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citoyens

La masse des hommes sert ainsi l’État, non point en humains, mais en machines avec leur corps. C’est eux l’armée permanente, et la milice, les geôliers, les gendarmes, la force publique, etc. La plupart du temps sans exercer du tout leur libre jugement ou leur sens moral ; au contraire, ils se ravalent au niveau du bois, de la terre et des pierres et on doit pouvoir fabriquer de ces automates qui rendront le même service. Ceux-là ne commandent pas plus le respect qu’un bonhomme de paille ou une motte de terre. Ils ont la même valeur marchande que des chevaux et des chiens. Et pourtant on les tient généralement pour de bons citoyens. D’autres, comme la plupart des législateurs, des politiciens, des juristes, des ministres et des fonctionnaires, servent surtout l’État avec leur intellect et, comme ils font rarement de distinctions morales, il arrive que sans le vouloir, ils servent le Démon aussi bien que Dieu. Une élite, les héros, les patriotes, les martyrs, les réformateurs au sens noble du terme, et des hommes, mettent aussi leur conscience au service de l’État et en viennent forcément, pour la plupart à lui résister. Ils sont couramment traités par lui en ennemis.

Auteur: Thoreau Henry David

Info: La Désobéissance civile (1849)

[ fonctionnaires ] [ innovateurs ] [ hérétiques ]

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langages

Divers faits alimentent le mirage de l'autonomie syntaxique. On peut en quelque mesure, comme dans certains ouvrages littéraires (par exemple le Finnegans Wake de J. Joyce, 1939), désarticuler le lexique, dynamiter les mots, cultiver l'incohérence apparente (mais sans cesser, par là même, de transmettre un sens). On ne peut en revanche violer à volonté les règles syntaxiques, malgré les latitudes de distorsion. Certains types de langues interdisent toute transgression de l'accord entre sujet et prédicat, ou entre prédicat et compléments, d'autres exigent que l'on respecte l'ordre des mots, surtout lorsque c'est lui qui commande le sens.

Auteur: Hagège Claude

Info: L'homme de paroles. Contribution linguistique aux sciences humaines

[ logique formelle ] [ spécificités ] [ idiomes ]

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Ajouté à la BD par miguel

sentiment d'élection

C’est pourquoi, plus nous nous occuperons, au nom de l’anima, de notre personnalité propre et de notre subjectivité, moins nous travaillerons véritablement à la constitution de l’âme, et plus nous perpétuerons l’illusion que l’anima est en nous plutôt que nous en elle.
[...] Mon anima est l’expression de la supercherie personnaliste. […] La teneur hautement subjective que prennent les événements qui relèvent de l’anima est un fait qui "ne doit surtout pas être entendu de façon personnelle", car il est de nature archétypale [Jung, Psychologie du Transfert, p. 125-126]. […] Aussi, lorsque, sous la domination de l’anima, celui qui s’est laissé entraîner par elle et à qui le sentimentalisme donne l’impression qu’il est le plus uniquement "lui-même", spécial, différent, appelé, c’est précisément à ce moment-là, comme Jung le dit, toujours dans le même passage, "qu’il s’en éloigne le plus et se rapproche du type moyen de l’homo sapiens".

Auteur: Hillman James

Info: Dans "Anima et Animus", pages 155-156

[ ego ] [ illusion ] [ dualité ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

décentrement

La force de l’Animus peut donc agir non seulement dans des activités masculines et intellectuelles mais elle permet surtout d’acquérir une attitude intellectuelle qui la libérera des limitations et des préjugés d’un moi étriqué. C’est une grande consolation et une aide précieuse de pouvoir nous échapper de nos malheurs personnels pour accéder à des pensées et à des sentiments plus généraux devant lesquels notre propre souffrance semble insignifiante et non avenue.

