Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Eh oui, FLP recherche mots et extraits tous azimuths. ExemplesPunchlinesJeux et Passe-tempsChainesHumourRépartiesFemmes, et beaucoup d'autres trucs.  ATTENTION  de  faire un  RESET  après  une  recherche  complexe.      &nb... Lire la suite >>
Search results: 10
Search time counter: 0.0384s

femmes-hommes

Je cherche un parfum qui me permette de dominer les hommes. J'en ai marre du karaté.

Auteur: Diller Phyllis

Info:

[ pensée-de-femme ] [ hommasse ] [ humour ]

Commenter

Commentaires: 0

gafam

Les entreprises de la Silicon Valley investissent énormément dans la compréhension de leurs utilisateurs et dans ce qui motive leur engagement.

Auteur: Pierre Omidyar

Info:

[ consumérisme ] [ sociologie de masse ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

chair-esprit

Le degré de conscience correspond au degré de densité ou à la vitesse des vibrations. Plus la matière est dense, moins elle est consciente.

Auteur: Gurdjieff Georges Ivanovitch

Info:

[ poids ] [ masse ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

pouvoir

Les foules sont un peu comme le sphinx de la fable: Il est nécessaire de trouver une solution aux problèmes offerts par leur psychologie. Ou alors se résigner à ce qu'elles vous dévorent.

Auteur: Le Bon Gustave

Info: Psychologie des foules

[ masses ]

Commenter

Commentaires: 0

musique

Le public de nos théâtres n'a nul besoin d'oeuvre d'art ; devant la scène, il ne veut que se distraire, et non se recueillir ; et l'homme qui recherche sa distraction n'a besoin que de détails artificiels, mais non d'unité artistique.

Auteur: Wagner

Info:

[ de masse ]

Commenter

Commentaires: 0

collectif

En ce moment, on pallie l’absence de lien social dans le sentiment fallacieux de faire partie d’une même communauté quand on partage l’émotion d’une rencontre sportive, ou de suivre massivement une émission télévisuelle ou des choses comme ça. Ça donne, en fait, des enjeux émotionnels qui créent une fausse cohérence sociale, donc ce sentiment d’appartenance à une communauté, une nation, etc., et qui viennent pallier de manière imaginaire : l’absence de lien social.

Auteur: Dubuis Santini Christian

Info: Séminaire "Lacan, nous et le réel" (http://data.over-blog-kiwi.com/1/33/83/93/20160629/ob_71cd35_lacan-nous-et-le-reel-iv.pdf)

[ solitude ] [ société ] [ masse ] [ diversion ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

voyageurs

Les touristes déambulaient ici comme ils le feraient quelques heures plus tard au milieu des marchands de narguilés et de céramiques. Ici, ils n'avaient même pas à négocier, ils accumulaient les clichés, en une boulimie effrénée, comme s'ils pouvaient ainsi ramener toutes les dorures de la basilique dans leur valise, c'est gratuit, infini, je prendrais bien encore cette photo, et celle-ci, et celle-là, et ce chandelier, et ce coin du sol, et ce bout du vitrail.

Auteur: Sadler Mélanie

Info: Comment les grands de ce monde se promènent en bateau

[ consuméristes ] [ amasser ] [ entasser ]

Commenter

Commentaires: 0

saturation

Maintenant il y a des centaines de milliers d’écrivains et des milliers de revues littéraires et des tas d’éditeurs et des tas de critiques, mais principalement, des centaines de milliers d’écrivains. Imaginons que t’appelles un plombier demain. Il viendra chez toi avec son serre-tube dans une main, son déboucheur dans l’autre, et un petit livret de ses madrigaux choisis rangé dans la poche arrière près de son trou du cul. Même un kangourou au zoo, va le voir, tu peux être sûr qu’après t’avoir reluqué un moment il sortira une liasse de poèmes de sa poche, dactylographiés, interligne simple sur papier imperméable 21 x 29.7 /format A4.

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Sur l'écriture", lettre à Carl Weissner, 23 février 1981

[ phénomène de masse ] [ insignifiance ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

croisière

- Hé les suisses! Déjà installés dans l'autocar, une triplette de français croisés précédemment à Delphes salue notre arrivée. Une fois au port les bus déchargent tamouls, russes, coréens, noirs américains... grecs... sud-américains... arabes sous voile ou enturbannés. Tous se retrouvant au restaurant du pont inférieur, enveloppés par le grondement des moteurs, le bain musical d'inusables best-sellers internationaux entrecoupés de manière intermittente par les annonces des organisateurs que ponctuent discussions, bruits de vaisselle et autres cris d'enfants. Avec, par dessus, les regards affûtés du personnel à l'aguets du client-passager rieur, ou absent, ou inquiet... souriant, rêveur, baillant, désabusé... la bouche pleine... Qu'il faut faire consommer - avec méthode - alors que le décor mer-îles défile, imperturbable, sous le soleil d'avril.

