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abrutissement

Un mot sur ma philosophie personnelle. Elle est ancrée dans l'optimisme. Il le faut, parce que l'optimisme apporte avec lui l'espoir et un avenir, conséquemment une volonté de se battre pour un monde meilleur. Sans cet optimisme, il n'y a aucune raison de continuer. Si nous pensons que cette lutte c'est comme monter une montagne, alors nous devons visualiser une montagne sans sommet. Nous voyons un sommet, mais quand l'atteignons, nous nous retrouvons sur un promontoire. La montagne continue vers les hauteurs. Ensuite nous voyons le "véritable" sommet devant et c'est reparti dans l'effort. Seulement pour réaliser que nous avons atteint une autre éminence, le sommet restant toujours au-dessus de nous. Et ça continue, interminablement.
Sachant que la montagne n'a pas de sommet, que c'est une quête perpétuelle de plateau en plateau, la question est : "Pourquoi le combat, les conflits, le chagrin, le danger, le sacrifice. Pourquoi cette montée constante?" Notre réponse est la même que celle donnée par un vrai alpiniste quand on lui demande pourquoi il grimpe. "Parce qu'elle est là." Parce que la vie est là devant vous et que soit on se teste avec ses défis, soit on reste blotti dans les vallées d'une existence au jour le jour, sans rêves, le seul but étant la préservation d'une sécurité illusoire. Ce que font la grande majorité des gens. Paradoxalement ils abandonnent le rêve de ce qui nous attend sur les hauteurs de demain en demeurant dans ce perpétuel cauchemar - une succession sans fin de jours, nourris par cette crainte de perdre une sécurité ténue.

Auteur: Alinsky Saul D.

Info: Rules for Radicals: A Pragmatic Primer for Realistic Radicals

[ désilusion ] [ credo ]

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phonétique

Qui ne pète ni ne rote
Est voué à l'explosion
Il y a plus de 2000 ans
Lao-tseu déjà l'expliquait donc

Depuis toujours les pères pètent
Des arômes qu'les mères conspuent
Sourds aveugles tout l'monde déguste
Ces fumets qui se répètent ...
Alors pourquoi

(refrain)
Dans la meilleures (des) société
Même si c'est pas la compète
Ces images pour le nez
Sont tout en bas d'la hiérarchie
Dans la meilleure des sociétés
Bon sang de saperlipopette
Paravent... parapets
Pourquoi veut-on y échapper ?

Poisson panard fiente ou fromage
Depuis loin dans les anales
Ces puanteurs sont banales
Effluves de tous les âges

Le bébé d'abord gazouille
Puis l'enfant aime Peter Pan (et les vampires)
Avant qu'l'adulte n'en fasse des caisses
Pour finir en vieux pépère...
Alors pourquoi

( refrain )

Donc quand un fondement éructe
Encore plus quand y'a pénombre
Ce qui nous gêne in petto
Peu ou prout c'est bien l'odeur

Et y'a des métiers s'perdent
Qu'ont pris la poudre d'escampette
Tenez : celui d'pétomane
Un job pourtant bien proutinier
Alors pourquoi

( refrain )

N'oublions pas les pessimistes
Qui disent : et si la situation s'empire ?
Cette blonde qui sent bon
Dissimule peut-être une rouspéteuse

Alors que d'autres devant mes galipettes
Diront : c'est de l'humour périmé
Bah, z'ont bien l'droit d'en lâcher une
La critique est peut-être leur casse-croûte
Un casse prout comme un autre

Ainsi ces meilleures sociétés
Peut-être sont-elles trop méfiantes
Ces images pour le nez
Sont mises au bas d'la hiérarchie
Ainsi ces meilleures sociétés
Sans doute sentent-elles trop mes fientes
Paravent... parapets
Pourquoi veulent-elles y échapper (bis).

