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conflit d'ambivalence

Le renversement du père-roi est un crime, mais sa restauration également, et les deux sont nécessaires au progrès de la civilisation. Le crime contre le principe de réalité est racheté par le crime contre le principe de plaisir : la rédemption s’annule ainsi elle-même. Le sentiment de culpabilité est ainsi conservé en dépit du rachat répété et intensifié : l’angoisse persiste parce que le crime contre le principe de plaisir n’est pas racheté. Il y a une culpabilité à propos d’une action qui n’a pas été accomplie : la libération. 

Auteur: Marcuse Herbert

Info: Dans "Eros et civilisation", trad. de l'anglais par Jean-Guy Nény et Boris Fraenkel, éditions de Minuit, Paris, 1963, page 68

[ eros-thanatos ] [ pensée performative ] [ cercle vicieux ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

compensation

C’est un fait remarquable que moins l’homme devient agressif par rapport à l’extérieur, plus il devient sévère, c’est-à-dire agressif dans son moi idéal […], plus un homme maîtrise son agressivité, plus son idéal devient agressif contre son moi. 

Auteur: Freud Sigmund

Info: Le moi et le soi, page 212

[ introjection ] [ déséquilibre ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

cachette

Un lieu secret



Où peut s’exprimer le besoin de dissimulation, le besoin de cacher, le besoin pour une chose précieuse d’être perdue et puis révélée?



Nous pensons qu’il y a chez les gens un besoin de vivre avec un endroit secret dans leur foyer : un lieu employé de manière spéciale et dévoilé pour les moments singuliers. 



Vivre dans un logis avec un tel endroit altère l’expérience, il vous invite à y déposer quelque chose de valeur, le cacher, de laisser quelques uns connaître le secret et pas d’autres. Cela permet de garder un objet qui est précieux d’une manière entièrement personnelle, afin que presque personne ne puisse le trouver jusqu’au moment ou vous dites à vos amis "Maintenant je vais vous montrer quelque chose de spécial" et raconter son histoire. 

Auteur: Christopher Alexander

Info: a pattern language 1977

[ maison ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

co-responsabilité

Chaque spectateur assis dans la salle de cinéma est un individu différent des autres, il a une âme, une pensée et une personnalité qui lui sont propres. Si un film avait le pouvoir de rendre tous les spectateurs identiques, le réalisateur serait un criminel. Tous les films devraient rester ouverts et poser des questions, laissant à chaque spectateur la liberté de se former sa propre vision. Agir sans se soucier de cette liberté revient à endoctriner le public. Je me souviens d'un après-midi où, à l'issue d'une projection de l'un de mes films, le public m'a applaudi - et je l'ai moi aussi applaudi. Ce n'est pas le metteur en scène qui fait le film tout seul et qui, ensuite, le propose aux 2500 personnes qui viendront le voir. Les spectateurs ont vu mon film, ils se sont fait leur propre opinion sur l'objet que je leur offrais ; ils l'ont aimé. Donc, nous l'avons enfanté ensemble. L'autre mentalité n'appartient qu'aux prophètes - qui se considèrent supérieurs aux autres - et aux politiciens - qui croient détenir des solutions à tous les problèmes du peuple. Le metteur en scène et le spectateur doivent être placés sur un pied d'égalité. Aucun des deux n'est supérieur à l'autre. 

Auteur: Kiarostami Abbas

Info: Entretien publié dans "Positif", n.408, février 1995 - cité dans "Passage du cinéma", éd. Ansedonia, p. 867

[ beaux-arts ] [ singularités ] [ art participatif ]

 

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Ajouté à la BD par Benslama

émoi

"L'émotion subjective que nous ressentons est la meilleure estimation prospective du cerveau qui explique comment une information intéroceptive* est captée à tout un tas de niveaux hiérarchiques", a déclaré Anil Seth. "Ce n'est pas  la cognition seule qui regarde la nature et l'interprète". 

Auteur: Ananthaswamy Anil

Info: The Man Who Wasn't There: Investigations into the Strange New Science of the Self. *Se dit de la sensibilité dont les stimulus proviennent de l'organisme même.

