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culture nippone

C’est ici qu’il faut dire un mot de l’origine du manga : il est une réaction, autant industrielle (production à bas prix et à grande échelle, dessins en noir et blanc) qu’artistique (héritage de l’estampe), au foudroiement nucléaire et à ce qui s’ensuivit : la mise au pas, la mise sous tutelle, la mise sous la coupe des Américains. De tout cela naît le sentiment d’avoir vécu la table rase : il ne reste plus rien de deux villes rayées de la carte, les enfants ont perdu leurs parents et vice-versa, le rattachement à la culture ancestrale est interdit au nom de la modernisation du pays, etc. Bref, l’éclair atomique constitue l’expérience originelle du manga ; et ce n’est donc pas un hasard si tous les mangas, sans exception, mettent en scène, comme point de départ incontournable, un déficit des origines, ce que j’appelle une "faille généalogique" : perte des parents, parents absents (Olive et Tom), adoption (Jeanne et Serge), orphelinat (Les chevaliers du zodiaque), bombardement de Tokyo (dans Akira), planète dévastée (Ken le survivant) ou détruite (Dragon Ball), etc. L’intrigue tourne par conséquent à chaque reprise autour de la question directrice suivante : comment surmonter la faille généalogique ? Comment continuer à vivre après l’apocalypse ? Différentes réponses se font jour, qui permettent alors de segmenter les mangas et d’en proposer une typologie : certains (comme Astro le petit robot et Goldorak) font le pari de la technologie, d’autres misent sur les valeurs collectives (qu’on retrouve principalement dans les mangas consacrés au sport, dans lesquels l’équipe est en réalité une synecdoque de l’Archipel), les derniers, enfin, font appel à la tradition.

Auteur: Baptiste Rappin

Info: https://linactuelle.fr/index.php/2020/02/03/ken-le-survivant-confucius-japon-baptiste-rappin/

[ philosophie ] [ inspiration ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

émotion médiatique

-Vous avez vu pour ces cinquante petites filles brûlées vives dans cet orphelinat de Boston ?
-Oui.
-Horrible hein ?
-Je suppose que oui.
-Vous supposez ?
-Oui.
-Vous n’êtes pas sûr ?
-Si j’avais été là, je pense que j’en aurais eu des cauchemars pour le restant de ma vie. Mais quand on lit ça dans le journal, ce n’est pas pareil.
-ça vous fait pas de la peine ces cinquante petites filles brûlées vives ? Elles étaient aux fenêtres et elles hurlaient.
-Je suppose que c’était horrible. Mais vous comprenez, c’était juste le titre d’un journal, une histoire de journal. Ça ne m’a pas frappé. J’ai tourné la page.
-Vous voulez dire que ça ne vous fait rien ?
-Pas grand-chose.
Il est demeuré un moment sans rien dire et a bu une gorgée de bière. Puis il a hurlé :
-HÉ ! Y A UN MEC QUI DIT QUE CA LUI FAIT RIEN QUAND ON PARLE DE CES CINQUANTE PETITES ORPHELINES BRÛLÉES VIVES A BOSTON !
Tout le monde m’a regardé. J’ai contemplé le bout de ma cigarette. Il y a eu un long silence. Puis la femme à la perruque rousse a dit :
-Si j’étais un homme, je lui ferais remonter la rue à coups de pompe dans le cul.
-ET IL CROIT PAS EN DIEU NON PLUS, a repris le type à côté de moi. IL DÉTESTE LE BASE-BALL. IL ADORE LA CORRIDA, ET IL AIME VOIR DES PETITES ORPHELINES PÉRIR DANS LES FLAMMES !

Auteur: Bukowski Charles

Info: "Une bière au bar du coin" dans "Je t'aime Albert" pages 235-236

[ lynchage public ] [ faits divers ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

subconscient séculaire

Ce sont des âmes d’ancêtres qui nous occupent, substituant leur drame éternisé à notre juvénile attente, à notre patience d’orphelins ligotés à leur ombre de plus en plus pâle, cette ombre impossible à boire ou à déraciner, -l’ombre des pères, des juges, des guides que nous suivons à la trace, en dépit de notre chemin, sans jamais savoir où ils sont, et s’ils ne vont pas brusquement déplacer la lumière, nous prendre par les flancs, ressusciter sans sortir de la terre ni revêtir leurs silhouettes oubliées, ressusciter rien qu’en soufflant sur les cendres chaudes, les vents de sable qui nous imposeront la marche et la soif, jusqu’à l’hécatombe où gît leur vieil échec, chargé de gloire, celui qu’il faudra prendre à notre compte, alors que nous étions faits pour l’inconscience, la légèreté, la vie tout court…

Auteur: Kateb Yacine

Info: Nedjma

[ préconscient ancestral ]

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Ajouté à la BD par miguel

résilience

Il y a maintenant huit veuves et trente-cinq orphelins au village, mais elles vivent, et eux aussi ; c’est comme ça. L’arbre qu’on fend par le milieu se cicatrise. Le cerisier qui est blessé élabore une gomme blanche dont il recouvre sa blessure.

Auteur: Ramuz Charles-Ferdinand

Info:

[ analogie ]

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Ajouté à la BD par miguel

sacrifice

Le fait que Korczak ait volontairement renoncé à sa vie* pour ses convictions parle pour la grandeur de l'homme. Mais cela est sans importance comparé à la force de son message.

Auteur: Bettelheim Bruno

Info: cité dans De la Bible au Talmud, p. 287. *Il avait choisi d'être déporté vers Treblinka pour accompagner les enfants juifs de son orphelinat.

[ modèle ] [ exemple ]

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Ajouté à la BD par miguel

couple

J'en étais sûre. Notre binôme était surnaturel. Nous étions plus que la somme de nos parties, nous étions cette complétude en tous points soudée dont naissaient les rayons laser et les pouvoirs magiques. Nous imaginions avoir en poche deux médaillons orphelins, le croissant de lune et le soleil qui, s'emboîtant, devenaient la clef des Mystérieuses Cités d'or. Sauf que l'univers auquel notre union donnait accès était un royaume de ténèbres, peuplé de démons ondulant dans la brume humide du crépuscule. Dans notre souterrain, à quelques mètres sous la surface des hommes, nous nous accordions le droit de lâcher les monstres intérieurs qui grattaient à nos portes.

Auteur: Myriam Leroy

Info: Ariane

[ mégalo ]

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répartie

Je ne fais pas confiance aux types qui lisent, dit-il. Vous n’êtes que des tarlouzes incapables de frapper une balle au baseball… Lou, tu ne m’as pas compris : ça ne m’intéresse pas le baseball, mais si c’était le cas, si j’y trouvais une raison d’être, je frapperais ta balle plus fort qu’un orphelin de Baltimore, et je pourrais aussi te botter le cul si je décidais que ça en vaut la peine.

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Un carnet taché de vin", page 45

[ agressivité ] [ sportif ] [ anti lecture ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

automatismes

Au cours du même mois, la Massaia réorganisa toute sa vie autour des tâches ménagères et sociales : emplettes absurdes, admonestations, conversations ineptes, lectures sans intérêt et idées fixes, idées fixes, idées fixes. Maintenant qu’elle avait licencié bon nombre de domestiques et qu’elle devait se charger elle-même de certaines besognes, il lui arrivait souvent d’être taraudée par des pensées du genre "demain, je reçois dix notables pour un tournoi d’échec", ou bien "trente célébrités pour une partie de colin-maillard dans le parc" ou bien encore "les enfants de l’orphelinat pour une tasse de café au lait ".

Auteur: Masino Paola

Info: Dans "La Massaia", pages 281-282

[ aliénation ] [ condition féminine ] [ superficiel ] [ routine ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson
Mis dans la chaine

suicide

- Oui, j’ai sauté du quatrième étage dans la cour avec mon bébé. Et, arrivés en bas, le petit était sur moi et sans la moindre égratignure. Moi non plus d’ailleurs, pas même un bras cassé – c’est bien le plus étonnant -, seulement des entailles aux joues. On me les a très bien recousues. Vous pouvez voir les cicatrices toutes fraîches.
Et elles admirent les cicatrices et elles admirent aussi la femme.
Entre alors un homme tout rond et gentil. La femme dit : "Voici mon ami."
Son ami ? Et l’autre alors ? Celui pour lequel elle a eu tant de chagrin qu’elle a sauté d’une fenêtre ? Cet ami lui apporte une quantité d’énormes sandwiches et de salade de pommes de terre. Et la grosse, sans cesser de manger, le prend dans ses bras. Comme tout cela est simple !
Elles entendent l’ami lui dire : "Si tu ne guéris pas, alors je ne t’apporterai plus rien à manger. Tu pourras alors recommencer à te jeter par la fenêtre jusqu’à ce que tu en meures."
Ils rient, s’embrassent et mangent.
Quand il est parti, la grosse femme revient vers elles. "Et où est ton bébé ?" lui demande la jeune fille rousse.
- A l’orphelinat, répond-elle.
- Mais quand je serai guérie, j’aurai le droit de le reprendre, j’épouserai mon ami et tout sera bien.
- Mais tu n’es donc pas guérie ? lui demande-t-on.
- Oh non, dit-elle tristement, je n’ai plus le droit de me servir de ma machine à coudre.
- Pourquoi ?
- Ah, c’est terrible ! Il y a deux ou trois tout petits bonshommes plus petits encore que mon pouce, qui habitent ma machine. Et quand je couds, ils se mettent à pousser des cris effroyables et à pleurer, car l’aiguille les perce de part en part, et même la nuit, leurs sanglots me réveillent parce que leurs blessures les font énormément souffrir. Je ne sais pas comment tout ça va tourner, car je gagne ma vie en faisant de la couture.

Auteur: Unica Zürn Nora Berta Ruth

Info: Dans "L'homme-jasmin", pages 82-83

[ folie ] [ étrange ] [ trivial ]

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énantiodromie

Avant tout "un", il y a le Dire.
C’est le Dire véritable qui désigne le "un" en tant que "Un".
Cet Un, par le seul fait d’être défini comme tel, engendre le Deux.
Le Deux, sur le même principe engendre le Trois.
Et le Trois, à son tour, engendre les dix mille choses.
Leurs Yin (obscur) et leurs Yang (lumineux) échangent leurs énergies, chacune s’appuyant sur l’autre pour se développer.
Ce que les hommes ordinaires détestent le plus c’est d’être pauvre, orphelin et sans qualité.
Pourtant, les puissants et les célébrités du monde ne s’estiment pas autrement.
C’est qu’ils connaissent le Dire véritable par lequel on grandit en s’abaissant et l’on s’abaisse en grandissant.
Ce qu’il faut retenir :
C’est que tout "Un", en niant qu’il n’est un que par le fait d’être dit "un", disparaît brusquement et jamais de mort naturelle.
Tel est l’enseignement du Dire véritable.

Auteur: Lao Tseu Lao Tzi

Info: Dans "Tao te King" traduit par Guy Massat et Arthur Rivas, poème 42, page 113

[ interdépendance ] [ unité ] [ loi naturelle ] [ ontologie ] [ source ]

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