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perdue

Séduite par la science, il est impossible qu'elle adhère aux castes; imprégnée de scepticisme, elle n'a pas grand-chose d'une hindoue. Plus faible qu'un homme de taille égale, imprégnée d’oestrogènes, elle accepte le fait d'être une femme. Munie d'un cortex préfrontal qui génère des pensées, dessine des lignes causales des origines aux fins mais étouffe les instincts sous le poids de l'abstraction, elle a beaucoup de mal à comprendre pourquoi elle est là, où elle va, d'où elle vient et ce que cela signifie.

Auteur: Abha Dawesar

Info: Sensorium

[ tradition ] [ modernisme ]

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célébration

Les origines de la fête paysanne sont faciles à comprendre: elles sont dans l'émotion que tout homme sain ressent devant un tas de blé, une récolte quelle qu'elle soit et dans le sentiment de liberté, de sécurité et de paix qui naturellement l'accompagne (doit l'accompagner).Pour préparer une belle fête paysanne, c'est très simple de recette: on prend une belle récolte, on prend la liberté, la sécurité, la paix. C'est le couronnement naturel de tout travail accompli. Sans fêtes, pas de travail; sans travail, pas de fête.

Auteur: Giono Jean

Info: Romans et essais, 1928-1941, Triomphe de la vie

[ contraste ] [ vendange ] [ tradition ]

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terroir

La veillée de Noël était particulière. On avait mis de côté depuis l'été, une bûche de taille respectable, mal dégrossie, de foyard (hêtre) appelée keuche ou queuche. Après le souper, on plaçait la bûche dans la cheminée et on la laissait se consumer le plus longtemps possible : on veillait la keuche. On la recouvrait de cendres lorsqu'on partait à la messe de minuit pour ralentir sa combustion. On ne travaillait pas cette soirée-là car "les souris mangeaient le travail fait cette nuit-là". On conservait un charbon de la queuche pour protéger la maison contre un incendie, souvenir d'un certain paganisme des premiers chrétiens.

Auteur: Forgeot Jacqueline

Info: Guyonelle, Histoire et anecdotes d'un petit village de Haute-Marne

[ christianisme ] [ superstition ] [ bûche ] [ traditions ]

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Saint-Sylvestre

(...) Je déteste le nouvel-an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l'animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m'intéressent pas.

Auteur: Gramsci Antonio

Info: 1er janvier 1916 sur l'Avanti

[ dénigrement ] [ tradition ] [ fête ] [ ennui ]

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décor

A travers ses ruelles et sentiers, on voyait sous des huttes, diverses divinités dont ses habitants étaient adeptes. On rencontrait aussi de petits indicatifs, montrant la direction du couvent de telle ou telle divinité, ce qui lui conférait un visage singulier. Gbèdossou était dirigé de main de maître par le souverain Hwénusu. Son palais situé au centre du village avait lui aussi un aspect hors du commun. Il était décoré de précieux objets d'art, d'amulettes sacrées, de crânes et ossements de divers animaux sauvages, incarnant la puissance royale. Des emblèmes et récades de toute la lignée royale soigneusement entretenus et accrochés aux murs du palais, témoignaient combien le peuple de Gbèdossou était rattaché a son passé.

Auteur: Wassi A. Sanni

Info: Gbèdossou

[ communauté ] [ tradition ]

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dévotion

Saint Jacques de Compostelle
On vient de toute l'Europe, en traversant la France par quatre itinéraires très précis :
la via tolosana depuis Arles jusqu'à Puente La Reina),
la via podiensis (du Puy en Velay à Puente La Reina),
la via lemovicensis (de Vézelay à Saint Palais dans les Pyrénées Atlantiques)
la via turonensis (menant de Tours à Saint Palais également).
Une fois les Pyrénées franchies, toutes fusionnent en une voie unique baptisée Camino francés, qui s'achève sur le parvis de la cathédrale de Santiago.
Les nombreux pélerins prennent l'habitude de revenir de ce voyage avec les coquilles de ces mollusques bivalves trouvées au bord de l'Atlantique qu'ils accrochent sur leur manteau, leur sac ou leur chapeau, la preuve "vivante" que le pèlerinage a bien été accompli.

Auteur: Historia

Info: N°811 : Ceux qui ont fait trembler les rois

[ tradition religion ]

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femmes-hommes

Leur première union était célébrée aux Fêtes de printemps, mais ils ne pouvaient entrer en ménage qu'après les Fêtes d'automne. Tant que duraient les travaux des champs, les vieux couples eux-mêmes étaient séparés ; les galants n'avaient pas non plus permission de rejoindre leurs promises, sinon de nuit et furtivement. Ils sautaient la haie et, se cachant des parents, faisaient leur cour ; surtout aux temps de la pleine lune, ils chantaient leurs aubades, en prenant grand soin de ne pas se laisser surprendre par le chant du coq. Sans doute, ces entrevues nocturnes étaient chastes. L'opposition entre les sexes était forte au point d'exiger pour leur rapprochement une longue préparation et des temps favorables ; l'union sexuelle paraissait si redoutable qu'elle était interdite pendant de longues périodes.

Auteur: Granet Marcel

Info: La religion des chinois

[ tradition ] [ Chine ]

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Ajouté à la BD par miguel

couple

Avant de se coucher, Shinji, assis sur la natte, le buste droit, son sabre posé devant lui, avait fait à sa femme un discours militaire. Une femme qui devient femme de soldat doit savoir que son mari peut mourir à tout moment, et résolument l'accepter. Ce pourrait être demain. Ou le jour d'après. Mais, dit-il, peu importe quand, était-elle absolument ferme dans sa résolution de l'accepter ? Reiko se leva, ouvrit un tiroir du secrétaire et y prit le plus cher de ses nouveaux trésors, le poignard que lui avait donné sa mère. Revenue à sa place, elle posa sans un mot le poignard devant elle, comme son mari avait posé son sabre. Ils se comprirent en silence aussitôt, et le lieutenant ne chercha plus jamais à mettre à l'épreuve la résolution de sa femme.

Auteur: Mishima Yukio

Info: Dojoji et autres nouvelles

[ japon ] [ fidélité ] [ tradition ] [ suicide ]

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couvent

Avant toute action dans ce village, nous avons coutume de consulter l’oracle. Nous nous sommes prêtés à cet exercice. Nous avons interrogé la fa, imploré les dieux, sollicité l’assistance des mânes de nos ancêtres. Mais ils nous ont tous répondu par la négation. Toute tentative de neutralisation du fétiche est formellement déconseillée. Car ont-ils dit, ce peuple risquerait d’y laisser la vie. N’étant point convaincus, nous nous sommes rendus dans la forêt sacrée où nous avons passé trois jours et trois nuits au cours desquels nous nous sommes entêtés de savoir s’il y avait un moyen d’apaiser asholé. La réponse qui nous a été servie est la suivante : Le fétiche réclame du sang humain. Combien d’hommes devons-nous sacrifier ? Telle était notre question. Mais la réponse ne s’est pas fait attendre. Autant d’hommes qu’il a été nécessaire de sacrifier pour le constituer, a répondu l’oracle.

Auteur: Wassi A. Sanni

Info: Gbèdossou

[ tradition ] [ rites ] [ fétichisme ]

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nuit

Sise du côté Yin dans la pensée chinoise, la lune est toujours associée aux retrouvailles familiales, au chagrin de l'amour, à la souffrance de la séparation, au mal du pays. La mi automne, jour où la lune est pleine est donc devenue, au fil des siècles, le moment symbolique et universel pour penser à tous ceux qui sont chers mais se trouvent loin. Où que l'on soit, on sort la nuit de la fête, on déguste des gâteaux de lune au clair de lune, on contemple la grosse perle lumineuse flottant dans le ciel sombre, et on se souvient de son pays natal, de ses parents, de ses enfants, de ses frères et soeurs, de ses amis, de son bien-aimé ou de sa belle qui ne sont pas à nos côtés mais qui contemplent la même perle lumineuse en même temps que nous, et pensent à nous.

Auteur: Wei Wei

Info: Une fille Zhuang

[ Asie ] [ tradition ]

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