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femmes-par-femmes

Il y avait bien des choses que je n'aimais pas chez ma soeur. Quelques années auparavant, j'avais même griffonné des listes entières à ce sujet. Je la détestais pour ses cheveux - longs, raides et épais alors que les miens devenaient cassants dès qu'ils m'arrivaient aux épaules. Je la détestais parce qu'on ne pouvait rien lui dire qu'elle ne sache déjà, et parce que pendant toute ma scolarité les professeurs n'avaient cessé de m'expliquer sur le ton de la confidence à quel point elle était brillante - comme si, par voie de conséquence, son brio ne m'avait pas condamnée à vivre en permanence dans son ombre. Je la détestais parce qu'à l'âge de vingt-six ans, j'étais obligée de vivre dans une chambre minuscule pour qu'elle puisse prendre son fils illégitime avec elle dans la grande chambre. Mais, de temps en temps, j'étais infiniment heureuse qu'elle soit ma soeur.

Auteur: Moyes Jojo

Info: Avant toi, p. 166-167

[ famille ] [ jalousie ]

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historique

A Rome la patria potestas, le pouvoir du père, était absolu, sur la famille et notamment sur les enfants à leur naissance ; tous les juristes ont relevé ce qu'on appelle la "disparition forcée des cadettes" ; en effet, si le père était tenu de conserver à la naissance les enfants mâles en raison des besoins militaires (sauf s'ils étaient mal formés ou jugés trop chétifs), il ne gardait en général qu'une seule fille, l'aînée ; c'est tout à fait exceptionnellement qu'on voit mention de deux filles dans une famille romaine. Et il est significatif que chacun des garçons reçoive un praenomen (prénom), tandis que la fille, l'aînée généralement, ne porte qu'un nom, celui de la famille paternelle ; ainsi, dans la gens Cornelia, la fille s'appelle Cornelia, ses frères sont Publius Cornelius, Gaïus Cornelius, tec. Pas de nom personnel donc pour la fille, mais seulement celui du père.

Auteur: Pernoud Régine

Info: La Femme au temps des cathédrales

[ famille ]

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tradition

Noël n'est pas une bonne période pour beaucoup.Noël est pire, bien sûr, pour les célibataires et les personnes seules, ou du moins c'est ce que tout le monde dit, mais c'est une période franchement mauvaise pour ceux qui ont une famille trop nombreuse et, entre trente et quarante ans, la majorité d'entre nous tombait dans cette catégorie. Il nous arrivait, pour certaines, d'aspirer au célibat et à la solitude pendant que nous tentions de satisfaire aux exigences de parents, d'enfants, d'ex-maris, de frères et sœurs, de tantes, d'oncles, de cousins, de canards boiteux, d'alcooliques excommuniés, de poètes solitaires dépressifs et autre racailles. Aucune d'entre nous n'avait une maison assez grande pour accueillir une tribu, une cuisine assez vaste pour faire le repas de tout un clan ; néanmoins, d'une manière ou d'une autre, nous avions hérité de ces attentes tribales de grands rassemblements. C'étaient des festivals effrénés d'échecs courus d'avance.

Auteur: Drabble Margaret

Info: Un bébé d'or pur

[ fête de famille ] [ encombrement ]

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parents-enfants

[Un enfant de 5 ans a compris le désaccord qui règne entre son père et sa mère et, quand il voit sa mère pleurer et lui demande quelle en est la raison, celle-ci lui répond que c’est parce que ses enfants lui font de la peine. Le garçon se met alors à pleurer, la mère l’attire à elle et le couvre de larmes et de caresses]

Au fond, l’enfant ne se laissait pas égarer quant à la situation réelle et ces scènes étaient pour lui l’expression d’un accord secret avec sa mère, au terme duquel il devrait faire semblant de croire que le motif donné par sa mère pour sa tristesse était exact, cependant qu’il prenait la tendresse de sa mère pour la récompense de sa "discrétion".

