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indicible

Quelque chose d'inexprimable
suivi d'un long silence
montre que ma vie
devient un paysage.

Auteur: Ruefle Mary

Info: The Adamant: Poems

[ langage ] [ limitation ] [ poème ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

question

Les gens, les gens que nous aimons vraiment, d'où viennent-ils ? Qu'avons-nous fait pour les mériter ?

Auteur: Ruefle Mary

Info: Madness, Rack, and Honey: Collected Lectures

 
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appartenance

Nous sommes tous une seule et même question et la meilleure réponse semble être l'amour - une connexion entre les choses.

Auteur: Ruefle Mary

Info: Madness, Rack, and Honey: Collected Lectures

[ dépendance ] [ Gaîa ]

 
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rapports humains

Qui parmi nous n'est pas névrosé, ne s'est jamais plaint de ne pas être compris ? Pourquoi êtes-vous venu ici, en ce lieu, si ce n'est dans l'espoir d'être compris, d'être un tant soit peu considéré par vos pairs, et d'être embrassé par eux dans une fraternité de secrets partagés ? Je ne sais pas pour vous, moi je veux juste qu'on me retienne.

Auteur: Ruefle Mary

Info: Madness, Rack, and Honey: Collected Lectures

[ sociables ] [ fraternels ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

lecture

Dans un sens lire est une grande perte de temps. D'un autre côté, c'est une grande extension, une manière de vivre mille et une vies en une seule, de voir notre grand univers impersonnel à l'œuvre encore et encore. C'est pour ça que je lis : Je veux que tout soit bien en place. Voilà pourquoi je lisais quand j'étais une enfant solitaire et c'est pourquoi je lis maintenant que je suis une adulte inquiète.

Auteur: Ruefle Mary

Info:

[ réconfort ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

essentiel

Si je peux me permettre, et je le peux, de m'approprier les mots dont fit usage Vladimir Nabokov pour expliquer le thème de son roman "Brisure à senestre", je dirai ceci : LE THEME PRINCIPAL DE L'ENSEMBLE DES POÉSIES D'EMILY DICKINSON EST LE BATTEMENT DU COEUR AIMANT D'EMILY ET LA TORTURE A LAQUELLE UNE IMMENSE TENDRESSE EST SUJETTE. Emily écrivit dans une lettre : "Tout cela, et bien plus. Mais peut-il y avoir plus ? Plus que l'amour & la mort ? Alors dites-moi son nom !"

Auteur: Ruefle Mary

Info: In "Madness, rack, and honey", éd. Wave Books, p. 176 - ma traduction

[ citations ] [ écrivains ] [ souffrance ] [ question ]

 

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Ajouté à la BD par Benslama

peur

Rien ne m'avertissait de ce qui allait arriver, aucun signe de virage brutal. Je n'étais pas allée bien loin quand j'arrivai à une succession d'épingles à cheveux, échelonnées tous les cent ou deux cents mètres – de chaque côté de moi, des canyons profonds avec juste quelques buissons chétifs entre moi et l'Abîme. Mes cheveux se dressaient sur ma tête. La route était de plus en plus étroite, elle tournait d'un côté puis de l'autre tandis que je grimpais, recroquevillée sur le volant. Je voyais du coin de l'oeil qu'il y avait une vue incroyable, mais je ne pouvais pas regarder.

Auteur: Ruefle Mary

Info: Le sublime, "My private property", éd. Wave Book, trad Benslama (inédit en français)

[ vertige ] [ conduite ] [ automobile ] [ onirique ] [ titre révélateur ]

 
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enfance

Ce soir nous aurons du thon et un spectacle.
Avant, j'ai cueilli des herbes avec J.
De l'herbe bleue, de l'herbe rose, de l'herbe argentée,
nous portions chacune un bouquet.
J'ai demandé à J. si elle était contente d'être humaine -
J. es-tu contente d'être humaine ?
mais elle ne pouvait pas répondre,
on aurait dit qu'elle avait marché
au milieu des herbes pendant toute une journée,
il m'a semblé que son visage virait au gris
mais ça n'a pas duré plus d'un instant
dans le cours d'une "très belle" journée -
et ce soir nous aurons "du thon" et "un spectacle".

Auteur: Ruefle Mary

Info: In "Dunce", éd. Wave Books, p. 22

[ mystère ] [ bonheur simple ] [ décalage ] [ adulte ] [ poème ]

 
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cosmique

Permettez-moi une petite remarque. Il y a un plus grand contraste entre la lune et le ciel nocturne, qu'entre le soleil et le ciel diurne. Et ce contraste conduit plus naturellement au chagrin, qui toujours sépare et isole, qu'il ne conduit à la joie, qui toujours assemble et mélange. Et regarder le soleil en face est une folie - il vous aveuglerait. A tout enfant, on apprend qu'il ne faut pas regarder le soleil. Le soleil est la source de vie, la grande puissance créatrice. On ne peut pas affronter dieu sans être instantanément annihilé ; on ne peut pas regarder directement Méduse, mais on peut regarder son reflet ineffectif. La lune n'a pas de lumière propre ; ce que nous en percevons est le reflet du soleil. Et certains pensent que les artistes reflètent les pouvoirs créateurs d'une impulsion originelle trop grande pour être nommée.

Auteur: Ruefle Mary

Info: In "Madness, rack, and honey", éd. Wave Books, p. 14-15 - ma traduction

[ poésie ] [ transmission ] [ dualité ]

 
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simulacre

Je me souviens avoir entendu le grand poète espagnol Rafael Alberti à une lecture. J'étais très jeune et il me parut donc très vieux, avec ses cheveux blancs qui lui tombaient sur les épaules et son costume blanc. J'étais choquée aussi de le voir accompagné par une femme qui ne semblait pas beaucoup plus âgée que moi ; elle portait une jupe si courte qu'on pouvait voir sa culotte quand elle marchait, et des bottes blanches en plastique, des "go-go" comme on les appelait. Je me rappelle que l'un d'eux portait une cage à oiseaux, blanche, avec une colombe blanche à l'intérieur, mais à vrai dire, il est possible que j'aie inventé ce détail, au cours des années, peut-être pour accentuer en moi l'impression que j'avais eue, et qui subsiste : que c'était la lecture poétique la plus étrange à laquelle j'aie assisté. Alberti lisait ses poèmes en espagnol et son traducteur américain, Ben Bellit, les lisait en anglais. Ben était sobre, timide, d'allure assez conventionnelle ; il portait une veste en tweed et une cravate. Alberti donna à Ben un pistolet jouet, ce qu'on appelait un pistolet à pétard, un jouet qui pouvait faire beaucoup de bruit, et il a dit à Ben de se tirer dans la tête à chaque fois que lui, Alberti, lui ferait signe, et c'est exactement ce qui se passa : Alberti lisait en espagnol, s'arrêtait, regardait Ben, et Ben, non sans réticence, se tirait dans la tête. Mais quand Ben lisait des poèmes, Alberti tenait le pistolet, et de temps en temps il se tirait dans la tête avec un réel entrain. Il me semble que c'était une grande leçon de traduction.

Auteur: Ruefle Mary

Info: In "Madness, rack, and honey", éd. Wave Books, p. 235 - ma traduction

[ inculpation ] [ passeur ] [ mémoire ] [ codes vestimentaires ] [ spectacle littéraire ]

 
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