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du seul livre essentiel de notre temps, du seul écrit simplement humain qu'un homme d'un sens droit et d'une saine intelligence eût aujourd'hui quelque intérêt à conserver, il ne me reste exactement parlant que vingt-deux petits fragments brûlés par les bords, que vous ne saisiriez que trop facilement avec l'index et le pouce, et entre lesquels il n'existe pas, comme on vous le disoit tout à l'heure, un foible point de contact moral, une légère analogie philosophique, une vague possibilité d'association oratoire ou de parenté grammaticale, dont le commentateur le plus subtil puisse tirer l'induction la plus fugace pour le bonheur éventuel des sociétés modernes !...
Et toutefois, je ne sais quelle crainte de laisser abandonnés aux interprétations malveillantes de la haine et de l'hypocrisie, ces débris de ma pensée écrite, -
Je ne sais quelle conscience irrésistible d'une vague clarté, d'une raison inaperçue qui les anime encore... -
Je ne sais quel besoin de vous léguer, ô mes amis, sur ces follicules quasi ou "feré"-sibyllines, l'empreinte éparse et décousue de mes derniers sentiments, -
Le besoin surtout de complaire à mon imprimeur en vous offrant ci-contre le "specimen" d'une fonte qui fera tressaillir l'ombre de Sanlecque et celle de Garamond : -
Tout cela me décide à jeter sous vos yeux, dans l'ordre où ils tombent sous ma main, ce peu de mots échappés aux flammes et à la critique, "combusti membra poetae" !...

Auteur: Nodier Charles

Info: Histoire du roi de Bohême de ses sept château, éd. Plasma, p. 93-94 - (une curiosité dont je ne m'étais pas avisé, et qui ferait, je crois, la joie de Nodier : cette page 93, que j'indique, est en fait, sur l'exemplaire que j'ai, numérotée "95" !)

[ vestiges ] [ réticence ] [ finalement ]

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Ajouté à la BD par Benslama

imago dei

Certes, on est convaincu que nous sommes à un tournant important des âges, mais on pense que ce tournant est suscité par la fission ou la fusion de l’atome, ou par les fusées interplanétaires. On demeure aveugle, comme d’habitude, à ce qui, en même temps, se déroule dans l’âme humaine.
Dans la mesure où l’image de Dieu est, psychologiquement parlant, une illustration et une manifestation des tréfonds de l’âme, et dans la mesure où celle-ci commence à devenir consciente sous forme d’une profonde dissociation qui s’étend jusque dans la politique mondiale, une compensation psychique se signale petit à petit à l’attention. Elle se manifeste par des images unitaires, petits disques apparaissant spontanément, qui représentent une synthèse des contrastes situés à l’intérieur de l’âme. C’est de cela qu’il faut rapprocher la rumeur mondiale des Unidentified Flying Objets (U.F.O.), appelés couramment "soucoupes volantes", qui apparurent pour la première fois en 1945. Cette rumeur repose soit sur des visions, soit sur certaines réalités. Ces "objets non identifiés" sont interprétés comme étant des machines volantes, dont on suppose qu’elles émanent d’autres planètes, ou même de la "quatrième dimension".
Voici plus de quarante ans (1918), j’ai découvert l’existence d’un symbole apparemment central au cours de mes recherches sur l’inconscient collectif ; le symbole du mandala. Pour être sûr de mon fait, j’ai accumulé pendant plus d’une décennie d’autres observations avant de publier, en 1929, ma découverte. Le mandala est une image archétypique dont l’existence est vérifiable à travers siècles et millénaires. Il désigne la totalité du Soi, ou illustre la totalité des assises de l’âme – mythiquement parlant, la manifestation de la divinité incarnée en l’homme. En opposition au mandala de Boehme, le mandala moderne vise l’unité, c’est-à-dire qu’il représente une compensation de la faille, voir son dépassement anticipé. Comme ce processus a lieu dans l’inconscient collectif, il se manifeste partout.
Dans la mesure où le traitement analytique rend l’ombre consciente, il crée une faille et une tension entre les contraires qui, à leur tour, cherchent à s’équilibrer en une unité. Ce sont des symboles qui opèrent la liaison. La confrontation des contraires touche à la limite du supportable lorsqu’on prend cette confrontation au sérieux ou lorsqu’on est pris au sérieux par les contraires eux-mêmes. Le tertium non datur – il n’est pas donné de troisième terme – de la logique se confirme : on est incapable d’entrevoir une troisième solution.
Cependant, quand tout se passe bien, cette troisième solution se présente spontanément, de par la nature même. Elle est alors – et alors seulement – convaincante. Elle est ressentie comme étant ce qu’on appelle la "grâce". La solution naissant de la confrontation et de la lutte des contraires est le plus souvent constituée d’un mélange inextricable de données conscientes et inconscientes, et c’est pourquoi on peut la dire un "symbole" (une pièce de monnaie coupée en deux dont les moitiés s’encastrent exactement). Cette solution représente le résultat de la coopération du conscient et de l’inconscient ; elle atteint à l’analogie avec l’image de Dieu, sous forme de mandala, qui est sans doute l’esquisse la plus simple d’une représentation de la totalité, et elle s’offre spontanément à l’imagination pour figurer les contraires, leur lutte et leur conciliation en nous. La confrontation, qui est d’abord purement de nature personnelle, s’accompagne de la tension subjective en soi-même entre les opposés n’est, en toute généralité, qu’un cas d’espèce dans les tensions conflictuelles du monde.
Car notre psyché est structurée à l’image de la structure du monde, et ce qui se passe en grand se produit aussi dans la dimension la plus infime et la plus subjective de l’âme. C’est pourquoi l’image de Dieu est toujours une projection de l’expérience intérieure vécue lors de la confrontation avec un vis-à-vis très puissant. Celui-ci est figuré par des objets dont l’expérience intérieure est issue et qui, à partir de là, ont gardé une signification numineuse ; ou il est caractérisé par sa numinosité et la force subjuguante de celle-ci. Dans ce dernier cas, l’imagination se libère du simple plan de l’objet et tente d’esquisser l’image d’une entité invisible existant derrière les apparences. Je pense ici à la plus simple des formes fondamentales du mandala, la circonférence, et au partage du cercle le plus simple (mentalement) : le carré ou la croix.

