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femmes-hommes

Les jeunes filles réservent leur coeur aux vaincus.

Auteur: Etienne Charles Guillaume

Info:

[ femmes-par-hommes ] [ compassionnelle ]

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conservation

Les musées préservent notre passé; le recyclage préserve notre avenir.

Auteur: Ansons T.

Info:

[ anticipation ] [ écologie ]

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économiser

Ce sont les vieux vêtements qui préservent les neufs.*

Auteur: Proverbe africain du Sénégal

Info: In Proverbes et maximes peuls et toucouleurs traduits, expliqués et annotés, Henri Gaden 1931.*Se dit pour faire dure les habits neufs

[ ménager ]

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relatif

Les récits sont une épée à double tranchant. Ils remplissent le même genre de fonction que celle qu'avaient les chamans dans la société, ils expliquent, ils guérissent, ils préservent. Mais en même temps ils déforment et simplifient. Ils sont toujours une sorte de mensonge.

Auteur: Shiner Lewis

Info: Les péchés de nos pères

[ langage ] [ littérature ]

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société

Auto-discipline, sens de la justice, honnêteté, sportivité, noblesse, modération, esprit public, respect de la dignité humaine, normes éthiques fermes - telles sont des choses que les gens devraient posséder avant d'aller faire leur marché en compétition les uns avec les autres. Ces qualités sont les supports indispensables qui préservent autant le marché que sa compétition interne de la dégénérescence. Famille, église, communautés véritables et tradition sont leurs sources.

Auteur: Röpke Wilhelm

Info: A Humane Economy: The Social Framework of the Free Market, 1957, ISI Books, 3rd edition, 1998

[ utopie ] [ ordolibéralisme ] [ moralité ]

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pessimisme

Nous sommes ici-bas les dupes de nos écorcheurs et quand nous croyons obéir à Dieu, nous obéissons à des hommes, des hommes qui nous mènent au chaos et qui ne nous préservent de la mort, des hommes ignorants, des hommes impuissants, mais qui nous en imposent, au nom de ces traditions qu'ils nous imposent. Car nos autorités ne savent rien, ne peuvent rien, ne valent rien, ne nous évitent rien et ne s'entendent plus qu'à nous bercer de menteries, à seule fin de maintenir l'acquis des privilèges et de perpétuer leur établissement.

Auteur: Caraco Albert

Info: Amers, tome 1 : Le Bréviaire du chaos

[ société ] [ pouvoir ] [ oppression ]

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pouvoir

Nous sommes ici-bas les dupes de nos écorcheurs
et quand nous croyons obéir à Dieu, nous obéissons
à des hommes, des hommes qui nous mènent au
chaos et qui ne nous préservent de la mort, des
hommes ignorants, des hommes impuissants, mais
qui nous en imposent, au nom de ces traditions qu'ils
nous imposent. Car nos autorités ne savent rien, ne
peuvent rien, ne valent rien, ne nous évitent rien et ne
s'entendent plus qu'à nous bercer de menteries, à
seule fin de maintenir l'acquis des privilèges et de
perpétuer leur établissement.

Auteur: Caraco Albert

Info: Amers, tome 1 : Le Bréviaire du chaos

[ conservation ]

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sdf

Où était passée la sagesse qui l'incitait à se détacher du matériel ? Vagabonder à la veille de l'hiver n'était pas un horizon très enviable bien qu'il se serait senti moins seul en rejoignant la communauté des clochards, cette confrérie de l'essentiel, qui transporte sa maison à bout de bras ou maraude en quête d'un hall d'immeuble ouvert, d'une station de métro accueillante. Elle se contente d'un peu de chaleur, de recoins qui isolent et préservent d'une société qui le froid venu, quand les médias s'en mêlent, s'achète des instants de bonne conscience le temps d'un reportage ou de la signature d'un chèque.

Auteur: Martineau Frédéric

Info: Priscille

[ sans abris ] [ débrouille ] [ simplicité ]

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Gaule

Ville de province. Dans son discours inaugural d’un festival littéraire, une élue municipale dit à un groupe d’enfants : "Quelle chance vous avez, d’apprendre notre si belle langue !" et mon sang ne fait qu’un tour. Comme je dois prendre la parole ensuite, j’en profite pour dire aux enfants que certes, le français est une belle langue mais qu’on peut en dire autant de toutes les langues ; que disposer d’une belle langue ne suffit pas, encore faut-il s’en servir pour dire des choses intelligentes ; qu’il est tout à fait possible de se servir d’une belle langue pour dire des choses débiles ; et que, plus on connaît de langues, plus on est susceptible de dire des choses intelligentes.

