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hiérarchie

[...] Nous voici treize brutes ayant sous notre coupe un demi-millier d'autres brutes. Cette prison était un vrai enfer et il nous appartenait, à nous autres, d'appliquer les règlements. Etant donné la nature des détenus, impossible de les mener par la douceur. Nous devions employer la terreur. Bien entendu, derrière nous, toujours prêts à nous soutenir, se tenaient les geôliers. Dans les cas extrêmes nous avions recours à leur intervention ; mais nous évitions de les déranger trop souvent, de crainte qu'ils nous choisissent des hommes plus capables pour nous remplacer. Nous les appelions donc rarement, et d'une manière fort paisible, lorsque nous voulions, par exemple, faire ouvrir la cellule d'un individu récalcitrant. Le rôle du garde consistait simplement à décadenasser la porte, puis il s'en allait pour ne pas être témoin de ce qui se passerait lorsqu'une demi-douzaine d'hommes de hall feraient irruption dans la cellule.

Auteur: London Jack

Info: La Route : Les Vagabonds du rail, pages 84, le pénitencier

[ prison ]

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société

La civilisation, de nos jours, consiste à offrir quelques mètres carrés de terrain à chacun et à dire: "Faites ce que vous voulez sur ce terrain, que vous dormiez ou que vous restiez éveillé". Elle entoure de grillages ces quelques mètres carrés en vous interdisant, sous la menace, de faire un pas de plus, mais il est normal que ceux qui jouissaient de la liberté sur ces quelques mètres carrés désirent en jouir aussi au-delà de ces grillages. Les malheureux habitants de ces pays civilisés, du matin au soir, aboient en s'agrippant aux grillages. La civilisation, après avoir fait de chaque individu un tigre féroce en lui rendant la liberté, maintient la paix civile en le jetant dans une cage. Cette paix n'est pas la paix véritable. C'est celle d'un tigre au zoo, qui fixe les visiteurs, le corps tapi. Il suffirait qu'une seule barre de la cage cédât... et le monde serait sans dessus dessous.

Auteur: Soseki Natsumé

Info: Oreiller d'herbes

[ prison ]

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corps

(...) chacun possède son labyrinthe intime, ce gouffre de terreurs et de désirs qui nous attire et nous désoriente. Nous nous y perdons, parce que nous sommes tous victimes de nos illusions et que nous nous égarons dans les entrelacs ténébreux de notre vie intérieure.
S'il existe des labyrinthes où le héros engage son corps, il en est d'autres, innombrables, où il engage sa pensée. Chaque fois que nous songeons à la vie et à la mort, à l'instant et à l'éternel, à la barbarie et à la civilisation, au visible et à l'invisible, à l'humain et au divin, nous entrons dans des labyrinthes spirituels où chaque idée renvoie à son contraire, où tout se dédouble et se démultiplie, où tout n'est que reflets, allusions, possibilités vertigineuses, réflexions infinies. Dès l'instant où l'on pense, on entre dans un labyrinthe d'où nous ne sortirons jamais, car la pensée n'a d'autre issue que notre propre mort. A ce moment nous connaîtrons ce que nous avons toujours cherché. Aussi longtemps que nous vivons, nous errons dans le labyrinthe de notre corps où nos désirs s'opposent à nos pensées. Le labyrinthe est l'emblème de notre existence terrestre.

Auteur: Schneider Marcel

Info: Le Labyrinthe de l'Arioste : Essai sur l'allégorique, le légendaire et le stupéfiant

[ prison ] [ chair-esprit ] [ résignation ]

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réconfort

Les colis n'étaient pas seulement précieux par leur valeur matérielle. Ils ne contenaient pas seulement des objets et des aliments. C'était souvent, provenant de plusieurs milliers de kilomètres, le salut de la maison natale, une preuve d'amour, un témoignage de fidélité. Chaque objet, soigneusement empaqueté, rayonnait de chaleur et de tendresse. Nous nous sentions de nouveau des hommes et nous découvrions en nous de nouvelles forces pour la résistance. Dans un colis, je trouvais une vieille boite de "thé anglais", en fer-blanc, qui, pendant vingt ans, était resté sur un rayon dans la cuisine de ma mère. La vue de cette boite rouge laquée, avec des geishas et des petits bateaux, me réjouit comme si j'avais retrouvé mon meilleur ami. Et la timbale en émail bleu ! Et mes chaussettes avec mes initiales ! Dans quelle atmosphère de serre, d'amour et de chaleur nous avions vécu jusqu'au jour où le hasard nous jeta sous le pouvoir d'hommes pour qui votre vie n'avait aucune valeur ! Était-ce vraiment le hasard, ou la vie dans les camps, au contraire, n'était-elle pas la véritable école des moeurs humaines tandis que le climat dans lequel nous avions vécu jusqu'alors n'était qu'une exception ?

Auteur: Margolin Julius

Info: Voyage au pays des Ze-Ka

[ prison ]

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vocabulaire

L’erreur des modernes sur eux-mêmes est assez facile à comprendre une fois que l’on a rétabli la symétrie et que l’on prend en compte à la fois le travail de purification et le travail de traduction. Ils ont confondu les produits et les procédés. Ils sont cru que la production de rationalisation bureaucratique supposait des bureaucrates rationnels ; que la production de science universelle dépendait de savants universalistes ; que la production de techniques efficaces entraînait l’efficacité des ingénieurs ; que la production d’abstraction était elle-même abstraite, que celle de formalisme était elle-même formelle. Autant dire qu’une raffinerie produit du pétrole de façon raffinée, ou qu’une laiterie produit du beurre de façon laitière ! Les mots science, technique, organisation, économie, abstraction, formalisme, universalité désignent bien des effets réels que nous devons en effet respecter et dont nous devons rendre compte. Mais ils ne désignent en aucun cas les causes de ces mêmes effets. Ce sont de bons substantifs mais de mauvais adjectifs et d’exécrables adverbes. La science ne se produit pas de façon plus scientifique que la technique de manière technique, que l’organisation de manière organisée ou l’économie de manière économique. Les scientifiques de paillasse, descendants de Boyle, le savent bien, mais dès qu’ils se mettent à réfléchir à ce qu’ils font, ils prononcent les mots que les sociologues et les épistémologues, descendants de Hobbes, placent dans leur bouche.

Auteur: Latour Bruno

Info: Nous n'avons jamais été modernes : Essai d'anthropologie symétrique, p. 156

[ prison ] [ mensonge ] [ culture ] [ tromperie ]

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règles

Le mythe de l'âge d'or : La race simple de l'âge d'or, dépourvue de toute science, vivait sans autre guide que l'instinct de Nature. Car quel besoin avait-on de la grammaire quand il n'y avait qu'une langue et qu'on ne demandait rien d'autre à la parole que de se faire comprendre ? Quelle aurait été l'utilité de la dialectique quand il n'y avait pas de lutte entre opinions rivales ? Quelle aurait été la place de la rhétorique quand nul ne cherchait chicane à autrui ? À quoi bon la jurisprudence en l'absence de mauvaises moeurs, d'où sont nées, sans nul doute, les bonnes lois ? Puis on était trop religieux pour scruter avec une curiosité impie les arcanes de la Nature, la dimension des astres, leurs mouvements, leurs influences, et les ressorts cachés du monde ; on estimait sacrilège qu'un mortel cherche à savoir au-dessus de sa condition. Quant à s'enquérir de ce qui est au-delà du ciel, cette démence ne venait même pas à l'esprit. Cependant, à mesure que disparaissait la pureté de l'âge d'or, les arts, comme je l'ai dit, furent d'abord inventés par de mauvais génies, mais en petit nombre et eurent peu d'adeptes. Ensuite, la superstition des Chaldéens et l'oisive frivolité des Grecs en ajoutèrent une multitude qui devinrent des tortures pour l'esprit, à telle enseigne que la grammaire à elle seule suffit bien à faire le supplice de toute une vie.

Auteur: Érasme

Info: Éloge de la Folie, <p.39>

[ normes ] [ prison ]

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Usa

1) En raison de son système pénitentiaire, les États-Unis est le seul pays au monde où les hommes sont plus violés que les femmes. (Selon le rapport de 2011 du ministère de la Justice, près d'un prisonnier sur 10 déclare avoir été violé ou agressé sexuellement par d'autres détenus, le personnel ou les deux. Selon un rapport révisé du ministère de la Justice, il y avait 216 000 victimes de viol dans les prisons américaines en 2008, soit600 par jour ou 25 par heure.
2) Il y a plus d'esclaves noirs en Amérique aujourd'hui qu'en 1850 car il y a plus d'hommes noirs en prison aujourd'hui qu'il y avait d'esclaves en 1850 selon Michelle Alexander professeur de droit a OSU
3) L'isolement, largement utilisé dans les prisons américaines, est reconnu internationalement comme une torture.
Cette forme de punition est devenu commune aux États-Unis introduite ce dans le cadre de " Supermax " système carcéral qui s'est développé dans le milieu des années 1980. Les prisonniers placés à l'isolement sont retenu en général dans une petite cellule sans fenêtre 23 heures par jour, avec accès minimal aux avocats, la famille et les gardes. Le nombre de prisonniers actuellement seuls est estimé à environ 80 000.
4) La nourriture servie dans les prisons est souvent viciée, moisie, pas assez cuite, insalubre et insuffisante.
5) De nombreux prisonniers sont contraints de travailler pour des enttreprises privées, faisant baisser les salaires dans le reste de l'économie. Malgré un travail dans les ateliers clandestins pas cher de plus commun dans tout le pays, on tire toujours plus parti du système de prisons. Alternet rapporte que presque 1 million de prisonniers font du travail non qualifié comme "la fabrication de meubles de bureau, les centres d'appels, les réservations d'hôtel, le travail dans les abattoirs, ou la confection de textiles, de chaussures et de vêtements, tout en étant payé entre 93 cents et $ 4,73 par jour.

Auteur: Internet

Info: Cinq faits incroyables sur le système pénitentiaire des États-Unis, Zero Hedge 29/04/2014

[ prisons ]

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