Auteur: Jung Emma

Info: Dans "Anima et Animus", page 106

[ distanciation ] [ réconfort ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

publication

du seul livre essentiel de notre temps, du seul écrit simplement humain qu'un homme d'un sens droit et d'une saine intelligence eût aujourd'hui quelque intérêt à conserver, il ne me reste exactement parlant que vingt-deux petits fragments brûlés par les bords, que vous ne saisiriez que trop facilement avec l'index et le pouce, et entre lesquels il n'existe pas, comme on vous le disoit tout à l'heure, un foible point de contact moral, une légère analogie philosophique, une vague possibilité d'association oratoire ou de parenté grammaticale, dont le commentateur le plus subtil puisse tirer l'induction la plus fugace pour le bonheur éventuel des sociétés modernes !...
Et toutefois, je ne sais quelle crainte de laisser abandonnés aux interprétations malveillantes de la haine et de l'hypocrisie, ces débris de ma pensée écrite, -
Je ne sais quelle conscience irrésistible d'une vague clarté, d'une raison inaperçue qui les anime encore... -
Je ne sais quel besoin de vous léguer, ô mes amis, sur ces follicules quasi ou "feré"-sibyllines, l'empreinte éparse et décousue de mes derniers sentiments, -
Le besoin surtout de complaire à mon imprimeur en vous offrant ci-contre le "specimen" d'une fonte qui fera tressaillir l'ombre de Sanlecque et celle de Garamond : -
Tout cela me décide à jeter sous vos yeux, dans l'ordre où ils tombent sous ma main, ce peu de mots échappés aux flammes et à la critique, "combusti membra poetae" !...

Auteur: Nodier Charles

Info: Histoire du roi de Bohême de ses sept château, éd. Plasma, p. 93-94 - (une curiosité dont je ne m'étais pas avisé, et qui ferait, je crois, la joie de Nodier : cette page 93, que j'indique, est en fait, sur l'exemplaire que j'ai, numérotée "95" !)

[ vestiges ] [ réticence ] [ finalement ]

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charisme

Il était capable de métamorphoser une femme d’aspect insignifiant en l’encadrant d’une coiffure vaporeuse et en recouvrant à l’artifice de cosmétiques savamment appliqués, mais, surtout, il était à même de pénétrer chacune de la certitude de son charme, car, en dernière instance, la beauté n’est rien d’autre qu’une façon d’être et de se tenir.

Auteur: Allende Isabelle

Info: D'amour et d'ombre

[ confiance en soi ]

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globalisation

La société est de plus en plus appréhendée et traitée comme un “réseau” plutôt que comme une structure (et encore moins comme un “tout” compact) : elle est perçue comme une matrice de connexions et de déconnexions réalisées de façon aléatoire et surtout comme un nombre infini de permutations possibles.

Auteur: Bauman Zygmunt

Info:

[ flux informationnels ]

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antisémitisme

Qu’est-ce qui rentre dur et sort mou ?" Voici une bonne devinette...

