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questions

Quelque part, entre le rationalisme indestructible de la logique mathématique et les incroyables songes que le réel présente à nos sens, (ou que nos sens font de la réalité), est apparu le langage. Ce médium de communication entre humains, sur base de signes/conventions graphiques organisés... mots/idées plus ou moins reliés au réel, a fait surgir un immense et chaotique corpus abstrait, esprit collectif, culture écrite, cerveau communautaire externe... On ne sait trop comment le décrire. 

Au-delà d'aspects pratiques basiques ("attention !" "je te veux" "passe moi le sel") et d'aspect pratico-logiques qui ceux d'une continuité tortueuse à fond égoïste, avec des aboutissements trop peu souvent avouables (prise de pouvoir, bombe atomique, avoir raison) le langage a fait émerger des histoires ; la littérature, ses personnages, canevas/décors et autres blablas philosophiques. 

On en vient à se demander dans quelle mesure ce codage linguistique de notre réalité, cette cérébralisation anthropocentrée, est normale ? Ou exceptionnelle ?... Ou dangereuse - de par l'efficacité collective destructrice qu'elle a induit ? Ou pernicieuse - de par le pilotage que les religions ont imposé à notre réalité ?  Ou nécessaire - afin de conquérir les étoiles ? Ou carrément indispensable - pour tracer la voie d'une progression spirituelle qui ne peut se faire que par ces abstractions que sont les mots "quasi esprits" ?

A chacune de vos réponse j'aurai beaucoup de nouvelles interrogations. 

Auteur: Mg

Info: 24 sept. 2020

[ idiomes ]

 

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femme-par-homme

La mère de Paulina ne tenait aucun rôle et n’en voulait tenir aucun, suivant l’usage en Italie ; elle avait produit dans les quinze premières années de son mariage sept enfants dont quatre étaient encore vivants ; les ayant voués à la Sainte Providence, elle les regardait s’éloigner tandis que sa vie à elle s’enfonçait toujours plus dans l’Eglise, comme si son mariage n’avait été qu’une parenthèse et si elle retrouvait à quarante-cinq ans son premier destin qui avait été de devenir nonne.

Auteur: Jouve Pierre-J

Info: Paulina 1880

[ procréatrice ] [ religieuse ]

 

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existence

Nous avons tous deux vies :

la vraie, celle que nous avons rêvée dans notre enfance, et que nous continuons à rêver, adultes, sur un fond de brouillard ;

la fausse, celle que nous vivons dans nos rapports avec les autres,

qui est la pratique, l'utile,

celle où l'on finit par nous mettre au cercueil. 

Auteur: Pessoa Fernando (Alv. de Campos)

Info: Poésies d'Alvaro de Campos - Le Gardeur de troupeau, autres poèmes d'Alberto Caeiro

[ duale ]

 

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lectures

Les histoires nous consolent, la fiction est un des prix de consolation pour avoir vécu dans le monde. 

Auteur: Delillo Don

Info: Conversations avec Don Delillo

[ thérapies ]

 

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dérisoire philosophie

[…] A quoi bon lire Voltaire et Diderot, recopier des pages de Chestov ou se trémousser d’aise aux insolences de Kierkegaard, quand le cycle de la nature, si on y prend garde, en dit au moins aussi long en son éloquence muette, sur la naissance, l’amour, la souffrance, la maladie ou la mort, et toutes les grandes questions –moins celle du salut éternel.

Auteur: Barsacq Stéphane

Info: Cioran : Éjaculations mystiques

[ penseurs ridicules ] [ langage insignifiant ]

 

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totalitarismes

Apparemment enhardi par ses propres formulations, Jung s’aventure avec confiance sur la glace fragile des généralisations et des pronostics politiques. Tout d’abord, il exprime sa foi en la démocratie : "En qualité de Suisse, je suis un démocrate invétéré, et cependant je reconnais que la nature est aristocratique, et de plus, ésotérique." S’étant ainsi absous lui-même, il poursuit : "Les grands actes libérateurs de l’histoire universelle ont été accomplis par des personnalités dominantes, jamais par la masse inerte qui est en tout temps secondaire et dépend du démagogue si elle doit éventuellement bouger." Le péan de la nation italienne, ajoute-t-il, est dédié à la personnalité du Duce, et les chants funèbres des autres nations lamentent l’absence de grands chefs. Au cas où nous pourrions encore douter de la nature de ces grands chefs, Jung ajoute une note marginale qui mérite d’être citée en entier : Ce chapitre a été originellement donné sous forme de conférence sous le titre de Die Stimme des Innern au Kulturbund, à Vienne, en novembre 1932. Depuis lors, l’Allemagne aussi a trouvé son chef.

