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handicap

Les personnes ayant une déficience intellectuelle ne sont pas capables d’assumer des fonctions importantes dans le domaine du pouvoir et de l’efficacité. Ce sont essentiellement des personnes de cœur qui, lorsqu’elles rencontrent les autres, n’ont pas d’intentions cachées déterminées par le pouvoir et le succès. Leur cri, leur cri fondamental est orienté vers la relation, en de véritables rencontres cœur à cœur. Ce type de rencontre éveille leur personne à s’ouvrir à la vie et les appelle à aimer dans une grande simplicité, liberté et ouverture. Quand ceux qui sont enracinés dans une culture de pouvoir et de succès individuels les rencontrent et entrent dans de véritables relations avec eux, quelque chose d’extraordinaire et de magnifique survient. Chacun s’ouvre à l’amour, et même à Dieu. Ils sont changés à un niveau très profond de leur personne. Ils sont transformés et deviennent plus profondément humains.

Auteur: Vanier Jean

Info: Fondateur de l’Arche lors de son discours d’acceptation du prix Templeton en 2015

[ trisomie ]

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résistance

[Réplique fictive de Jung à Ferenczi]
En un mot comme en cent, quelle est la relation entre les Juifs et l’analyse ? Et, voyez-vous, tant que je n’aurai pas la réponse, je resterai là comme je suis, incapable de définir ma propre place. La relation n’est peut-être que superficielle du reste, mais si je devais découvrir qu’il n’y a pas de lien profond, le problème n’en serait pas résolu pour autant. Cela ne ferait que transformer la question. Les faits sont là : les idées révolutionnaires de Freud n’ont à peu près aucun écho chez la plupart des praticiens du domaine, alors qu’elles sont immédiatement acceptées et absorbées par ses coreligionnaires, ou du moins une fraction significative d’entre eux. Qu’y a-t-il donc en moi qui communie si pleinement à ces idées ? Pourquoi faut-il que son message résonne si profondément en moi ? … […] Freud me laisse seul avec ça. Je ne reçois de lui ni aide ni compréhension. Il se présente partout comme un homme de science, mais il refuse d’aborder ma question dans le cadre d’une discussion rationnelle, scientifique. Du reste, il refuse tout autant de révéler quoi que ce soit de personnel au-delà des limites ô combien strictes qu’il a lui-même fixées. Tout se passe comme si la psychanalyse devait être une science, mais une science qui ne laisserait aucune place aux facteurs culturels.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", pages 26-27

[ structure dogmatique ] [ tradition rabbinique ]

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système philosophique

Je pense que j'ai réussi à faire comprendre que cette doctrine synéchiste laisse la place à l'explication de nombreux faits qui, sans elle, sont absolument et désespérément inexplicables ; et qu'elle est assortie aux doctrines suivantes : 1) un réalisme logique du type le plus prononcé, 2) un idéalisme objectif, 3) un tychisme* profondément inscrit dans l'évolutionnisme. Nous remarquons aussi que cette doctrine ne présente aucun obstacle aux influences spirituelles, comme certaines théories le font.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: First published in The Monist Vol. II, No. 4 (July 1892), * thèse proposée par C.S.P. qui soutient que le hasard absolu, ou indéterminisme, est un facteur réel opérant dans l'univers.

[ ouverture ]

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double pictural

Voisinage revigorant et appel au travail : un visage qui pèse tout son poids de viande et tout son poids de peinture (couleurs apposées en larges touches savoureuses qui bousculent profondément le motif). Tel m’apparaît quand je le regarde accroché à gauche de ma table à lire et à écrire dans ma chambre de Saint-Hilaire l’autoportrait que mon ami Francis Bacon m’a donné il y a plus de quinze ans pour me remercier du texte que j’avais écrit pour le catalogue de sa rétrospective au Grand-Palais.

Auteur: Leiris Michel

Info: Dans "Journal 1922-1989"

[ regard de l'autre ]

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introspection

Tirez de vos regrets tout ce que vous pourrez –n’étouffez pas votre chagrin, mais prenez-en soin et choyez-le jusqu’à ce qu’il en vienne à offrir un intérêt particulier et complet. Regretter profondément, c’est revivre. En agissant ainsi, vous serez surpris de retrouver une fois de plus toutes vos richesses.

Auteur: Thoreau Henry David

Info: Journal (I) octobre 1837- décembre 1840 de Henry David, 13 nov. REGRET

[ approfondissement ] [ faire infuser ]

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conditionnement communautaire

Comme d'autres activités productives, comme l'État, la famille, le sport, les sciences sont une institution sociale complètement intégrée et influencée par la structure de toutes nos autres institutions sociales. Les problèmes que traite la science, les idées qu'elle utilise pour étudier ces problèmes, même les soi-disant résultats scientifiques qui découlent de sa recherche, sont tous profondément influencés par les prédispositions qui découlent de la société dans laquelle nous vivons. Les scientifiques ne commencent pas leur vie en tant que scientifiques après tout, mais en tant que tels, en tant qu'êtres sociaux immergés dans une famille, un état, une structure productive, et ils voient la nature à travers une lentille qui a été façonnée par leur expérience sociale.

Auteur: Lewontin Richard

Info:

[ . ]

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flétrissement solipsiste

Si vieilles, si déchues qu’elles soient, les choses, elles trouvent encore, on ne sait où, la force de vieillir. Tout avait bien changé autour de nous. Pas les objets de place, bien sûr, mais les choses elles-mêmes, en profondeur. Elles sont autres quand on les retrouve les choses, elles possèdent, on dirait, plus de force pour aller en nous plus tristement, plus profondément encore, plus doucement qu’autrefois, se fondre dans cette espèce de mort qui se fait lentement en nous, gentiment, jour à jour, lâchement, devant laquelle chaque jour on s’entraîne à se défendre un peu moins que la veille.

