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enfance

Qui que nous soyons, je crois qu'à notre naissance, nous sommes dix fois plus intelligents qu'à l'âge où nous croyons l'être, à vingt ans... Nous avons tous en nous l'intelligence, après, elle se distribue sur de multiples désirs, intérêts. Enfin, c'est comme une partie d'échecs, tout est possible au départ, et puis en cours de partie, il n'y a déjà plus beaucoup de pions : faut vraiment veiller au grain pour qu'on aille un peu plus loin et gagner la partie, surtout si l'adversaire en face est malin.

Auteur: Dolto Françoise

Info: La difficulté de vivre

[ grandir ] [ ouverture ]

 

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femmes-hommes

La psychanalyse a mis en lumière d'une façon irréfutable que, tout comme en biologie où pas une des cellules du corps d'une femme n'est semblable à une cellule du corps d'un homme, pas un des états émotionnels, des actes et des pensées d'une femme n'est neutre. Toute sa psychologie et tout son comportement se sont édifiés au féminin, selon des pulsions vivantes sexuées. Freud a défendu fort longtemps l'existence d'une bisexualité chez les humains, mais il faut préciser que dès l'enfance, apparaît une dominance sexuelle masculine ou féminine.

Auteur: Dolto Françoise

Info: La difficulté de vivre

[ genres ]

 

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réplique

Décembre 1975
Comme j'ai raison de croire au Père Noël ! Puisque sans lui je n'aurais pas eu la joie d'avoir de mot de vous [...]. Bien sûr que les enfants ne croient plus à l'existence biologique du Père Noël, et cela dès trois ans, mais qu'est-ce que ça change ? De même qu'à quatre ans, ils savent que le soleil ne se lève ni ne se couche et pourtant aiment à le voir faire cela, autant que bien des adultes. Mais voyons, croyez-vous à l'intelligence ? Moi oui, et les mythes sont pour moi des preuves de l'intelligence tolérante des enfants vis-à-vis des adultes, toujours coupables comme vous le dites à leur égard autant qu'à l'égard d'eux-mêmes, actuellement et dans la mémoire qu'ils ont de leur enfance.

Auteur: Dolto Françoise

Info: qui avait activement participé à la création du Secrétariat du Père Noël de la Poste et répondait à un ancien camarade de faculté qui lui reprochait de bêtifier à propos du Père Noël

[ motivation ]

 

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jouet

A ma surprise, l’enfant s’exalta à l’idée d’une poupée-fleur. […]
Son comportement à son égard fut, au début, une très grande affection s’accompagnant d’une possibilité de me parler des difficultés que cette poupée avait à être sociable. La poupée-fleur devint le bouc émissaire des troubles psychosomatiques de l’enfant ; et, à partir du moment où l’enfant devint négative à l’égard de cette poupée, elle devint positive à l’égard d’elle-même. […] Elle me donna les raisons profondes et instinctuelles de son comportement paranoïaque. Après cet entretien libératoire, l’enfant projeta les difficultés motrices qu’elle avait, et les sentiments de culpabilité qui l’accompagnaient, sur une poupée animale dont le transfert subit le même processus […] : d’abord investissement positif ; puis, identification de la poupée à elle-même ; puis, rejet définitif après destruction de cet animal bouc-émissaire, qui libéra définitivement l’enfant de sa grave psycho-névrose.

Auteur: Dolto Françoise

Info: Jeux de poupées, Mercure de France, 1999

[ médiation symbolique ] [ psychothérapie ] [ projection ] [ image de soi ] [ solution ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

soirée familiale

J'ai le souvenir de longs moments, au temps de mon enfance où, heureusement, on n'avait qu'une lampe : il n'y avait pas l'électricité à la maison, si bien qu'autour de la lampe il y avait les personnes qui s'occupaient d'une façon active : une raccommodait, une autre dessinait, une troisième faisait une broderie, une autre son devoir ; et celui ou celle qui n'était pas obligé d'être sous la lampe pour travailler se trouvait en dehors du cercle lumineux.



C'était formidable pour moi de vivre en regardant celle qui tricotait ou raccommodait, en regardant gratter le papier et tracer des lignes quand mon frère faisait ses devoirs.



J'ai vécu là des moments de véritable vie tout à fait passive à regarder les autres et ce n'était pas du tout oisif. Je crois que cela enseigne à vivre ; c'est plein de poésie.



Quand je repense au charme de ce rond de la lampe avec les gens autour, chacun occupé, et puis moi la petite fille qui n'avait à faire et qui était contente, là, à passer une heure, ou deux ... j'ai beaucoup appris.



Après, je savais tricoter, coudre, raccommoder, rien qu'en ayant vu. J'avais vu faire les mains, j'observais, je ne faisais rien. Je me rappelle que de temps en temps on me disait : "Mais pourquoi tu ne viens pas près de la lampe ?" Je répondais : "Non, je suis bien comme cela." Alors on me laissait tranquille.



C'était le soir. C'est à ces moments-là que je me suis mise à broder, j'aimais beaucoup broder, j'étais active.



Mais, dans la journée, quand on était sur la plage, on nous houspillait : "Allez les enfants, on n'est pas là pour s'amuser, creusez des trous !" Il fallait creuser des trous, alors que moi j'aimais être assise et regarder la mer. On m'appelait : "Françoise, tu baguenaudes, tu baguenaudes", et je me disais : "On ne peut donc pas vivre ?"



Je vous le dis : laissez-les vivre, et vivre c'est baguenauder, ne rien faire, car on n'est tout de même pas toujours obligé de faire quelque chose.



Cela, c'est la solitude positive. 

Auteur: Dolto Françoise

Info:

[ observatrice ]

 
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Ajouté à la BD par miguel