théorie

La musique, seul domaine que j'ai vraiment approfondi, m'a beaucoup appris sur les aspects d'une réalité, les facettes du monde.
Tenez, s'il prend un mode, c'est à dire une gamme, un musicien cérébral dans mon genre saura l'appréhender de plein de manières : verticales (accord) et horizontales (mélodie). Deux branches qu'il pourra décliner via les degrés de la gamme et leurs renversements, tous renversements où verticalité et horizontalité s'appliquent. Ensuite ce grand jeu mathématique sonore correspond à quelque chose de concret - si l'on peut dire - puisqu'un bon musicien "entend" beaucoup de tout ça et, s'il l'a appris, saura aussi le verbaliser de maintes manières. Par exemple, le premier renversement de la dominante correspond à un son (couleur sonore) très mineur, à un mode (locrien), à une fonction harmonique (dominante) qui offre quatre appuis pour la basse selon quel renversement on utilise, etc...
Tout cela est aussi, pour certains musiciens, visuel. En voyant la partition le professionnel de la lecture "entend" la musique avant de la jouer...
Et il n'a pas été question de timbres, des instruments utilisés, ce qui démultiplie encore les possibilités. Sans parler du fait que chaque instrument appréhende différemment ce monde sonore mathématisé.
Ainsi n'importe quelle musique donnée présente un vrai univers, virtuel certes, mais qui peut être vu, entendu, décrit, commenté, mis sur partition, transposé, accéléré, ralenti... Réorganisé... Presque à l'infini.

Auteur: Mg

Info: 24 déc. 2015

[ solfège ] [ ondes ] [ simultanéïté ]

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