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pouvoir

Malgré tout, elle tentait de leur inculquer un minimum de principes moraux, mais c'était difficilement crédible dans une société où les repères positifs avaient tendance à disparaître, où l'on voyait des hommes politiques condamnés pour toutes sortes de malversations et où les religions ne savaient plus prêcher que la haine et l'intolérance... Comment expliquer à son fils qu'il devait se comporter en être sensible dans une société de brutes ? Par quels moyens en faire un être humain dans un monde qui se déshumanisait chaque jour un peu plus ?

Auteur: Gallerne Gilbert

Info: Le prix de l'angoisse

[ modèle ]

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pragmatisme

Les physiciens sont trop portés à chercher les mauvaises généralisations, à concocter des modèles théoriques trop nets, trop puissants et trop propres. Il n'est pas surprenant de constater qu'ils s'accommodent difficilement des données. Pour produire une très bonne théorie biologique, il faut essayer de regarder au-delà du désordre produits par l'évolution, vers les mécanismes de base. Ce qui semble être un processus désespérément compliqué pour les physiciens pourrait bien être ce que la nature a trouvé de plus simple, parce qu'elle ne pouvait s'appuyer sur ce qui existait déjà.

Auteur: Crick Francis Harry Compton

Info: What Mad Pursuit?: A Personal View of Scientifi c Discovery (p. 139) Basic Books, Inc. New York, New York, USA. 1988

[ évolution du vivant ]

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Ajouté à la BD par miguel

enfumage

Pour faciliter la vie, c’est-à-dire les mensonges, des savants élus par les maîtres de ce système, on a découvert l’utilité de changer aussi les mesures, de les varier selon un plus grand nombre de points de vue, les raffiner afin de pouvoir jongler, selon les cas, avec plusieurs de ces chiffres difficilement convertibles. C’est ainsi que l’on peut disposer, pour évaluer la radioactivité, des unités de mesure suivantes : le curie, le becquerel, le röntgen, le rad, alias centigray, le rem, sans oublier le facile millirad et le sivert, qui n’est autre qu’une pièce de 100 rems.

Auteur: Debord Guy

Info: Commentaires sur La société du spectacle

[ propagande ] [ complexification ]

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ennui

Le quotidien fait le bourgeois. Il se fait partout ; toutefois le quotidien de l'un peut désorienter jusqu'à la mort l'homme de l'autre quotidien, c'est-à-dire l'étranger, ce quotidien fût-il le plus banal, le plus gris, le plus monotone pour l'indigène.
Dans le quotidien de ce pays, il y a l'issang. Vous passez dans l'herbe humide. Ça vous démange bientôt. Ils sont déjà vingt à vos pieds, visibles difficilement, sauf à la loupe, petits points rouges mais plus roses que le sang.
Trois semaines après, vous n'êtes plus qu'une plaie jusqu'au genou, avec une vingtaine d'entonnoirs d'un centimètre et demi et purulents.
Vous vous désespérez, vous jurez, vous vous infectez, vous réclamez du tigre, du puma, mais on ne vous donne que du quotidien.

Auteur: Michaux Henri

Info: Ecuador, oeuvres complètes, tome 1, Gallimard, p. 228

[ déprime ] [ poésie ]

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fermeture

Il n'a donc pas manqué d'arriver que l'activité du chercheur individuel a dû se réduire à un secteur de plus en plus limité de l'ensemble de la science. Mais il y a encore pire : il résulte de cette spécialisation que la simple intelligence générale de cet ensemble, sans laquelle le véritable esprit de recherches doit nécessairement s'attiédir, parvient de plus en plus difficilement à se maintenir à hauteur du progrès scientifique. Il se crée une situation analogue à celle qui dans la Bible est représentée symboliquement par l'histoire de la Tour de Babel. Quiconque fait des recherches sérieuses ressent douloureusement cette limitation involontaire à un cercle de plus en plus étroit de l'entendement, qui menace de priver le savant des grandes perspectives et de le rabaisser au rang de manoeuvre.

Auteur: Einstein Albert

Info: Comment je vois le monde

[ sciences ]

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femmes-hommes

''Il ne me parle plus d'amour'' : mot de femmes, désespoir de femmes. La survalorisation féminine de l'amour a pour corrélat la ''longue plainte des femmes en mal d'amour'', les défilés de récriminations à l'endroit des hommes accusés d'être égoïstes, de manquer de romantisme, de ne pas extérioriser leurs sentiments, de négliger la vie affective au profit du travail professionnel. (…) Parce que les hommes ne sont pas socialisés au romanesque, ils s'accommodent plus facilement des relations plus ''routinières'', d'une moindre théâtralisation des sentiments. Les femmes vivent plus difficilement le manque de mots d'amour, le déficit de sentimentalité ; elles rêvent plus que les hommes de connaître le grand amour et reprochent aux hommes, fréquemment, de se protéger, de fuir, de ne pas se donner pleinement. La culture égalitaire n'a pas réussi à rendre similaires les exigences amoureuses des deux sexes.

Auteur: Lipovetsky Gilles

Info: La troisième femme : Permanence et révolution du féminin

[ décalés ]

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expression détournée

Dans le discours normatif, la notion que le symptôme puisse persister à cause de sa fonction utilitaire est proprement scandaleuse. Freud ne l’ignorait pas, il courait le risque d’être perçu comme un cynique. Néanmoins, son constat était fondé sur sa très longue expérience clinique. Dès l’article de 1913 sur le début du traitement, il notait que le pauvre ne se laisse que difficilement arracher de sa névrose car celle-ci lui rend de trop bons services dans son combat pour l’auto-affirmation. Ce bénéfice secondaire fait obstacle à la thérapie analytique dans la mesure où la névrose contribue au maintien dans le lien social en évitant l’exclusion et le jugement dépréciatif des autres : "La pitié que les hommes ont refusée à sa détresse matérielle, il la revendique à présent au titre de sa névrose et il peut même s’affranchir de l’exigence de combattre sa pauvreté par le travail." [Freud, Sur l'engagement du traitement].

Auteur: Sokolowsky Laura

Info: Dans "Lacan quotidien", n°823

[ individuation ] [ complaisance ] [ inconscient ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

source

Ce jour-là nous subissions les activités sauvageonnes des enfants et de leurs amis. Jeunes excités en mal d'existence avérée, c'est à dire d'une existence confortée par la réaction témoin - courroucée ou pas - de l'adulte pris en otage-spectateur-cible. Qui a d'ailleurs tout intérêt à se montrer le plus aimable, poli et positif possible quand son attention est sollicitée encore plus précisément avec force et insistance parce qu'une telle énergie se double - ou se triple - facilement d'effets collatéraux difficilement maîtrisables, donc certainement désagréables vu le culot revanchard impétueux dont peuvent faire preuve les énergumènes. Cet agacement dissimulé est malgré tout tempéré parce qu'on garde, tout au fond de nous, un infime reliquat d'indulgence pour les emplâtres gesticulants et bruyants qui tentent de nous occuper attention et champ de vision. Bienveillance induite par la simple mémoire d'actes similaires accomplis à un âge identique - ou approchant. Nous fûmes à peu près les mêmes.

Auteur: MG

Info: 1998

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silence

Pour lui la vraie vie était le bruit de la nature. Principalement parce que celle de la campagne n'en fait pas, ou si peu... en tous cas pas dérangeant. Seul le tonnerre aurait pu être susceptible de le sortir de ses occupations méditatives. Et encore. C'est pour cela qu'il supportait de moins en moins la présence des hommes, leurs voitures, avions, tracteurs... hurlements des foules dans les stades, cris-ordres adressés aux enfants ou aux chiens, commérages-babillages juste entretenus par convenance, par peur de la vacuité, pour faire baisser la tension, parce qu'il était difficilement soutenable de rester avec quelqu'un sans parler. Ah ! Partager son mutisme avec des inconnus, voilà une nouvelle religion à développer. Pourquoi toute cette gêne ? Il pensait souvent à cette phrase de Max Frisch : "Parmi les minutes les plus heureuses que je connaisse il y a celles où je viens de quitter les gens, les gens, pour moi, c'est une corvée".

Auteur: Mg

Info: 10 aout 2013

[ tranquillité ] [ rapports humains ]

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cadavre

La cloison bâbord était bosselée là où avaient ricoché sur elle des fragments de la cloison tribord ; on distinguait toutefois difficilement ces marques en raison des taches de sang qui les recouvraient. On aurait dit qu'un malade mental armé d'un pulvérisateur chargé de sang avait été interrompu alors qu'il n'avait repeint le couloir qu'à moitié, en se servant de lambeaux de chair humaine et d'éclats d'os pour donner de la texture à son travail. Des membres tranchés, des torses fracassés, des doigts, des morceaux d'uniformes, une botte intacte renfermant encore le pied de son propriétaire, une tête humaine appuyé contre l'issue de secours à l'instar d'un ballon de basket oublié.... Et, pis que tout, le cadavre tordu d'un homme à l'évidence grièvement blessé mais pas tué net quand ses deux jambes s'étaient trouvées pulvérisées. Un homme dont les poumons perforés lui avaient fait vomir du sang par la bouche et le nez, et dont les doigts avaient griffé le pont tandis que la coursive se dépressurisait autour de lui.

Auteur: Weber David

Info: L'Univers d'Honor Harrington, L'Ombre de Saganami 1

[ gore ]

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