Maurice Druon, feu le secrétaire perpétuel de l’Académie française : "Prenez un traité rédigé en français : à condition que le français en soit correct, ce traité est clair, et finalement il est bref, il est compréhensible de tous, et son interprétation ne donne pas lieu à des contestations. Il n’en va pas de même de l’anglais." M. Druon parlait-il ­l’anglais ? Cela m’étonnerait.

Il n’y a bien sûr pas une mais d’innombrables langues françaises : vocabulaire, syntaxe, prononciation et débit varient selon le pays (180 millions de locuteurs à l’étranger, contre seulement 60 dans l’Hexagone), le quartier, la région, l’origine, le milieu social des locuteurs. Ici je ne parlerai que de celle qui se diffuse bruyamment dans l’air de la France métropolitaine, le français politico-médiatico-culturel, car il me semble que s’y préservent et s’y perpétuent, de façon subtile mais tenace, les violences et injustices de l’Histoire française.

Cette langue-là est une reine : belle, puissante et intarissable. Pas moyen d’en placer une. Elle est fière d’elle-même, de ses prouesses, ses tournures et ses atours, et valorise la brillance au détriment du sens et de l’émotion vraie. Cette tendance, surprenante pour qui n’a jamais vécu en monarchie, est très présente dans les médias français encore aujourd’hui. Cela va avec les ors de la République, les sabres de la Garde républicaine, le luxe des dîners à l’Élysée. "Parfait", soupire versaillamment, dans une pub télé récente, un père à propos d’un camembert quelconque. "Parfaitement parfait", approuve son gamin, avec le même air d’aristo snobinard. Ils sont blancs, blonds, riches, c’est un gag mais ce n’est pas un gag, it makes me gag, ça me reste en travers de la gorge, je n’achèterai pas ce camembert-là. Mme de Staël trouvait nulles les soirées mondaines à Berlin, car en allemand il faut attendre la fin de la phrase pour en connaître le verbe : pas moyen de couper la parole à son interlocuteur, vous imaginez, cher, comme on s’ennuie !

Les Français "parlent comme un livre" et, des années durant, j’ai été portée, transportée par leur passion du verbe. Aujourd’hui leur prolixité m’épuise. Tant d’arrogance, tant d’agressivité ! Comment font-ils pour ne pas entendre leur propre morgue ? Regardez ceux qui, derrière les guichets des mairies, postes et administrations, accueillent les citoyens : c’était bien la peine de faire la Révolution pour se voir encore traité ainsi de haut ! Véritablement elle est guindée, cette langue française, et induit des attitudes guindées.

À vingt ans, venue à Paris pour un an, j’écoute le professeur expliquer à la classe l’usage du subjonctif. Ouh, que c’est subtil ! Dès lors que plane sur un verbe le moindre doute, on le frappe d’un subjonctif. Bang ! Faut que tu fasses. Aurait fallu que tu viennes. Mais ensuite on s’empêtre dans des temps du verbe théoriques, indicibles, ridicules, n’existant que pour le plaisir de recaler les gosses aux examens : aurait fallu qu’il visse, n’eût pas fallu qu’il vinsse, Alphonse Allais s’en est moqué dans sa Complainte amoureuse : "Fallait-il que je vous aimasse […] Pour que vous m’assassinassiez ?" Jamais pu supporter la fausseté de ces temps morts, faits pour aider les prétendus Immortels à passer le temps. Jamais même pu supporter, moi, pour ma propre écriture, le passé simple. Je n’y crois pas, c’est tout. Il entra. Elle ferma. La marquise sortit à cinq heures. Non, je n’y arrive pas, ne veux pas y arriver. Quand je traduis vers le français mes propres textes ou ceux des autres, le prétérit anglais (identique dans la langue quotidienne et la littérature la plus splendide) me manque. Pour la plupart des verbes anglais, il suffit d’un mini-claquement de langue contre le palais, petit d par lequel on ­signifie que l’incident est clos. "He entered. She closed". Parfois c’est un peu plus compliqué, The marquess non pas "leaved" mais "left the house at five".

À mon goût, il y a trop de marquises dans le passé simple, et dans Proust. J’intègre la langue française post-Seconde Guerre, post-Nouveau Roman, sautant à pieds joints dans Sarraute, Duras, Beckett, Camus (quatre auteurs ayant grandi loin de l’Hexagone, entourés d’une langue autre que la française). "Je vais le leur arranger, leur charabia", promet Beckett dans L’Innommable... et il tient largement sa promesse.

Le mieux qui puisse arriver à la langue française aujourd’hui, c’est qu’elle se laisse irriguer, assouplir, "arranger" par des rythmes et syntaxes venus d’ailleurs, qu’elle cesse de se comporter en reine agacée et se mette à l’écoute de ses peuples.

Auteur: Huston Nancy

Info: La morgue de la reine, https://le1hebdo.fr, février 2018

[ idiome ] [ seconde langue ]

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