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être humain

Avec nos connaissances nous devrions être les êtres du rêve, fleurs dispensatrices de volutes de phrases et d'images virtuelles.... Alors que nous ne sommes que des primates pervers, jaloux les uns des autres, incapables de self maîtrise économique. Fonçant dans le brouillard de la consommation et du plaisir.

Auteur: Mg

Info: 21 janvier 2011

[ bipolarité ] [ écologie ] [ consommation ] [ utopie ] [ espérance ]

 

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onirisme

Promenade dans les bois. Chemin dégagé et rocailleux dans la forêt.
Bon, me voilà en face d'un truc insolite.
Ce n'est pas apparent.
Mais je le sais.
Certes, si elle était vraiment inconnue, je ne pourrai la voir, cette chose... La distinguer. Puisqu'elle ne ferait pas partie des objets déjà intégrés dans une case pré établie...
Néanmoins JE LE SAIS.
Elle est devant mes yeux.
Comment la décrire ? Comment créer une nouvelle case ?
Une pierre, grossier parallélépipède grisâtre d'environ 15 centimètres sur le petit côté...
Avec des bords trop bien définis, telles les bordures d'un dessin de Hergé.
Et maintenant voilà que ce machin est autre, mais sans que j'aie pu m'apercevoir du changement. Effet d'une transmutation visuelle magique, fondu enchaîné parfait dans sa lenteur, mais produit instantanément ?
La chose bouge un peu. Elle a modifié sa couleur, du gris incertain nous sommes passé à ce que j'appellerai : bleu terne.
Un bleu épas qui semble scintiller de l'intérieur.
Je suis à genoux devant elle.
L'objet s'est élargi, de telle sorte qu'il fait maintenant penser à une demi-étoile de mer, mais avec des contours imprécis, vaporeux...
Et. Et...
Et le voilà redevenu caillou. Pardonnez les pauvres analogies utilisées pour tenter de définir ce phénomène mais je n'en puis trouver de meilleures.
Maintenant je me transforme. Comme si la pierre restait parfaite, immobilisée dans un espace figé de manière absolue.
... Et mézigue, l'observateur, votre serviteur envoyé spécial... qui rapetisse...
Ma vision passe désormais par les oreilles.
Etrange.
Je suis au pied d'une falaise bleue. D'immenses nuages tanguent, volutes vertes au-dela de l'horizon qui me surplombe.
Les feuillus qui bordent le chemin ?
Je peux bouger.
Mais la falaise reste intangible. Comme si je passais "aussi" au travers.
Comme si mes sens tactiles étaient floutés par on ne sait quel procédé.
...
Tout ceci n'est en rien exotique.
De paradoxe ici... Aucun.
Tout est simple évidence.
Le bizarre est derrière.
Combien curieuses les sensations de ma vie ? Insolites... Singulières. Surprenantes. Anormales même...
J'ai quitté notre monde ésotérique, inexplicable... incompréhensible.
Pour entrer dans le réel.

Auteur: Mg

Info: 5 fév. 2013

[ dernières paroles ] [ poésie ]

 

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littérature

En avril 2008, Simone Baulez avait été appelée pour débarrasser l'appartement de l'Odéon. Voyant une cruche sur laquelle était inscrit "Simone et Cioran", un de ses déménageurs lui a fait une plaisanterie. "Je ne connaissais que le nom de Mme Boué. Quand je me suis aperçu qu'il s'agissait de l'écrivain, nous avons redoublé de vigilance et conservé tous les papiers", raconte-t-elle. "L'appartement était encore jonché de livres et de feuilles." Dans la cave, elle a trouvé "des tableaux, un carton de dessins et un buste de l'écrivain". Ainsi que ses journaux, courant jusqu'en 1980, entreposés derrière des tuyaux.
Biffures. Un trésor. Trente-sept cahiers à spirales écrits en rouge et bleu, surchargés de corrections, de biffures et de volutes découragées. Plusieurs états de son oeuvre majeure, De l'Inconvénient d'être né. Qu'il trouve, à la parution, "raté". Un titre, abandonné : "Nostalgie du déluge". Un premier jet, surgi d'une insomnie : "L'obsession de la naissance est le fruit des mauvaises nuits..." Les esquisses d'Ecartèlement et d'Aveux et anathèmes, ponctuées de ses aphorismes : "Dieu est un tortionnaire hors classe. Comment peut-il infliger des heures pareilles." "Ahurissement perpétuel... Je n'ai jamais été à l'aise dans l'être... Ne me séduit que ce qui me précède, les instants sans nombre où je ne fus pas... Le non-né est mon refuge..." (rayés par l'auteur). Il s'étonne de passer sans émotion devant une bouche d'égout où il a jeté un jour un manuscrit.
Des années plus tard, un commissaire-priseur, Me Vincent Wapler, parle à Simone Baulez d'une vente de manuscrits de Céline. "Je lui ai dit que j'avais des cahiers de Cioran, il m'a proposé de les joindre." Pour le tribunal, elle en avait tous les droits, ayant été mandatée pour "débarrasser complètement l'appartement des meubles et objets." Les brocanteurs ont un droit d'aubaine. Ce que l'intéressée résume par : "Ils n'avaient qu'à y descendre, à la cave !"
En outre, la donation faite à Doucet était problématique. Aucun acte n'évoquait les cahiers disparus. Philosophe, son exécuteur testamentaire, Yannick Guillou, de Gallimard, a fait observer que "sans la brocanteuse, ces manuscrits seraient perdus corps et biens". Ses défenseurs, Mes Claire Hocquet et Roland Rappaport, se demandent si Cioran aurait perçu "une lueur démentant son pessimisme dans ce sauvetage de son oeuvre par une chiffonnière". La Roumanie a déjà pris contact pour les acheter.
L'expert Thierry Bodin avait estimé l'ensemble à 150 000 euros il y a trois ans. Avec toute cette ampleur médiatique, le prix ne peut que grimper. Il pense aujourd'hui plutôt à un million d'euros. Ils se trouvent toujours sous bonne garde à Drouot. Quand on dit à la brocanteuse que c'est sans doute sa plus belle découverte, elle se fait évasive : "Ah, cela... Vous savez, si on ne faisait pas de trouvaille, on ne ferait pas ce métier".

Auteur: Noce Vincent

Info: sur Internet

[ héritage ]

 

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banlieue

Tooner Flats, c'est l'endroit où les membres des gangs dépensent leurs dernières pièces de monnaie pour une bouteille de mauvais vin Thunderbird, l'endroit où les gamins vont en moyenne huit ans à l'école. Tout le monde là-bas touche des allocs.
Tu apprends la vie au contact du type le plus balèze du quartier. Tu fumes ton premier joint dans une ruelle à dix ans ; tu t'envoies ta première dose de carga avant d'avoir couché et tu apprends à laisser ta marque sur un mur avant de savoir écrire. Tes potes savent que tu es un vato loco, un cinglé, et ils t'appellent "ese", "vato" ou mec. Et quand tu as montré que t'assurais, que tu n'es pas du genre à avouer quoi que ce soit même si ça veut dire que tu vas te faire cogner par un autre gang ou bien par les flics, alors tu as le droit de laisser ta marque, tes initiales, ton signe, ton badge, ta placa sur son terrain, accompagnée du nom ou des initiales de ton gang : White Fence, Quatro Flats, Barrio Nuevo, The Jockers, The Bachelors ou ce que tu veux. Tu l'écris gros, bien chiadé en faisant des volutes, avec l'écriture chola. Tu fais des graffitis sur tous les magasins, tous les garages, tous les endroits que tu contrôles et ceux dont tu revendiques la propriété. C'est comme la pisse d'un chien sur un poteau. Et sous ta placa, tu écris toujours C/S, "Con Safos", ce qui veut dire : "Va te faire mettre si ça te plaît pas, ese !

Auteur: Zeta Acosta Oscar

Info: La révolte des cafards

[ zone ]

 

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somnolence

Le hululement du sifflet ponctuait son sommeil ; puis l'éclatante boule du soleil surgit au-dessus de la terre fertile, l'éblouissant par l'interstice du rideau moucheté d'escarbilles ; les champs opulents se déployant en éventail, en nervures et en volutes vertes, un troupeau de vaches, un chien, des meules de foin près d'un bouquet d'arbres, une ferme en silhouette se découpant sur l'Est ensoleillé. Des faisceaux de clarté orange se glissant sous le rideau baissé, son et lumière si confusément mêlés, au point d'être interchangeables : les rails vibrant dans ses os et ses yeux comme la lumière, les rayons du soleil assaillant ses tympans dans une cacophonie incessante. Et puis, les voyageurs lève-tôt, les nouveaux arrivants, les envahisseurs...

Auteur: Alken Conrad

Info: Un Coeur pour le Dieu du Mexique

[ voyage ] [ train ]

 

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personnage

La niña Pancha est entrée dans les volutes dorées de la légende. Mais nul besoin de fables pour affermir son prestige. La vérité suffit.

La niña Pancha est une femme extraordinaire. Elle joue du coupe-coupe mieux que les plus habiles spécialistes des environs: dans ses mains la machette s'anime d'une vie agile et sinueuse de serpent ailé. Elle tire comme un chasseur: où elle met l'oeil, elle met la balle, comme on dit dans les campagnes. Elle monte des chevaux rebelles et dompte les jeunes poulains. Elle a l'habitude pour essayer ses forces, de lutter avec les toros donceles (c'est ainsi qu'elle appelle les taurillons qui n'ont pas encore monté des vaches.)