Que cette note ait été plus qu’un commentaire impersonnel est corroboré par un certain nombre de faits. Lorsqu’il fut critiqué par le Dr G. Bailly pour avoir accepté de devenir l’éditeur de la Zentrablatt für Psychotherapie, Jung soutint qu’en accomplissant cette démarche, il s’était exposé aux malentendus "auxquels personne ne peut échapper, lorsque mû par une nécessité supérieure, il est parvenu à s’entendre avec les pouvoirs qui existent en Allemagne" [Neue Zürcher Zeitung, 13 mars 1934]. […]

En 1936, alors qu’il développait son "analyse psycho-politique" conformément à la tendance aristocratique de la nature, Jung déclare explicitement : "La démocratie communiste ou socialiste est le soulèvement des inadaptés contre les efforts de l’ordre." Et encore : "Les hommes SS sont en pleine transformation et vont devenir une caste de chevaliers à la tête de 60 millions d’indigènes." "Il existe deux types de dictateurs, le type du chef et le type du medecine-man. Hitler appartient à ce dernier type. Il est le porte-parole des anciens dieux… la Sybille… l’oracle delphique." Dès le début de 1939 il avertit les chefs d’Etats occidentaux "de ne pas toucher à l’Allemagne dans son humeur présente. Elle est beaucoup trop dangereuse… Laissez-la pénétrer en Russie. Il y a là assez de territoires – un sixième de la surface de la terre" [Cosmopolitan Interview, janvier 1939]. […]

Après l’événement, Jung fit preuve d’une sagesse rétrospective comme l’eut fait à sa place tout autre mage politique qui se serait rendu coupable d’une semblable énormité. […] Après la défaite de 1945, son portrait de Hitler subit une transformation remarquable. La figure hermaphrodique du medecine-man "religieux" cum Sybille, le "demi-dieu" qu’il nous avait présenté en 1936 fait place à "cet épouvantail à moineaux psychique (avec pour bras un manche à balai)", un hystérique, souffrant de pseudologia phantastica, un psychopathe entraînant des millions d’êtres à une psychose collective, qui, incidemment cessait d’être – comme en un temps aux yeux de Jung – particulière à l’URSS. 

Auteur: Glover Edward

Info: Dans "Freud ou Jung ?", trad. Lucy Jones, P.U.F., Paris, 1954, pages 118-120

[ nazisme ] [ caution extérieure ] [ volte-face ] [ vingtième-siècle ] [ ambivalence ] [ adaptation ]

 

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grandir

A la fin de sa cinquième année, l’enfant a affronté des tempêtes intérieures d’amour et de haine ; reçu des blessures profondes et subi d’amères déceptions ; il s’est adapté à un entourage qui non seulement est douloureusement inadéquat à ses espoirs et à ses craintes, mais qui, avec les intentions les meilleures ou les pires, a pu réagir envers lui avec stupidité, si ce n’est avec brutalité. En dépit de ces difficultés, l’enfant a surmonté dans une grande mesure ses terreurs sans bornes, a réprimé de fortes charges d’instincts primitifs et inéducables, et en a dirigé une grande partie vers de nouveaux buts. 

Auteur: Glover Edward

Info: Dans "Freud ou Jung ?", trad. Lucy Jones, P.U.F., Paris, 1954, page 111

[ réalisations mentales ] [ développement infantile ] [ accomplissements ]

 

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préjugé moral

Car qui pourra dire que saisir une occasion est inévitablement la façon de vivre adaptée, désirable et appropriée ? Pour le type caractériel masochique, négliger l’occasion ou même renoncer peut représenter sa destinée. 

Auteur: Glover Edward

Info: Dans "Freud ou Jung ?", trad. Lucy Jones, P.U.F., Paris, 1954, page 109

[ exceptions ] [ refuser ] [ attentisme ]

 

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individuation

Désormais, l’acmé est proche. La "persona", cette enfant adoptive du conscient jungien s’est "dissoute". L’inconscient collectif a été "vaincu". En même temps il a été "uni" au conscient à travers un "point central commun". L’homme trouve son intégrité au moyen de l’accomplissement de lui-même. Il nous suffit de nous concentrer sur ce point central, en résistant à toute "identification pusillanime", et le Soi est né. Une transvaluation générale s’accomplit. Elle est dénommée "transformation". Nos actions doivent dorénavant correspondre au Soi. Le conscient s’élargit et s’approfondit, et l’individu se trouve placé "dans une participation absolue, contraignante et indissoluble" avec l’objet, le monde extérieur. 

Auteur: Glover Edward

Info: Dans "Freud ou Jung ?", trad. Lucy Jones, P.U.F., Paris, 1954, page 105

[ caricature ] [ résumé ] [ psychologie analytique ]

 

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psychologie dirigiste

[…] la thérapie jungienne est essentiellement un processus d’éducation morale. Si les névroses sont dues à un échec conscient et volontaire dans l’accomplissement de "tâches", le traitement doit logiquement prendre la forme d’une direction pédagogique. C’est là précisément, nous le verrons, ce qu’est l’analyse jungienne. Le redressement de la névrose est selon les termes employés par Jung, "une tâche hautement morale, d’une valeur éducative immense". 

Auteur: Glover Edward

Info: Dans "Freud ou Jung ?", trad. Lucy Jones, P.U.F., Paris, 1954, page 99

[ sujet supposé savoir ] [ inconscient ignoré ] [ critique ]

 

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