Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Derniers ajouts !! cliquez sur GO. Dictionnaire analogique intriqué pour extraits. Recherche mots ou phrases tous azimuts.  Aussi outil de réflexion communautaire. EXEMPLES. Insérer une citationPunchlinesChainesHumourRéparties, etc. ATTENTION, faire un&n... Lire la suite >>
Résultat(s): 2706
Temps de recherche: 1.6321s

citoyens

La masse des hommes sert ainsi l’État, non point en humains, mais en machines avec leur corps. C’est eux l’armée permanente, et la milice, les geôliers, les gendarmes, la force publique, etc. La plupart du temps sans exercer du tout leur libre jugement ou leur sens moral ; au contraire, ils se ravalent au niveau du bois, de la terre et des pierres et on doit pouvoir fabriquer de ces automates qui rendront le même service. Ceux-là ne commandent pas plus le respect qu’un bonhomme de paille ou une motte de terre. Ils ont la même valeur marchande que des chevaux et des chiens. Et pourtant on les tient généralement pour de bons citoyens. D’autres, comme la plupart des législateurs, des politiciens, des juristes, des ministres et des fonctionnaires, servent surtout l’État avec leur intellect et, comme ils font rarement de distinctions morales, il arrive que sans le vouloir, ils servent le Démon aussi bien que Dieu. Une élite, les héros, les patriotes, les martyrs, les réformateurs au sens noble du terme, et des hommes, mettent aussi leur conscience au service de l’État et en viennent forcément, pour la plupart à lui résister. Ils sont couramment traités par lui en ennemis.

Auteur: Thoreau Henry David

Info: La Désobéissance civile (1849)

[ fonctionnaires ] [ innovateurs ] [ hérétiques ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

fausse individuation

Le côté sentimental de la pratique analytique fait oublier cet aspect "psychotique", et celle-ci ainsi prise, c’est-à-dire méprise, constitue une pratique de l’eros et de la relation à l’anima. Souvenez-vous : sa personnalisation, sa subjectivité et sa sensibilité sont toutes des qualités archétypales ; elles nécessitent un filtrage au travers de la fonction sentiment et il ne faut pas les prendre au pied de la lettre. Sans cela, nous en prenons possession et nous nous identifions à elles, avec la croyance qu’en devenant plus intimement personnel, plus profondément subjectif, et plus sensible, nous sommes, encore, sur la voie de l’intégration de l’anima, alors qu’en fait nous l’avons laissée s’emparer de notre sentiment, le rendant ainsi faux, car une imitation du sien. L’imitatio animae est ce que l’on fait de mieux en pseudo-subjectivité, pseudo-sensibilité et pseudo-profondeur. Du fait qu’elle est archétypale, elle augmente la dimension de ce sentiment ; il est trop riche, trop raffiné, et cela se sent. Pour employer une expression populaire, c’est de la guimauve.

Auteur: Hillman James

Info: Dans "Anima et Animus", page 188, à propos des impressions produites par l'anima

[ parodie ] [ amalgames ] [ sentimentalisme ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

langage

J'ai désiré faire le bien mais je n'ai pas désiré faire du bruit, parce que j'ai senti que le bruit ne faisait pas de bien et que le bien ne faisait pas de bruit.

Les mots sont devenus dans les langues humaines ce que la pensée est devenue dans l’esprit des hommes. Ces mots sont devenus comme autant de morts qui enterrent des morts, et qui souvent même enterrent des vivants, ou ceux qui auraient le désir de l’être. Ainsi l’homme s’enterre-t-il lui-même journellement avec ses propres mots altérés qui ont perdu tout leur sens. Ainsi enterre-t-il journellement et continuellement la parole.

