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personnage

La niña Pancha est entrée dans les volutes dorées de la légende. Mais nul besoin de fables pour affermir son prestige. La vérité suffit.

La niña Pancha est une femme extraordinaire. Elle joue du coupe-coupe mieux que les plus habiles spécialistes des environs: dans ses mains la machette s'anime d'une vie agile et sinueuse de serpent ailé. Elle tire comme un chasseur: où elle met l'oeil, elle met la balle, comme on dit dans les campagnes. Elle monte des chevaux rebelles et dompte les jeunes poulains. Elle a l'habitude pour essayer ses forces, de lutter avec les toros donceles (c'est ainsi qu'elle appelle les taurillons qui n'ont pas encore monté des vaches.)

Il arrive parfois à la niña Pancha de boire un peu trop d'aguardiente. (...) Dans ces cas-là, la niña Pancha se transforme en bête fauve; et les péons, aussi ivres soient-ils, ne tardent pas à dessoûler.

Auteur: De la Cuadra José

Info: La tigra

[ mytique ] [ héroïque ]

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personnage

Alice est une journaliste d'investigation québécoise résolument indépendante. Elle n'est ni salariée d'un média, ni la moitié d'un couple, et n'envisage pas de devenir un jour le tiers d'une famille, puis le quart, etc. Elle ne veut pas rétrécir. Elle choisit soigneusement ses enquêtes, investiguant le plus souvent sur des crimes comme il s'en pratique au Canada où chaque foyer possède haches, pelles à neige et tisonniers. Alice a une approche originale qui postule qu'un crime nécessite un ou plusieurs gestes pour se concrétiser, mais qu'un geste possède des privilèges plus étendus : il peut exister par et pour lui-même. C'est même là la définition d'un beau geste. Alice croit en la beauté essentielle des gestes. Elle vit seule pour ne pas se réveiller le matin assiégée par des gestes qui ne sont pas le siens. Elle souhaite l'exclusivité des gestes qui façonnent son existence. Ce qu'elle regarde en premier chez un homme, ce ne sont pas ses chaussures mais ses gestes.

Auteur: Baqué Joël

Info: La Fonte des glaces

[ féminin ]

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personnage

Tibère était gros, robuste, et d'une taille dépassant la moyenne ; large d'épaules et de poitrine, il avait, de la tête aux pieds, tous les membres bien faits et heureusement proportionnés ; sa main gauche était plus souple et plus forte que l'autre ; les articulations en étaient si fermes, qu'il pouvait percer du doigt une pomme récemment cueillie et sans tare, et d'une chiquenaude blesser la tête d'un enfant ou même d'un adolescent. Il avait le teint blanc, les cheveux plantés assez bas derrière la tête, de sorte qu'ils lui couvraient même la nuque, ce qui paraissait être chez lui un trait de famille ; un visage noble, quoique souvent parsemé tout à coup de boutons ; des yeux très grands, qui, chose extraordinaire, voyaient même la nuit et dans les ténèbres. [...] Il marchait le cou raide et dressé fièrement, le visage d'ordinaire contracté, en général sans rien dire ou en n'adressant que de très rares paroles même à ceux qui l'entouraient.

Auteur: Suétone

Info: Vies des douze Césars, tome 2, Tibère, Caligula, Claude, Néron, livre 3 Tibère, LXVIII

[ historique ]

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personnage

Elle avait grandi comme en dehors du monde. Le monde n'était pas à sa dimension, elle le savait, il était aussi trop étranger. Elle voyait autour d'elle, au collège, au lycée, des filles et des garçons qui ne connaissaient pas de difficulté à frétiller au milieu de leurs semblables dans le grand bassin d'eau froide des journées, à se frayer un chemin dans la foule; qui étaient à l'aise partout, trouvaient leur place dans l'existence, riaient, s'exaltaient, indifférents aux regards. Elle ne s'y attardait pas. Venant des autres, cette capacité tait manuelle. Pas chez elle. Elle n'osait s'avouer différente, c'eût été de l'orgueil. Elle se considérait plutôt en défaut, d'où son acceptation de ce qui lui arrivait, elle courbait la nuque sous les menus événements qui pénétraient l'aire longtemps protégée où elle s'ébattait. Ses parents la disaient naïve, presque une enfant. Il fallait la garder à l'abri.
De ses pensées, de ses rêves, ils ne s'inquiétaient pas. Couvait-elle des souhaits, brodait-elle des élans, illustrait-elle des goûts, des préférences ? Ce ne sont pas des questions qu'on pose aux filles.

Auteur: Morgan Cédric

Info: le Bonheur en douce

[ isolement ]

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personnage

Nugent Miller se releva. C'était un grand gaillard long et maigre comme un jour sans pain, au visage recuit par le soleil, vêtu d'une chemisette bleue, d'un pantalon kaki et chaussé d'espadrilles. Un havresac complétait sa silhouette, de même qu'un compteur Geiger qu'il tenait à la main et des lunettes à grosse monture d'écaille. La branche gauche de ces dernières était cassée ; il l'avait rafistolé avec une allumette et de la ficelle, poussant la précaution jusqu'à renforcer le pince-nez en y enroulant du fil de fer. Les verres semblaient tenir solidement, mais il se méfiait. il était très myope et se serait trouvé incapable de remplacer un verre brisé. Il lui arrivait de faire un cauchemar, toujours le même : ses lunettes tombaient, il lançait la main en avant pour les attraper au vol, les manquait de justesse et elles disparaissaient en tournoyant dans un précipice.
Il raffermit l'aplomb de la monture sur son nez, fit quelques pas et interrogea le sol encore une fois. Il parvint à relever deux ou trois séries de traces différentes, peut-être même quatre - et à en juger d'après la nature du terrain, des traces toutes fraîches.

Auteur: Sheckley Robert

Info: Les filles et Nugent Miller, in Histoires de fins du monde de Anthologie de la Science Fiction

[ inquiétude ]

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personnage

Paco, le forgeron, ne voulait pas que son fils progresse; il se contentait de le voir forgeron comme lui et suffisamment habile pour soumettre le fer à sa volonté . Ça c'était un beau métier ! Et pour être forgeron, il n'y avait pas besoin d'étudier pendant quatorze ans, ni treize, ni douze, ni dix, ni neuf, pas une seule année. Et l'on pouvait devenir un homme gigantesque et corpulent comme le père du Bousseux. Daniel le Hibou ne se lassait jamais de regarder Paco, le forgeron, maitriser le fer dans sa forge.Il était fasciné par ces avant-bras gros comme des troncs d'arbres, couverts d'un poil épais et roux avec, en relief, plein de muscles et de nerfs. Sur que Paco le forgeron pourrait soulever la commode de sa chambre d'un seul de ses bras imposants... Ça c'était un homme. Pas comme Ramon, le fils du pharmacien, pomponné, raide, pale, comme une jeune fille maladive et prétentieuse. Si ça c'était le progrès, lui, décidément ne voulait pas progresser. Pour sa part il lui suffisait de posséder une paire de vaches une petite fromagerie et un jardin insignifiant derrière la maison. Il ne demandait rien de plus....

Auteur: Delibes Miguel

Info: Le chemin

[ famille ] [ continuité ] [ macho ]

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