[ marqueur mémoriel ] [ mélange d'échelles ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

gouvernement

Tous les régimes de faiblesse, tous les régimes de capitulation devant l’ennemi sont aussi ceux des plus grands massacres de la population militaire et de la population civile. Rien n’est meurtrier comme la faiblesse et la lâcheté. Rien n’est humain comme la fermeté. C’est Richelieu qui est humain littéralement et c’est Robespierre qui est humain. Les régimes de lâcheté sont ceux qui coûtent le plus au monde, et en définitive ce sont ceux qui peuvent finir et les seuls qui finissent réellement dans l’atrocité. […] Les régimes qui ne commencent pas par annuler les mauvais bergers finissent toujours par massacrer le troupeau même. 

Auteur: Péguy Charles

Info: L’Argent suite ; Cahiers de la quinzaine, XIV, 9 : 27 avril 1913

[ vision politique ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

lutte vaine

En arriver à ne plus apprécier que le silence, c’est réaliser l’expression essentielle du fait de vivre en marge de la vie. Chez les grands solitaires et les fondateurs de religions, l’éloge du silence a des racines bien plus profondes qu’on ne l’imagine. Il faut pour cela que la présence des hommes vous ait exaspéré, que la complexité des problèmes vous ait dégoûté au point que vous ne vous intéressiez plus qu’au silence et à ses cris.



La lassitude porte à un amour illimité du silence, car elle prive les mots de leur signification pour en faire des sonorités vides ; les concepts se diluent, la puissance des expressions s’atténue, toute parole dite ou entendue repousse, stérile. Tout ce qui part vers l’extérieur, ou qui en vient, reste un murmure monocorde et lointain, incapable d’éveiller l’intérêt ou la curiosité. Il vous semble alors inutile de donner votre avis, de prendre position ou d’impressionner quiconque ; les bruits auxquels vous avez renoncé s’ajoutent au tourment de votre âme. Au moment de la solution suprême, après avoir déployé une énergie folle à résoudre tous les problèmes, et affronté le vertige des cimes, vous trouvez dans le silence la seule réalité, l’unique forme d’expression.

Auteur: Cioran Emil Michel

Info: Sur les cimes du désespoir

[ vérité ] [ apophatique ] [ libérateur ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

réel consensuel

Nous ne nous contentons pas de percevoir passivement le monde, nous le générons activement. Le monde que nous vivons vient autant de l'intérieur que de l'extérieur, dans un processus à peine différent de celui que nous appelons communément l'hallucination. En effet, d'une certaine manière, nous sommes toujours en train d'halluciner. C'est juste que lorsque nous sommes d'accord sur nos hallucinations, c'est ce que nous appelons la réalité.



 

Auteur: Anil Seth

Info:

[ monde anthropomorphe ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

interface cérébrale

Imaginez n'être qu'un cerveau. Vous voilà enfermé dans un crâne prison osseux, à essayer de comprendre ce qui se passe dans le monde. Il n'y a ni son ni lumière, ni odeur à l'intérieur du crâne.  Tout ce que vous avez, ce sont des flux d'impulsions électriques qui ne sont qu'indirectement liés aux choses du monde, quelles qu'elles soient. La perception, c'est-à-dire le fait de découvrir ce qui existe, doit donc être un processus de supposition éclairée dans lequel le cerveau combine ces signaux sensoriels avec ses attentes ou croyances antérieures sur la façon dont le monde se présente, en conséquence de quoi elle formule la meilleure supposition possible sur ce qui a provoqué ces signaux. Le cerveau n'entend pas de sons ni ne voit de lumière ni ne perçoit les odeurs. Ce que nous percevons est sa meilleure estimation de ce qui existe dans le monde.

Auteur: Anil Seth

Info:

[ processeur cognitif ]

 

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homme-animal

Nous avons un devoir d’humanité envers les bêtes. Parce que nous tenons à notre merci ces vies vulnérables et muettes nous avons une responsabilité. L’homme perd sa dignité en faisant souffrir ceux qu’il domine.

Auteur: Fontenay Élisabeth de

Info: Le silence des bêtes. La philosophie à l'épreuve de l'animalité

[ bon sens ]

 

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Ajouté à la BD par miguel