Auteur: Saint-Martin Louis-Claude de

Info:

[ trahison ] [ chiasme ] [ préjugés ] [ abrutissement ] [ prêt-à-penser ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

sensations

La brûlure suave du vin réchauffait ses veines. J'en avais rudement besoin. J'étais bien las. Ses yeux parcouraient inappétants les rayons de boîtes, sardines, pinces de homards brutalement coloriées. Toutes les drôles de choses que l'homme déniche pour se nourrir. Dans coquilles, bigorneaux, avec une épingle ; sur les arbres ; les escargots par terre, les français les mangent ; dans la mer avec un appât au bout d'un hameçon. Le poisson imbécile n'apprend rien en mille ans. Si on ne savait pas, ça serait risqué de mettre n'importe quoi dans la bouche. Baies empoisonnées. Sorbier des oiseaux. La rondeur ça donne confiance. Une couleur voyante on se méfie. Un l'a dit à l'autre et ainsi de suite. Bon d'essayer d'abord sur le chien.

Auteur: Joyce James

Info: In "Ulysse", Gallimard-folio, p. 254

[ nourriture ] [ courant de conscience ] [ idees générales ] [ lieux communs ]

Commenter

Ajouté à la BD par Benslama

apprentissage

Sur le plan phonétique, cette sclérose est irréversible. Ainsi s'explique qu'au-delà de onze ans, même si l'acquisition de la grammaire et du vocabulaire d'une nouvelle langue demeure largement ouverte, la prononciation ne peut plus être celle des locuteurs naturels de la langue que l'on apprend. On aura donc un "accent", comme celui des Russes en français, des Turcs en allemand, des Arabes ou des Bengalis en anglais.

....c'est mon cas - j'ai donc une sclérose des synapses et c'est sans espoir, dommage !

Auteur: Hagège Claude

Info: Dictionnaire amoureux des langues

[ discrimination auditive ] [ imprégnation linguistique ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

autobiographique

J'ai eu une enfance capricieuse et bien nourrie au sein d'une famille fortement dominée par l'esprit, appelons-le ainsi, de la Première République. Inutile de dire qu'y abondaient les plaisanteries anticléricales, bien que mon père désirât que je suive la carrière ecclésiastique. En somme, on n'y comprenait rien. Du moins à première vue.

Auteur: Monteiro João César

Info: In "Une semaine à Paris & autres textes", éd. La Barque, p. 111

[ incertitude ] [ religion ] [ début ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Benslama

femmes-par-femme

L’énonciation de jugements est donc l’une des manifestations les plus importantes de l’Animus. Celui-ci se comporte de la même manière avec les pensées d’ordre général, c’est-à-dire que, venant du plus profond de nous-même, ces dernières s’imposent à nous d’une manière définitive et pour ainsi dire inébranlable. Lorsqu’elles sont dictées de l’extérieur, nous les adoptons parce qu’elles nous paraissent d’une certaine façon évidentes ou attirantes. Mais ces pensées qu’elle adopte et même propage à son tour, la femme ne se sent généralement pas tenue de les approfondir pour les comprendre réellement. Une capacité de discernement peu développée la conduit ainsi à approuver toute idée avec le même enthousiasme et le même respect, qu’elle ait ou non de la valeur, parce que tout ce qui lui paraît venir de l’intellect lui en impose énormément et exerce sur elle une étrange fascination ; l’homme, en revanche, rendu méfiant et intolérant par son esprit critique développé, a souvent besoin d’un certain temps pour déterminer ce qui a de la valeur.
[...]
D’une manière générale, on peut dire que l’intellect de la femme a un aspect sous-développé, naïf ou primitif. Chez elle, il n’y a pas de soif de s’instruire, mais de la curiosité ; pas de jugement, mais des préjugés ; pas de pensée, mais de l’imagination et du rêve ; pas de volonté, mais des souhaits.
Là où l’homme s’attaque à des problèmes, la femme se contente de réponses, là où il acquiert du savoir et des connaissances, elle se satisfait de croyances ou de superstitions, ou alors elle se livre à des suppositions. Il est évident que ce sont là les premiers stades, ceux que l’on constate dans l’esprit des enfants ou des primitifs.

