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imagination

Un jour je m'étais amusé à effeuiller une branche de saule sur un ruisseau, et à attacher une idée à chaque feuille que le courant entraînait.

Auteur: Chateaubriand

Info: voir aussi Tastu Amable

[ enfance ]

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lecture

Elle découvrait également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu.

Auteur: Bennett Alan

Info: La Reine des lectrices

[ drogue ]

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vieillir

L'Amérique n'avait aucune limite, hormis celles qu'un homme s'imposait. Le passé que Clenchfield aimait tant n'existait pas ici. Le présent qu'il s'efforçait de maintenir équilibré et exact, au prix de gros efforts, serait bientôt un lendemain mort. Quand un homme s'attachait à une époque, celle-ci, qui ne cessait de reculer dans la nuit des temps, l'entraînait avec lui jusqu'à ce que l'un et l'autre soient morts et oubliés.

Auteur: Haycox Ernest

Info: Le Passage du canyon

[ conservatisme ] [ décalage ] [ glissement ]

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déclin

Le délabrement de la tour constituait un modèle du monde vers lequel les entraînait l'avenir : un paysage au-delà de la technologie , où chaque chose tombait en ruine, ou bien de façon plus ambiguë, participait à des combinaisons inattendues et pourtant plus riches de sens. Laing réfléchit sur ce point - parfois, il lui semblait difficile de ne pas croire qu'ils vivaient dans un futur qui était déjà arrivé et avait épuisé ses possibilités.

Auteur: Ballard James Graham

Info: IGH, p.171

[ science-fiction ] [ décadence ]

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femmes-par-hommes

La seule fille en chair et en os était une athlète qui s'entraînait à la course de montagne : nous la voyions grimper le long du sentier avec nos jumelles, nous en commentions les formes, espérant qu'elle s'arrêterait au moins une fois prendre un café. Au lieu de cela, elle arrivait au col, touchait le mur du refuge, tournait les talons et redescendait aussitôt, fugace comme toute manifestions de la beauté. Les formes que prenait son retour étaient aussi enchanteresses mais bien plus mélancoliques qu'à l'aller.

Auteur: Cognetti Paolo

Info: Le garçon sauvage : Carnet de montagne

[ adolescence ] [ émerveillement ]

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animal

Bizarrement, le garçon-rat me fait penser à l'ours que j'avais vu un jour avec le père Timothy sur Connaught Place. Il portait un collier serré autour du cou et un masque noir sur le museau. Son propriétaire le poussait avec une canne pointue, et il se levait sur les pattes arrière pour saluer le public massé autour de lui. Les gens lui jetaient alors des pièces. Le propriétaire ramassait l'argent et l'entraînait avec lui pour un nouveau spectacle. J'avais été frappé par le regard de l'ours ; il semblait si triste que j'avais demandé au père Timothy :
- Est-ce que les ours pleurent ?

Auteur: Swarup Vikas

Info: Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, Belfond, p.112

[ torture ]

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littérature

On ne décrivait pas Cendrars. On le subissait, on se laissait envahir, cahoter, submerger par le bouillonnement où il vous entraînait. Avec les mots à soi, on ne faisait que l'effleurer. On l'aurait écouter pendant des jours et des mois. Son crâne était une mappemonde, son coeur, l'univers.
Je me souviens lui avoir dit: "Blaise, il y en a qui assurent que vous mentez tellement qu'on ne peut même pas croire le contraire de ce que vous dites. Mais entre nous, le Transsibérien, vous n'y êtes jamais monté?"
Il m'a répondu : ... "Écoute, ... si c'était le cas, ça changerait quoi ? Je ne vous l'ai pas fait prendre à tous?"

Auteur: Millau Christian

Info: Journal impoli : Un siècle au galop, 2011-1928

[ mensonge ] [ anecdote ]

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vocabulaire

L’erreur des modernes sur eux-mêmes est assez facile à comprendre une fois que l’on a rétabli la symétrie et que l’on prend en compte à la fois le travail de purification et le travail de traduction. Ils ont confondu les produits et les procédés. Ils sont cru que la production de rationalisation bureaucratique supposait des bureaucrates rationnels ; que la production de science universelle dépendait de savants universalistes ; que la production de techniques efficaces entraînait l’efficacité des ingénieurs ; que la production d’abstraction était elle-même abstraite, que celle de formalisme était elle-même formelle. Autant dire qu’une raffinerie produit du pétrole de façon raffinée, ou qu’une laiterie produit du beurre de façon laitière ! Les mots science, technique, organisation, économie, abstraction, formalisme, universalité désignent bien des effets réels que nous devons en effet respecter et dont nous devons rendre compte. Mais ils ne désignent en aucun cas les causes de ces mêmes effets. Ce sont de bons substantifs mais de mauvais adjectifs et d’exécrables adverbes. La science ne se produit pas de façon plus scientifique que la technique de manière technique, que l’organisation de manière organisée ou l’économie de manière économique. Les scientifiques de paillasse, descendants de Boyle, le savent bien, mais dès qu’ils se mettent à réfléchir à ce qu’ils font, ils prononcent les mots que les sociologues et les épistémologues, descendants de Hobbes, placent dans leur bouche.

Auteur: Latour Bruno

Info: Nous n'avons jamais été modernes : Essai d'anthropologie symétrique, p. 156

[ prison ] [ mensonge ] [ culture ] [ tromperie ]

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discrimination

Rien, vraiment rien dans ce pays n'évoquait tant la tragédie que de naître atteint d'albinisme. Des albinos, on rapportait qu'il ne leur manquait pas un don d'ubiquité et qu'ils répandaient la mort dans leur sillage. On prétendait que leur sécrétion érotique allongeait la vie de la femme qui se prévalait de la recueillir dans son ventre, mais qu'à travers leurs yeux se profilaient les chemins de l'enfer. On soutenait que leur coeur continuait à battre dans la tombe, augmentait d'intensité, créait des secousses telluriques, faisait osciller la plaque terrestre, entraînait le dérapage des pieds. On prétendait que la main d'un albinos, fermée sur une pièce de monnaie, de plus petite valeur qui fût, apportait la fortune. On disait que la cendre de sa mèche, mélangée à quelque onguent dans lequel on avait pris soin de rajouter une goutte d'urine canine, procurait à celui qui s'en enduisait un attrait incommensurable. On affirmait que le bout de son prépuce, gardé sur soi en permanence, décuplait la virilité. Aussi se méfiait-on des albinos. Aussi évitait-on de leur emboîter le pas, de croiser leur regard. On brisait les règles de bienséance pour accéder à l'intimité de leur corps. On les violait, les yeux fermés. On les violentait, le regard détourné. On les tondait comme des moutons noirs. On les amputait des mains à la hampe. On leur sectionnait la verge pour s 'emparer du gland. Morts, on livrait leurs cadavres aux charognards de peur de les enterrer auprès des siens, sur sa terre, dans les limites de sa contrée. Ils vivaient terrés, dans la terreur, comme des varans. Lorsqu'ils apparaissaient au grand jour, ils semblaient surgir des catacombes. Certains parents préféraient les occire à la naissance, avant qu'ils ne fussent conscients du sort qui leur serait réservé, avant que l'oeil de la société ne s'ouvrit sur ces familles, que sa langue ne crachât le pire du venin. Car une famille qui en comptait parmi ses membres était abhorrée à l'échelle du pays.

Auteur: Kathémo Victor

Info: Le Lit des Ombres

[ sorcellerie ] [ racisme ] [ achromique ]

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