Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Dictionnaire analogique intriqué pour citations et extraits. Recherche mots ou phrases tous azimuts.  Aussi outil de réflexion communautaire. EXEMPLESPunchlinesChainesHumourRéparties, etc. ATTENTION, faire un RESET après  une recherche complexe... Lire la suite >>
Résultat(s): 14
Temps de recherche: 0.0421s

guerre

Je vous écris d'un ex-village, d'une très étroite étable à cochon tendue de couvertures. Je suis avec les soldats anglais. Ils ont avancé sur le parti ennemi beaucoup par ici. C'est très bruyant. Voilà.

Auteur: Vaché Jacques Pierre

Info:

[ vécue ] [ ww1 ]

Commenter

Commentaires: 0

gouvernants

Si les morts de cette guerre pouvaient se lever de leur tombe. Ils briseraient en mille morceaux ces monuments hypocrites, car ceux qui les ont érigés les ont sacrifiés sans aucune pitié.
(au sujet des monuments aux morts)

Auteur: Barthas Louis

Info: Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918

[ assassins ] [ politiques ] [ ww1 ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

deuil

Ils ne vieilliront pas, comme nous à qui on a permis de vieillir,
L’âge ne leur pèsera pas, les années ne les marqueront pas,
Et quand viendra le crépuscule, et quand le jour se lèvera,
Nous nous souviendrons d’eux.

Auteur: Binyon Lawrence

Info:

[ poésie ] [ jeunesse ] [ WW1 ]

Commenter

Commentaires: 0

guerre

En voyant un major-général qui contrôlait au sein de cet affairement sanglant la marche des opérations, j'eus de nouveau cette impression, difficile à dépeindre, que l'on ressent lorsqu'on voit l'homme, cerné par les terreurs et les agitations de la zone élémentaire, poursuivre avec un sang-froid de fourmi l'édification de ses structures propres.

Auteur: Jünger Ernst

Info: Orages d'acier

[ ordre ] [ ww1 ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

guerres

Petain : - Je ne sais pas si vous vous rendez compte que nous perdons ici à Verdun 3000 hommes par jour.

Joffre : - Je le sais , mon cher Pétain, mais il s'agit de gagner la guerre.

Joffre avait évidement le droit de se rappeler, par exemple, la parole échappée à Napoléon devant les morts du champ de bataille de Wagram :
"Une nuit de Paris réparera tout cela."

Auteur: Blond Georges

Info: Verdun

[ France ] [ ww1 ] [ chair à canon ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

soldats

Ce sont de simples hommes qu'on a simplifié encore, et dont, par la force des choses, les seuls instincts primordiaux s'accentuent: instinct de la conservation, égoïsme, espoir tenace de survivre toujours, joie de manger, de boire et de dormir.
Ce sont de simples hommes qu'on a simplifiés encore, et dont, par la force des choses, les seuls instincts primordiaux s'accentuent : instinct de la conservation, égoïsme, espoir tenace de survivre toujours, joie de manger, de boire et de dormir.

Auteur: Barbusse Henri

Info: Le Feu (journal d'une escouade), au sujet des Poilus

[ ww1 ] [ populace ] [ prolétaires ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

marchandisation

La guerre entre les nations est venue imposer la lutte des classes, le combat fratricide du prolétariat, massacre d’une ampleur sans précédent. Ces millions de morts, neuf sur dix sont des ouvriers et des paysans, c’est une guerre inédite, industrielle, déclenchée au nom du nationalisme mais menée pour la domination des marchés. Cette guerre ouvre en vérité la voie à la mondialisation du capital, à la conversion de toute richesse , de tout moyen de production en marchandise et en action boursière. Elle transforme les êtres en matériel humain.

Auteur: Luxemburg Rosa

Info:

[ ww1 ] [ visionnaire ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel
Mis dans la chaine

soldats

Si nous souffrions ainsi stoïquement sans plaintes inutiles, qu'on ne vienne pas raconter que c'était par patriotisme pour défendre le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, pour que ce soit la dernière guerre et autres balivernes, c'était tout simplement par force, parce que victimes d'une implacable fatalité on devait subir son sort, chacun sachant bien que pris dans les dents terribles d'un formidable engrenage il serait broyé à la moindre tentative de velléité de révolte. Et perdant notre dignité , notre conscience humaine, nous n'étions que des bêtes de somme avec comme elles leur passivité, leur indifférence, leur hébétude.

Auteur: Barthas Louis

Info: Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918

[ opprimés ] [ ww1 ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

causes-effets

Mais qu'apprend-on aux collégiens et aux lycéens en ce début de IIIe millénaire, et que croient savoir nos élites de la montée du nazisme ? qu'elle fut en partie causée par les désillusions de la première guerre mondiale - ce qui est exact - et en partie par la crise économique de 1929 - c'est toujours vrai. Mais on oublie l'essentiel : l’effondrement de la croyance religieuse protestante entre 1870 et 1930 qui fut la véritable toile de fond historique et mentale de la séquence menant de l'agitation diplomatique de Guillaume II à la prise de Berlin par l'armée rouge en 1945.

Auteur: Todd Emmanuel

Info: Où en sommes-nous ? Une esquisse de l'histoire humaine, page 201. On peut éventuellement soutenir ce point de vue en arguant que le nazisme, étant monté d'abord des zones allemandes plutôt catholiques comme la Bavière, les régions protestantes ne furent pas assez clairvoyantes, ou fortes, pour s'y opposer. Mg

[ WW1 ] [ historique ]

Commenter

Commentaires: 0

cadavres

Un feldwebel est assis, appuyé aux planches déchirées qui formaient, là où nous mettons le pied, une guérite de guetteur. Un petit trou sous l'œil : un coup de baïonnette l'a cloué aux planches par la figure. Devant lui, assis aussi, les coudes sur les genoux, les poings au cou, un homme a tout le dessus du crâne enlevé comme un œuf à la coque… À côté d'eux, veilleur épouvantable, la moitié d'un homme, coupé, tranché en deux depuis le crâne jusqu'au bassin, est appuyé, droit, sur la paroi de terre. On ne sait pas où est l'autre moitié de cette sorte de piquet humain dont l'œil pend en haut, dont les entrailles bleuâtres tournent en spirale autour de la jambe.

Auteur: Barbusse Henri

Info: Le Feu (journal d'une escouade), Chapitre 20 : Le feu.

[ guerre ] [ ww1 ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel