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possession

Lorsqu’une personne meurt, son âme passe au Guéhinnom (Géhenne), sorte de purgatoire où les fautes sont rachetées, avant de reprendre son cycle de réincarnations qui doit la ramener à sa perfection originelle. Mais il arrive, lorsqu’une personne a commis des fautes trop lourdes, que les anges refusent à son âme l’entrée du Guéhinnom et que celle-ci soit condamné à errer sur terre, pourchassée par des anges malfaisants. Elle se réfugie alors dans le corps d’une personne vivante, s’accrochant (dibbouk) à celle-ci et la tourmentant par sa seule présence malfaisante. On a alors recours à une cérémonie d’exorcisme alternant menaces et malédictions si l’esprit refuse de quitter ce corps, et promesses d’accumuler des mérites en son nom afin qu’il puisse trouver le repos, s’il s’exécute.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", page 546

[ judaïsme ] [ âme errante ] [ damnation ] [ métempsychose ]

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nombre mystérieux

La véritable tâche de la métaphysique n’était pas, contrairement à ce que d’aucuns prétendaient, d’expliquer la nature de la réalité. Cela ne pouvait être. Les dix dernières années avaient amplement démontré que la réalité avait une composante irrationnelle extrêmement forte. Non, la tâche de la physique était d’expliquer les valeurs de ces constantes. En dernier ressort, la mécanique quantique devait expliquer la relation entre c, h et e, quand les trois étaient combinés dans l’inverse constante de la structure fine de Sommerfeld.
(hc) / (2πe²)
qui avait la valeur de 137. Un nombre pur, dépourvu de dimension. Un entier – presque. Mais maintenant, pourquoi 137 plutôt que n’importe quel autre nombre ? Qu’est-ce que 137 avait de si spécial pour devoir être au fondement de tout l’univers ?

[Après un rêve où Pauli rencontre un rabbin qui le regarde furieusement avant de disparaître]

Il se réveilla en sueur. Sans essuyer son front, il se leva et alla jusqu’à son bureau en titubant. Il écarta quelques papiers et alla pêcher un livre au bas d’une pile. Il feuilleta le volume jusqu’à un tableau qui donnait la valeur numérique de chaque lettre de l’alphabet hébreu. Comme les règles de la gématrie l’exigeaient, il ajouta la valeur de chaque consomme du mot kabbalah.
ק, ב, ל, ה
100, 2, 30 et 5.
Il pâlit quand, incrédule, il vit le résultat.
137.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", pages 458-460

[ question ] [ arbitraire ] [ nombre premier ]

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kabbalisme

Selon Isaac Luria, le Divin primordial, pur esprit, qui remplit tout, dut d’abord se retirer de lui-même en lui-même pour créer l’espace qui abriterait sa création. Cette contraction de l’essence de Dieu en lui-même afin de laisser un espace pour l’univers avait eu pour effet de retirer l’essence de Dieu toujours plus loin de cet univers. Telle était la solution que Luria proposait pour rendre compte de la façon dont Tout avait été créé à partir de rien, mystère des mystères. Le néant avait lui aussi été créé. Le néant était le volume duquel Dieu retira son essence qui remplissait tout. Le commentaire du XVIIe siècle que lisait Pauli interprétait le récit de Luria comme une métaphore de l’essence de l’homme. Il affirmait que le tsimtsum renvoyait à la barrière entre l’homme, c’est-à-dire la conscience individuelle de l’homme, et Dieu. Ce rideau à travers lequel l’homme ne pouvait pas voir lui donnait l’apparence d’un moi indépendant de Dieu et l’illusion d’une liberté de décision.
A l’intérieur du vide créé par le tsimtsum, Dieu fit rayonner sa lumière divine. Cette lumière infinie pénétrait l’espace comme une balise, entrant en collision avec des fragments de l’essence de Dieu qui était encore en plein processus de retrait. L’univers, créé de la collision cosmique de ces deux manifestations divines, allait occuper l’espace ainsi libéré. Les sephirot avaient la tâche de donner un lieu à la lumière divine, tels des réceptacles conçus pour la contenir. Mais tragédie : les sephirot inférieures, éloignées de Dieu et donc privées de certaines des qualités divines, furent débordées ; incapables de contenir la lumière divine, elles se brisèrent et, volant en éclats, éparpillèrent leurs précieux contenus dans tous les coins de l’espace nouvellement créé. C’était la shevira, la brisure des vases. Non, disait le commentaire, ce n’était pas une tragédie, car il ne pouvait rien exister qui ne fût intentionnel. C’était la catharsis d’une nouvelle naissance, d’un nouveau commencement, d’une nouvelle création. Les convulsions, la douleur, la brisure du vase qui accompagnent l’entrée au monde de chaque nouveau-né sont de même une catharsis nécessaire, séparant le potentiel de l’effectif. C’est ce qui se passe dans la shevira. C’est à cause de la shevira que ce monde, que nous appelons "réel", est imparfait, en désordre et composées de parties, livré au mal. Le saint dessein de la Création est tikkun, le rassemblement de toutes ces étincelles divines venant des quatre coins de l’univers, pour restaurer l’ordre primordial, divin.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", pages 385-386

[ cosmogonie ] [ ordonnancement ] [ tsimtsoum ] [ origine des origines ]

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télépathie

Il [Freud] décrit plusieurs cas, que je connais depuis plusieurs années, de personnes demandant à des médiums de leur prédire l’avenir. Or, curieusement, le médium produit, sous l’étiquette ronflante de "prophéties", soit des éléments du passé dont il ne pouvait avoir la connaissance, soit de façon plus révélatrice, des désirs et fantasmes secrets de la personne. Il est évident que ses pensées intimes, des souvenirs dans un cas, des désirs ardents dans l’autre, ont été transmises au médium qui les a exprimées en termes de prédictions.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", page 337

[ paranormal ] [ effraction de la conscience ] [ empathie fine ]

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irrationnel

Prenez ma propre expérience du nombre 62. Accessoirement j’en rends compte dans mon article. Je l’ai vu partout, adresses, billets de train, chambres d’hôtel – ce nombre me poursuivait à tel point que je me suis persuadé que c’était une prémonition de l’âge auquel j’allais mourir. La vraie question n’est pas celle de la justesse ou de la fausseté de la prémonition, mais bien de comprendre d’où vient la certitude obsessionnelle qu’elle est vraie. Pourquoi la raison renonce-t-elle à son empire, chez une personne superstitieuse, et laisse-t-elle ce délire s’enraciner au plus profond ? Pourquoi certains d’entre nous ont la conviction d’avoir un double, un Doppelgänger ? Qu’est-ce que l’imagination ? Où est la réalité ? Pourquoi avons-nous l’impression que ces choses sont étranges et inquiétantes ? Dans mon papier, j’émets l’hypothèse que ces questions sont les échos de répressions infantiles. J’établis aussi un lien avec l’animisme latent que j’ai analysé dans mon Totem. Il est rare que le sentiment d’étrangeté, une fois éveillé, se dissipe complètement. En général, il ne vous abandonne jamais ; la raison n’a pas prise sur lui.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", pages 282-283, discours fictif de Freud

[ synchronicités ] [ intentionnalité magique ] [ questions ]

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falsification

Contrairement aux affirmations des Etudes sur l’Hystérie, où Breuer et Freud annoncent une guérison complète, Bertha Pappenheim eut de nombreuses rechutes. Elle fut admise à l’Hôpital psychiatrique de la Ville de Vienne avec le diagnostic d’ "hystérie" en juillet 1183 et y demeura pendant six mois. Elle y fut réadmise à deux autres occasions. Elle fut soignée par le docteur Carl Bettelheim […].