Ceux qui savent répondent : le biscuit !... Les films c’est pareil... Ils commencent durs et finissent mous... guimauve à la merde !... au jus "sentiment". Les foules se régalent, c’est leur bonheur, leur ivresse, il leur faut leur merde, leur bonne merde juive, merde-radio, merde-sport (tous les combats de boxe, toutes les compétitions de la route et du vélodrome sont truqués), merde-alcool, merde-crime, merde-politique, merde-cinéma, ils s’en font crever !... Jamais trop ! Jamais trop d’étrons ! Jamais trop coûteux ! La littérature d’ailleurs les prépare à bien apprécier cette jolie fiente. La littérature se met au niveau, il faut bien, des plus accablants scénarios, des plus surbranlés. Elle ne végète plus qu’à ce prix, ne sait plus comment s’enjuiver davantage, plaire par conséquent, s’envaser encore un peu plus, renchérir dans la sentimentalerie... Tout en étrons !... Plus près toujours ! Plus près du peuple ! Plus politique ! Plus démagogue ! L’esprit "banquiste" en somme... L’esprit du pitre Tabarin (1630 est déjà youtre)... Au prochain acte la puce savante ! Messieurs, Mesdames, le peuple vous renverra aux gogs un de ces trois matins !... Alors tous en prison !... et Robots Nom de Dieu !... et en avant le surréalisme !.. Le truc d’art moderne est encore plus simple !... je vais vous l’indiquer pour rien... Vous photographiez un objet, n’importe quel objet, chaise, parapluie, télescope, autobus, et puis vous le découpez en "puzzle"... Vous éparpillez les miettes, ces lambeaux, tout à travers une immense feuille de papier, vert, crème orange. Poésie !... Vous avez compris ?... Quand le robot veut de la poésie on le régale... Nous n’en sommes encore qu’au dernier stade de la décrépitude naturaliste, maniérée, cosmétiquée, napolitanisée, persuasive, flagornante, hurleuse. Vous attendrez quelques mois !... Vous l’aurez l’art robot ! On pourrit l’esclave aryen, on le prépare de toutes les manières : et tant qu’il peut s’en goinfrer !... Si quelque petit Juif s’amène, d’aventure détenteur d’une nouvelle façon de miner, d’ahurir encore mieux l’Aryen, plus intimement... Son avenir est assuré... Et quel avenir !... Quel contrat fulgurant ! Il ne faut à Hollywood que trois semaines de publicité mondiale intensive pour transmuter le plus grêle, frelaté, en train de surir normalement, rance ulcéromateux petit fifre de youtre en épatantissime Phénix, le réincarner Michel Ange ! Plus Rembrandt, plus Mirandole ! Voyez-vous d’ici ! Vous n’existez pas !... Le Juif est à l’origine de tout le cinéma... Aux commandes, Hollywood, Moscou, Billancourt... Meyers sur Meyers... Korda, Hayes, Zukor Chaplin, Paramount... Fairbank... Ulmann... Cantor..., etc., etc. Il est au milieu dans les salles "circuits", dans les rédactions... Les critiques. Il est au bout... à la caisse... Il est partout... Ce qui vient du Juif retourne aux Juifs ! Automatique !... Inexorablement. Ayant drainé au passage, repassage sur toutes les routes du monde, toute la subsistance spirituelle et tout le flouze des cons d’Aryens, abrutis, cocus, avinés, fanatisés par ces merdes ! Pour ces merdes ! Dans la merde !... Comme ils ont bien appris aux foules, les youtres de la pellicule, l’obscénité sentimentale ! Toutes les "caresses et les aveux" !... Le dépotoir des longs baisers... L’indignité... L’énorme dégueulis "d’Amour !"...

Le théâtre va culbuter, un soir, bientôt, tout entier, sans faire un gros plouf dans le cinéma !... étron tortilleur ! Dans la fosse commune, dans la gigantesque vidange ! Dans l’Attraction Universelle ! L’art mondial juif. Vous observerez que le courant de vedettes (tous grands génies évidemment, théâtreux et cinéatiques), se fait de plus en plus animé, intensif, ces derniers mois entre Hollywood, Moscou et les capitales d’Europe... Ces "artistes" ne voyagent qu’en service commandé... Ils participent tous à la grande colonisation mondiale par le cinéma juif... Chacun apportant à Hollywood tour à tour, sa petite trahison personnelle, ses petits renseignements intimes, ses petites félonies, infiniment anxieux de plaire encore aux Ben Mayer, Ben Zuckor... Frémissant de leur rapporter encore une autre ficelle émotive, volée aux arts autochtones, aux arts aryens, pour faire mieux encore passer la marchandise filmée juive pourrissante. Un petit secret de pénétration... Tout cela soigneusement rétribué, trafic abject je vous assure... spirituellement... Juifs de toutes les grimaces unissez-vous !... C’est fait !...