[Comportement qui aboutit à un effondrement de l’amour-propre, à un échec mis au compte de la méchanceté, donc à un sentiment de culpabilité, d'auto-accusation. ]

Auteur: Tausk Victor

Info: Oeuvres psychanalytiques

[ famille ] [ dispute ] [ tensions ] [ psychologie ]

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homophobie

Chère Christine,
Ma fille, tu me déçois. Tu as raison quand tu dis qu'il y a une " honte dans la famille", mais tu te trompes de honte.
Avoir mis Chad à la porte juste parce qu'il t'a avoué être gay, c'est cela, la véritable "abomination". Un parent qui renie son enfant, c'est cela qui est "contre-nature".
La seule chose intelligente que je t'ai entendue dire à ce propos est que tu n'as "pas élevé ton fils pour qu'il soit gay". Bien sûr que non. Il est né ainsi et ne l'a pas plus choisi que le fait d'être gaucher. Toi en revanche, tu as fait le choix d'être blessante, étroite d'esprit et rétrograde. Alors, puisqu'il s'agit de renier nos enfants, je pense que je vais en profiter pour te dire au revoir.
Désormais, j'ai un fabuleux (comme disent les homosexuels) petit-fils à élever, et je n'ai pas de temps à perdre avec une salope de fille, sans-coeur.
Si tu retrouves du coeur, appelle-nous. Papa.

Auteur: Anonyme USA

Info:

[ homosexualité ] [ grand-père ] [ famille ] [ père-fille ] [ râteau ]

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remords

- Peur de vous ? Non, pas une seconde ! Peur de mourir ? Pas davantage. Il y a cinq ans que je n'ai peur que d'une seule chose... que la mort m'oublie !
- Taré ! Cracha Stanislas avec dégout.
Steinberg prit une profonde respiration avant de s'expliquer.
- Voyez-vous, monsieur de Saint Avril, hier était un anniversaire pour moi. Ma femme et mes deux enfants sont morts voilà exactement cinq ans. Une plaque de verglas dans un virage, cela a fait vingt lignes dans le journal et un abîme dans mon existence. J'ai cinquante-huit ans à présent et depuis, vous me croirez ou pas, je survis, je végète. Je fais croire que j'existe, c'est de l'illusion. Je ne suis qu'une ombre, incapable de vivre le deuil de mes fils et de ma femme. Je donne des conseils à mes patients, je les aide, les soutiens, les bouscule... mais moi... je suis impuissant à régler mon propre drame. Je n'arrive pas... je ne veux pas apaiser ce deuil... Je... Je ne pense pas que vous puissiez comprendre... Juste ceci... la voiture... c'est moi qui conduisais... !

Auteur: Ben Kemoun Hubert

Info: Les hasards sont assassins

[ deuil ] [ responsabilité ] [ famille ]

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personnage

Paco, le forgeron, ne voulait pas que son fils progresse; il se contentait de le voir forgeron comme lui et suffisamment habile pour soumettre le fer à sa volonté . Ça c'était un beau métier ! Et pour être forgeron, il n'y avait pas besoin d'étudier pendant quatorze ans, ni treize, ni douze, ni dix, ni neuf, pas une seule année. Et l'on pouvait devenir un homme gigantesque et corpulent comme le père du Bousseux. Daniel le Hibou ne se lassait jamais de regarder Paco, le forgeron, maitriser le fer dans sa forge.Il était fasciné par ces avant-bras gros comme des troncs d'arbres, couverts d'un poil épais et roux avec, en relief, plein de muscles et de nerfs. Sur que Paco le forgeron pourrait soulever la commode de sa chambre d'un seul de ses bras imposants... Ça c'était un homme. Pas comme Ramon, le fils du pharmacien, pomponné, raide, pale, comme une jeune fille maladive et prétentieuse. Si ça c'était le progrès, lui, décidément ne voulait pas progresser. Pour sa part il lui suffisait de posséder une paire de vaches une petite fromagerie et un jardin insignifiant derrière la maison. Il ne demandait rien de plus....

