Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Derniers ajouts !! cliquez sur GO. Dictionnaire analogique intriqué pour extraits. Recherche mots ou phrases tous azimuts.  Aussi outil de réflexion communautaire. EXEMPLES. Insérer une citationPunchlinesChainesHumourRéparties, etc. ATTENTION, faire un&n... Lire la suite >>
Résultat(s): 11
Temps de recherche: 0.07s

factualisme

Eût-il été seulement un théologien passionné, Occam ne nous aurait laissé qu’un brillant exemple de théologisme, mais il était en même temps un fin logicien et un philosophe lucide, dont l’esprit ne concevait pas une philosophie en décalage avec sa théologie. De fait, en plus de cela, il fut ce grand propagandiste dont les doctrines politiques, profondément ancrée dans sa théologie, devaient faire trembler les hautes structures de la Chrétienté médiévale. Comme philosophe, cependant, ce fut le privilège d’Occam que de relâcher dans le monde ce que je pense être le premier cas connu d’une nouvelle maladie intellectuelle. On ne saurait la décrire comme un scepticisme, puisqu’elle va souvent de pair avec une dévotion sans réserve à la promotion du savoir scientifique. Le positivisme ne serait pas un meilleur nom, puisqu’elle est principalement faite de négations. Il serait plus satisfaisant de l'appeler empirisme radical, si son problème principal n’était pas précisément de ne pas rechercher dans l’expérience ce qui rend l’expérience elle-même possible. Puisque cette maladie contagieuse est particulièrement commune chez les scientifiques d’aujourd’hui, on pourrait être tenté de la nommer “scientisme”, si nous oubliions le fait que sa première conséquence est de détruire, avec la rationalité de la science, sa possibilité elle-même.

Auteur: Gilson Etienne

Info: The Unity of Philosophical Experience (1950), p. 86

[ coupure épistémologique ] [ naissance de l'esprit scientifique moderne ] [ historique ]

Commenter

Ajouté à la BD par Coli Masson
Mis dans la chaine

nécessité

Le philosophe produit des idées, le poète des poèmes, l’ecclésiastique des sermons, Le professeur des traités… Le criminel produit des crimes.

Si on regarde de plus près les rapports qui existent entre cette dernière branche de production et la société dans son ensemble, on reviendra de bien des préjugés.

Le criminel ne produit pas que des crimes : c’est lui qui produit le droit pénal, donc le Professeur de droit pénal, et donc l’inévitable traité dans lequel le professeur consigne ses cours afin de les mettre sur le marché en tant que "marchandise".

Il en résulte une augmentation de la richesse nationale, sans parler de la satisfaction intérieure que selon le professeur Roscher, témoin autorisé, le manuscrit du traité procure à son auteur.

Plus : le criminel produit tout l’appareil policier et judiciaire : gendarmes, juges, bourreaux, jurés, etc., et tous ces divers métiers, qui constituent autant de catégories de la division sociale du travail, développent différentes facultés de l’esprit humain et créent en même temps de nouveaux besoins et de nouveaux moyens de les satisfaire.

La torture, à elle seule, a engendré les trouvailles mécaniques les plus ingénieuses, dont la Production procure de l’ouvrage à une foule d’honnêtes artisans.

Le criminel crée une sensation qui participe de la morale et du tragique, et ce faisant il fournit un « service » en remuant les sentiments moraux et esthétiques du public.

Il ne produit pas que des traités de droit pénal, des codes pénaux et, partant, des législateurs de droit pénal : il produit aussi de l’art, des belles-lettres, voire des tragédies, témoins non seulement La Faute de Müllner et Les Brigands de Schiller mais aussi Œdipe et Richard III.

Le criminel brise la monotonie et la sécurité quotidienne de la vie bourgeoise, la mettant ainsi à l’abri de la stagnation et suscitant cette incessante tension et agitation sans laquelle l’aiguillon de la concurrence elle-même s’émousserait. Il stimule ainsi les forces productives.

En même temps que le crime retire du marché du travail une part de la population en surnombre et qu’il réduit ainsi la concurrence entre travailleurs et contribue à empêcher les salaires de tomber au-dessous du minimum.

La lutte contre la criminalité absorbe une autre partie de cette même population. Ainsi le criminel opère une de ces "compensations" naturelles qui créent l’équilibre et suscitent une multitude de métiers « utiles ».

On peut démontrer par le détail l’influence qu’exerce le criminel sur le développement de la force productive :

- Faute de voleurs, les serrures fussent-elles parvenues à leur stade actuel de perfection ?

