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perdu

Dieu m'a placé dans le désespoir comme dans une constellation d'impasses dont le rayonnement aboutit à moi. Je ne puis ni mourir, ni vivre, ni ne pas désirer de mourir ou de vivre. Et tous les hommes sont comme moi.

Auteur: Artaud Antonin

Info: L'Ombilic des Limbes

[ souffrance ]

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création

J'aime défaire, retourner, mettre en doute, suspendre. Il est fatal que dans cette longue rumination critique, je rencontre toutes les formes d'ambiguïtés, d'impasses et de paradoxes. C'est une tonalité générale. (...) dans l'acte de création lui-même, ni le doute, ni l'ironie n'existent, tout est balayé, je ne pense à rien du tout.

Auteur: Rondepierre Eric

Info: interview par Evence Verdier, Art Press 311, avril 2005

[ action ]

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gamberge

Ne confonds pas le Rêve et l'Imagination. Si le premier vient à toi de son propre chef, c'est volontairement que tu décides d'arpenter la deuxième. Cela peut s'avérer périlleux, j'en ai fait l'amère expérience, mais les possibles sont trop nombreux pour que tous débouchent sur des impasses. [...]
La vie, comme les rêves, conduit souvent à des impasses.

Auteur: Bottero Pierre

Info: Les âmes croisées

[ bipolarité ] [ penser ]

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réussite

Les sommets ne sont pas des endroits où on peut habiter. Ils sont inhabitables. Les sommets ce sont des impasses parce qu'on ne peut plus avancer, il faut descendre, se retirer, comme dans toutes impasses. C'est une impasse très panoramique, bien entendu, mais reste la moitié du voyage qui se complète, quand, un alpiniste comme moi, revient au point de départ.

Auteur: De Luca Erri

Info:

[ échec ] [ vieillir ] [ résignation ]

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déséquilibre

Je ne vous demande pas de l'excuser, seulement de comprendre qu'il y a des gens qui n'ont pas ce que d'autres ont, et que parfois ils font le mal, ils deviennent tout imbus d'eux-mêmes et tentent toutes sortes de combines pour rétablir l'équilibre - pour mettre les briques et les joints d'aplomb, comme disait Ray. Ils prennent de mauvais tournants, se heurtent à des impasses, et parfois ils ne reviennent jamais.

Auteur: Lee Martin

Info: Cet été là

[ compensation ] [ frustration ] [ délinquance ]

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progrès

Retenons ce mot, et n'oublions pas que, pendant des millénaires, les paysans ont appris qu'il faudra vivre une année avec la récolte d'un seul mois, ce qui implique des calculs, une science véritable. Cette science, on peut se permettre de la détruire, mais à la condition de la remplacer par un autre système de ressources et un autre type d'expérience comptable. Lorsqu'on la bouscule sans rien remplacer, on fabrique ces impasses qu'on a l'indécence d'appeler "pays en voie de développement" - alors que le développement leur est devenu quasi impossible.

Auteur: Tillion Germaine

Info: Il était une fois l'ethnographie, Seuil, p.117

[ sagesse ]

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renaissance

Nous avons observé que maintes fois dans la vie des saints, les impasses aboutissent au vrai chemin, celui qui n’est pas initialement le nôtre, celui que nous avions prémédité, celui qui devient ou devrait toujours devenir le chemin qui nous fasse réellement abandonner le monde. […] lorsque nous abandonnons un projet pour lequel nous avons combattu une partie de notre vie, le pensant juste, nous avons besoin d’un nouveau détachement. Pour peu qu’on le demande, le Seigneur nous l’accorde. Détachement et patience sont les maîtres mots de la vie des serviteurs de Dieu.

Auteur: Laroche Michel

Info: La Voie Mystique de l'Angoisse

[ lâcher prise ] [ naitre ]

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nostalgie

Depuis que j'écris ces pages, je me dis qu'il y a un moyen, justement, de lutter contre l'oubli. C'est d'aller dans certaines zones de Paris où vous n'êtes pas retourné depuis trente, quarante ans et d'y rester un après-midi, comme si vous faisiez le guet. Peut-être celles et ceux dont vous vous demandez ce qu'ils sont devenus surgiront au coin d'une rue, ou dans l'allée d'un parc, ou sortiront de l'un des immeubles qui bordent ces impasses désertes que l'on nomme "square" ou "villa". Ils vivent de leur vie secrète, et cela n'est possible pour eux que dans des endroits silencieux, loin du centre.