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", page 246

[ psychanalyse ]

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vision du monde

Rambam [Moïse Maimonide] était unique parmi nos sages à bien des égards, dit le rabbin. Ce prince de la déduction logique, le codificateur de nos lois, était la fois chirurgien, philosophe, homme de science et kabbaliste. Il intégra la sagesse profane de l’Europe et de l’Arabie, les conceptions religieuses des mahométans et des chrétiens ainsi que notre propre tradition. Il composa à partir du savoir qu’il avait accumulé et de ses visions des livres qui n’ont guère d’équivalents parmi les œuvres des autres mortels. Il consacra à la réalité un chapitre de son Guide des Egarés. Il affirme que l’univers est composé d’atomes. Qu’il existe du vide entre les atomes. Que le temps est composé d’atomes. D’atomes de temps. Que dans chaque atome de matière et chaque atome de temps résident des accidents nombreux, et qu’ils en sont inséparables. Que donc ni la matière ni le temps ne sont inséparables d’accidents nombreux. […] Selon Rambam, la nature de la matière et ses changements dans le temps sont une combinaison de processus aléatoires et de processus prédéterminés. Et cette caractéristique a été inoculée à la nature de la matière comme à celle du temps à leur niveau le plus fondamental, celui de leurs propres atomes. Il s’ensuit que toute création doit inclure le rationnel et le prévisible aussi bien que l’accidentel et l’irrationnel.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", pages 191-192

[ résumé ] [ pléromatique ]

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paresse intellectuelle

- Tous mes collègues, depuis Descartes et Newton se sont mis en tête d’affirmer toutes sortes de choses en faisant fi de l’observation expérimentale. Une fois que tout le monde en a pris le pli, une fois que les jeunes gens comme Wolfgang [Pauli] se le font enseigner comme un dogme, la génération suivante devient aveugle. C’est une vérité qu’ils ne questionnent plus. Ils ignorent même qu’il y avait là une question. Ils continuent sur la lancée, c’est tout.
-Que voulez-vous dire ? demanda Breuer.
-Des choses fondamentales. Des choses apparemment simples. Comme l’espace. Et le temps. Les concepts absolus de Newton, que ce soit l’espace, le temps ou le mouvement, représentent des choses qui échappent par nature à l’observation, donc nous ne devrions par affirmer qu’elles existent. Nous ne pouvons pas construire la science sur des concepts qui sont parfaitement détachés de l’expérience humaine. le positivisme, voilà le seul dogme qui vaille.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", page 167-168, dialogue fictif entre Ernst Mach et Josef Breuer

[ croyance scientifique ] [ autonomisation conceptuelle ]

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triangle amoureux

- Gizella ? … J’ai dit à Elma que je ne pouvais vivre sans sa mère. Elle a tout ce dont j’ai besoin, et je suis comblé. Sauf la jeunesse, c’est Elma qui l’a. Gizella est formidable, je te le dis : aimante, tendre, distinguée, compréhensive, loyale. C’est elle qui dit – et elle a raison – que je ne puis me passer de la seule chose dont elle manque, la jeunesse. […]
-Si tu as des sentiments si forts pour Gizella, le problème n’est-il pas résolu ? »
Quelle naïveté ! Mais qui pourrait bien le savoir ? Même Freud était incapable de comprendre. « Je suis leur esclave. Quand ce n’est pas l’une, c’est l’autre. Gizella est la mère de mon âme, la compagne de mon esprit, ma muse. Elma est ma sœur, ma camarade de jeu, le contact physique dont j’ai un besoin maladif, la seule réalité que je connaisse. Le haut ou le bas. L’esprit ou le corps. J’arrête mon choix mais, avant que je n’aie pris acte de ma décision, j’ai déjà changé d’avis.
-Ton yin et ton yang, suggéra-t-il.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", pages 125-126, dialogue fictif où Sandor Ferenczi s'adresse à Lajos Lévy

[ choix impossible ] [ complémentarité ]

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sensibilité

La théorie de [Sandor] Ferenczi est que, chez l’homme moderne, le conscient s’est hypertrophié aux dépens des instincts, tandis que les animaux et les humains primitifs n’ont pas fait ce pas – négatif dans un certain sens. Donc ils sont mieux informés que nous du monde environnant, y compris des processus mentaux des autres créatures.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", page 96

[ résumé ] [ télépathie ] [ communication silencieuse ] [ dégénérescence ] [ régression ] [ homme-animal ]

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