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racisme

Ensuite vint un groupe de Nègres conduits par un caporal blanc. Les Nègres avaient des jambes maigres, toutes droites, sur lesquelles les bandes molletières glissaient, et ils marchaient avec le bout des pieds tourné à l'intérieur. Ils ricanaient sous leur casque plat en montrant de larges dents luisantes, ils regardaient avec insouciance de tous côtés, et se délectaient visiblement du sentiment d'une supériorité imprévue.
C'était donc là "les représentants de l'humanité et de la démocratie" !
On les avait ramassés dans tous les coins du globe pour venir nous châtier, nous les barbares.

Auteur: Salomon Ernst Von

Info: Les Réprouvés

[ mépris ] [ stéréotypes raciaux ]

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Ajouté à la BD par miguel

pragmatisme

Pour se pousser à travers le monde, il est utile d’emporter avec soi une ample provision de circonspection et d’indulgence ; la première nous garantit contre les préjudices et les pertes, la seconde nous met à l’abri de disputes et de querelles. Qui est appelé à vivre parmi les hommes ne doit repousser d’une manière absolue aucune individualité, du moment qu’elle est déjà déterminée et donnée par la nature, l’individualité fut-elle la plus méchante, la plus pitoyable ou la plus ridicule. Il doit plutôt l’accepter comme étant quelque chose d’immuable et qui, en vertu d’un principe éternel et métaphysique, doit être telle qu’elle est ; au pis-aller, il devra se dire: "Il faut bien qu’il y en ait de cette espèce-là aussi." S’il prend la chose autrement, il commet une injustice et provoque l’autre à un combat à la vie et à la mort. Car nul ne peut modifier son individualité propre, c’est-à-dire son caractère moral, ses facultés intellectuelles, son tempérament, sa physionomie, etc. Si donc nous condamnons son être sans réserve, il ne lui restera plus qu’à combattre en nous un ennemi mortel, du moment où nous ne voulons lui reconnaître le droit d’exister qu’à la condition de devenir un autre que celui qu’il est immuablement. C’est pourquoi, quand on veut vivre parmi les hommes, il faut laisser chacun exister et l’accepter avec l’individualité, quelle qu’elle soit, qui lui a été départie ; il faut se préoccuper uniquement de l’utiliser autant que sa qualité et son organisation le permettent, mais sans espérer la modifier et sans la condamner purement et simplement telle qu’elle est. Voilà la vraie signification de ce dicton : "Vivre et laisser vivre." Toutefois la tâche est moins facile qu’elle n’est équitable, et heureux celui à qui il est donné de pouvoir à jamais éviter certaines individualités ! En attendant, pour apprendre à supporter les hommes, il est bon d’exercer sa patience sur les objets inanimés qui, en vertu d’une nécessité mécanique ou de toute autre nécessité physique, contrarient obstinément notre action ; nous avons pour cela des occasions journalières. On apprend ensuite à reporter sur les hommes, la patience ainsi acquise, et l’on se fait à cette pensée qu’eux aussi, toutes les fois qu’ils nous sont un obstacle, le sont forcément, en vertu d’une nécessité naturelle aussi rigoureuse que celle avec laquelle agissent les objets inanimés ; que, par conséquent, il est aussi insensé de s’indigner de leur conduite que d’une pierre qui vient rouler sous nos pieds. À l’égard de maint individu, le plus sage est de se dire : "Je ne le changerai pas, je veux donc l’utiliser."

Auteur: Schopenhauer Arthur

Info: Aphorismes sur la sagesse dans la vie- Chapitre 5. Parénèses et maximes : III/ Concernant notre conduite envers les autres

[ fatalisme ] [ mépris joyeux ] [ relations humaines ] [ tolérance ] [ calcul ] [ rapports humains ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

chialer

Voici par exemple cette femme qui vient me consulter et qui avec son flot de larmes ne fait qu’embrouiller la situation. Voilà qui est terriblement négatif et fou, parce qu’elle m’ennuie à mourir, et je commence à lire mon journal. Cela, je l’ai vraiment fait. Une femme avait littéralement inondé mon bureau, elle avait apporté six mouchoirs, et je lui ai dit : "Ah, vous apportez ces parapluies psychiques pour vous mettre à l’abri du flot." Et elle pleura sans s’arrêter pendant presque une heure. Et pendant qu’elle pleurait à chaudes larmes pendant trois longs quarts d’heure, je lisais mon journal et fumais un cigare, mais une éclaircie survint, on put parler pendant un petit quart d’heure – et puis ça a repris de plus belle. Une autre patiente peut aussi d’entrée de jeu sortir de sa manche une grande scène dramatique, et j’ignore complètement de quoi elle parle : elle est seulement folle, totalement identifiée à ses émotions. Donc, c’est un grand pas en avant quand les gens peuvent enfin dire : "Je suis dans tel et tel état, pardonnez-moi, sapristi." Voilà qui est humain, voilà le premier cercle magique contre les forces de destruction les plus absolues, ou contre manipura.

