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subvention

L'Etat doit encourager la culture, tout comme il finance le ramassage des ordures. Le théâtre est une sorte de ramassage des ordures pour l'âme.

Auteur: Heyme Hans-Günther

Info:

[ beaux-arts ] [ politique ]

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jeu

Quand il eut fini de jouer aux osselets avec son petit frère, Jo les ramassa et les remit à leur place dans sa tombe encore ouverte.

Auteur: Picot Jérôme

Info: 50 micro nouvelles

[ famille ] [ humour noir ]

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été

Après les fumées d'août, le ciel de septembre s'éclaira merveilleusement. Jamais Cantal ni Margeride n'avaient été aussi verts. Les vaches rouges s'engraissaient à pleine peau. Le regain fut abondant. Rouffiat livrait régulièrement son lait au ramassage. A présent, Zéna ressemblait à une petite Cantalienne, les joues roses, les mollets rebondis. Une longue lettre lui arriva de Marseille. Le timbre-poste montrait toujours l'effigie de Pétain, le service des P.T.T. n'ayant pas encore eu le temps d'en imprimer d'autres; mais il était d'usage, pour montrer qu'on le détestait après l'avoir adoré, de le coller la tête en bas.

Auteur: Anglade Jean

Info: La soupe à la fourchette

[ résistance ] [ Gaule ]

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animal

Bizarrement, le garçon-rat me fait penser à l'ours que j'avais vu un jour avec le père Timothy sur Connaught Place. Il portait un collier serré autour du cou et un masque noir sur le museau. Son propriétaire le poussait avec une canne pointue, et il se levait sur les pattes arrière pour saluer le public massé autour de lui. Les gens lui jetaient alors des pièces. Le propriétaire ramassait l'argent et l'entraînait avec lui pour un nouveau spectacle. J'avais été frappé par le regard de l'ours ; il semblait si triste que j'avais demandé au père Timothy :
- Est-ce que les ours pleurent ?

Auteur: Swarup Vikas

Info: Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, Belfond, p.112

[ torture ]

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femmes-hommes

C'était un mari parfait : il ne ramassait jamais rien, n'éteignait jamais la lumière, ne fermait jamais une porte. Le matin, dans l'obscurité, lorsqu'un bouton manquait à ses vêtements, elle l'entendait dire : "Un homme aurait besoin de deux femmes : une pour l'aimer, l'autre pour lui coudre ses boutons." Tous les jours, à la première gorgée de café, il poussait un hurlement déchirant qui n'effrayait plus personne, et lâchait ce qu'il avait sur le coeur : "Le jour où je ficherai le camp de cette maison, tout le monde saura que c'est parce que j'en ai assez de me brûler la langue."

Auteur: Garcia Marquez

Info: L'Amour aux temps du choléra

[ couple ] [ humour ]

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gamberge

Aboiements, chez les voisins, par-dessus la cinquième.
Putains de chiens.
Je versai le reste du scotch dans le verre et me souvins de l'époque où j'avais effectivement voulu devenir flic, mais avais eu une telle chiasse que je n'avais même pas essayé.
Putains de poulets.
Je bus la moitié du verre et me souvins de tous les romans que j'avais voulu écrire, et que j'avais eu une telle chiasse que je n'avais même pas essayé.
Putain de rat de bibliothèque.
Je ramassai un poil de chat sur mon pantalon, un pantalon que mon père avait fait, un pantalon qui nous enterrerait tous.
Putain de chats.

Auteur: Peace David

Info: 1974, page 68

[ rancoeur ]

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pensée-de-femme

Elle resserra ses bras autour de lui. Ecarta davantage les cuisses, afin qu'il entre mieux en elle.
- Ca te plait, hein!
Mina détestait que les mots s'accolent aux gestes de l'amour. Ils lui faisaient l'effet de ces hannetons de la campagne antillaise qui, au soir, s'invitaient dans la case. Eperdus, éblouis, volaient fous vers la lampe. Finissaient leur courte vie, brûlés aux ailes et grillés à coeur, dans les exhalaisons de boucan diabolique. Le matin, la grande soeur Rosalia les ramassaient sur le plancher, parmi les poussières, les ravets desséchés et les araignées rouges. Elle essayait de les compter, mais n'allait jamais au delà de trois.

Auteur: Pineau Gisèle

Info: Chair Piment, incipit

[ sexe ]

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Mis dans la chaine

poésie

La montagne portait sa robe d’or bruni,
Or fragile tombant, feuille à feuille, des branches,
Dans le chemin, parmi la foule du dimanche,
Sur les sentiers ombreux et le gazon terni.

Reposés de leur course à travers l’infini,
Et doux, comme l’émoi d’une âme qui s’épanche,
Les rayons du soleil d’octobre, en nappes blanches
Sur le sol déjà froid, versaient un feu béni.

Ce ne fut que le soir, en soufflant ma veilleuse,
Que me vint nettement l’image glorieuse
Dans ses mille détails ternes et rutilants.

J’avais distraitement vu les choses agrestes,
Trop attentif à suivre ou deviner les gestes
D’une fille aux yeux noirs qui ramassait des glands.

Auteur: Beauregard Alphonse

Info: Les forces. L’Éternel Féminin

[ femmes-par-hommes ] [ fascinantes ]

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deuil

C'était ma mère qui aimait les camélias. Le rouge des camélias est aussi vif que le vert des feuilles. Les fleurs tombent à la fin de la saison, une à une, sans perdre leur forme : corolle, étamines et pistil restent toujours ensemble. Ma mère ramassait les fleurs par terre, encore fraîches, et les jetait dans le bassin. Les fleurs rouges au coeur jaune flottaient sur l'eau pendant quelques jours. Un matin, elle dit à mon fils : "J'aimerais mourir comme tsubaki. Tsubaki, c'est le nom du camélia en japonais." Maintenant, comme elle le voulait, ses cendres sont répandues sur la terre autour des camélias alors que sa pierre tombale est à côté de celle de mon père au cimetière.

Auteur: Shimazaki Aki

Info: Le poids des secrets, Tome 1 : Tsubaki

[ incinération ] [ nature ]

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misère

[...] Sur le trottoir visqueux et humide de crachats, ils ramassaient des morceaux de pelures d'oranges et de pommes, des queues de grappes de raisins, et les mangeaient. Ils faisaient craquer entre leurs dents les noyaux de reines-claudes pour en faire sortir l'amande. Ils ramassaient des miettes de pain de la grosseur d'un pois, et de trognons de pommes si noirs et si sales qu'ils n'en avaient même plus l'apparence. Et ces deux hommes portaient à leur bouche toutes ces choses repoussantes, les mâchaient et les avalaient. Et cela, entre six et sept heures, dans cette soirée du 20 août de l'an de grâce 1902, dans le coeur de l'empire le plus vaste et le plus puissant que le monde ait jamais connu.

Auteur: London Jack

Info: Le Peuple de l'abîme, Page 78

[ ville ] [ british ]

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