- Faute de faux-monnayeurs, la fabrication des billets de banque ?

- Faute de fraudeurs, le microscope eût-il pénétré les sphères du commerce ordinaire (voir Babbage) ?

La chimie appliquée ne doit-elle pas autant aux tromperies et à leur répression qu’aux efforts Légitimes pour améliorer la production ?

En trouvant sans cesse de nouveaux moyens de s’attaquer à la propriété, le crime fait naître sans cesse de nouveaux moyens de la défendre, de sorte qu’il donne à la mécanisation une impulsion tout aussi productive que celle qui résulte des grèves.

En dehors du domaine du crime privé, le marché mondial serait-il né sans crimes nationaux ?

Et les nations elles-mêmes ?

Et depuis Adam, l’arbre du péché n’est-il pas en même temps l’arbre de la science ?

Auteur: Marx Karl

Info:

[ croissance économique ] [ développement culturel ] [ paradoxe ] [ ironie ] [ causes-effets ] [ justification ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

nature

Comme si l'essentiel n'eût pas été la terre, la belle terre toujours la même, avec sa parure d'herbes, de ciel, d'arbres et d'eaux. La terre amie sur laquelle on peut vivre quoi qu'il advienne. Comment les autres ne le sentaient-ils pas ? Leur eût-il fallu en être privés comme l'était Julia pour découvrir cette vérité aveuglante que seul compte ce que l'on reçoit d'elle ; que les régimes passent aussi vite que les hommes, au regard du Temps ; et qu'elle demeure la seule certitude palpable d'éternité que nous ayons, la seule mesure que nous puissions en prendre ?

Auteur: Barbier Elisabeth

Info: Les gens de Mogador, tome 1 : Julia Vernet 1re partie

[ amour ]

Commenter

Commentaires: 0

suicide

Tout homme a le droit de sortir d'un lieu où il a été introduit par surprise. Et même y eût-il donné son assentiment, ce droit lui resterait acquis. En recevant la vie, personne ne s'est engagé à vivre.

Auteur: Dumur Louis

Info: Petits aphorismes, Sur la mort, 11, p.31, Mercure de France T. 7, Janvier 1893

[ liberté ]

Commenter

Commentaires: 0

subjonctif

Certes, vous le pûtes, mais pour que je le reçusse, encore eût-il fallu que vous le conçussiez.

Auteur: Bouissière Alain

Info: le bar du s...

[ vulgarité ]

Commenter

Commentaires: 0

langue française

Encore eût-il fallu que je l'oignasse.

Auteur: Baffie Laurent

Info: au cours d'un canular téléphonique, demande qu'on lui donne le subjonctif imparfait du verbe oindre, et devant l'impuissance désolée de son interlocuteur lui délivre doctement cette réponse

[ subjonctif ]

Commenter

Commentaires: 0

subjonctif

Eût-il vraiment fallu que je vous rencontrasse
Et que de vos beaux yeux vous me regardassiez
Eût-il vraiment fallu que vous persistassiez
Et qu'entre vos doux bras, seul, je m'abandonnasse ?

Était-il nécessaire au fond que je restasse
Sans qu'il fût jamais dit que vous me retinssiez ?
N'eût-il pas convenu que vous me plaignissiez
Avant qu'à vos appas inconscients je cédasse ?

Vous fûtes mienne avant que la nuit ne finît
Que le ciel s'éclairât et que le jour pâlît
Quelque blasé coriace et fort que je me crusse

Je ne pus regretter que nous nous connussions.
Vous gagnâtes mon coeur presque et quoique j'en eusse
Il s'en fallut de peu que nous nous aimassions.

En toute sympathie.

Auteur: Peter J. C.

Info: Bouissière A., Le bar du s...

[ poème ]

Commenter

Commentaires: 0

subjonctif

Encore eût-il fallu que les Espagnols se tapassent.

Auteur: Internet

Info:

[ humour ]

Commenter

Commentaires: 0

subjonctif

Encore eût-il fallu que tu pusses protéger ton chien de la vermine.

Auteur: Internet

Info:

Commenter

Commentaires: 0

Préhistoriques

A peine eût-il inventé le gourdin, que l'homme de Cro-Magnon songeait aussitôt à en foutre un coup sur la gueule de la femme de Cro-Magnonne qui refusait de lui avouer l'âge de Pierre.

Auteur: Desproges Pierre

Info:

[ femmes-hommes ] [ humour ]

Commenter

Commentaires: 0