Auteur: Jung Carl Gustav

Info: Dans "Ma vie"

[ psychologie analytique ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

transcodages

Avec le langage, et surtout l'écriture, nous avons développé une "culture externe à l'individu" depuis quelques millénaires déjà. Les enregistrements sonores et vidéos ont récemment élargi les possibilités. Pour ce qui est des sons et de la phonation enregistrée, nous restons relativement proche de l'idiomatique, dans la mesure où transcrire un dialogue en texte est aisé. Avec l'image/photo c'est plus complexe, mieux encore avec une photo digitale à grande résolution ; essayez de verbaliser précisément ce qui s'y trouve pour vous faire une idée. Tout ceci étant démultiplié d'un facteur 1000 pour les images animées et le cinéma.
Vouloir réfléchir à l'intrication "sons enregistrés-images animées-textes/écriture" met tout de suite en retrait, semble-t-il, le sonore. Pourquoi s'embêter avec lui puisque l'écrit peut très bien le remplacer ? (merci pour les sourds au passage ;-).
Ce qui est probablement une erreur puisque, déjà avec l'apparition de la radio, il est possible d'ingurgiter du texte/culture alors qu'on est occupé à autre chose, à bricoler par exemple, comme écouter une conférence sur l'évolution du style de Céline en même temps qu'on repeint une armoire. La question est ici : vaut-il mieux écouter seulement ? Alors que peut-être une écoute non exclusive - alors qu'on fait la vaisselle - est possiblement meilleure dans le sens où c'est plutôt l'inconscient qui est à l'oeuvre ?
Pour le texte-image, c'est différent. Difficile de concilier simultanément les deux. C'est pour cela que FLP a développé une chaîne qui s'essaye simplement à présenter des exemples de transcodages textes-images. L'image fixe se métamorphosant en une phonation, quasi musicale dans la mesure où l'explication ne peut que se "dérouler" dans le temps, avec du rythme et des hauteurs de fréquences.
Quant au triptyque écrit-visuel-sonore, hormis la vie elle-même et le cinéma parlant, nous n'avons pas connaissance d'études spécifiques tentant de s'intéresser aux trois, simultanément, surtout pour ce qui concerne la conservation et la transmission des connaissances. D'où cette chaîne.
Avec elle nous allons tenter de nous amuser à rassembler quelques pistes et idées diverses quant à l'utilisation combinée de ces 3 "supports externes" pour ce qui est de la transmission des savoirs.

