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tiercités

S'il fallait emprunter au vocabulaire de la biologie moderne, nous dirions que la première partie expose (socialement) du DNA et du RNA, que la deuxième partie expose (socialement) du RNA et des protéines, et que la troisième partie c'est l'embryon. Ou pour employer les termes de François Jacob : invariance (première partie), projet ou téléonomie (deuxième partie), morphogénèse (troisième partie).
S'il fallait emprunter au vocabulaire de la psycho-analyse moderne, nous dirions avec Gilles Deleuze : répétition (première partie ), différence (deuxième partie), machine désiro-sociale (troisième partie). Ou bien aussi : production de production (première partie), production d'enregistrement/distribution (deuxième partie), production de consommation (troisième partie).
S'il fallait emprunter au vocabulaire de la philosophie la plus moderne, nous dirions avec Mao Tsé Toung, et après Marx et Lénine : causes internes/bases (première partie ), causes externes /conditions (deuxième partie ), changement (troisième partie).

Auteur: Godard Jean-Luc

Info: Extrait de "Moi Je, projet de film", in "Jean Luc Godard Documents", éd. du Centre Pompidou, p. 199

[ théorisation ] [ projet ] [ triades ] [ reformulation ]

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rendez-vous galant

Serge faillit en rester là. Il se souvint d’un article de la méthode qui, à en croire l’essayiste, était décisif : "Tout ce que vous me dites est très intéressant, l’interrompit-il, mais j’aimerais aussi connaître la vraie Nicole, celle qui se cache derrière la secrétaire sérieuse et compétente." C’était un peu osé, mais l’ennui donne le courage de tout tenter pour sortir de ses marécages. Malheureusement, la vraie Nicole était extrêmement chiante (point que le traité de séduction n’abordait pas : celui de l’intérêt intellectuel de l’objet désiré.) En réalité, la vraie Nicole croyait en la "bienveillance des gens", elle aurait aimé que l’univers soit un "monde de paix et d’amour". Sa grande passion, c’était la littérature pour la jeunesse, une "littérature du cœur, de l’intelligence, de la douceur et de la fantaisie". En se plongeant dans cette littérature, elle retrouvait "l’esprit de l’enfance", l’esprit du jeu, l’esprit des "chats qui s’amusent avec des pelotes de laine". Elle et son amie Delphine ne rataient jamais le festival de Montreuil. En revanche, elle n’avait pas de mots assez durs pour "les vieux schnoks et les tristes sires" qui snobaient l’univers des "pitchouns", tous ceux qui oubliaient "le rire des polissons" et "la joie mutine des garnements".
Serge regretta alors la première Nicole, la secrétaire sérieuse qui, au moins, participait à la prospérité de l’agence. Il mit fin à l’entretien en réclamant l’addition.

Auteur: Patrice Jean

Info: Dans "L'homme surnuméraire", pages 107-108

[ raté ] [ incompatibilité ] [ femme-par-homme ]

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temps

A bien y penser, les horloges sont un genre littéraire. Elles portent sur elles les signes écrits du possible qu'on peut lire aussi dans les vieux édifices désertés. Elles feuillettent notre vie, où elles marquent avec la même indifférence tranquille l'heure de notre naissance, de nos premières amours, de la guerre et de la mort. Mais s'il est vrai que les horloges appartiennent à la littérature, il est tout aussi vrai que nous sommes la littérature des horloges. Je les soupçonne de ne pas croire à notre existence, de nous prendre pour de simples "personnages", dont peut-être elles parlent, la nuit ; pour des livres dont elles se font les unes aux autres des comptes rendus, que l'une conseille parfois à l'autre de lire.

Auteur: Manganelli Giorgio

Info: In "Discours de l'ombre et du blason", éd. du Seuil, p. 11

[ fiction ] [ renversement de perspectives ] [ cadrans ] [ marqueurs ]

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rapports humains

Le seul comportement sûr est donc celui que mentionne Aristote dans le dernier chapitre de son Topica : de ne pas débattre avec la première personne que l’on rencontre, mais seulement avec des connaissances que vous savez posséder suffisamment d’intelligence pour ne pas se déshonorer en disant des absurdités, qui appellent à la raison et pas à une autorité, qui écoutent la raison et s’y plient, et enfin qui écoutent la vérité, reconnaissent avoir tort, même de la bouche d’un adversaire, et suffisamment justes pour supporter avoir eu tort si la vérité était dans l’autre camp. De là, sur cent personnes, à peine une mérite que l’on débatte avec elle. On peut laisser le reste parler autant qu’ils veulent car desipere est juris gentium, et il faut se souvenir de ce que disait Voltaire : "la paix vaut encore mieux que la vérité", et de ce proverbe arabe : "Sur l’arbre du silence pendent les fruits de la paix".

Auteur: Schopenhauer Arthur

Info: L'Art d'avoir toujours raison

[ sagesse ] [ gens raisonnables ]

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Ajouté à la BD par miguel

femmes-hommes

Définir l’anima comme étant le facteur éros nous contraint alors en permanence à prétendre que l’excitation sexuelle est un message de l’âme et ne peut être repoussée – car qui repousserait l’appel de son âme ? Nous sommes donc contraints de prétendre que les relations humaines mouvementées de même que les enthousiasmes délirants nous sont inspirés par l’anima, alors qu’en réalité, ils sont moins le fait de la moiteur de l’âme permettant la réflexion, que celui de la capture de l’âme par éros. Car ici, il nous faut admettre que si l’anima n’est pas l’éros, sa première inclination va cependant vers l’amour. Il est vrai qu’elle séduit : être allumé, enflammé, illuminé. Il est vrai qu’elle fait des avances, afin de faire se transformer la réflexion pure en connexion. Il est vrai qu’elle possède une gamme incroyable d’images voluptueuses afin de s’attirer l’éros, et ceci dans le but de ce que Platon appelait "génération" ou constitution de l’âme. Toutefois, bien que l’amour soit essentiel à l’âme, fait sur lequel insiste la théologie et que confirme la psychothérapie, et bien que l’âme soit ce par quoi nous recevions l’amour, il n’en est pas moins vrai que l’âme n’est pas l’amour.

Auteur: Hillman James

Info: Dans "Anima et animus", page 131

[ passion ] [ simultanéité trompeuse ] [ amalgame ]

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atavofigures

A regarder de plus près, nous découvrons que le Mundus Archetypus est un temps Eternel, un temps qui ralenti afin de devenir le temps qui s'écoule à travers une étendue spatiale. Par conséquent, ces entités se spatialisent et se corporalisent à travers le moindre phénomène qui existe en notre monde. Elles sont du Temps, le Temps éternel qui devient espace, elles sont les bâtisseurs de notre monde, voire des mondes. Elles sont présentes depuis l'Aube des temps, ce sont les Grands Ancêtres des peuples premiers.

Auteur: Shoushi Daniel

Info:

[ psychologie des profondeurs ]

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autobiographique

J'ai eu une enfance capricieuse et bien nourrie au sein d'une famille fortement dominée par l'esprit, appelons-le ainsi, de la Première République. Inutile de dire qu'y abondaient les plaisanteries anticléricales, bien que mon père désirât que je suive la carrière ecclésiastique. En somme, on n'y comprenait rien. Du moins à première vue.

Auteur: Monteiro João César

Info: In "Une semaine à Paris & autres textes", éd. La Barque, p. 111

[ incertitude ] [ religion ] [ début ]

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femmes-par-femme

L’énonciation de jugements est donc l’une des manifestations les plus importantes de l’Animus. Celui-ci se comporte de la même manière avec les pensées d’ordre général, c’est-à-dire que, venant du plus profond de nous-même, ces dernières s’imposent à nous d’une manière définitive et pour ainsi dire inébranlable. Lorsqu’elles sont dictées de l’extérieur, nous les adoptons parce qu’elles nous paraissent d’une certaine façon évidentes ou attirantes. Mais ces pensées qu’elle adopte et même propage à son tour, la femme ne se sent généralement pas tenue de les approfondir pour les comprendre réellement. Une capacité de discernement peu développée la conduit ainsi à approuver toute idée avec le même enthousiasme et le même respect, qu’elle ait ou non de la valeur, parce que tout ce qui lui paraît venir de l’intellect lui en impose énormément et exerce sur elle une étrange fascination ; l’homme, en revanche, rendu méfiant et intolérant par son esprit critique développé, a souvent besoin d’un certain temps pour déterminer ce qui a de la valeur.
[...]
D’une manière générale, on peut dire que l’intellect de la femme a un aspect sous-développé, naïf ou primitif. Chez elle, il n’y a pas de soif de s’instruire, mais de la curiosité ; pas de jugement, mais des préjugés ; pas de pensée, mais de l’imagination et du rêve ; pas de volonté, mais des souhaits.
Là où l’homme s’attaque à des problèmes, la femme se contente de réponses, là où il acquiert du savoir et des connaissances, elle se satisfait de croyances ou de superstitions, ou alors elle se livre à des suppositions. Il est évident que ce sont là les premiers stades, ceux que l’on constate dans l’esprit des enfants ou des primitifs.

Auteur: Jung Emma

Info: Dans "Anima et Animus", pages 80-81

[ machisme intériorisé ] [ intelligence ] [ hommes-femmes ]

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sensibilité artistique

Nous l’avons tout d’abord trouvé pataugeant en plein naturalisme, indifférent à la religion, épris de pessimisme, mécontent de lui-même, aspirant à il ne sait encore quoi. Puis subitement, avec A rebours, son horizon s’éclaire. Il a dû, pour ses travaux, s’approcher de l’Eglise et déjà l’art admirable du Moyen Age l’a pris. Il rompt avec le naturalisme de Zola qu’il qualifie "de théorie de cerveau mal famé, de miteux et d’étroit système" et auquel il reproche "d’avoir incarné le matérialisme dans la littérature et d’avoir glorifié la démocratie de l’art". Son idéal s’épure : il l’énonce dans Certains et plus clairement encore dans Là-bas où dès les premières pages, il renie ses premiers engouements et exprime ce qu’il voudrait désormais faire en art. Cet idéal n’est autre que cet art catholique du Moyen Âge qui l’a conquis et il le caractérise d’un mot "le Naturalisme mystique".

Auteur: Mugnier Arthur

Info: A propos de Joris-Karl Huysmans, notes pour la préface

[ parcours ] [ plus grande perfection ] [ vacheries ]

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éternel retour

Et je chantais cette romance
En 1903 sans savoir
Que mon amour à la semblance
Du beau Phénix s’il meurt un soir
Le matin voit sa renaissance.

Auteur: Apollinaire Guillaume

Info: Premiers vers de la Chanson du mal-aimé

[ espérance ] [ poésie ]

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