Il arrive parfois à la niña Pancha de boire un peu trop d'aguardiente. (...) Dans ces cas-là, la niña Pancha se transforme en bête fauve; et les péons, aussi ivres soient-ils, ne tardent pas à dessoûler.

Auteur: De la Cuadra José

Info: La tigra

[ mytique ] [ héroïque ]

 
Mis dans la chaine

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civilisation

Je donnerais cher pour être né il y a deux cent ans, à une époque où on pouvait encore s'approprier un bout de terrain, je serais parti dans n'importe quelle direction et j'aurais avancé jusqu'à ce que je trouve un endroit qui me convenait, j'aurais posé mon cul et déclaré que c'était chez moi, pas d'impôt, pas de sécu, pas d'identité, pas d'histoire. Y a plus un centimètre cube sur cette terre où me poser et m'allonger pour regarder passer les volutes des nuages, sans qu'on me fasse payer le privilège d'exister ou que j'aie la trouille de me faire tirer dessus ou passer les bracelets.

Auteur: Williamson Eric Miles

Info: Bienvenue à Oakland

[ oppression ]

 

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psychanalyse

La vérité sort de la bouche des enfants ; qui disent ce qu'ils voient et sentent, non pollués par les volutes du langage, donc bien loin des calculs et autres artifices d'apparences que chacun affiche pour se rassurer en défendant un rôle idéalisé.
Ainsi bien souvent l'incarnation de l'être s'obscurcit avec le temps.
Heureusement, alliant lucidité et vieillesse, l'individu peut donner à voir quelques brèches de lumière. Comme dans cet entretien Luchini Bilger, qui nous montre cette quête vers l'équilibre des deux intervenants. Chacun à sa manière de par son rapport au langage. Comme un refuge dans les mots, ces véhicules intemporels (probablement inutiles et impuissants) d'une pseudo sagesse humaine.
Mais quelle splendide manière de passer le temps.

Auteur: Mg

Info: 24 juillet 2015, à propos de l'entretien Luchini Bilger sur youtube

[ spectacle ]

 

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décor

Il était exactement midi. Les douze coups de Big Ben, qui survolaient toute la partie nord de Londres, se fondaient avec ceux des autres horloges, se mêlaient, aériens, légers, aux nuages et minces volutes de fumée et allaient mourir là-haut au milieu des mouettes - les douze coups sonnèrent tandis que Clarissa Dalloway déposait sa robe verte sur son lit, et que les Warren Smith descendait Harley Street.

Auteur: Woolf Virginia

Info: Mrs Dalloway

[ mélange ] [ littérature ]

 

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citation s'appliquant à ce logiciel

FLP est comme le monde astral, ne vous attendez pas à trouver des réponses, mais des pistes et une idée élargie de l'infini. Aucun point fixe ici, juste une volonté de faire participer les gens via des étapes mentales, lieux de méditation, stases amorcées par une idée, un mot, une conjonction de termes...
Avant de reprendre la route.
FLP s'appuie beaucoup sur la logique formelle et la désambiguïsation (voir notre profession de foi) sans chercher à conclure, mais en tentant de rendre compréhensible, d'éclaircir, le SENS.
De plus, de par la subjectivité des participants, FLP va souvent au-delà des associations d'idées, ce qui demande des efforts, puisque cet outil/base de données ne se refuse à rien, se contentant d'être un instrument puissant, expérimental, communautaire, libre... qui développe et construit petit à petit un corpus... en parallèle à une constante quête de clarification de ses classifications. Les chaines, citations liées et échanges entre utilisateurs allant dans ce sens.
FLP s'intéresse donc à tout en même temps, mélange le fond avec la forme, concilie ouverture maximale avec d'incessantes discussions sur les catalogages et autres taxonomies linguistiques. Dans ce sens cette application informatique communautaire se comporte comme les premiers humains qui utilisèrent l'écriture : elle crée des listes... Mais ici intriquées, interchangeables, modifiables, éphémères. Des volutes.
Les réel humain pourrait bien être en train d'évoluer à cette image : d'une forme d'immobilité amenée par une réalité stable au premier abord, que renforce un besoin naturel d'homéostasie, il se révèle bien plus complexe que cela, échangeant allègrement niveaux et vitesses, échelles et points de vues.
FLP tente, sémantiquement, de témoigner de ce continuel bouillonnement multidimensionnel, qui devrait grandir sans cesse, et, peut-être.... élargir les esprits humains.

Auteur: Mg

Info: 13 avril 2020

[ trier ] [ réfléchir ]

 

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Ajouté à la BD par miguel