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homme-animal

La baleine bleue lui dit que ce n'étaient pas les étoiles qui brillaient mais quelque chose que les hommes appelaient des lampes, et ce qui y brûlait était une partie de nos corps.

Ils ne nous chassaient pas pour se nourrir de notre chair mais pour l'huile de nos intestins qui brûlait en éclairant leurs maisons.

Ils ne nous tuaient pas parce qu'ils avaient peur de notre espèce; ils le faisaient parce que les hommes ont peur de l'obscurité et que nous, les baleines, possédions la lumière qui les délivrait des ténèbres.

Auteur: Sepulveda Luis

Info: Histoire d'une baleine blanche

[ littérature ] [ inversion ] [ paradis perdu ]

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Ajouté à la BD par miguel

monstre

Une fois que tu as vu le chaos, regarde ton visage. Tu as vu bien plus que la mort et la tombe, tu as vu au-delà et ton visage porte la marque de celui qui a vu le chaos et qui pourtant fut un homme. Beaucoup traversent le chaos sans le voir ; mais le chaos les voit, les regarde, et imprime ses traits sur eux. Et ils sont marqués à jamais. Un tel homme, tu peux dire qu’il est fou, car il l’est ; il est devenu une vague et a perdu son aspect humain, sa constance.

Auteur: Jung Carl Gustav

Info: Dans "Le livre rouge" page 299

[ amplification ] [ effondrement ] [ traumatisme ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

langage

J'ai désiré faire le bien mais je n'ai pas désiré faire du bruit, parce que j'ai senti que le bruit ne faisait pas de bien et que le bien ne faisait pas de bruit.

Les mots sont devenus dans les langues humaines ce que la pensée est devenue dans l’esprit des hommes. Ces mots sont devenus comme autant de morts qui enterrent des morts, et qui souvent même enterrent des vivants, ou ceux qui auraient le désir de l’être. Ainsi l’homme s’enterre-t-il lui-même journellement avec ses propres mots altérés qui ont perdu tout leur sens. Ainsi enterre-t-il journellement et continuellement la parole.

Auteur: Saint-Martin Louis-Claude de

Info:

[ trahison ] [ chiasme ] [ préjugés ] [ abrutissement ] [ prêt-à-penser ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

idiomes

A la fin des années 1980, six écoles primaires et secondaires furent créées, dans lesquelles le maori est la principale langue d'instruction. Dès 1982 avait commencé d'être appliqué un programme d'immersion, dans lequel 13000 enfants se trouvaient intégrés en 1994. Il y avait alors 400 kohanga reo, c'est à dire "nids de langue", où 6000 enfants, environ, apprenaient le maori. Ce programme est donc, en quelque mesure, un succès. Certaines circonstances sont favorables. D'une part le maori est aujourd'hui la seule langue indigène de Nouvelle-Zélande, et sa promotion n'entre donc pas en concurrence avec d'autres entreprises. D'autre part il existe une volonté affirmée des Maori de ranimer leur langue et de ne pas la laisser disparaître, dans la mesure où elle exprime des valeurs qu'a perdues, selon eux, la société blanche, et auxquelles ils sont attachés, notamment la tolérance et la solidarité.

Auteur: Hagège Claude

Info: Halte à la mort des langues, p 245

[ spécificités ] [ kiwis ]

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Ajouté à la BD par miguel

effort

Me voici donc à mi-chemin, ayant eu vingt années -
En gros vingt années gaspillées, les années "de l'entre-deux guerres" -
Pour essayer d'apprendre à me servir des mots, et chaque essai
Est un départ entièrement neuf, une différente espèce d'échec
Parce que l'on n'apprend à maîtriser les mots
Que pour les choses que l'on n'a plus à dire, ou la manière
Dont on n'a plus envie de les dire. Et c'est pourquoi chaque tentative
Est un nouveau commencement, un raid dans l'inarticulé
Avec un équipement miteux qui sans cesse se détériore
Parmi le fouillis général de l'imprécision du sentir,
Les escouades indisciplinées de l'émotion. Et ce qui est à conquérir
Par la force et la soumission a déjà été découvert
Une ou deux fois, ou davantage, par des hommes qu'on n'a nul espoir
D'égaler - mais il ne s'agit pas de concurrence -
Il n'y a ici que la lutte pour recouvrer ce qui fut perdu,
Retrouvé, reperdu : et cela de nos jours, dans des conditions
Qui semblent impropices. Mais peut-être ni gain ni perte,
Nous devons seulement essayer. Le reste n'est pas notre affaire.

Auteur: Eliot Thomas Stearns

Info: Quatre quatuors, East Cocker, V, p. 183 - éd. du Seuil, traduit par Pierre Leyris - je propose l'étiquette "sans espoir", que je distinguerai de "désespéré" - plus haut, dans East Cocker, III, les vers 125-128 ("wait without hope") permettent (?) de comprendre cela

[ malgré tout ] [ sans espoir ] [ écriture ] [ poème ]

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Ajouté à la BD par Benslama

perdu

Qui désespère veut, dans son désespoir, être lui-même. Mais alors, c’est qu’il ne veut pas se débarrasser de son moi ? En apparence, non ; mais à y regarder de près, on retrouve bien toujours la même contradiction. Ce moi, que ce désespéré veut être, est un moi qu’il n’est point (car vouloir être le moi qu’il est véritablement, c’est le contraire même du désespoir), ce qu’il veut, en effet, c’est détacher son moi de son auteur.

Auteur: Kierkegaard Søren Aabye

Info: Traité du désespoir

[ insatisfaction de soi ] [ frustration ]

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Ajouté à la BD par miguel

réflexion

Il n'y a pas une conscience génératrice de ses produits, ou simplement immanente à eux, mais elle est chaque fois dans l'immédiat de l'idée, perdue en elle et se perdant avec elle et ne se liant avec d'autres consciences (ce qu'on serait tenté d'appeler d'autres moments de la conscience) que par les liens internes des idées auxquelles celles-ci appartiennent. Le progrès est matériel ou entre essences singulières, son moteur l'exigence de dépassement de chacune d'elles. Ce n'est pas une philosophie de la conscience mais une philosophie du concept qui peut donner une doctrine de la science. La nécessité génératrice n'est pas celle d'une activité, mais d'une dialectique.

Auteur: Cavaillès Jean

Info: Sur la logique et la théorie de la science, éd. Vrin, 1987, p. 78

[ réfléchir ] [ citation s'appliquant à ce logiciel ]

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Ajouté à la BD par miguel

eccéité éternelle

N’étant plus à même de recourir à leur Seigneur, les êtres se trouvent livrés à une Omnipotence indifférenciée, tous équidistants et confondus dans la collectivité religieuse ou sociale. Alors il leur est loisible de confondre leur Seigneur qu’ils ne connaissent plus tel qu’il est, avec l’Être Divin en soi, et de prétendre l’imposer à tous. Nous avons vu que tel est le "monothéisme unilatéral" par lequel passe le "Dieu créé dans les croyances". Ayant perdu son lien avec son Seigneur-archétype propre (c’est-à-dire ayant perdu conscience de soi), chaque moi est livré à une hypertrophie dégénérant facilement en impérialisme spirituel ; la tâche n’est plus de faire que chacun s’unisse à son propre Seigneur, il ne s’agit que d’imposer à tous le "même Seigneur".

Auteur: Corbin Henry

Info: Dans "L'imagination créatrice dans le soufisme d'Ibn'Arabî", pages 223-224

[ créature-créateur ] [ impérialisme ] [ fanatisme ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

fonction sociale

Tu nous demandes ce que nous faisons, où nous travaillons, continua Philippe. C'est justement le problème. La plupart des gens s'identifient à leur travail. Sans leur boulot, ils seraient perdus. C'est la source de leur identité. C'est ce qu'ils sont. Beaucoup de gens ne font que travailler. Ils ont besoin de ce genre de structures pour donner un sens à leur vie, pour se sentir épanoui. Mais tu trouves ça épanouissant, un boulot de secrétaire ? Avec du temps libre, tu peux tout faire ! Les seules limites sont celles de ton imagination. Pour la plupart des gens, la vie n'a pas de sens. Ils ne savent pas pourquoi ils sont là et ils s'en foutent. Nous, nous avons la chance d'être différents. Nous n'avons pas besoin d'un boulot pour nous tenir occupés. Nous, nous pouvons vivre !

Auteur: Bentley Little

Info: L'ignoré

[ situation personnelle ] [ labeur ] [ dépendance ] [ réconfort ]

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humour

Depuis longtemps, Moïchélé, le vieux tailleur polonais du quartier juif de Londres, avait fait sa demande de nationalité anglaise, depuis si longtemps qu'il avait fini par oublier. Un beau jour cependant, il la reçut.
Ses amis lui dirent alors : Moïchélé, tu es anglais, maintenant, tu dois bien t'habiller ! Il prit un soin particulier à sa toilette : rasage minutieux, vêtements irréprochables, plis impeccables, monocle. À la fin, s'inspectant devant le miroir, il dit à mi-voix :
"Vraiment, quel dommage que nous ayons perdu les Indes !"

Auteur: Ouaknin Marc-Alain

Info: La bible de l'humour juif, page 319

[ colonialisme ]

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