Auteur: Mg

Info: 8 février 2020

[ didactique ] [ triade ]

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atemporalité

Interrogé sur l’Atlantide, Bergier avait lancé l’hypothèse qu’il ne s’agissait pas d’une civilisation disparue dans le passé mais d’un "ressac du futur", d’un mythe en quelque sorte prémonitoire. Le temps est la grande énigme. Nous le constatons par le vieillissement, que ce soit l’usure des choses ou celle de notre propre corps, en d’autres termes par des phénomènes irréversibles et nous le repérons par des phénomènes périodiques comme l’alternance du jour et de la nuit, qu’il suffit de compter. Ainsi, dans le Poème de la création qui ouvre le livre biblique de la Genèse, chaque étape est scandée par le vers "Il y eut un soir, il y eut un matin", suivi du numéro du "jour" qui vient de s’achever. A l’échelle où se produisent généralement les phénomènes quantiques, il est battu en brèche car pratiquement toutes les équations qui les décrivent sont réversibles sur le temps. Olivier Costa de Beauregard en a tiré comme conséquence l’existence de "potentiels avancés" (comme on dit qu’une montre avance) où la cause se produit dans le futur et l’effet dans le passé. Richard Feynman, autre prix Nobel, considère le positon, l’électron dont la charge électrique est positive et qui joue dans l’antimatière le même rôle que l’électron à charge négative dans notre matière, il considère donc ce positon comme un électron qui remonte le temps. Il doit cette idée à son maître, John Archibald Wheeler, qui l’a encouragé à la développer sous forme de diagrammes pédagogiques.
Dans ce diagramme, l’un des plus simples de Feynman, on lit que la rencontre d’un positon e+ et d’un électron e- les annihile tous les deux en un jet de lumière représenté par l’onde γ, donc un photon. Au bout du processus, on retrouvera un positon et un électron émis à partir de la lumière. Le temps ordinaire, celui des pendules, se lit ici de la gauche vers la droite comme notre écriture. On voit que les petites flèches qui symbolisent les particules qui interagissent (e+ et e-) sont inversées : le positon semble s’éloigner du point de rencontre et se précipiter vers le point d’émission en remontant le temps tandis que l’électron se comporte comme n’importe quel objet de notre monde, va vers la rencontre et s’éloigne du point d’émission. Bien sûr, il faudrait mettre des guillemets partout, ce sont presque des métaphores de ce qui se passe vraiment mais ces métaphores sont parlantes.

Auteur: Anonyme

Info: Dans "Les magiciens du nouveau siècle"

[ rétrocausalité ] [ physique quantique ] [ inversion du temps ]

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intelligence

La lumière est le symbole le plus habituel de la connaissance ; il est donc naturel de représenter par la lumière solaire la connaissance directe, c’est-à-dire intuitive, qui est celle de l’intellect pur, et par la lumière lunaire la connaissance réfléchie, c’est-à-dire discursive, qui est celle de la raison. Comme la lune ne peut donner sa lumière que si elle est elle-même éclairé par le soleil, de même la raison ne peut fonctionner valablement, dans l’ordre de réalité qui est son domaine propre, que sous la garantie de principes qui l’éclairent et la dirigent, et qu’elle reçoit de l’intellect supérieur. Il y a sur ce point une équivoque qu’il importe de dissiper : les philosophes modernes se trompent étrangement en parlant comme ils le font de "principes rationnels", comme si ces principes appartenaient en propre à la raison, comme s’ils étaient en quelque sorte son œuvre, alors que, pour la gouverner, il faut au contraire nécessairement qu’ils s’imposent à elle, donc qu’ils viennent de plus haut ; c’est là un exemple de l’erreur rationaliste, et l’on peut se rendre compte par là de la différence essentielle qui existe entre le rationalisme et le véritable intellectualisme. Il suffit de réfléchir un instant pour comprendre qu’un principe, au vrai sens de ce mot, par là même qu’il ne peut se tirer ou se déduire d’autre chose, ne peut être saisi qu’immédiatement, donc intuitivement, et ne saurait être l’objet d’une connaissance discursive comme celle qui caractérise la raison ; pour nous servir ici de la terminologie scolastique, c’est l’intellect pur qui est habitus principiorum, tandis que la raison est seulement habitus conclusionum.

Auteur: Guénon René

Info: Dans "Symboles de la science sacrée", pages 401-402

[ distinctions ] [ immédiate-différée ] [ évidence ]

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méditation

Un ascète, dans sa marche en avant ou en arrière, a une parfaite compréhension de ce qu’il fait ; en regardant ou en regardant fixement (un objet), il comprend parfaitement ce qu’il fait ; en levant son bras ou en le laissant retomber, il comprend parfaitement ce qu’il fait ; en portant sa pèlerine, ses vêtements, ou son pot de nourriture, il comprend parfaitement ce qu’il fait ; en mangeant, en buvant, en mâchant, en goûtant…, en évacuant…, en marchant, en restant assis, en dormant, en veillant, en parlant ou en se taisant, il comprend parfaitement ce qu’il fait.

Auteur: Bouddha

Info: Dans le "Digha Nikâya", I, 292

[ pleine conscience ] [ vie quotidienne ] [ simplicité ]

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signe

Il n’y a pas de contenu du langage ; comme communication, le langage communique une essence spirituelle, c’est-à-dire purement et simplement une communicabilité.[…]
C’est précisément ce que signifie le concept de révélation lorsqu’il tient le caractère intangible du verbe pour l’unique et suffisante condition et caractéristique de la nature divine de l’essence spirituelle qui s’exprime en lui.

Auteur: Benjamin Walter

Info: Oeuvres, tome 1

[ quasi-esprit ] [ sémiotique ] [ trace parlante ]

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réalité

Commençons par considérer l'actualité, et essayons de voir en quoi elle consiste. Si je vous demande comment se compose un événement, vous me l'expliquerez en me parlant de quelque un de ses paramètres. Paramètres ou "spécificités" qui impliquent alors toutes leurs relations avec le reste. La vérité de l'événement semblant se situer dans ses relations avec l'univers des autres événements. Un tribunal habilité à émettre des injonctions et des jugements à mon encontre dont je ne me soucie pas plus que d'un simple claquement de doigts. Que je puis voir comme une futile vapeur. Mais lorsque la main du policier se pose sur mon épaule, je commence à avoir un sens d'actualité. Le réel est quelque chose de brutal. On n'y trouve pas grande raison. On s'imagine en train d'appuyer notre épaule contre une porte en essayant de l'ouvrir de force contre une résistance invisible, silencieuse et inconnue.
Nous avons une conscience bilatérale de l'effort et de la résistance, qui me semble raisonnablement proche d'un pur sens de l'actualité. Dans l'ensemble, je pense que nous avons ici le mode d'être d'une chose qui prend connaissance d'une autre. Je nommerai ceci Secondéité.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: Lowell Lectures on Some Topics of Logic Bearing on Questions Now Vexed. Lecture III [R]. MS [R] 460. 1903

[ matérialité ] [ concret ]

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singularisations

Toute tentative de nier l'irréductibilité des faits triadiques (signe-objet-interprétant) peut être qualifiée de nominalisme. Strictement parlant, ce que les nominalistes nient, c'est l'existence réelle de tout ce qui est général, c'est-à-dire, de tout ce qui s'applique entièrement à beaucoup de choses différentes.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: Chapter II: The Categories. MS [R] 717 (1893-5)

[ imperfection du langage ]

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femmes-par-homme

Georgette entra et se dirigea vers la cuisine. Elle venait tous les samedis matin depuis deux mois. Depuis deux mois, tous samedis matin, en la faisant entrer, Lethouar la déshabillait machinalement des yeux - ainsi qu'il avait accoutumé de procéder avec les femmes qu'il voyait. Décidément, non : rien a tirer de celle-là. Ses jambes ne semblaient faites que pour marcher. Les fesses présentaient le même aspect platement utilitaire. les seins manquaient de présence. Quant à la tête - qu'il considérait de toute façon chez les femmes comme un appendice d'intérêt accessoire - tout y avait aussi un caractère fonctionnel. L'ensemble, ni plus beau ni plus laid qu'un appareil électroménager, décourageait la critique comme le désir, même le désir d'un homme d'esprit ouvert et toujours disposé à trouver en chaque femme des côtés plaisants.

Auteur: Kassak Fred Pierre Humblot

Info: Bonne vie et meurtres. Editions Crémille, 1973. PP12, 13. Parlant de sa femme de ménage

[ obsédé ] [ humour ]

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