Auteur: Céline Louis-Ferdinand

Info:

[ intensité ] [ fusion dans le monde ] [ perméabilité ]

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apriorisme

On en est venu à considérer ce qui n’est pas rationnel comme quelque chose d’anormal, profondément hétérogène par rapport à notre nature. C’est encore, insidieusement, passer d’un réductionnisme méthodologique nécessaire (la raison comme outil scientifique) à un réductionnisme ontologique abusif (la rationalité comme essence de l’homme, conforme à sa nature).

Auteur: Taleb Mohamed

Info: L'écologie vue du Sud - Pour un anticapitalisme éthique, culturel et spirituel

[ anti spirituel ]

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inquiétante étrangeté

Vous apercevez au loin une silhouette vaguement familière. De qui pourrait-il s’agir : un ami, un acteur de série télévisée, ou peut-être quelqu’un qui ressemble assez à l’une de vos connaissances pour avoir accroché votre attention ? Vous vous approchez et il s’approche aussi. Un malaise s’empare de vous au fur et à mesure que ses traits se précisent. Quelque chose ne tourne pas rond dans son comportement, son allure dégage une impression de plus en plus nette de déjà-vu, et en même temps vous le ressentez comme profondément inassimilable, inacceptable, presque antipathique. Ses gestes sont révoltants et incompréhensibles. Il ne fait pas que vous imiter, il se calque sur vous. C’est vous-même ! Vous-même vu sur une paroi dont vous comprenez à présent qu’elle est couverte de miroirs.

Auteur: Bitbol Michel

Info: Dans "La conscience a-t-elle une origine ?" page 13

[ rencontre ]

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besoin de transcendance

A leur parler, on ressent souvent qu’il y a en un déprimé un grand virage non encore négocié, ainsi que l’attente d’un basculement radical de valeurs, avec un appel fervent envers une autre forme de vie. En attendant, les déprimés sont de la nuit, et dans la nuit. Mais tous ceux qui désirent atteindre une manière nouvelle doivent passer par la nuit et par l’obscur. On appelle cela parfois : la traversée du désert, la nuit des sens. Et on pourrait également appeler la dépression : la nuit du Sens.
Au commencement de toute rénovation de l’esprit et de l’âme, se trouve la "mort", qui est le détachement et l’arrachement ultimes des anciennes visions, des anciennes valeurs, des anciennes façons de vivre. C’est l’arrachement de l’absurde et du non-sens, comme on arracherait une vieille peau. C’est la mue de l’âme. Mais tant que les lumières nouvelles n’ont pas jailli, cet abandon des choses anciennes est ressenti comme une nuit. Car l’être humain ne peut approcher son "noyau* profond qu’après avoir rejeté ce qui n’’est pas essentiel pour lui, et que ne correspond pas à son organisation et son ordre intérieurs.
L’alchimie passe, elle aussi, par la nuit. Après le mariage du souffre et du mercure, apparaît la couleur noire. C’est la phase de "putréfaction", mais aussi de promesse. Puis la pierre devient progressivement blanche ; c’est la résurrection. La matière noire renaît, perd de sa noirceur, jusqu’à atteindre le rouge de la rubification, que l’on peut symboliser par un jeune roi couronné. Ainsi, "l’or philosophal" se trouve enclos dans le noir de l’âme, et dans la promesse de la nuit du Sens…
On a tendance à cloisonner le déprimé dans l’ "anormal". Mais est-ce aussi anormal qu’on voudrait le dire ? Et anormal par rapport à quoi ? Par rapport à la vie courante ? C’est-à-dire ? N’existe-t-il pas un "endroit" de cet "envers" qui est le sien ? Et cet envers sur lequel il marche ne marque-t-il pas une frontière entre ce qu’il parait être pour l’instant et l’appel qui se trouve en lui ? Posons même la question : paradoxalement, n’est-il pas plus profondément normal que la plupart des gens dits normaux ?
La dépression fait songer à ces états de personnes ayant frôlé la mort et qui en reviennent en décrivant des images de tunnel au bout duquel se trouvaient d’intenses lumières. Cependant, en cloisonnant les déprimés dans l’anormal, on les étiquette, on les bourre de médicaments. Mais on ignore qu’il y a en eux "autre chose", qui n’est deviné que d’eux seuls. Qu’il y a en eux un profond secret, et un mystère central. Alors, ne faut-il pas retourner, faire basculer, la notion de dépression ? Comme on doit le faire avec tant de choses ? Au lieu de se trouver "en-bas", ils sont probablement, au contraire, proches d’un "en-haut" qu’ils ne peuvent temporairement atteindre. En attendant, leur nuit est un retour au sein maternel…
Cette "anormalité" de la dépression ne serait-elle pas le chemin vers une supra-normalité ? Ne serait-il pas une démarche vers un "quelque chose" que la plupart ignorent ? Dit autrement : la dépression n’est-elle pas le canal, le tunnel vers une lumière, et vers une haute valeur ignorée ou refoulée chez la plupart ?

Auteur: Daco Pierre

Info: Dans "Psychologie et liberté intérieure"

[ nouveau regard ] [ adéquation au monde ] [ toucher le fond ]

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