longtemps que la femme reste dans son état naturel, toute forme d'alphabétisation ou de sagesse est contraire à ses dispositions.

Auteur: Huarte Juan de San Juan

Info:

[ inférieures ] [ différentes ]

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quête duale

De par sa nature différente la théologie diffère de la science à bien des égards. Un Dieu conceptualisé ne peut être testé au contraire du monde physique impersonnel qu'on peut bidouiller et soumettre à des enquêtes expérimentales. Science et théologie ont cependant en commun que chacune peut être, et doit être défendue, comme un mode d'investigation de nos existences, la recherche d'une compréhension toujours meilleure de ce qui constitue notre réalité.

Auteur: Polkinghorne John

Info:

[ rationalisme ] [ religion ] [ logique ] [ croyances ]

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ésotérisme

[…] chaque Nom réfère au Dieu qui se montre à et par l’Imagination théophanique. S’arrêter à la pluralité, c’est être avec les Noms divins et avec les Noms du monde. S’arrêter à l’unité du Dénommé, c’est être avec l’Être divin sous l’aspect de son Soi (dhât) indépendant du monde et des relations de ses Noms avec les Noms du monde. Mais les deux stations sont également nécessaires et conditionnées l’une pour l’autre. Refuser la première, c’est oublier que l’Être divin ne se révèle à nous que sous les configurations de l’Imagination théophanique, laquelle donne une réalité effective à ces Noms divins dont la tristesse aspirait à des êtres concrets en qui investir leur activité, et qu’ils feraient être ce qu’ils étaient, êtres grâce auxquels et pour lesquels ces Noms figureraient alors comme autant d’hypostases, écloses au pluriel qui les désigne comme "les Seigneurs". Mais manquer la seconde des deux stations, c’est ne plus percevoir l’unité dans la pluralité. En revanche s’arrêter simultanément aux deux, c’est être enfin équidistant du polythéisme et du monothéisme monolithique, abstrait et unilatéral. Reconnaître la pluralité qui s’attache à l’Imagination, ce n’est ni la dévaloriser ni prétendre l’annuler, mais au contraire la fonder.

Auteur: Corbin Henry

Info: Dans "L'imagination créatrice dans le soufisme d'Ibn'Arabî", page 207

[ création récurrente ]

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vacuité

La volonté, dans le Zen, est l'équivalent de la nature de Bouddha. Ce point est très mal compris. En effet, la volonté est régulièrement confondue avec le désir égotique, l'un des douze liens interdépendants qui enchaînent l'homme en samsara. Et de fait, en corollaire, certains zenistes font l'éloge de la philosophie du "non-agir" (wu-wei en chinois), comme si celle-ci était la voie du Zen. Or, outre que wu-wei est une pratique taoïste, l'inaction est tout à fait contraire à la pratique et à l'esprit du Zen.

Encore faut-il comprendre ce qu'est l'action, et plus précisément l'Action juste. L'Action juste est l'activité du Bouddha. Cette activité prend donc sa source dans sa nature de Bouddha et ne peut donc être une activité égotique. Penser le contraire revient encore, bien qu'on s'en défende, à croire à l'existence d'un ego. Or, la base du Zen est l'anatman, c'est-à-dire l'absence d'existence en soi d'un ego ou d'un esprit ou encore d'une âme. Comment, ce qui n'a aucune existence en soi pourrait-il décider, agir, et même penser ? C'est absurde.

Auteur: Dumè Antoni

Info: Publication facebook du 23.02.19

[ non-dualité ] [ allocentrisme ]

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