Auteur: Jung Emma

Info: Dans "Anima et Animus", pages 80-81

[ machisme intériorisé ] [ intelligence ] [ hommes-femmes ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

anima-animus

Par ces termes, il [C. G. Jung] entend un système de fonctions agissant de manière à compenser la personnalité extérieure ; c’est en quelque sorte une personnalité interne présentant des qualités qui échappent à la personnalité extérieure, consciente et manifeste. Ce sont ces qualités féminines chez l’homme, masculines chez la femme qui, normalement et dans une certaine mesure, sont toujours présentes mais ne trouvent pas leur place chez un être tourné vers l’extérieur parce qu’elles gênent l’adaptation à son milieu ou à l’idéal établi.
Cependant, le caractère de ces figures n’est pas seulement déterminé par les tendances qui sont celles de l’autre sexe, mais il est aussi conditionné par les expériences que chacun fait au cours de sa vie avec ses partenaires de même sexe ainsi que par la représentation collective innée que l’homme porte en lui de la femme, et la femme de l’homme. Ces trois facteurs se condensent dans un ensemble qui n’est pas seulement une image ou une expérience vécue, mais plutôt une sorte d’entité dont le fonctionnement s’intègre difficilement aux autres fonctions psychiques. Cette entité suit en effet ses propres lois et intervient dans la vie comme un élément étranger, tantôt utile, tantôt dérangeant voire destructeur.

Auteur: Emma Jung

Info: Dans "Anima et Animus", pages 66-67

[ archétypes ] [ androgynie psychique ] [ complexes psychologiques ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

poéme à clef

- Avez-vous reçu, chers amis,
Dit Pouchkine en se curant le nez
Ce brûlot non-signé

Qui accuse Kadiochkoï de se vendre
A l'église et d'avoir rédigé une comptine
Musiquée par un trouvère qui eut du succès ?
- Je soupçonne ce classique pamphlétaire
De mépriser le peuple et les poètes qui ne sont pas
Pauvres ou professeurs...

Cessons d'ironiser, l'amateur ! dit P.
En s'esclaffant aux naïvetés de l'ami
Eh ! comment peut-on être poète sans être rentier ?
L'étant, vous n'êtes ni subventionné, ni soumis
A la loi du marché ! Rentier = Intégrité

Auteur: Quintane Nathalie

Info: Mon Pouchkine n°17, dans "Mes Pouchkines", éd. de l'Attente, p. 39 - note : "Kadiochkoï", ainsi que nous le précise une note en fin de volume, désigne Olivier Cadiot, écrivain qui avait participé au projet de traduction de la Bible édité chez Bayard, et qui a collaboré avec le musicien Rodolphe Burger

[ économie ] [ indépendance ] [ poème ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Benslama

maladie

La jeune fille sait qu’elle va pouvoir ainsi [par le biais de son anorexie] éprouver la vigueur de sa volonté. Lorsqu’elle était enfant, sa gentillesse exceptionnelle n’était qu’une mascarade ; de toute façon, elle n’a jamais été vraiment bien gentille et, parfois, elle désirait même ne pas être gentille du tout. Maintenant, elle va pouvoir maîtriser ses sentiments et ses impulsions à travers un combat intense qu’elle aura choisi personnellement. Elle sera une personne, et non une fille ou une élève.
[…] Comment se fait-il qu’une gentille petite fille, élevée par des parents pleins de bonnes intentions, attentifs, se mette à tomber aussi dangereusement malade ? […] Cette jeune fille a toujours vécu pour les autres, s’est jugée selon leurs normes et les a laissé définir son identité. A cause de son éducation, elle lutte pour arriver à la perfection et pour rechercher l’approbation de parents narcissiques ; elle est à présent capable de se lancer un défi qui la torture chaque jour physiquement et sans répit, mais qu’elle est la seule à pouvoir affronter.

Auteur: Bell Rudolph

Info: L'anorexie sainte : Jeûne et mysticisme du Moyen Âge à nos jours

[ adolescence ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel