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rencontre

à Marine

Je traversais la vie en savates. En seconde classe en attendant un petit frétillement. J'avais quitté la salle d'attente des grands espérances depuis longtemps. Et voilà que tu débarques et résous l'énigme de mon existence.

Auteur: Anonyme

Info: Rapporté sur Babelio par aleatoirel (pseudo), glané dans une rame du métro parisien, ligne 6, entre la Nation et l'Etoile

[ graffiti ] [ déclaration d'amour ]

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Ajouté à la BD par miguel

désir

Tantôt pour vous trouver entrant en votre salle 
J'ai vu entre plusieurs votre image et tableau 
Qui montre au naturel votre visage beau, 
Qui eût bien fait quitter au Thébain son Omphale.

Si tôt que je l'ai vu je suis devenu pâle, 
Le corps m'a frissonné et dessous le chapeau 
Le poil me hérissait, tandis que sous ma peau 
Un petit feu partout descend, glisse et dévale.

A mesure toujours que j'allais regardant 
Votre image et portrait, ce feu devint ardent, 
Même par tout mon corps sa flamme il vint épandre.

Si votre seule image a bien tant de pouvoir, 
Qu'est-ce que c'eût été si j'eusse pu vous voir ? 
Pour le certain alors vous m'eussiez mis en cendre.

Auteur: Godard Jean

Info: Dans "Anthologie de la poésie amoureuse de l'âge baroque", au Livre de Poche, p. 210

[ pulsion scopique ] [ poème ] [ femme-par-homme ] [ combustion ] [ déclaration d'amour ]

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Ajouté à la BD par Benslama

conter fleurette

C'est le printemps viens-t'en Pâquette 
Te promener au bois joli 
Les poules dans la cour caquètent 
L'aube au ciel fait de roses plis 
L'amour chemine à ta conquête 
Mars et Vénus sont revenus 
Ils s'embrassent à bouches folles 
Devant des sites ingénus 
Où sous les roses qui feuillolent 
De beaux dieux roses dansent nus 
Viens ma tendresse est la régente 
De la floraison qui paraît 
La nature est belle et touchante 
Pan sifflote dans la forêt 
Les grenouilles humides chantent

Auteur: Apollinaire Guillaume

Info: "Aubade chantée à Laetare l'an passé", dans "La Chanson du mal-aimé"

[ saison des amours ] [ bucolique ] [ mythologie ]

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Ajouté à la BD par Benslama

double

Une fois par an, au printemps, le capitaine Luiso Ferrauto change de peau ; il émerge de sa vieille peau tout brillant et rose comme un nouveau-né, mais quelques heures plus tard la nouvelle peau reprend son teint habituel, qui est mat, tandis que les cheveux, disparus avec le scalp du crâne, repoussent eux aussi rapidement, comme il convient à un officier de la Sécurité Publique. Sa femme, qui est attachée à lui d'un amour inaccoutumé par les temps qui courent, a l'habitude de conserver ces peaux usées de son mari et de les remplir de mousse synthétique de couleur chair, de façon à en faire une sorte de mannequin assez présentable, bien cousu et rembourré, vêtu de l'uniforme. Dans le garage, elle en a désormais rassemblé une quinzaine : autant d'officiers de police, si semblables à son mari qu'il est réjouissant de les voir tous ensemble, si dignes, si droits, si imperméables à la corruption. Madame a fait installer un appareil stéréo dans le garage et lorsque le capitaine est hors de la maison pour raison de service, elle descend faire écouter à ses ex-maris les meilleures pages de la lyrique mondiale. Ravis, extatiques, les quinze policiers écoutent, immobiles, la mort de Desdémone, le meurtre mérité de Scarpia, la dispute finale entre Carmen et Don José, autant de délits qui exigent l'arrestation immédiate du coupable, autant de faits de sang et de violence tels qu'ils en ont vu maintes fois dans leur carrière. Comme ces grands poupons faits de peau policière sont produits une fois par an et chacun à un âge plus avancé que le précédent, ils présentent une caractéristique insolite : des quinze, le plus jeune est aussi le plus vieux.

Auteur: Wilcock Juan Rodolfo

Info: In "Le livre des monstres", éd. Arbre Vengeur, p. 33-34 - il obtint la nationalité italienne à la fin de sa vie, mais naquit argentin

[ temps ] [ vestiges ] [ un-multiple ] [ opéra ] [ mue ]

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Ajouté à la BD par Benslama

rendez-vous galant

Serge faillit en rester là. Il se souvint d’un article de la méthode qui, à en croire l’essayiste, était décisif : "Tout ce que vous me dites est très intéressant, l’interrompit-il, mais j’aimerais aussi connaître la vraie Nicole, celle qui se cache derrière la secrétaire sérieuse et compétente." C’était un peu osé, mais l’ennui donne le courage de tout tenter pour sortir de ses marécages. Malheureusement, la vraie Nicole était extrêmement chiante (point que le traité de séduction n’abordait pas : celui de l’intérêt intellectuel de l’objet désiré.) En réalité, la vraie Nicole croyait en la "bienveillance des gens", elle aurait aimé que l’univers soit un "monde de paix et d’amour". Sa grande passion, c’était la littérature pour la jeunesse, une "littérature du cœur, de l’intelligence, de la douceur et de la fantaisie". En se plongeant dans cette littérature, elle retrouvait "l’esprit de l’enfance", l’esprit du jeu, l’esprit des "chats qui s’amusent avec des pelotes de laine". Elle et son amie Delphine ne rataient jamais le festival de Montreuil. En revanche, elle n’avait pas de mots assez durs pour "les vieux schnoks et les tristes sires" qui snobaient l’univers des "pitchouns", tous ceux qui oubliaient "le rire des polissons" et "la joie mutine des garnements".
Serge regretta alors la première Nicole, la secrétaire sérieuse qui, au moins, participait à la prospérité de l’agence. Il mit fin à l’entretien en réclamant l’addition.

Auteur: Patrice Jean

Info: Dans "L'homme surnuméraire", pages 107-108

[ raté ] [ incompatibilité ] [ femme-par-homme ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

temps

A bien y penser, les horloges sont un genre littéraire. Elles portent sur elles les signes écrits du possible qu'on peut lire aussi dans les vieux édifices désertés. Elles feuillettent notre vie, où elles marquent avec la même indifférence tranquille l'heure de notre naissance, de nos premières amours, de la guerre et de la mort. Mais s'il est vrai que les horloges appartiennent à la littérature, il est tout aussi vrai que nous sommes la littérature des horloges. Je les soupçonne de ne pas croire à notre existence, de nous prendre pour de simples "personnages", dont peut-être elles parlent, la nuit ; pour des livres dont elles se font les unes aux autres des comptes rendus, que l'une conseille parfois à l'autre de lire.

Auteur: Manganelli Giorgio

Info: In "Discours de l'ombre et du blason", éd. du Seuil, p. 11

[ fiction ] [ renversement de perspectives ] [ cadrans ] [ marqueurs ]

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apprentissage

Sur le plan phonétique, cette sclérose est irréversible. Ainsi s'explique qu'au-delà de onze ans, même si l'acquisition de la grammaire et du vocabulaire d'une nouvelle langue demeure largement ouverte, la prononciation ne peut plus être celle des locuteurs naturels de la langue que l'on apprend. On aura donc un "accent", comme celui des Russes en français, des Turcs en allemand, des Arabes ou des Bengalis en anglais.

....c'est mon cas - j'ai donc une sclérose des synapses et c'est sans espoir, dommage !

Auteur: Hagège Claude

Info: Dictionnaire amoureux des langues

[ discrimination auditive ] [ imprégnation linguistique ]

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Ajouté à la BD par miguel

femmes-hommes

Définir l’anima comme étant le facteur éros nous contraint alors en permanence à prétendre que l’excitation sexuelle est un message de l’âme et ne peut être repoussée – car qui repousserait l’appel de son âme ? Nous sommes donc contraints de prétendre que les relations humaines mouvementées de même que les enthousiasmes délirants nous sont inspirés par l’anima, alors qu’en réalité, ils sont moins le fait de la moiteur de l’âme permettant la réflexion, que celui de la capture de l’âme par éros. Car ici, il nous faut admettre que si l’anima n’est pas l’éros, sa première inclination va cependant vers l’amour. Il est vrai qu’elle séduit : être allumé, enflammé, illuminé. Il est vrai qu’elle fait des avances, afin de faire se transformer la réflexion pure en connexion. Il est vrai qu’elle possède une gamme incroyable d’images voluptueuses afin de s’attirer l’éros, et ceci dans le but de ce que Platon appelait "génération" ou constitution de l’âme. Toutefois, bien que l’amour soit essentiel à l’âme, fait sur lequel insiste la théologie et que confirme la psychothérapie, et bien que l’âme soit ce par quoi nous recevions l’amour, il n’en est pas moins vrai que l’âme n’est pas l’amour.

Auteur: Hillman James

Info: Dans "Anima et animus", page 131

[ passion ] [ simultanéité trompeuse ] [ amalgame ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

réconfort

Un des fantasmes les plus répandus, presque autant chez les hommes que chez les femmes, concerne le besoin de protection. Beaucoup sont en quête d'un regard bienveillant sur soi, d'un partenaire qui fasse rempart... Ce fantasme plonge ses racines dans les moments de désarroi ou de détresse, durant lesquels l'enfant aurait eu tellement besoin d'être consolé, accompagné ou épaulé par un adulte compréhensif. La conception de la vie amoureuse est alors parasitée dans cette demande ancienne d'être protégé, demande dépassées qui vient faire obstacle à une vraie relation entre adultes à parité.

Auteur: Tomasella Saverio

Info: Les amours impossibles

[ nécessité ]

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Ajouté à la BD par miguel

au-delà

Humains, nous pouvons l'être,
mais nous devons nous élever au-dessus de l'Humanité
au nom de la foi, de l'espérance et de l'amour.
Il y a un temps pour les pélerins, et aussi un temps pour les faussaires,
Il y aura un temps où nous serons seuls et nus :
nus face aux galaxies,
nus, mais finalement vêtus... tandis que nous atteignons la Fin de l'Enfance nous recommençons.

Et bien que la voie soit obscure
et que la distance jusqu'au sommet me brise le coeur,
car je ne le verrai jamais, pourtant je joue mon rôle,
dans la croyance que ce qui nous attend est le cosmos comparé à la poussière du passé...
avec la mort des simples humains la vie commencera !

Auteur: Hammill Peter

Info: Fin de la chanson "Childlike faith in childhood's end" de Van Der Graaf Generator - album "Still Life", 1976 (ma traduction)

[ surhumain ] [ musique rock ] [ espérance ] [ vertus ] [ triade ]

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