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idéal

Chemins qui ne mènent nulle part
entre deux prés,
que l'on dirait avec art
de leur but détournés,

chemins qui souvent n'ont
devant eux rien d'autre en face
que le pur espace
et la saison.

Auteur: Rilke Rainer Maria

Info: Dans "Vergers, suivi d'autres poèmes français", chez Poésie/Gallimard, p. 117

[ errance ] [ vacuité ] [ poème ]

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Ajouté à la BD par Benslama

définition

La sémiotique est le domaine des signes et des sens. La sémantique est le domaine de la signification ou du Sens. Le modèle de structure sphérique absolue d’Abellio (SAS) a une valeur heuristique considérable. C’est un invariant universel à tous les niveaux de réalité, C’est plus qu’un hologramme, c’est un holon.

Le modèle de Structure Absolue Sphérique (SAS) qui illustre la logique de double contradiction croisée d’Abellio est intrinsèque à la Réalité dans tous ses aspects.

La résonance sémantique vasculaire montre que cette SAS joue comme un oscillateur harmonique du niveau physique le plus fondamental jusqu’au niveau psychologique le plus subtil.

Le corps humain est l’instrument le plus complexe de notre univers. Il peut donc détecter des phénomènes et des événements non détectables par les technologies les plus complexes utilisées actuellement. Il détecte les phénomènes et les noumènes.

- En tant qu’hologramme de l’univers il entre en résonance avec tous les phénomènes matériels de cet univers.
- En tant qu’holon il entre en résonance avec ce qui est matière et antimatière, avec ce qui est espace et temps, avec ce qui est local et non local.
- Autrement dit le plus complexe peut mesurer le moins complexe alors que le moins complexe ne peut mesurer le plus complexe.

Le corps humain qui est de l’ordre du fini ou local peut aussi entrer en résonance avec l’infini ou non local, ce qui suggère que l’homme est la mesure de tout, du Tout et du Non Tout, de l’Être et du Non Être.

Cette structuration dynamique sphérique du corps humain corroborée par la résonance sémantique vasculaire permet de détecter des phénomènes au niveau quantique ou énergétique, au niveau subquantique ou spirituel, au niveau métaquantique ou divin. Chaque processus a un spectrogramme ou code-barres spécifique. Le corps humain détecte non seulement les phénomènes mais aussi les noumènes. Sa structure complexe entre en résonance avec l’esprit et le divin qui est le centre de chaque atome.

Le métabolisme de l’ontogénèse récapitule celui de la cosmogénèse et de la théogénèse.

La résonance sémantique vasculaire détecte non seulement les états stationnaires ou stases mais aussi les transitions entre stases ou ek-stases selon la terminologie d’Abellio.

On voit ainsi que la "substantiation" ou passage du Néant au métaquantique est le lieu de la différentiation entre local et non local. Le passage du métaquantique au subquantique est le lieu de la différentiation entre espace et temps. Le passage du subquantique au quantique est le lieu de la différentiation entre matière et antimatière.

La conjugaison de phase entre matière et antimatière constitue l’Intersubjectivité ou Nous transcendantal dont le code-barres est équivalent vibratoire de Bande de Moebius.

On a eu la surprise de voir qu’à l’autre extrémité de ce métabolisme énergétique, au niveau de la transsubstantiation ou Néant, l’intensification ou inversion 2π de ce Néant redonnait L’intersubjectivité qui est équivalent vibratoire de la Présence ou la Grâce des chrétiens.

On est donc bordé par la Présence des deux bords. On peut l’aborder par le Néant ou par la Matière. Chaque abordage est une intensification ou inversion d’inversion de l’étape précédente.

En résumé, la SAS par son plan équatorial exprime le plan sémiotique, énergétique ou quantique. L’axe vertical de la SAS exprime le plan sémantique ou subquantique. Le centre de la SAS exprime le plan métaquantique ou divin. L’inversion d’inversion du Centre de la SAS ou Divin donne le Néant ou Ain-Soph ou Urgrund ou Déité de Dieu où le Centre est partout et la circonférence nulle part. Une inversion d’inversion du Néant redonne l’Intersubjectivité ou Nous transcendantal.

Aux plans "mondains" quantique, subquantique et métaquantique de la SAS, la résonance sémantique permet d’ajouter les plans «extra-mondains» néantique et holonique. Le plan holonique réalise la communion entre le mondain et l’extra-mondain.

Les corps humains actuels expriment de la difficulté à métaboliser l’ensemble de ces différents plans.

Auteur: Ratte Jean

Info: Rencontres Raymond Abellio 2011 à Seix. Résumé de La Structure Absolue Sphérique (SAS) à tous les niveaux en tant qu’Oscillateur Harmonique.

[ holarchie ] [ anthropocentrisme ] [ bio-sémantique ]

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Ajouté à la BD par miguel

divertissement littéraire

Pivot, finalement, réalise ce prodige de donner une définition a contrario de la littérature. À commencer par le principe même de son émission : ces thèmes... Obligeant les auteurs (quelquefois même des écrivains) à s’identifier les uns aux autres, à se découvrir, pendant deux heures des points communs, à faire partie chaque semaine d’une communauté. Rien de plus socialiste, rien de plus soviétique que ce collectivisme télévisé (heureusement fugace). Ce qui est formidable, c’est que l’horreur de la littérature ne se manifeste nulle part ailleurs avec tant de luminosité que dans cette émission. Où les "écrivains" subissent justement ce qu’en principe ils combattent par définition, ce contre quoi par définition ils se révoltent. Comment déjà, sans scandale, inviter plusieurs "écrivains" ensemble (pour les faire se justifier mutuellement, en se combattant ou - aujourd’hui de plus en plus souvent - en s’approuvant) ? Alors qu’un écrivain, par sa décision même d’écrire, s’affirme a priori comme le seul écrivain ? Quant aux thèmes... Les deux derniers : 1° Mères (ou pères) et fils (ou filles) ; 2° Les animaux (on écrit un livre sur son petit chat, on affirme même pendant une heure que c’est lui qui a écrit ce livre, qu’on n’a été que le scribe, la dactylo, etc.). Voilà.

Auteur: Muray Philippe

Info: A propos de Bernard Pivot dans "Ultima Necat II", page 73

[ critique ] [ création du consensus ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

confession

Albert Zbinden : - Disons le mot, vous avez été antisémite ?

L.F. Céline : - Exactement. Dans la mesure où je supposais que les sémites nous poussaient dans la guerre. Sans ça je n'ai évidemment rien - je ne me trouve nulle part en conflit avec les sémites ; il n'y a pas de raison. Mais autant qu'ils constituaient une secte, comme les Templiers, ou les Jansénistes, j'étais aussi formel que Louis XIV. Il avait des raisons pour révoquer l'édit de Nantes, et Louis XV pour chasser les Jésuites... Alors voilà, n'est-ce pas : je me suis pris pour Louis XV ou pour Louis XIV, c'est évidemment une erreur profonde. Alors que je n'avais qu'à rester ce que je suis et tout simplement me taire. Là j'ai péché par orgueil, je l'avoue, par vanité, par bêtise. Je n'avais qu'à me taire... Ce sont des problèmes qui me dépassaient beaucoup. Je suis né à l'époque où on parlait encore de l'affaire Dreyfus. Tout ça c'est une vraie bêtise dont je fais les frais.

Auteur: Céline Louis-Ferdinand

Info: Entretien avec Albert Zbinden, 1957

[ aveu ]

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Ajouté à la BD par miguel

empire

L’idée que le Paris impérial est un enfer de libido quotidien, un bordel de luxe, l’obscénité crépitante chaque soir rallumée dans les beaux quartiers, constitue à mon avis le meilleur résumé possible du grave et somptueux recueil des Châtiments. Le sens du vertige jaloux, de la dégoûtation fascinée, de la fureur sacrée qu’on y entend rugir. Là-bas quelque chose est constamment bafoué, profané. Des vierges sont offertes au Moloch impérial. L’or brûle et sonne au milieu des coïts échevelés des riches. [Victor] Hugo est bouleversé. Il s’intéresse tellement à cette affaire qu’il laisse en plan ses autres projets pour avouer son obsession dans le déferlement d’un pamphlet en vers.
Comme cela se passe en général avec tous les tyrans, ses adversaires prêtent à Napoléon III des possibilités génitales tout à fait déraisonnables. En même temps qu’une mollesse physique et mentale caractéristique des grands seigneurs luxurieux, ou plutôt de l’idée qu’on s’en fait. Ils dorment, quoi, ils sont toujours plus ou moins entre deux nirvanas… Apathiques, comme aurait dit Sade. Des héros capables de jouissances pareilles, il vaudrait mieux les supprimer avec leurs pouvoirs mystérieux, leurs organes bénis des fées… Leur membre viril magique, en quelque sorte. L’Abracadabra qu’ils ont sous le pantalon. Leur mandragore virile en érection… Ils font du tort au genre humain. On ne peut vraiment pas les laisser en circulation, ils pourrissent le marché. Rien qu’à y penser, on sent l’éjaculation précoce qui revient et qui menace une fois de plus comme d’habitude… Enfin bref, quel qu’ait été Napoléon III lui-même (je n’ai nullement à me préoccuper de lui ici, ce sont les discours que sa présence suscite qui m’intéressent), il y a une subversion violente qui dérive de lui, un danger de perversion intense qui émane de sa personne et qui est ressenti par des gens comme Hugo comme une sorte de menace, une sorte de coup d’Etat sexuel permanent qui mérite les punitions les plus graves.

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Le 19e siècle à travers les âges", page 426

[ projections ] [ fantasmes ] [ amplification ] [ Paname ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

baise

Je ne portais rien sous mon peignoir. Mon peignoir s’est ouvert et mon truc a jailli. Seigneur, j’suis dégueulasse, j’ai pensé. J’suis un porc. J’suis un acteur de cinéma. Le futur cinéma des familles. 2490 après J.-C. J’avais du mal à ne pas me moquer de moi, qui me baladais derrière ce rostre stupide. En fait, ce que je désirais, c’était du whisky. Un manoir dans les collines. Un bain de vapeur. Tout sauf ça. Nous étions tous les deux assis, verre en main. Je l’ai embrassée, fourrant ma langue pleine de nicotine jusqu’au fond de sa gorge. J’ai fait une pause pour reprendre mon souffle. J’ai ouvert son peignoir, et hop voilà ses seins. Pas de quoi se taper le cul par terre, pauvre cloche. Ma bouche est descendue et j’en ai chopé un. Il pendouillait, flasque comme un ballon à moitié gonflé. J’ai pris mon courage et l’objet à deux mains, puis j’ai suçoté le mamelon, tandis qu’elle prenait mon rostre dans sa dextre en creusant les reins. On est tombé en arrière sur le lit minable, avec nos peignoirs sur le dos, et je l’ai prise.

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Au sud de nulle part" page 185

[ dégoût ] [ ennui ] [ répétition ]

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déception

Toute ma vie, j’avais désiré devenir écrivain, mais maintenant que je tenais le bon bout, rien ne venait. Il n’y avait ni corridas, ni matches de boxes, ni jeunes señoritas. Il n’y avait même pas d’inspiration. J’étais refait. Je n’arrivais pas à écrire un mot et ils m’avaient acculé dans un coin. Voilà, il n’y avait plus qu’à attendre la mort. Pourtant, j’avais toujours vu les choses différemment. L’écriture, je veux dire. Peut-être à cause du film de Leslie Howard. Ou des biographies de Hemingway, ou de D. H. Lawrence. Ou de Jeffers. On peut se mettre à écrire pour toutes sortes de raisons. Après, on écrit un peu. On rencontre quelques écrivains. Des bons et des mauvais. Tous ont la cervelle en compote. Suffit de discuter cinq minutes avec eux pour s’en apercevoir. Il n’y a qu’un grand écrivain tous les cinq cent ans, tu n’étais pas celui-là, et je suis prêt à parier gros qu’eux non plus.

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Au sud de nulle part" page 176

[ page blanche ] [ identité publique ]

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ennui

Puis il se leva, alla aux toilettes, ferma la porte, et chia. Carl chiait quatre ou cinq fois par jour. Il n’y avait rien d’autre à faire. Il prenait cinq ou six bains par jour. Il n’y avait rien d’autre à faire. Il se soûlait pour la même raison.

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Au sud de nulle part" pages 96-97

[ occupations ] [ passe-temps ]

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existence

Harry s'assit à une table bancale. Le café était bon. Trente-huit ans, une vie ratée. Sirotant son café, il se rappela ses conneries - et ses bons moments. Il en avait tout simplement eu ras le bol - de la valse des assurances, des petits boulots, des hautes cloisons vitrées, des clients : il avait tout bonnement eu ras le bol de tromper sa femme, de coincer les secrétaires dans l'ascenseur et les couloirs ; ras le bol des fêtes de Noël et du Nouvel An et des anniversaires, des traites à payer pour la voiture neuve ou le mobilier - l'eau, le gaz et l'électricité - toute la saloperie écœurante du quotidien.
Il en avait eu ras le bol et il s'était tiré, point final. Le divorce arriva assez vite, l'alcool arriva assez vite, et brusquement il se retrouva dans le vide. Il ne possédait rien, il découvrit que le dénuement aussi était difficile à assumer. C'était un fardeau d'un autre style. Si seulement il existait une solution intermédiaire acceptable. Apparemment, on n'avait le choix qu'entre deux voies : persévérer dans l'arnaque ou devenir un clochard.

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Au sud de nulle part" pages 64-65

[ résumé ] [ crise ]

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travail

Ça ressemblait à n'importe quel autre boulot impossible, tu te fatiguais, t'avais envie de te tailler, et puis tu fatiguais encore plus et tu oubliais de te tailler, les minutes n'avançaient pas, tu vivais éternellement la même minute, sans espoir, sans échappatoire, piégé, trop sonné pour te tailler et nulle part où aller si tu te barrais pour de bon.

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Au sud de nulle part" page 53

[ piège ] [ fatalité ]

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