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ego sociétal

Comme tout système dynamique, les sociétés humaines et leurs membres sont tiraillés entre un impératif de stabilité et de cohérence d’une part, et une aspiration à l’évolution et au progrès d’autre part.

Auteur: Fuchs Sylvain

Info: Mimésis : Intersubjectivité et relation sociale

[ ambivalence ] [ dualité ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

dé-tribalisation

Cette dissipation du lien communautaire pourrait être à l’origine d’une certaine dépression sociale, allant du désengagement civique jusqu’à la dépression tout court, en passant par un sentiment diffus de solitude qui tend à se généraliser à l’instar des antihéros qui peuplent les romans de Houellebecq.

Auteur: Fuchs Sylvain

Info: Mimésis : Intersubjectivité et relation sociale

[ déprime collective ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

rapports humains

Tout le paradoxe du sujet conscient de soi vient du fait que pour affirmer son autonomie et son existence, c’est avant tout face aux autres ou face à ce qu’il n’est pas qu’il doit le faire. Cette découverte de soi dans le regard de l’autre pose ainsi toute l’ambivalence de l’affirmation. Pour m’affirmer en tant qu’autonomie, il doit y avoir en moi quelque chose de l‘autre, et cette présence de l’autre en moi, en même temps qu’elle rend possible cette affirmation le contredit dans les termes, la déstabilise immédiatement dans sa suffisance définitive.

Auteur: Fuchs Sylvain

Info: Mimésis : Intersubjectivité et relation sociale

[ désagréables ] [ tension ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

hard rock

La musique Metal s’instaure en conjuratrice de la violence plutôt qu’elle ne s’en fait la prescriptrice, et possède vis-à-vis de celle-ci les mêmes vertus cathartiques que les tragédies grecques antiques vis-à-vis de la pitié et de la crainte. Loin de mettre en scène complaisamment une situation humaine qui tourne mal, la tragédie explorée par les grecs faisait œuvre de mimêsis et de thérapie pour le spectateur. Soigner le mal par le mal, combattre le feu par le feu, plonger dans l’obscur pour y déloger de façon paradoxale une lueur libératrice qu’aucun autre genre musical ne saurait produire… tel est l’esprit de la musique Metal.

S’il fallait comparer le mauvais procès fait au Metal à d’autres réquisitoires, on penserait aux rituels des morts présents dans nombre de cultures du globe avant qu’ils ne furent étouffés par l’acculturation initiée par les monothéismes et leur propension à uniformiser les sensibilités, les mœurs, les canons et les formes. Les fêtes des morts ne tirent pourtant par leur source d’une fascination pour le néant mais plutôt d’un besoin de commémoration pour les âmes des défunts.

Nous pourrions également comparer ce procès au refus des mystères de l’ombre de notre modèle actuel de civilisation basé sur l’évidence des Lumières, qui a pourtant produit ses propres dérives : principe de précaution poussé jusqu’à bannir toute forme de risque alors que vivre, c’est parfois risquer ; impératif de transparence contre-productif et générateur de malaise ; hygiénisme incitant chacun à mener une existence aseptisée sans couleur ni saveur ; expurgation de tout excès lié à la fête par nature ambivalente et dionysiaque ; négation des forces liant l’homme à la nature. Comment s’étonner dès lors de la recrudescence des extrémismes et des pratiques extrêmes en tout genre faisant office de chambres de compensation pour les névroses se développant à l’ombre d’un vitalisme étouffé ?

Le Metal, assigné au rôle de mauvais clown par la scène musicale officielle, n’en finit pourtant pas de remporter succès après succès auprès d’un public invisible mais fidèle et nombreux, comme un hommage du fatum à la morale toute faite, comme un rappel des profondeurs à l’aplat de la raison, comme la rançon due par la pensée à ce qui demeure impensé.

Auteur: Fuchs Sylvain

Info: https://mimesis-sfuchs.com/2019/01/03/le-metal-explique-aux-profanes/

[ engouement ] [ préjugés ] [ défouloir ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson