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Recherche rapide, avec plusieurs mots ou chaines de lettres. EXEMPLES :  humour, punchlines, réparties, etc. Attention de faire un RESET après une recherche compliquée. Ce ne sont plus les individus qui comptent ici, mais les concepts, la réflexivité, la lecture, le rêve, la fantaisie ; les mo... Lire la suite >>
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langage

Malgré les divergences, ce qui sous-tend l'identité arabe c'est la langue: mon identité est liée avant tout à la langue arabe. Et j'entretiens avec elle une véritable relation d'amour. Nul jour ne se passe sans que je ressente à quel point je ne la maîtrise pas. La langue arabe est une langue très sensorielle, d'une richesse exceptionnelle; son génie réside dans son lexique. Pour "cheval blanc" il existera un mot, pour "cheval bai" un autre; pour désigner les âges de l'homme également. L'arabe est d'une précision inouïe. Peut-être parce que le désert est par essence le lieu de la méditation et que les Arabes des origines avaient tout le temps de méditer sur les nuances du monde. Si la langue a apparu plus pauvre en ce qui concerne la formation de concepts, elle a su emprunter à d'autres langues, dont le grec. Les écrivains et philosophes du Moyen Âge ont pu enrichir cette langue très sensitive d'un vocabulaire abstrait. Averroès, au XIIe siècle, fut, ne l'oublions pas, le grand commentateur d'Aristote.

Auteur: Darwich Mahmoud

Info: entretien à Libération, 10-11 mai 2003

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langage

[...] je crois que le mot travaille la chose, le fait être d'une certaine manière. Prenons khaire, le mot grec qu'on utilise pour saluer. Il ne signifie pas du tout bonjour, ni good morning ou welcome, il veut dire très littéralement " jouis, prends plaisir, réjouis-toi ". Quand on se salue dans cette langue, on ne dit pas " passe une bonne journée " ou " que le jour soit bon ", on dit " jouis ", ce n'est pas pareil ! C'est un monde qui se dessine là. Quand un Latin rencontre ou quitte un autre Latin, il lui dit : Vale, " porte-toi bien ", " sois en bonne santé ". C'est encore un autre monde. Quand on dit " bonjour " en hébreu ou en arabe, on dit shalom, salam, " que la paix soit avec toi ". Le monde s'ouvre de manière complètement différente selon la langue, si l'on vous dit " passe une bonne journée ", " jouis " " porte-toi bien ", ou " la paix soit avec toi ".

Auteur: Cassin Barbara

Info: Plus d'une langue

[ rencontre ] [ salutation ] [ spécificité ] [ comparaison ]

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langage

Les Inuits vivent dans des conditions dont on peut se représenter la rudesse, par un climat qui atteint couramment -45°C, sur une calotte glaciaire qui n'offre aucune végétation. L'absence de repères, les incessantes variations de lumière, les forces oppressives de la nature contre lesquelles ces hommes sont en lutte constante, tel est l'ordinaire de leur existence. De là les efforts permanents pour défendre et maintenir la vie, au milieu d'une faune dont ils ne tirent assistance, mais aussi subsistance, que moyennant un travail opiniâtre de chaque jour. Les inuits ont donc déployé des merveilles d'imagination et de raffinement pour investir l'immense poésie dont ils sont capables dans le bien le plus précieux qu'ils possèdent : leur langue.
L'inuit, de même que les autres langues eskaléoutes, représente un type particulier de langue agglutinante appelé langue polysynthétique : elle "synthétise" sur un radical donné des suffixes et des morphèmes grammaticaux aboutissant à la formation de longs "mots-phrases". Il est coutume de dire que les Inuits ont une centaine de mots pour dire neige, mais il s'agit en fait de "mots-phrases" formés à partir de 'neige fondue' ou 'neige fraîche' par exemple.

Auteur: Internet

Info:

[ précision ]

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langage

La langue est un instrument à penser. Les esprits que nous appelons paresseux, somnolents, inertes, sont vraisemblablement surtout incultes, et en se sens qu'ils n'ont qu'un petit nombre de mots et d'expressions ; et c'est un trait de vulgarité bien frappant que l'emploi d'un mot à tout faire. Cette pauvreté est encore bien riche, comme les bavardages et les querelles le font voir : toutefois la précipitation du débit et le retour des mêmes mots montrent bien que le mécanisme n'est nullement dominé. L'expression "ne pas savoir ce qu'on dit" prend alors tout son sens. On observera ce bavardage dans tous les genres d'ivresse et de délire. Et je ne crois même point qu'il arrive à un homme de déraisonner par d'autres causes ; l'emportement dans le discours fait de la folie avec des lieux communs. Aussi est-il vrai que le premier éclair de pensée, en tout homme et en tout enfant, est de trouver un sens à ce qu'il dit. Si étrange que cela soit, nous sommes dominés par la nécessité de parler sans savoir ce que nous allons dire ; et cet état sibyllin est originaire en chacun ; l'enfant parle naturellement avant de penser, et il est compris des autres bien avant qu'il se comprenne lui-même. Penser c'est donc parler à soi.

Auteur: Alain

Info: Les idées et les âges, Les Passions et la Sagesse/la Pléiade/Gallimard 1960 <p.319>

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Je traduis des extraits, principalement de l'anglais ou de l'allemand, vers le français. Internet est très amusant pour ce faire, si l'on part du point de vue que le matériel de base est correct !. En traduisant, fréquemment avec l'aide de dictionnaires, voire à l'occasion d'un traducteur en ligne, je découvre pleins de nouveaux mots.
Comme tout le monde je retiens beaucoup mieux les mots que je peux associer à une situation vécue. Et comme ces mots sont découverts/appris de manière purement cérébrale sur un écran d'ordinateur, j'en déduis que cette situation existe, sous jacente, dans mon vécu, comme en attente d'y relier ce mot nouveau. On apprend pas autrement une langue que par l'expérience d'un réel ou d'une circonstance.
J'en déduis que le temps n'a aucun sens.
Mais discerne aussi, l'âge aidant, un de ses effets... Puisque ces mots/phrases symboles, axiomes de nos raisonnements, se modifient.
Une fois fixés par cet instant "mémorable", les voilà qui, chacun son rythme, prennent leur essor de la réalité... pour meubler notre esprit/songes, comme les chauves-souris viennent s'agglutiner petit à petit à l'aube de leur grotte, esquissant des motifs au plafond de la caverne... groupes-formes qui, au gré de notre attention ou notre état d'esprit, changent de signification... comme ces nuages qu'on rêvasse au chaud de l'été... Et voilà le continent africain devenu fourmi dodue le temps d'un détournement d'attention.

Auteur: MG

Info: 21 octobre 2009

[ mémoire ] [ sélective ]

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langage

1. 1. 5. L'accentuation
Cette stratégie rhétorique repose sur le fait qu'il est possible de changer le sens d'une affirmation simplement en changeant l'intonation avec laquelle on en prononce certains mots.
Prenez par exemple la maxime suivante : "On ne doit pas dire de mal de nos amis." Sa signification est claire et son interprétation ne pose généralement pas de problème. Mais on peut la dire en signifiant qu'on peut dire du mal de ceux qui ne sont pas nos amis - simplement en insistant sur le dernier mot : "On ne doit pas dire de mal de nos AMIS."
On peut encore la dire en laissant entendre qu'on peut dire du mal des amis des autres: "On ne doit pas dire de mal de NOS amis."
Dans un certain contexte, on pourra la dire en insinuant que, si l'on ne peut pas dire du mal de nos amis, on peut cependant leur en faire : "On ne doit pas DIRE de mal de nos amis."
À l'écrit, il existe un équivalent de cette stratégie orale, qui consiste à accentuer certaines parties d'un message. La publicité y a souvent recours, par exemple en annonçant en grosses lettres : UN ORDINATEUR PERSONNEL POUR 300 $ et, en tout petits caractères, que le moniteur n'est pas compris dans ce prix.
Une stratégie voisine mais distincte consiste à ne retenir que certains passages d'un texte, donnant ainsi l'impression qu'une chose est affirmée alors que le texte original disait sinon le contraire, du moins tout autre chose.

Auteur: Baillargeon Normand

Info: Petit cours d'autodéfense intellectuelle

[ orientation ] [ manipulation ] [ intonation ]

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