Auteur: Delibes Miguel

Info: Le chemin

[ famille ] [ continuité ] [ macho ]

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renaissance

Il y avait des plaisirs dont le pape Alexandre VI (Rodrigo Borgia) n'entendait pas se priver, tout pape qu'il était, et cela parce que son tempérament le commandait, parce qu'il était avant tout un corps et après seulement une âme.
Pourvu qu'il exerçât sérieusement, intelligemment, efficacement, les fonctions qui étaient les siennes, maintenant, Alexandre VI estimait que personne n'avait de remarque à faire sur sa vie privée.
Ce qu'on lui demandait, c'était d'être un bon pape, d'augmenter la puissance de l'Eglise, de la protéger contre tous les dangers qui la menaçaient, d'y faire régner la discipline, d'accroître ses biens temporels.
Pour le reste, qu'il eût des maîtresses ou non, cela ne regardait que lui.
(...)
Il est temps maintenant d'établir ses quatre enfants.
L'aîné, César, qui a dix-huit ans au moment où Alexandre VI monte sur le trône de Saint Pierre, est considéré par lui comme le "dauphin". César sera d'"Eglise" et, suivant les ambitions dynastiques de son père, pape après lui, comme celui-ci l'est devenu après la mort de son oncle Calixte III.
Restent à pourvoir deux garçons, Joffre et Juan, et une fille, Lucrèce.
Trois mariages politiques en perspective, donc, qui consolideront la dynastie.

Auteur: Brion Marcel

Info: Les Borgia : Le Pape et le Prince

[ religion ] [ sexe ] [ famille ] [ historique ]

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peinture

Le 30 mars 1852, Vincent Willem Van Gogh meurt. Il est enterré dans le cimetière de la petite ville de Groot-Zundert, aux Pays-Bas, où vit le couple Van Gogh. Exactement un an après, le 30 mars 1853, un autre petit garçon naît. Les parents, Théodorus et Anna Cornelia Van Gogh, nomment cet enfant exactement comme leur tout premier, celui qui est mort-né, Vincent Willem. Voilà dans quel contexte viendra au monde et grandira Vincent Van Gogh, qui deviendra plus tard le grand peintre: une enfance où ce premier fils réapparaît régulièrement. L'anniversaire de Vincent, c'est aussi l'anniversaire de la mort du premier enfant. La famille entière fait une promenade au cimetière. Elle se rend sur la tombe de l'aîné que l'on pleure toujours. Comment grandit-on quand son double existe encore alors qu'il est décédé? Nous sommes au XIXe siècle, la psychanalyse n'existe pas, on parle peu aux enfants, on ne les écoute pas toujours. Vincent grandit en portant le nom d'un absent et avec cette impression d'être un fils de remplacement. Porter ce prénom, c'est comme bâtir sa vie sur une pierre mal taillée. Tout commence un peu de guingois. Il lui manque une réponse. Qui est-il? Toute sa vie, il sera en quête et essaiera de trouver sa place.

Auteur: Cortey Anne

Info: Comment parler de Vincent Van Gogh aux enfants ?

[ mort ] [ famille ]

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père-fille

Le père est le premier objet du désir de la fille, après sa mère. Sa présence protège et verticalise la fillette et construit son désir futur pour un homme. Il est l'autre moitié grâce à quoi la fille est là.[...] Dans la vie quotidienne, les rôles du père et de la mère sont toujours imbriqués et n'existent que l'un par l'autre, que ceux-ci vivent ensemble ou non.
Le père est aussi important dans la construction de la fille que dans celle du garçon, car c'est lui qui permet à la fille de se différencier de sa mère. D'ailleurs les femmes qui n'ont pas été reconnues par un père ou qui n'ont jamais pu vivre avec lui ont du mal à rester enfermées dans leur mère, comme si celle-ci ne les avait faites que pour elle-même, ou bien ces femmes n'arrivent pas à trouver un homme, ou encore elles sont incapables de savoir vivre avec lui. C'est à travers son père que l'enfant découvre le monde extérieur. Le père témoigne ainsi qu'il y a autre chose qu'une mère dans la vie. Il ouvre à l'enfant la porte du monde. Il lui donne les "outils" qui vont lui permettre de savoir se débrouiller seul dans la vie : c'est en ce sens qu'il est séparateur de la mère.

Auteur: Flaumenbaum Danièle

Info: Femme désirée, femme désirante

[ famille ] [ psychologie ]

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