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littérature

J'adore cet endroit. Le soir c'est le point de chute des putes et des parieurs. Derrière le comptoir, juste à l'endroit où se tient le barman, il y a une trappe pour les joueurs, c'est par là qu'il fait glisser les commandes pour ceux qui empruntent la petite porte, celle qui donne sur le parking. Il ne ferme jamais, il y a toujours de la lumière. Quand tout le monde est sorti, vers trois heures du matin, les joueurs refont surface et les couples franchissent la petite porte, un authentique lupanar, parfois c'est limite club sadomaso. Il nous arrivait de faire de temps à autre une visite, histoire de vérifier les identités et l'âge des participants. Mais depuis qu'on est tombé sur la femme du maire, maintenant, on téléphone.

Auteur: Mahmoud N'Dongo Mamadou

Info: bridge-road

[ province ] [ bordel ] [ jeu clandestin ]

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querelle des universaux

Le nominalisme est né des débats médiévaux sur le statut à accorder à ce que l’on appelait alors les universaux – "universel" étant ici à comprendre comme ce qui s’oppose à "singulier", c’est-à-dire comme ce qui peut être dit de plusieurs objets. Par exemple, "cheval" est un universel, parce qu’on dit de plusieurs êtres qu’ils sont des chevaux. Existe-t-il quelque chose comme la "chevalité", dont les différents chevaux que nous rencontrons seraient des instances ou des exemplifications ? Les nominalistes soutiennent que non. Pour eux, seuls sont réels les choses et êtres singuliers. Les idées générales ou les concepts (catégories, espèces, genres…) ne sont que des signes, des mots, des noms (d’où le fait qu’on parle de "nominalisme"), servant à évoquer choses ou êtres singuliers réunis selon certains critères commodes.

Auteur: Rey Olivier

Info: Dans "Leurre et malheur du transhumanisme", pages 109-110

[ résumé ] [ enjeux ] [ classification ] [ langage ] [ historique ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson
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commérages

Revenons sur terre et parlons de Trierweiler
A quoi ça rime ? Ça rime.
Au niveau cosmique, son tweet n'est rien. Macro économique non plus. Politique pas très.
Mais pour ce qui est du calcul d'une femme par rapport à une autre, c'est une saloperie.
Je n'ai jamais apprécié Royal, avec donc une petite préférence pour l'autre. Mais c'est terminé.
Comme répète ma femme à l'envi : dès qu'il faut se pousser du col les femmes sont de loin pire que les hommes. Donc j'assume ; Trierweiler est une saleté, une vraie, dans la mesure où il s'agit là plus d'une pulsion inconsciente qu'un calcul haineux ou une aide à un élu local grain de sable : Falorni.
Elle ne savait pas ce qu'elle faisait.
Hollande, tu te trompes de fallope !

Auteur: Mg

Info: 16 juin 2012

[ ragots ] [ politique ] [ Gaule ] [ jeu de mots ]

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tolérance

Dans leurs premières années, les enfants ont un don pour nous pardonner. Sans leur bienveillance, nous ne traverserions pas l'épreuve d'être parents. Ils ignorent nos faiblesses, nous croient sur parole et espèrent en nous, plus que nous-mêmes. Sans lucidité, cette loyauté finit par les asservir, ou bien elle les écrase et dévore toute leur capacité de confiance. Il faudrait dire aux enfants qu'ils ont des attentes démesurées, que les hommes sont trop vulnérables pour se hisser à l'égal d'un dieu. Les prévenir pour qu'ils puissent passer à autre chose et laisser derrière eux les indésirables. Les éparpiller comme des petits poulets en leur criant : je ne suis pas celui que tu vois ! Jeter le grain plus loin que soi. Mais, pour cela, il faudrait s'armer d'un courage immense et renoncer à se sentir merveilleux.

Auteur: Martin Frédérique

Info: Le vase où meurt cette verveine

[ jeunesse ]

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femmes-hommes

Bien sûr, c'était drôle d'imaginer une bande de types qui regardent un film ['un peu chaud'], déclenchent une bagarre, puis sautent sur leur vélo pour parcourir un peu plus de trente kilomètres à seule fin de parler à une fille. C'était peut-être drôle, mais triste aussi, parce que les camarades aviateurs de Frankie avaient beau se battre, s'égosiller, pédaler comme des fous et s'abrutir d'alcool, la plupart n'avaient jamais été avec une femme ni avec qui que ce soit. Et si jamais ils l'avaient été, ce n'était tout au plus qu'une passade trop vite oubliée. Aussi, quand ils parlaient 'cul', c'était en réalité pour laisser entendre qu'ils espéraient trouver une occasion. Une occasion d'étreindre. D'étreindre et d'être étreint, longtemps, longtemps, longtemps. C'était sans doute ce qu'on appelait l'amour, présumait Frankie. Ou du moins, une version de l'amour.

Auteur: Treuer David

Info: Et la vie nous emportera, p. 184

[ apprentissage ] [ jeunesse ] [ armée ]

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personnage

Les gens s’étonnaient parfois de constater que de si beaux parents avaient eu une fille à la beauté si peu régulière ; ou même totalement dépourvue de beauté, disaient certains. Elle avait une grande bouche, et non un bouton de rose tout juste capable de s’entrouvrir pour laisser passer un "oui", ou un "non" ou un "je vous en prie, monsieur". Mais sa bouche généreuse formait une seule courbe, ses lèvres étaient rouges et pleines ; si sa peau n’avait pas la blancheur idéale, elle était lisse et délicate comme l’ivoire. Bien que Margaret affichât d’ordinaire une mine trop digne et réservée pour son jeune âge, en ces moments où elle parlait à son père son expression était vive comme le matin, tout en fossettes et en regards exprimant une joie enfantine et un espoir illimité en l’avenir.

Auteur: Gaskell Elizabeth

Info: Nord et Sud

[ jeune femme ]

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christianisme

Parce que les enfants ont une vitalité abondante, parce qu'ils sont féroces et libres en esprit, ils veulent que les choses se répètent et demeurent inchangées. Ils disent toujours: "Fais-le encore". ALors l'adulte le fait jusqu'à être presque mort. Chez les adultes, les individus ne sont pas assez forts pour s'amuser avec la la monotonie. Mais peut-être que Dieu en est capable. Il est possible que Dieu dise chaque matin: "Refais-le" au soleil. Et tous les soirs, "Refais-le" à la lune. Ce pourrait ne pas être une nécessité automatique que de rendre toutes les marguerites semblables. Il se peut que Dieu fasse séparément chaque marguerite sans s'être jamais lassé de les fabriquer. Il se peut qu'il ait cet appétit éternel de l'enfance. Ce serait parce que nous avons péché, et donc vieilli, que notre Père serait resté plus jeune que nous.

Auteur: Chesterton Gilbert Keith

Info:

[ jeunesse ] [ enthousiasme ] [ spéculation ] [ Créateur ]

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dernières paroles

Le joyeux chansonnier Désaugiers, atteint de la maladie à laquelle il a succombé (la pierre), disait à son camarade Brazier, avec la bonne humeur qui lui était habituelle : "Comment se fait-il qu'on me jette la pierre à moi qui n'ai jamais fait de mal à personne? " Il chansonna sous mal pendant l'opération de la lithotritie. Le lendemain il écrivait à un ami : "Je suis à la fin de ma carrière."
Des symptômes graves s'étant manifestés, il fallut recourir à l'opération de la taille. Désaugiers s'y résigna avec courage et, prêt à se livrer aux chirurgiens, des mains de qui il ne devait pas sortir vivant, il fit pour lui-même cette épitaphe facétieuse :
Ci-gît, hélas ! sous cette pierre,
Un bon vivant mort de la pierre ;
Passant, que tu sois Paul ou Pierre,
Ne va pas lui jeter la pierre.

Auteur: Désaugiers Antoine

Info: in Originaux de la dernière heure d'Emile Colombey

[ jeu de mots ]

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femmes-hommes

A la pause déjeuner, dans la cour, les élèves de terminale de Rosewood sont divisés, inconsciemment, en fonction du sexe. Les garçons sont actifs, jouent au foot, jonglent avec le ballon sans le laisser toucher le sol, se bagarrent, pour de bon ou non, se font le coup du bras mort ou s'attrapent par leur cartable pour se balancer. Les filles sont assises et bavardent, soit sur les bancs, soit sur l'herbe, par groupes de trois ou quatre. Quand elles prêtent attention aux garçons, c'est avec de la pitié ou de la confusion plus qu'avec une admiration béate, comme si elles et eux n'appartenaient pas seulement à des sexes différents, mais à deux espèces distinctes. Des chattes sagaces, fières, qui se lèchent les pattes en regardant avec dédain les épagneuls surexcités montés sur ressorts et les pitbulls agressifs cherchant à revendiquer des territoires qui ne pourront jamais être les leurs.

Auteur: Haig Matt

Info: Les Radley

[ jeunes ] [ différents ]

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Ajouté à la BD par miguel

propagande

"L'attitude "rock and roll", "rebelle", "libérée", fut donc aussi, dès son origine, une grande libération dans la publicité et le marketing à destination des jeunes, qui devenaient un groupe disposant d'un certain pouvoir d'achat, avant de devenir le groupe prescripteur de la consommation familiale. Là encore, sous les couleurs de la libération du désir des jeunes, c'est leur embrigadement comme agents publicitaires de marques, ou de disques, ou de boissons, ou de cigarettes, qui est mis en oeuvre.
Tous les champs de culture sont concernés, tous les mouvements, et tous les objets de consommation. En 1968, l'une des grandes figures des mouvements contestataires en France, Wolinski, libertaire et homme de gauche, fut aussi l'auteur des dessins d'une grande campagne publicitaire pour une barre chocolatée, promue par le slogan " Un coup de barre... et ça repart ! ", au point qu'acheter ces friandises pouvait être vécu comme un acte libérateur, presque contestataire.

Auteur: Matysiak Jean-Claude et Valleur Marc

Info: Le désir malade, Lattès 2011

[ manipulation ] [ consumérisme ] [ jeunesse ]

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