Auteur: MG

Info: chanson : Rose des vents, 2009

[ jeu de mots ] [ gaz ]

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cognition

La vue isole, le son intègre. Alors que la vue place l'observateur à l'extérieur de ce qu'il voit à distance, le son se répand dans l'auditeur. La vision se dissèque, comme Merleau-Ponty l'a observé (1961). La vision vient d'une direction à la fois vers l'être humain. Pour regarder une pièce ou un paysage, je dois bouger les yeux d'une partie à l'autre. Alors que lorsque j'écoute, je rassemble un son qui vient simultanément de plusieurs directions. Je suis au centre de mon monde auditif, qui m'enveloppe, faisant de moi une sorte de noyau de sensation et d'existence... On peut s'immerger dans l'audition, dans le son. Il n'y a aucun moyen de s'immerger de la même manière dans la vision.
Par contraste avec la vision, le sens qui dissèque, le son est donc un sens unificateur. Un idéal visuel typique serait clair et bien dessiné, dont on pourrait séparer les parties. L'idéal auditif, en revanche, est une harmonie, une mise ensemble.
L'intériorité et l'harmonie sont des caractéristiques de la conscience humaine. La conscience de chaque humain est totalement intériorisée, connue de l'intérieur la personne seulement et inaccessible à toute autre individu directement de l'intérieur. Chaque personne qui dit "je" signifie donc quelque chose de différent pour chacun. Ce qui est "je" pour moi, n'est que "tu" pour toi...
Dans une culture orale primaire, où le mot n'a son existence que dans le son... Cette phénoménologie auditive, qui passe par la parole, pénètre profondément la conscience de l'existence humaine. La manière dont le mot est est vécu étant toujours capitale dans la vie psychique.

Auteur: Ong Walter J.

Info: Orality and Literacy: The Technologizing of the Word

[ audition ] [ oeil ] [ oreille ] [ imagination sonore ]

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normalisation

D'une génération à l'autre, l'école primaire a toujours été le miroir de notre société. Il y a deux cents ans, la population non agricole était constituée essentiellement d'artisans. Ils avaient peu d'appareils mécaniques à leur disposition, ne travaillaient que sur quelques objets à la fois et sortaient des produits non standardisés et de grande qualité.
L'école d'alors correspondait assez bien à cette image. Le petit bâtiment à classe unique était le domaine particulier d'un seul être de talent. Sa mission consistait à travailler individuellement avec chaque enfant et, au bout de quelques années, à produire des élèves qui avaient acquis des connaissances réelles.
A partir de la révolution industrielle, ce fut désormais l'usine qui marqua le mode de travail, et cette transformation s'insinua même dans l'idée que l'on se faisait de l'école. Au lieu de confier à un seul individu la tâche de former un nombre restreint d'enfants, on s'est mis à construire des écoles-usines. Aujourd'hui, les différentes salles évoquent autant d'ateliers d'un grand établissement industriel, avec des pupitres disposés en rang. Le maître ou la maîtresse enseigne à partir d'un programme standard : à la place de l'artisan chevronné d'autrefois, on trouve un salarié engagé pour sa capacité à appliquer les consignes. Et à la fin de chaque année, les enfants passent au poste suivant sur la chaîne de montage.
Les élèves qui ne ressemblent pas parfaitement aux autres "pièces" du même lot sont acheminées vers de filières spécialisées. Ceux qui ne répondent pas aux normes édictées par le service centralisé de gestion de la qualité sont sanctionnés, "réparés" ou rejetés.

Auteur: Godin Seth

Info: Permission marketing : La bible de l'Internet marketing

[ industrialisation ] [ évolution ]

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dernière paroles

Mon cher frère,
Merci de ta bonne lettre et du billet de 50 francs qu'elle contenait.
Puisque cela va bien, ce qui est le principal, pourquoi insisterais-je sur des choses de moindre importance, ma foi, avant qu'il y ait chance de causer affaires à têtes plus reposées, il y a probablement loin.
Les autres peintres, quoi qu'ils en pensent, instinctivement se tiennent à distance des discussions sur le commerce actuel. Eh bien ! vraiment, nous ne pouvons faire parler que nos tableaux.
Mais pourtant mon cher frère, il y a ceci que toujours je t'ai dit et je te le redis encore une fois avec toute la gravité que puisse donner les efforts de pensée assidûment fixée pour chercher à faire aussi bien qu'on peut - je te le redis encore que je considérerai toujours que tu es autre chose qu'un simple marchand de Corot, que par mon intermédiaire tu as ta part à la production même de certaines toiles, qui même dans la débâcle gardent leur calme.
Car là nous en sommes et c'est là tout au moins le principal que je puisse avoir à te dire dans un moment de crise relative.
Dans un moment où les choses sont fort tendues entre marchands de tableaux - d'artistes morts - et d'artistes vivants.
Eh bien ! mon travail à moi, j'y risque ma vie et ma raison s'y est effondrée à moitié - bon - mais tu n'es pas dans les marchands d'hommes pour autant que je sache, et puisse prendre parti, je le trouve, agissant réellement avec humanité. Mais que veux-tu?.

Auteur: Van Gogh Vincent

Info: Dernière lettre, non datée qu'il portait sur lui le 29 juillet 1890

[ suicide ]

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pensée-de-femme

Le maternage intensif est l'ultime Olympiade féminine: nous sommes toutes confrontées à une concurrence féroce, en danger constant d'être trompées par la mère d'en bas de la rue ou dans le magazine que nous lisons. La compétition n'est pas seulement de savoir qui est une bonne mère, c'est de savoir qui est la meilleure. Nous sommes en concurrence les unes avec les autres; en concurrence avec nous-mêmes. Les meilleures mères placent toujours les besoins de leurs enfants avant les leurs, un point c'est tout. Les meilleures mères sont les principales dispensatrices de soins. Pour les meilleures mères, leurs enfants sont le centre de l'univers. Les meilleures mères sourient toujours. Elles comprennent toujours. Elles ne sont jamais fatiguées. Elles ne perdent jamais leur sang-froid. Elles ne disent jamais:"Va jouer chez le voisin pendant que maman boit une bière." L'amour pour leurs enfants est sans limite, inépuisable, impeccable, total. Les mères d'aujourd'hui ne peuvent pas seulement répondre aux besoins de leurs enfants, elles doivent les prévoir - et avec la précision télépathique d'Houdini. Elles doivent mémoriser textuellement les livres de tous les experts en garde d'enfants et savoir quelles approches sont appropriées au développement à différents âges. Elles sont censées traiter leurs gniards de deux ans avec respect. Si les mères se trompent et manquent à ceci un jour donné elles sont supposées s'excuser auprès de leurs gamins parce que tout faux pas entraîne des dommages psychologiques et/ou physiques permanents. Quiconque se demande si c'est bien ainsi la meilleure façon d'élever des enfants est une brute insensible et ignorante. C'est du bon sens, non ?

Auteur: Douglas Susan J.

Info:

[ femmes-par-femmes ] [ responsabilité ]

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antiféminisme

Le féminisme en demande beaucoup trop aux femmes. Le féminisme exige des femmes qu’elles sortent de la torpeur millénaire qui leur a toujours été accordée de grâce. Tout ça pour obtenir le droit d’aller voter à la grande foire démocratique et pour gagner cent euros de plus par mois, alors qu’on pourrait très bien rester une femme au foyer et se la couler douce toute la journée. J’aime pouvoir profiter des avantages que me confère le sexe faible. Pouvoir cultiver un gros cul plein de graisse, pouvoir pécho même si je ressemble à un gros thon rien que parce que la plupart des hommes sont prêts à tout pour niquer, pouvoir dire que j’ai la migraine le soir au moment d’aller me pieuter sans qu’on remette en cause ma féminité, rater ma vie professionnelle sans en faire une question personnelle, avoir des occupations ménagères toutes trouvées les dimanches pluvieux, être capable de faire l’amour plusieurs fois par jour sans fatigue (avec des hommes différents de préférence), aller préparer le repas du soir plutôt que de me faire chier devant la télé. Et si je n’ai aucune ambition, pas besoin d’en trouver une : il me suffit de pondre un gosse ou deux pour qu’on me foute la paix tout le reste de mon existence. Seulement voilà, depuis quelques temps, des mecs qui veulent nous foutre dans la même merde qu’eux ouvrent leur grande gueule de bâtards pour nous dire ce que nous, les femmes, nous devrions devenir. Ils nous disent : vous pourriez devenir tellement d’autres choses. Vous pourriez devenir des hommes, par exemple.

Auteur: Colimasson

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Ajouté à la BD par miguel

déclaration d'amour

"Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre."

Texte non érotique, qui donne en clair - en lisant une ligne sur deux : Je suis très émue de vous dire que j'ai toujours une envie folle de me faire baiser et je voudrais bien que ce soit par vous. Je suis prête à vous montrer mon cul, et si vous voulez me voir aussi toute nue, venez me faire une visite. Je vous prouverai que je suis la femme la plus profonde comme la plus étroite que vous puissiez rêver, puisque votre bite est bien longue, bien dure et souvent grosse. Accourez donc vite et venez me la mettre.

Auteur: George Sand

Info: Poèmes érotiques, à A. de Musset

[ astuce ] [ poésie ]

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sorciers

Et pourquoi fallait-il aller de l'autre côté du monde pour voir un chaman, nom de Dieu : Pourquoi était-ce si farfelu, si exotique pour nous, Occidentaux ? Après tout, autrefois, nous avions aussi des chamans.
Mais nous les avions anéantis. Ou fait de notre mieux pour les anéantir. Les Romains, d'abord, avaient écrasé les druides de Gaule et de Grande-Bretagne. Puis l'Eglise catholique, entre 1400 et 1700, avait fait son possible pour en éradiquer les derniers vestiges. C'est-à -dire essentiellement, en Europe de l'Ouest, des sages, de vieilles villageoises qui connaissaient les plantes, dont des générations entières étaient mortes sur le bûcher. Il y avait toujours des chamans d'un ancien type, antérieur aux Romains, aux confins de l'Europe - parmi les Lapons, ou Samis (eux aussi éleveurs de rennes), du nord de la Scandinavie, les tribus de la Baltique et quelques ermites païens dans des endroits comme la Cornouaille, le pays de Galles, l'Ecosse, la Bretagne et la Pays Basque. Mais même ces zones reculées furent agressivement christianisées, et beaucoup de chamans qui se raccrochaient à leurs traditions le payèrent de leur vie. L'église, tant protestante que catholique, fit son possible pour les brûler tous.
Au XVIIIeme siècle, quand les bûchers finirent par s'éteindre, les physiciens et les apothicaires des Lumières durent tout réapprendre : l'anatomie, les sciences naturelles, la phytothérapie - toute la base et la science de la médecine moderne. Mais le fondamentalisme et le fanatisme et le fanatisme n'étaient pas morts, eux. Ils s'étaient divisés en deux branches parallèles, une pour la religion, l'autre pour la science. Tel était, semblait-il, notre héritage.

Auteur: Isaacson Rupert

Info: L'enfant cheval, la quête d'un père pour guérir son fils autiste

[ rationnel ] [ paranormal ]

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anthropocentrisme

Marquée par Nietzsche, la fin du dix-neuvième siècle vit l'éclosion d'une grande passion des élites occidentales (souvent désœuvrée, donc peu occupées à leur survie) pour le spiritisme (Hugo, etc), la télépathie et autres phénomènes parapsychiques (Warcollier et consort). Marottes qui créèrent évidemment des conflits avec la science balisée, rationnelle et reproductible. Elle donnent surtout un bel éclairage sur les appétences intellectuelles d'alors. C'est ainsi que "La Belle époque" accoucha de théories fort diverses, toutes du domaine psychique humain - donc aisées à monter ou réfuter - et qui, pour la même raison, peuvent se mélanger les unes les autres. Chacune étayée comme il se peut, tout naturellement et pour des raisons bien compréhensibles de cohérence apparente, par les théories précédentes, mythes et autres constructions religieuses de l'histoire humaine.
Citons dans le désordre : la théosophie, les resucées d'ouvrage rosicruciens genre Blavatsky, l'inconscient collectif des psys et analystes, la vie après la mort de Cayce et suivants, le structuralisme de De Saussure, vite dépassé par le post structuralisme... Avec en parallèle la continuation des infinis développement de la Gnose, tentative de la compréhension du Grand Tout, de fait un mot fourre-tout impliquant, toujours dans le désordre : "quête", "subversion", "théologie", "individualisme" (donc égoïsme), etc...
Estimation générale qui me porte à revenir vers Rutherford : "Toute science est soit de la physique, soit collection de timbres."
Et Max Born : "Je suis maintenant convaincu que la physique théorique est la vraie philosophie."
Pour réitérer ce constat, aussi valable pour ces deux citations : l'homme, encore et toujours, ne parle qu'a lui-même. Aah Monade, quand tu nous tiens !

Auteur: Mg

Info: 22 juillet 2018

[ vingtième-siècle ] [ surhomme ] [ quantique ]

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