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sciences

Les sciences naturelles ne se contentent pas de décrire et d'expliquer la nature ; elles font partie de l'interaction entre la nature et nous-mêmes ; elles décrivent la nature comme étant exposée à notre méthode de questionnement.

Auteur: Heisenberg Werner Karl

Info: Physique et philosophie : La révolution de la science moderne. Chapitre V (p. 81) Harper & Row, Publishers. New York, New York, États-Unis. 1958

[ physique des particules ] [ limitation anthropomorphe ]

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Ajouté à la BD par miguel

miroir

Nous n'aimons jamais vraiment quelqu'un. Nous aimons uniquement l'idée que nous nous faisons de ce quelqu'un. Ce que nous aimons, c'est un concept forgé par nous — et en fin de compte, c'est nous-mêmes.

Auteur: Pessoa Fernando (Alv. de Campos)

Info: Dans "Le livre de l'intranquillité"

[ regard de l'autre ] [ raisons de l'amour ] [ projection ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

inconscient collectif

Le terme utilisé pour définir ces faux souvenirs collectifs qui se multiplient depuis une dizaine d’années est l’"effet Mandela". Il a été créé en 2005 par une blogueuse, Fiona Broome, alors que, persuadée que Mandela était mort en prison dans les années 90, elle apprit qu’il était encore vivant, pour s’apercevoir ensuite que beaucoup de gens autour d’elle avaient également le souvenir de cette mort, et même du discours de sa veuve, Winnie Mandela, à l’annonce de celle-ci. Parmi les exemples les plus connus d’"effets Mandela", on trouve les personnes qui se souviennent d’avoir vu quatre personnes (et non six) dans la voiture de JFK le jour de son assassinat, Dark Vader dire "Luke, je suis ton père" dans L’Empire contre-attaque (alors qu’il dit : "Non, je suis ton père"), le petit personnage du logo de Monopoly portant monocle (il n’en a pas), le manifestant chinois se faire écraser par le char pendant les émeutes de la place Tien Anmen, enfin "Miroir, mon beau miroir" prononcé par la Reine dans Blanche Neige, et non "Miroir magique au mur" comme on peut le vérifier quand on revoie le dessin animé.

Des psychologues ont pu se demander si l’effet Mandela n’était pas une variante rétroactive de l’hallucination collective. Mais si nous nous refusons à tout jugement, nous dirons que l’un comme l’autre sont ce que naguère on appelait des "apparitions". Des visions de la Vierge aux invasions extraterrestres, les apparitions peuvent être considérés comme des tentatives d’expression sous la forme d’images mouvantes. Que ce soit la Terre, le cosmos ou nous-mêmes, quelqu’un ou quelque chose essaie de nous dire quelque chose sur ce qui nous arrive, et pour cela doit s’adapter à notre langage propre, quitte à produire en retour des effets assez monstrueux. Le plus génial des ufologues, John A. Keel en a très bien parlé dans La prophétie des ombres : les apparitions d’OVNI ne sont que des versions adaptées à leur époque d’expériences observées tout le long de l’Histoire, des visions dont l’objectif est de provoquer un changement d’état. "Elles projettent souvent de puissants rayons de lumière vers le sol et les gens soumis à ces rayons voient leur personnalité se modifier de manière remarquable. Leur Q.I. monte en flèche, ils changent de travail, divorcent et, dans de nombreux cas étudiés, s’élèvent soudain bien au-dessus de leur condition première, souvent assez médiocre. Ils deviennent hommes d’État, savants, poètes ou écrivains." Pour John Keel, "tout le fatras interplanétaire" peut bien être oublié, mais "des individus isolés sur des routes désertes seront encore pris dans des rayons lumineux subitement jaillis du ciel, puis ils quitteront leur famille, leur travail, et deviendront soudainement célèbres, à moins qu’ils ne plongent dans l’enfer de la folie et de la ruine."

Auteur: Thiellement Pacôme

Info: http://www.pacomethiellement.com/corpus_texte.php?id=433

[ défini ] [ déformations signifiantes ] [ émergence ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

exister

Il est certaines choses en moi que je voudrais pouvoir transformer en êtres humains, pour les affronter face à face. Je leur dirais alors : "Je ne suis pas votre esclave !" Mais quand ces choses nous habitent, il n’y a ni refus ni courage qui vaillent. En leur obéissant, c’est à nous que nous obéissons ; en nous obéissant à nous-mêmes, nous leur obéissons à elles. Ce sont ces choses-là qui sont mauvaises.

Auteur: Pessoa Fernando (Alv. de Campos)

Info: Un singulier regard

[ orgueil personnel ] [ rapports humains ]

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Ajouté à la BD par miguel

réflexivité

Tant que la lecture est pour nous l'initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n'aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.

Auteur: Proust Marcel

Info:

[ lire ]

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Ajouté à la BD par miguel

revenants

Les zombies sont "la projection paranoïaque" de toutes nos hantises, à commencer par la peur de l’"autre", explique le professeur de littérature Roger Luckhurst dans Zombies : A Cultural History. Ils sont le reflet à peine déformé de nous-mêmes, avec ce que nous avons de pire.
Mais loin de sortir des cimetières du fin fond de des États-Unis, les zombies trouvent leur origine dans la culture afro-antillaise, notamment en Haïti, rappelle Luckhurst. Les esclaves croyaient que ceux d’entre eux qui se suicidaient étaient condamnés à rôder dans les plantations pour l’éternité, tels des corps sans âme. Le "zombi" intègre ensuite le folklore vaudou de l’île. Et c’est là que les Américains le dénichent au début du XXe siècle, et le récupèrent en lui ajoutant un " e".
Le premier à populariser la figure du "zombie" est l’écrivain William Seabrook avec son best-seller L’île magique, paru en 1930. Les premiers morts-vivants de la culture populaire ont un relent colonialiste et raciste (qui transparaît encore parfois aujourd’hui).
Après la Seconde Guerre mondiale, les zombies prennent une nouvelle signification politique et psychologique et déferlent désormais par vagues, comme des signes annonciateurs de l’apocalypse. Lockhurst y voit un effet un effet des deux grands traumatismes de l’époque : la Shoah et Hiroshima.
C’est dans les années 1960 et 1970 qu’apparaît au cinéma et à la télévision le zombie tel que nous le connaissons aujourd’hui. En 1968, dans La Nuit des morts-vivants, de George A. Romero, il devient notre propre reflet, l’homme aliéné par la modernité ; l’humain tellement dépersonnalisé qu’il n’est plus qu’un amas de chair voué à dévorer ou à être dévoré. Toutes les nobles vertus humaines – le courage, l’amour, le sacrifice – sont piétinées et anéanties.

Auteur: Meunier Amandine

Info: Newsletter de "Books" du 18.05.19

[ évolution ] [ horreur ] [ vodoun ] [ historique ] [ spectres ]

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lâcher-prise

Je pense que nous devrions avoir bien plus de confiance que nous n’en avons. Nous devrions autant renoncer à nous soucier de nous-mêmes que nous nous consacrons aux autres.

Auteur: Thoreau Henry David

Info: Dans "Histoire de moi-même", page 29

[ sagesse naturelle ] [ altruisme ]

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homme-machine

Les machines de la fin du XXe siècle ont rendu totalement ambiguë la différence entre naturel et artificiel, corps et esprit, auto-développement et conception extérieure, et bien d'autres distinctions qui s'appliquaient auparavant aux organismes et aux machines. Nos machines sont d'une vivacité inquiétante et nous sommes nous-mêmes terriblement inertes.

Auteur: Haraway Donna J.

Info:

[ évolution ]

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richesse

Il avait l’air subitement fatigué, plus encore que Lindblom tout à l’heure ; ils étaient tous fatigués, ceux de leur caste. Quel fardeau, se dit Adams, le luxe dans lequel nous vivons. Comme personne n’est là pour nous faire souffrir, nous nous sommes nous-mêmes portés volontaires.

Auteur: Dick Philip K.

Info: La Vérité avant-dernière

[ ennui ]

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santé mentale

Elle considérait que nous sommes constitués de différentes parties, certaines bonnes, d’autres mauvaises, et qu’un esprit sain peut tolérer cette ambivalence et jongler avec le bon et le mauvais en même temps. La maladie mentale correspond précisément à l’absence de cette faculté : nous finissons par perdre le contact avec les parties inacceptables de nous-mêmes.

Auteur: Michaelides Alex

Info: Dans son silence

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