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décor

A travers ses ruelles et sentiers, on voyait sous des huttes, diverses divinités dont ses habitants étaient adeptes. On rencontrait aussi de petits indicatifs, montrant la direction du couvent de telle ou telle divinité, ce qui lui conférait un visage singulier. Gbèdossou était dirigé de main de maître par le souverain Hwénusu. Son palais situé au centre du village avait lui aussi un aspect hors du commun. Il était décoré de précieux objets d'art, d'amulettes sacrées, de crânes et ossements de divers animaux sauvages, incarnant la puissance royale. Des emblèmes et récades de toute la lignée royale soigneusement entretenus et accrochés aux murs du palais, témoignaient combien le peuple de Gbèdossou était rattaché a son passé.

Auteur: Wassi A. Sanni

Info: Gbèdossou

[ communauté ] [ tradition ]

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dévotion

Saint Jacques de Compostelle
On vient de toute l'Europe, en traversant la France par quatre itinéraires très précis :
la via tolosana depuis Arles jusqu'à Puente La Reina),
la via podiensis (du Puy en Velay à Puente La Reina),
la via lemovicensis (de Vézelay à Saint Palais dans les Pyrénées Atlantiques)
la via turonensis (menant de Tours à Saint Palais également).
Une fois les Pyrénées franchies, toutes fusionnent en une voie unique baptisée Camino francés, qui s'achève sur le parvis de la cathédrale de Santiago.
Les nombreux pélerins prennent l'habitude de revenir de ce voyage avec les coquilles de ces mollusques bivalves trouvées au bord de l'Atlantique qu'ils accrochent sur leur manteau, leur sac ou leur chapeau, la preuve "vivante" que le pèlerinage a bien été accompli.

Auteur: Historia

Info: N°811 : Ceux qui ont fait trembler les rois

[ tradition religion ]

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couple

Avant de se coucher, Shinji, assis sur la natte, le buste droit, son sabre posé devant lui, avait fait à sa femme un discours militaire. Une femme qui devient femme de soldat doit savoir que son mari peut mourir à tout moment, et résolument l'accepter. Ce pourrait être demain. Ou le jour d'après. Mais, dit-il, peu importe quand, était-elle absolument ferme dans sa résolution de l'accepter ? Reiko se leva, ouvrit un tiroir du secrétaire et y prit le plus cher de ses nouveaux trésors, le poignard que lui avait donné sa mère. Revenue à sa place, elle posa sans un mot le poignard devant elle, comme son mari avait posé son sabre. Ils se comprirent en silence aussitôt, et le lieutenant ne chercha plus jamais à mettre à l'épreuve la résolution de sa femme.

Auteur: Mishima Yukio

Info: Dojoji et autres nouvelles

[ japon ] [ fidélité ] [ tradition ] [ suicide ]

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couvent

Avant toute action dans ce village, nous avons coutume de consulter l’oracle. Nous nous sommes prêtés à cet exercice. Nous avons interrogé la fa, imploré les dieux, sollicité l’assistance des mânes de nos ancêtres. Mais ils nous ont tous répondu par la négation. Toute tentative de neutralisation du fétiche est formellement déconseillée. Car ont-ils dit, ce peuple risquerait d’y laisser la vie. N’étant point convaincus, nous nous sommes rendus dans la forêt sacrée où nous avons passé trois jours et trois nuits au cours desquels nous nous sommes entêtés de savoir s’il y avait un moyen d’apaiser asholé. La réponse qui nous a été servie est la suivante : Le fétiche réclame du sang humain. Combien d’hommes devons-nous sacrifier ? Telle était notre question. Mais la réponse ne s’est pas fait attendre. Autant d’hommes qu’il a été nécessaire de sacrifier pour le constituer, a répondu l’oracle.

Auteur: Wassi A. Sanni

Info: Gbèdossou

[ tradition ] [ rites ] [ fétichisme ]

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nuit

Sise du côté Yin dans la pensée chinoise, la lune est toujours associée aux retrouvailles familiales, au chagrin de l'amour, à la souffrance de la séparation, au mal du pays. La mi automne, jour où la lune est pleine est donc devenue, au fil des siècles, le moment symbolique et universel pour penser à tous ceux qui sont chers mais se trouvent loin. Où que l'on soit, on sort la nuit de la fête, on déguste des gâteaux de lune au clair de lune, on contemple la grosse perle lumineuse flottant dans le ciel sombre, et on se souvient de son pays natal, de ses parents, de ses enfants, de ses frères et soeurs, de ses amis, de son bien-aimé ou de sa belle qui ne sont pas à nos côtés mais qui contemplent la même perle lumineuse en même temps que nous, et pensent à nous.

Auteur: Wei Wei

Info: Une fille Zhuang

[ Asie ] [ tradition ]

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Afrique

Les griots connaissent l'histoire des rois et des royaumes, c'est pourquoi ils sont les meilleurs conseillers des rois. Tout grand roi veut avoir un chantre pour perpétuer sa mémoire, car c'est le griot qui sauve la mémoire des rois, les hommes ont la mémoire courte.
Les royaumes ont leur destin tracé comme les hommes; les devins le savent qui scrutent l'avenir; ils ont, eux, la science de l'avenir; nous autres griots nous sommes les dépositaires de la science du passé, mais qui connaît l'histoire d'un pays peut lire dans son avenir.
D'autres peuples se servent de l'écriture pour fixer le passé; mais cette invention a tué la mémoire chez eux; ils ne sentent plus le passé car l'écriture n'a pas la chaleur de la voix humaine. Chez eux tout le monde croit connaître alors que le savoir doit être un secret * ; les prophètes n'ont pas écrit et leur parole n'en a été que plus vivante. Quelle piètre connaissance que la connaissance qui est figée dans les livres muets.

Auteur: Djibril Tamsir Niane

Info: Soundjata, ou, L'épopée mandingue, * Formule qui vient souvent dans la bouche des griots traditionalistes. Qui explique la parcimonie avec laquelle ces détenteurs des traditions historiques dispensent leur savoir. Selon eux les Blancs ont rendu la science vulgaire; quand un Blanc sait quelque chose tout le monde le sait. Il faudrait que nous arrivions à faire changer cet état d'esprit si nous voulons un jours savoir tout ce que les griots ne veulent pas livrer.

[ oralité ] [ tradition ]

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afrique

En 1986, l'anthropologue américain Beverly Strassman s'installa chez les Dogons, tribu du Sud-Est du Mali, près des collines du Bandiagara. Ces pasteurs cultivateurs vivent toujours selon un mode ancestral comportant la polygamie des hommes. Selon leurs croyances religieuses, les femmes sont impures quand elles ont leurs règles, ce qui perturbe les Esprits. Aussi leur impose-t-on de séjourner pendant cette période dans une hutte à l'écart du village : la "maison des femmes". Les femmes continuent de travailler dans les champs, mais sont le reste du temps confinées dans la hutte, dans l'obscurité. Les hommes peuvent voir qui est dans la hutte et quand.
Cette pratique n'a pas seulement une fonction religieuse, elle permet aussi aux hommes de s'assurer de leur paternité : ils sont sûrs qu'une femme qui sort de la hutte n'est pas enceinte. La maison des femmes permet également aux hommes de contrôler la fidélité de leurs femmes. Une femme qui ne séjournerait pas à la hutte alors qu'elle n'aurait pas eu de rapports sexuels avec son mari dans le mois est considérée avec suspicion : l'absence de règles peut révéler qu'elle a trompé son mari.

Auteur: Vignal Philippe

Info: L'enfer au féminin

[ tradition ] [ menstruation ]

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