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cycle

Avril : ne quitte pas un fil, Mai : fais ce que tu voudras, Juin : de trois habits n'en garde qu'un.

Auteur: Proverbe français

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[ saisons ]

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oubli de soi

Commence donc tout d’abord par toi-même et laisse-toi. En vérité, si tu ne te fuis pas d’abord toi-même, tu auras beau fuir où tu voudras, tu trouveras des obstacles et de l’inquiétude partout.

Auteur: Eckhart Maître

Info: Traités et sermons

[ sagesse ]

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Ajouté à la BD par miguel
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ajourner

Ne remets pas à demain ce que tu dois faire aujourd'hui... Le jardin de roses est aujourd'hui plein de fleurs, mais demain, quand tu voudras cueillir une rose, il ne pourra peut-être pas t'en offrir une seule.

Auteur: Firdoussi

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[ pofiter ]

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vivre

Avant de le savoir tu auras mon âge, et tu raconteras à ta propre petite-fille l'histoire de ta vie, en désirant la rendre intéressante, n'est-ce pas ? Tu voudras lui conter quelques aventures, des exhalations, des trucs. Comme tu vis ta vie, petit, c'est un cadeau pour ceux qui viennent après toi, une sorte d'héritage.

Auteur: García Cristina

Info: I wanna be your Shoebox

[ transmutation ]

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malentendu

Petites annonces canines
M > F - SALON
Je t'ai vue récemment dans la maison de mon maître : tu pendais du bord d'un canapé. Tu étais un long tube charnu avec un genou au milieu et une tennis au bout. J'ai essayé de te baiser, mais tu m'as brutalement repoussé. Bien sûr, je me doute que tu es une jambe. Et qui sait si tu liras ce message ? Tu en feras ce que tu voudras mais je tenais juste à te dire que je te trouve très belle.

Auteur: Rich Simon

Info: Homme cherche femme et autres histoires d'amour, p 43

[ humour ] [ homme-animal ]

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humour

Un bouffon ayant offensé d'une manière très grave son souverain, le monarque le fit amener devant lui, et prenant le ton de la colère, lui reprocha son crime et lui dit : "Malheureux! tu vas être puni ; prépare-toi à la mort." Le coupable, effrayé, se prosterne par terre et demande grâce. "Tu n'en auras point d'autre, dit le prince, sinon que je te laisse la liberté de choisir la manière dont tu voudras mourir, et qui sera le plus de ton goût. Décide promptement; je veux être obéi.
- Puisque vous me laissez le choix, seigneur, répondit le bouffon, je demande à mourir de vieillesse.
Cette réponse fit rire le monarque, qui lui accorda sa grâce.

Auteur: Internet

Info: in le Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, françaises et étrangères d'Edmond Guerard, L'Esprit des Ana

[ survivre ]

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inoubliables

Tu trouveras – quand tu voudras mourir –
Plus Aisé de lâcher prise –
En te rappelant les disparus – sans qui –
N’oublie pas – tu ne pouvais vivre.

Et si leur place s’est quelque peu remplie –
Comme de Mousse leur nom
De Marbre – jamais elle ne s’est comblée –
Tu as choisi les noms plus neufs –

Et tandis que ce Monde – s’éloigne encore –
Comme le disent – les Mourants –
L’amour premier – se fait plus visible –
Et détrône le récent –

Leur Image – exerce un tel attrait –
Que ce semble trop vulgaire Grâce
De rester ici – avec les Jouets
Acquis – pour adoucir leur place –

Auteur: Dickinson Emily

Info: Cahier 21, 610, traduction Claire Malroux

[ influence fondatrice ] [ vie déshabitée ] [ vivants-morts ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

rapports humains

Si on posait le problème psychologique : comment faire pour que les gens de notre époque, les chrétiens, les humanitaires, les gens simplement bons accomplissent les plus horribles forfaits sans se sentir coupables, une seule solution serait possible : il faudrait créer ce qui existe actuellement. Il faudrait que ces gens fussent gouverneurs, officiers, directeurs, c'est-à-dire qu'ils fussent d'abord persuadés qu'il est une chose appelée service de l'État, qui permet de traiter les êtres comme des objets, sans aucun rapport humain et fraternel, et deuxièmement que ces gens au service de l'État fussent solidaires, de telle sorte que la responsabilité des conséquences de leurs actes ne retombe sur personne séparément. En dehors de ces conditions, il n'est pas possible, à notre époque, que s'accomplissent des forfaits comme j'en ai vus aujourd'hui. Tout vient de ce que les gens s'imaginent qu'il existe des circonstances dans lesquelles on peut traiter sans amour ses semblables : or ces circonstances n'existent pas. Avec les choses on peut se comporter sans amour : on peut couper des arbres, faire des briques, forger sans amour ; mais avec des êtres humains on ne peut se comporter sans amour, […] parce que l'amour réciproque des êtres humains est la loi fondamentale de la vie. […] Si tu ne sens pas d'amour pour les hommes, alors reste tranquille, pensait Nekhlioudov, occupe-toi de toi-même, d'objets, de ce que tu voudras, excepté des hommes.