Auteur: Modiano Patrick

Info: L'herbe des nuits

[ littérature ] [ retrouvailles ] [ vieillir ]

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vingt-et-unième siècle

Le XXIe siècle invente une nouvelle territorialité : le camp de réfugiés,
Qui peut croire que les flux migratoires vont se réduire dans les prochaines décennies ? Et nous, que ferions-nous si nous résidions dans un espace social et économique sans issue, dévoyé par la violence, comme en Syrie, en Irak, en Érythrée, en Libye, en Palestine, en Afghanistan, au Soudan, en République Centrafricaine, en Somalie, en République Démocratique du Congo, au Pakistan, au Nigeria, au Yemen, en Colombie... ?
Pour répondre à ce défi, le XXIe siècle est en train d'inventer une nouvelle territorialité : le camp de réfugiés. Les camps "officiels", répartis à travers le monde, sont mis en place, financés et gérés par le HCR (Haut commissariat pour les réfugiés), émanation des Nations-Unies siégeant à Genève. 17 millions d'hommes, de femmes et d'enfants y sont nourris, "logés" et souvent enfermés, comme dans beaucoup de pays où les autorités locales interdisent aux populations "accueillies" d'en sortir. Ces camps, dont certains abritent jusqu'à 400.000 personnes, n'apparaissent sur aucune carte, bien qu'ils soient parfois pérennisés par nécessité durant des décennies. On y constate aussi la disparition d'autres droits fondamentaux, comme celui de travailler pour sa subsistance.
La journaliste Anne Poiret, dans son documentaire sur le sujet, établit à 17 années la durée moyenne de résidence dans un camp. On a le temps d'y naître et d'y grandir, ou d'y vieillir et d'y mourir, sans droit, sans liberté, sans "chez-soi".
Mais l'innovation n'y est pas en reste : on teste des formes d'auto-organisation entre les réfugiés, la distribution des aides alimentaires en argent et non en nature, l'installation de campements "verts" (éoliennes, panneaux solaires, financés par des ONG dédiées), et même l'accès à son compte en banque par un distributeur de billets mobile à reconnaissance digitale et rétinienne (il va de soi que tout le monde est fiché). C'est un mode de vie en développement, et comme toute courbe qui monte, il est porteur d'opportunités, sujet à ce "progrès" qui fait tellement défaut dans les pays riches. Les camps de réfugiés font objectivement partie de l'avenir.
Notons que la notion de camp de réfugiés peut être appliquée sans abus de langage aux bidonvilles qui grossissent continûment les villes, impasses sociales et humanitaires qui aspirent les "migrants" de tous ordres, les expropriés des campagnes, les sans-terre, sans-eau, sans-récoltes ou sans-emploi, ceux qui décident que l'insécurité de l'inconnu est au moins porteuse d'une possibilité de numéro gagnant, même à un cent contre un. C'est à ce niveau qu'ils mettent en jeu leur existence. Les migrants sont des "espérants".
Les Occidentaux et les riches des centre-villes leur brandissent des statistiques : scientifiquement, votre espoir est fou, votre espoir est vain. Ne venez pas. Les migrants sourient d'un air gêné, comme tous les humains qui ont une faveur à obtenir. Ils préfèrent un asservissement qu'ils croient provisoire à l'enfermement par le dénuement ou la violence dans leur communauté d'origine. C'est un raisonnement qui ne vaut pas de l'autre côté de la grille : le rapprochement physique des riches et des pauvres est malsain, souvent dangereux. "Incertain", comme dirait la bourse. La présence de ces foules compactes et déracinées dans des contrées plus pacifiées fait tache. L'abordage désordonné des pauvres dans les quartiers riches n'est pas convenable.
Ça, tous les Européens le disent, maintenant, de "gauche" comme de droite : Ça fait des Brexit, après.
Vous savez, le Brexit : cet "événement historique" dont on a tant parlé.

Auteur: Gaufrès Stéphane

Info:

[ guerre ] [ surpopulation ] [ nord-sud ]

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