Auteur: Mg

Info: avril 2018

[ cosmopolitisme ] [ brouhaha ] [ tourisme de masse ]

Commenter

Commentaires: 0

question

Stephen Paddock, le papy du futur ?
La tuerie de Las Vegas préfigure peut-être une nouvelle criminalité, celle des vieux et des malades qui n’ont rien à perdre dans une société du tout juridique où la morale n’a plus d’effet.
Stephen Craig Paddock, le tueur de Las Vegas, était trop vieux, trop riche, trop indifférent à la religion, à la politique - et même aux armes à feu - pour que son geste soit intelligible selon les grilles d’interprétation ordinaires. Et loin d’être un fou ou un être isolé, il était "normal", il avait une famille et une fiancée. Il n’avait d’ailleurs pas le moindre antécédent judiciaire. Angoissée par cette absence de sens, la presse chercha dans ses gènes l’explication de son massacre : son père avait été un gangster. Mais cette hypothèse loufoque ne satisfit personne. On prêta très peu d’attention au fait qu’il choisit de tuer des jeunes gens qui écoutaient un concert de musique country, celle que l’affreux retraité adorait. Des jeunes, donc, auxquels il aurait pu s’identifier. Comme si, au crépuscule de sa vie, il regrettait tant de quitter ses joies et ses délices qu’il en devint hargneux et envieux au point de vouloir éliminer ceux qui avaient devant eux de longues décennies pour en profiter.
Peut-être avait-il choisi d’en finir avec sa propre existence, ne supportant pas la vieillesse ou une maladie grave. Mais avant, Paddock voulait assouvir sa haine envers les jeunes bienheureux.
Cette hypothèse serait terrifiante si on la prenait non pas comme l’explication de l’acte isolé d’un homme mais comme une nouvelle manière d’appréhender nos rapports aux normes. En effet, que se passerait-il si la seule contrainte que nous ressentions était celle de la loi, si nous nous détachions complètement de celle de la morale ? Celle-ci était la grande obsession de la romancière américaine Patricia Highsmith. Dans son roman Ripley s’amuse, elle avait imaginé les comportements d’un homme, au bord de la mort, à qui l’on proposait de tuer pour sauver sa famille de la misère.
Bien sûr, la plupart de ceux qui arrivent à la fin de leur vie ne commettent pas des actes aussi graves, même si ces derniers restent impunis, parce que des contraintes morales les en empêchent justement.
Mais notre société ne cesse de saper ce rapport que nous entretenons avec la morale.
Depuis quelques décennies, l’Etat cherche à régler l’ensemble de nos comportements, ceux qui atteignent les autres, mais aussi ceux qui ne portent atteinte qu’à nous-mêmes, et cela commence de plus en plus tôt dans la vie. Il est vrai que les instances dites intermédiaires, comme la famille, l’école ou le travail, sont si fragilisées qu’elles peinent à imposer des normes. Désormais, ces institutions semblent incapables de fonctionner sans que les comportements, y compris les plus anodins, soient réglés par le droit. Ce nouveau travers de nos sociétés n’a-t-il pas comme conséquence l’incroyable cynisme que l’on peut attribuer à Paddock ? Ce travers permet, en effet, d’éviter les comportements antisociaux les plus graves, seulement si l’on risque d’être pris et puni.
Dans un tel monde, le groupe le plus redouté serait celui constitué par les personnes très âgées ou très malades, celles qui n’ont plus rien à perdre, et non plus par les jeunes. Complètement indifférentes à leur réputation post-mortem, elles formeraient des bandes se livrant aux pires turpitudes et suscitant la peur autour d’elles. Leur cynisme sera tel qu’elles devront être l’objet d’une surveillance constante et envahissante.
Des dispositifs techniques de contrôle viendront combler l’absence de sentiment de culpabilité des citoyens, celui-ci n’étant plus intérieur mais extérieur. Sauf à faire marche arrière sur cette bêtise qu’est le tout juridique, sauf à redonner du pouvoir aux instances intermédiaires, lesquelles devront être repensées à leur tour.
Mais quels efforts ne serions-nous pas prêts à faire pour éviter que des tueries comme celles de Sin City (Frank Miller et Robert Rodriguez, 2005), la ville du vice et du péché, ne deviennent aussi banales que les divorces ou les vols ? Pour empêcher que des salauds comme Paddock ne deviennent demain le type le plus courant du papy.

Auteur: Iacub Marcela

Info: Le nouvel observateur, 6 octobre 2017, 18:56

[ normalisation ] [ désenchantement ] [ tueur de masse ] [ amoralité ]

Commenter

Commentaires: 0