Auteur: Tolstoï Léon

Info: Résurrection, Deuxième partie, Chapitre XL

[ sociologie ] [ déresponsabilisation ] [ inhumanité ]

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dernières paroles

Chère petite Mathilde chérie,
Je t'écris une première et dernière lettre qui n'est pas très gaie : je t'annonce ma condamnation à mort et mon exécution pour cet après-midi, à quinze heures, avec plusieurs de mes camarades. Je te demande d'avoir beaucoup de courage ; je vais mourir en pensant à toi jusqu'à la dernière minute comme j'ai toujours pensé.
Je meurs courageusement et en patriote pour mon pays, j'ai fait mon devoir de soldat, je te demande d'oublier ce cauchemar et te souhaite d'être heureuse, car tu le mérites ; choisis un homme bon, honnête et qui saura te rendre heureuse. Conserve ma mémoire le temps que tu voudras, mais il faut te dire une chose, personne ne vit avec les morts.
J'avais fait pour toi et moi de beaux projets, mais le sort en a décidé autrement. Je te jure que je n'ai jamais eu un moment de défaillance. Je meurs en soldat de la Libération et en Français patriote.
Tu demanderas si tu le désires à mes parents chéris, que je vais quitter avec un grand regret, un souvenir de moi qui ne devra jamais te quitter.
Tu diras aussi à tous mes camarades que tu connais que je les quitte en pensant à eux, qu'ils pensent un peu à leur camarade qui est mort pour sa patrie.
Chère Mathilde, j'aurais bien voulu ainsi que mes parents vous serrer une dernière fois dans mes bras, mais le temps me manque. Je pense tendrement à tes parents, à toute ta famille que je regardais déjà presque comme la mienne ; mon dernier souvenir va aussi vers tous les voisins et amis que je quitte en embrassant de tout coeur.
J'espère que le souvenir de mes camarades et le mien ne sera pas oublié car il doit être mémorable, petite Mathilde. Je te demande d'être heureuse, c'est ma dernière volonté.
Ma lettre n'est pas très bien écrite, mais ce n'est pas de ma faute, conserve-la parmi les objets qui te sont les plus précieux.
Je termine en t'embrassant de tout mon coeur et ton souvenir m'accompagne jusqu'au bout.
Ton petit ami qui te quitte pour toujours.

Auteur: Rouxel Roger

Info: Prison de Fresnes 21 février 1944, à sa fiancée

[ exécution ]

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femmes-hommes

La fonction du fantasme, duquel se soutient notre désir, est de nous protéger de la fatale attraction du désir de l'Autre, originellement représenté par la mère - que me veut-elle? quel sorte d'objet suis-je pour elle? que voit-elle en moi? - sans le fantasme, qui est un séquence narrative originelle produite pour colmater le vide de l'inquiétante question, le sujet est sans recours...

Le phantasme originel est un scénario à partir duquel s'articule notre propre désir, mais il reste toujours référent du désir de l'Autre, voilà pourquoi notre désir, c'est toujours le désir de l'Autre, au double sens du génitif objectif et subjectif: ce que l'Autre désire de moi - ce que je désire en l'Autre.

Le désir de l'Autre, par delà le fantasme, reste toujours une question, une énigme, un mystère (sauf pour le sujet pervers qui s’imagine qu’il sait comment faire jouir l’autre...)

Comment se manifeste la différence sexuelle à partir de la formule lacanienne "le désir est toujours le désir de l’Autre ?"

Du côté masculin, pour le dire vite, les choses sont plutôt simples, voire simplistes : "le désir c’est toujours le désir de l’autre" signifie d’abord la compétition, l’envie, la concurrence : je veux ça parce que toi tu veux ça, tant que tu voudras ça, je le voudrai aussi, ce qui confère a priori sa désirabilité à un objet, c’est que quelqu’un d’autre le veuille ; l’objectif final est ici la négation de l’Autre (ce qui in fine ferait perdre toute valeur à l’objet, mais c’est précisément le paradoxe du désir envisagé du point de vue masculin).

Du côté féminin, "le désir est toujours le désir de l’Autre" s’entend plutôt : ce que je désire, je le désire à travers l’autre, à la fois dans le sens de: "laisser le soin à l’autre de le faire, posséder et jouir pour moi..." (mon mari, mon fils, mon amour, qui réussissent pour moi...) ; et aussi dans le sens de "mon désir est ce qu’il désire, la satisfaction de son désir comblera mon désir..." (Antigone, par exemple, qui désire satisfaire au désir de l’Autre en accomplissant le rituel funéraire pour son frère...)

La thèse qui en découle: que l’homme tendrait à agir directement en assumant son acte, tandis qu’une femme préfère agir par procuration, laissant l’autre faire à sa place (ou manipulant l’autre pour qu’il fasse...) peut apparaître ici comme un cliché donnant corps à la fameuse image de la femme dissimulée derrière chaque homme qui agit...

Et si pourtant ce cliché éculé était malgré tout ce qui pointe le plus sûrement vers la nature originellement féminine de la notion même de sujet ?

Et si le geste constitutif du sujet émergeant de sa gangue subjective n’était pas cette forme revendiquée d’autonomie de "faire quelque chose", mais bien plutôt la substitution primordiale qui laisse l’Autre faire pour moi, à ma place ?

Les femmes, bien plus que les hommes, ont cette capacité de "jouir par procuration", éprouver une intense satisfaction dans la conscience aiguë que leur "bien-aimé" jouit ou réussit d’une manière ou d’une autre à atteindre ses buts.

En ce sens précis, la "ruse de la raison" hégélienne repose sur la nature constitutivement féminine de ce que Hegel a appelé "raison".

La raison qui se cache tout en se réalisant elle-même dans l’apparente confusion des motifs et des actes égoïstes apparaît donc comme une variante hegelienne de la célèbre formule: "Cherchez la femme!", nous permettant ainsi de restituer sa complexité originelle à l’opposition courante entre l’homme "actif" et la femme "passive" ; la femme peut bien continuer à paraître passive tout en étant réellement active à travers l’Autre, tandis que l’homme peut bien se montrer actif alors qu’en vérité, il subit sa passivité, déniée, à travers l’Autre...

Auteur: Dubuis Santini Christian

Info:

[ mimétisme ] [ mâles-femelles ] [ femmes-par-hommes ]

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Ajouté à la BD par miguel