Autre trafic parallèle, pour les apprenties vedettes, entre l’Europe et Hollywood. Trafic des plus belles, des plus désirables petites Aryennes bien suceuses, bien dociles, bien sélectionnées, par les khédives négrites juifs d’Hollywood "Metteurs en scène" ( !) écrivains ( ?) gouines de pachas. Machinistes... banquiers assortis... Tous nos vizirs de l’Univers juif !... Ce n’est plus la route de Buenos... c’est la route de Californie et de "haut luxe" et vice versa. Les petits culs d’Aryennes, les plus tendres, bien junéviles, et mignons, tout ce qu’il y a de mieux dans le cheptel, absolument tout premier choix, pour les gros vielloques, négrifiants... les plus fermentées pourritures concentrées youtres du suprême cinéma !... Juif partout ! Au cul ! De tout ! Et dans la pipe !... le bon foutre juif !... Tu les boufferas les hémorroïdes du gros paneux, suiffeux fameux youtre, haineux pacha, petite sœur de race !... reine de beauté !... Ils en raffolent des chichis fourrés ! Tu n’as pas seize ans pour les prunes ! Tu veux faire carrière ?... Minois ? Tu veux être adulée ! Dis-moi ?... Tu veux être Reine de l’Univers juif ! Minute !... Attends un petit peu d’abord... frémissant ! A la pipe enfant !... Tu crois qu’il suffit d’être belle ?... Ouvre d’abord ton gentil ventre... Tu crois les journaux de cinéma ?... Tu n’as pas fini ! Tu veux passer souveraine, petite garce ?... Mondiale favorite ? Très bien ! Alors descends un petit peu d’abord à l’anus de M. Lévy-Lévy, dit Samuel l’Abyssin, dit Kalkeinstein, dit Ben Cinéma, lui amuser sa procidence... suce tout doucement le lourd paquet... qu’il t’éprouve !... Assez de phrases ! Là !... Ne crève rien de tes quenottes !... La gloire c’est un trou du cul ! bien compliqué, fragilement boursouflé, de suiffeux juif... doucement !... N’abîme rien, ma charmante, surtout ! Ne fais pas saigner M. Kalkeinstein... Il t’attend !... Dépêche-toi chérie. Tout doux !...

Auteur: Céline Louis-Ferdinand

Info: Bagatelles pour un Massacre, chap 10

[ nivellement par le bas ]

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province

Le problème de Saint-Roch c'est que c'est de plus en plus mort, et début août c'est mort de chez mort. Y a de plus en plus de boutiques qui ferment. Reste la vitrine avec rien derrière, LOCAL À LOUER ou À VENDRE, un numéro de téléphone. On dirait que le vide envahit la ville, comme une sale mode. Sinon c'est surtout des banques, des assurances, des pharmacies, des magasins pour les yeux et les oreilles des vieux.
Y a même pas de gare. Y a bien des cars mais démerde-toi pour trouver où ils vont, quand ils partent. Et puis ça coûte, on sait même pas combien, mais ça coûte.
On dirait que c'est une ville, même pas une ville, une petite ville, un gros village que quelqu'un a chié en route, là, contre la colline, au milieu des champs. A peine quelques routes qui rattachent ça au réel, le reste du monde et la vie.

Auteur: Delsaux Aurélien

Info: Pour Luky, p 47, Les éditions Noir sur Blanc, 2020

[ bourgade ]

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projet pédagogique

Mme Hugo m’a développé un plan majestueux d’éducation internationale (je crois que c’est une nouvelle toquade de ce grand parti qui a accepté l’entreprise du bonheur du genre humain). Ne sachant pas parler facilement, à toute heure, surtout après dîner, surtout quand j’ai envie de rêver, j’ai eu toutes les peines du monde à lui expliquer qu’il y avait eu de grands hommes AVANT l’éducation internationale ; et que, les enfants n’ayant pas d’autre but que de manger des gâteaux, de boire des liqueurs en cachette, et d’aller voir les filles, il n’y aurait pas plus de grands hommes APRES.

Auteur: Baudelaire Charles

Info: 24 mai 1865

[ enfance ] [ espoirs progressistes ]

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