Auteur: Jung Carl Gustav

Info: Dans "Analyse des visions", conférence du 30 novembre 1932

[ témoignage ] [ psychanalyste ] [ mépris ] [ possession ] [ envahissement ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

dégénérés

Les habitants de ce village possèdent dans l'ensemble un physique de souche inférieure, étant de petite taille et d'apparence généralement repoussante, ceci vraisemblablement dû à la fréquence des unions consanguines, comme en atteste la forte prédominance de certains patronymes dans la région. Les conditions de vie de l'accusé et de sa famille m'ont semblé tout à fait impropres à l'habitation humaine, leur taudis - que j'hésiterais à qualifier de maison - étant dépourvu d'aération et d'installations sanitaires, et partagé avec le bétail.

Auteur: Graeme Macrae Burnet

Info: L'Accusé du Ross-Shire

[ mépris ] [ tarés ]

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vulgarité

L'odeur du vent intestinal est connue de tous les humains, mais le parfum de la colle de livre n'a traversé qu'une fraction des narines mortelles. Et pourtant, il nous incombe de ne pas juger trop sévèrement les analphabètes. Nous devons maîtriser cette impulsion d'écrire GROS CON au-dessus de leurs portes et de graver CRÉTIN sur leurs pierres tombales.

Auteur: Morrow James K.

Info:

[ mépris ] [ ignares ] [ illettrés ]

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femmes-hommes

Madhu savait parfaitement ce que voyait l'homme quand il la regardait. Elle n'avait pas besoin de miroir. Elle se voyait tous les jours dans les yeux des autres, et cet homme ne lui révélait rien de nouveau. Elle était une gêne, un parasite. Si l'homme avait eu une bombe insecticide sous la main, il l'en aurait aspergée, puis l'aurait regardée se tortiller sur le sol, s'agiter en convulsions grinçantes, jusqu'à ce quelle cesse de bouger.

Auteur: Anosh Irani

Info: Le colis

[ racisme social ] [ mépris ]

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épitaphe

Ci-gît Jesse W James,
mort le 3 avril 1882 à l'âge de 34 ans, 6 mois, 28 jours.
Assassiné par un lâche dont le nom n'est pas digne de figurer ici.

Auteur: Internet

Info: Sur la tombe de Jesse James

[ mépris ]

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rapports humains

La moindre parole de Cécile déclenche l'absence de Catherine. Lui parler revient à l'éloigner, la statufier, la perdre. Cécile s'adressant à Catherine est aussitôt gommée en pleine phrase, bouche ouverte.
Elle encaisse le même constat à chacune de leurs entrevues : Catherine ne lui parle pas, ne lui répond pas, pas réellement. C'est une façon de la réduire à son tour en une chose muette, invisible, inaudible. Un rien, une pincée de poudre, à peine, à laisser s'éparpiller dans la couture d'une poche.

Auteur: Reyboz Cécile

Info: Pouvoirs magiques

[ mépris ] [ ignorer ]

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nomades

En son temps, Gengis Khan s'était montré lui-même farouchement hostile aux villes, où, selon lui, les hommes s'amollissaient. Il avait presque toujours refusé d'entrer dans celles, nombreuses, qu'il avait conquises, laissant à ses soldats le soin de piller, de détruire et de massacrer, ou d'obtenir la reddition et de lui ramener les plus belles femmes.

Auteur: Armand Herscovici

Info: Les Enfants du Khan

[ sédentaires ] [ mépris ]

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malentendu

Je ne me sens ni la compétence ni l'envie de débattre de l'excellence ou de la médiocrité éthique de l'égoïsme, mais comme médecin, je dois dire qu'il est effarant de constater combien peu les gens s'occupent d'eux-mêmes; et je ne fais pas exception des prétendus égoïstes et égocentriques ; ceux-là, précisément, s'occupent le moins d’eux-mêmes. Leur vie a coutume d'être une fuite constante devant eux-mêmes. On a peut-être raison de supposer qu'ils servent leur moi - ce qu'ils estiment être leur moi - , mais en vérité, le soin du moi résulte de la crainte qu'ils ont de leur "soi", car ils se détournent de leur "soi", de leur âme intime.

Auteur: Groddeck Georg

Info: La Maladie, l'art et le symbole

[ nombrilisme ] [ narcissisme ] [ méprise ]

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