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homme-animal

La baleine bleue lui dit que ce n'étaient pas les étoiles qui brillaient mais quelque chose que les hommes appelaient des lampes, et ce qui y brûlait était une partie de nos corps.

Ils ne nous chassaient pas pour se nourrir de notre chair mais pour l'huile de nos intestins qui brûlait en éclairant leurs maisons.

Ils ne nous tuaient pas parce qu'ils avaient peur de notre espèce; ils le faisaient parce que les hommes ont peur de l'obscurité et que nous, les baleines, possédions la lumière qui les délivrait des ténèbres.

Auteur: Sepulveda Luis

Info: Histoire d'une baleine blanche

[ littérature ] [ inversion ] [ paradis perdu ]

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Ajouté à la BD par miguel

début

Au commencement de toutes les choses, le monde était eau, et les hommes et les animaux vivaient sur le dos du grand yacaré. Le reptile rêvait de fruits et il y avait des fruits, il rêvait de poissons et il y avait des poissons, il rêvait de tortues et il y avait des tortues. Mais un jour apparut le premier jeashmaré (l'homme blanc) et il planta un dard incandescent dans le coeur du grand reptile. Celui-ci mortellement blessé fouetta nuit et jour les eaux avec sa queue. Il laissa mille fils, certains de la taille d'une larve et d'autres aussi grands qu'un chasseur, mais il ne dit pas lesquels d'entre eux le remplaceraient. C'est pourquoi les Anarés doivent s'occuper de tous, pour que le doux temps des rêves revienne sur le dos du grand yacaré.

Auteur: Sepulveda Luis

Info: Yacaré, Hot Line

[ genèse ] [ légende ]

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littérature

La vie est comme un livre de comptable : sur la partie droite, les banquiers écrivent les gains, sur la gauche les écrivains écrivent les pertes.

Auteur: Sepulveda Luis

Info: interview sur Evene

[ finance ] [ bipolarité ]

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insuccès

Les perdants sont les seuls qui chantent la vie.

Auteur: Sepulveda Luis

Info:

[ échec ]

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songe

les rêves, ces territoires où on est amené sans être consulté.

Auteur: Sepulveda Luis

Info: Journal d'un tueur sentimental, p.52, Ed. Métailié, 1998

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motivation

[...] il n'est pas bon de chasser le ventre trop plein. Le chasseur doit toujours avoir un peu faim, car la faim avive les sens.

Auteur: Sepulveda Luis

Info: Le vieux qui lisait des romans d'amour, p.85, coll. Points p-70

[ fringale ]

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introspection

Comme disent les Shuars: le jour, il y a l'homme et la forêt. La nuit, l'homme est forêt.

Auteur: Sepulveda Luis

Info: Le vieux qui lisait des romans d'amour, p.91, coll. Points p-70

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indifférence

[...] ils s'étaient donné pour tâche de formuler la plus contemporaine des esthétiques : l'art de savoir perdre.

Auteur: Sepulveda Luis

Info: Un nom de torero, p.25, coll. Points p-237

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losers

Les perdants m’ont toujours intéressé parce que ce sont les personnages les plus insignes de l’Histoire, ce sont eux dont la vie et l’expérience sont les plus riches, surtout ceux qui savent pourquoi ils ont perdu. Qu’est-ce qu’un perdant magnifique ? Pour moi, il y deux grands exemples de perdants : Don Quichotte quand, à la fin du roman, il regarde la foule brûler ses livres. Cyrano de Bergerac, quand il met dans la bouche de Christian les mots d’amour qu’il ne pourra jamais prononcer.

Auteur: Sepulveda Luis

Info:

[ vaincus ] [ littéraires ]

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Ajouté à la BD par miguel

lecture

il lisait lentement en épelant les syllabes, les murmurant à mi-voix comme s'il les dégustait, et, quand il avait maîtrisé le mot entier, il le répétait d'un trait. Puis il faisait la même chose avec la phrase complète, et c'est ainsi qu'il s'appropriait les sentiments et les idées que contenaient les pages.
Quand un passage lui plaisait particulièrement, il le répétait autant de fois qu'il l'estimait nécessaire pour découvrir combien le langage humain pouvait aussi être beau.

Auteur: Sepulveda Luis

Info: Dans "Le vieux qui lisait des romans d'amour"

[ vivante ] [ émerveillement ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson